Samedi 20 décembre 2008

Hier, les salariés du groupe Lafarge couverture de Seyssuel étaient en grève pour dénoncer un plan social annoncé pour le début d'année 2009. Ce plan prévoirait la fermeture du site de production de "tuiles béton" du pays viennois, soit la suppression d'une quarantaine de salariés. Ne resterait sur place qu'un dépôt. Hier, les salariés dénonçaient « la stratégie clairement préméditée » du groupe Lafarge et de son coactionnaire le fonds d'investissement PAI Partners, « qui veulent profiter de la crise et restructurer pour le seul intérêt de l'actionnaire ». « On craignait depuis deux ans cette situation », déploraient les salariés.
(le dauphiné)

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Jeudi 18 décembre 2008

Mardi matin, des lycéens de St ROmain en Gal ont tenté de bloqué le lycée.

Hier matin alors que le ministre de l'Éducation nationale, Xavier Darcos, annonçait le report sine die de sa réforme du lycée, les élèves des établissements viennois ont tenté de mettre en place des actions de mobilisation.
Ainsi, juste après la récréation de 10 heures, certains élèves du lycée de Saint-Romain-en-Gal ont tenté de sortir de leur établissement et de mobiliser leurs camarades. Mais selon la direction, la majorité des élèves est retournée en cours. Toutefois, une trentaine d'entre eux, dont certains extérieurs à l'établissement, ont pris la direction de l'Institution Robin, située à quelques centaines de mètres.

Du matériel cassé, une plainte déposée

Là, après avoir pu entrer dans l'établissement, les manifestants ont essayé de faire sortir les élèves des salles de classe. Dans la confusion, une porte et un système d'alarme ont été détruits. Après le départ des manifestants, la gendarmerie d'Ampuis a procédé aux constatations, avant que la direction de l'établissement ne dépose plainte dans la soirée pour "intrusion et dégradation".
En début d'après-midi, c'est finalement une cinquantaine d'élèves qui s'est réunie devant le lycée de Saint-Romain. « Nous sommes en grève pour nous opposer à cette réforme », avance cette élève de BEP comptabilité, « même si la réforme est reportée, nous demandons sa suppression », enchaîne une autre lycéenne en BEP secrétariat. Le point d'orgue de la mobilisation devait être un blocage du lycée après la récréation de 15h 45.
Quelques élèves, toujours renforcés selon la direction d'éléments extérieurs à leur établissement, se sont ainsi placés devant les grilles pour bloquer l'entrée. Sans succès. Les autres élèves ont tout de même voulu rentrer en cours. D'où une bousculade avec, entre autres, des jets de canette et bouteilles en plastique, sans gravité. La direction du lycée de Saint-Romain-en-Gal a alors fait appel à la gendarmerie. Une douzaine de militaires se sont présentés devant l'établissement, provoquant la dispersion immédiate des contestataires.
Hier soir, ces derniers annonçaient toutefois vouloir poursuivre et intensifier leur mouvement, avec l'objectif de mobiliser les autres lycées dès ce matin, avant d'organiser une manifestation jeudi dans le cadre de la journée nationale d'actions.

À GIVORS ET PÉAGE
Au Péage-de-Roussillon, un rassemblement s'est tenu hier soir devant la cité scolaire de l'Édit, à l'appel des syndicats de parents d'élèves, rejoints par des enseignants et des lycéens.
(...)
Le dauphiné

Jeudi, les lycéens de Saint Romain en Gal ont manifesté à Vienne puis sont allés pour une partie à Lyon. Le Tech s'est mis en grève et a manifesté.
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Jeudi 27 novembre 2008

Et c'est reparti pour un tour. Cette année, la section de Vienne organise deux débats lors de ses journées du livre, de la culture et de l'animation politique, à la salle des fêtes de Vienne.


Le premier, aura lieu le vendredi 28 novembre à 18h30 sera un débat sur le thème " le développement durable, vers quel choix de société?", débat animé par William Jacquet, secrétaire adjoint de la section et ancien responsable de la JC viennoise.


Le second débat, qui se tiendra le samedi 29 à 18h30, animé par Patrice Voir, secrétaire départmental et membre du comité éxécutif national du PCF, sera sur le thème " le PCF face aux enjeux de la crise du système."


Bien évidemment, lors de ces journées, vous pourrez également rencontrer plusieurs auteurs venu dédicacer leurs livres, tels, Paul Muzard, pour son livre, " Algérien en Isère, 1940-2005, pour mémoire", Michel Cuny et Françoise Ptitdemange, pour " Entretien avec Marx, Engels, Lénine". Michel Etievent et bien d'autres. Ces journées se termineront par un LOTO le dimanche à partir de 14h.

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Mercredi 19 novembre 2008

D'après le dauphiné

D
epuis hier 20h, la CGT, rejointe par la CFDT et FO, a appelé à la grève les salariés de l'ensemble des entreprises situées sur la plate-forme chimique. « Cette grève se place dans le cadre de la semaine fédérale d'actions de la CGT chimie, expliquait hier Philippe Chazel, délégué CGT sur le site. Il s'agit notamment de dénoncer la "casse" de la chimie en Rhône-Alpes. L'appel à la grève part de mardi 20h jusqu'à jeudi à 12h pour les emplois postés. Et vendredi toute la journée pour les autres. »

Rhodia montré du doigt

Ce même vendredi où doit se dérouler la journée "développement durable" de la plate-forme (déjà annulée l'an dernier à cause d'une manifestation pour la sauvegarde de l'atelier paracétamol qui doit fermer à la fin de ce mois de décembre).

Toutes les entreprises de la plate-forme sont concernées, mais l'une est particulièrement montrée du doigt par les syndicalistes : « La direction de Rhodia demande à chaque salarié de se déclarer gréviste ou pas en début de poste. Pour nous, c'est une atteinte au droit de grève. Et puis, une fois que les gars auront fait le déplacement, autant travailler... Si c'est cela, nous retournerons au tribunal !»
Côté direction justement, joint hier en fin d'après-midi, Jacques Galluccci, directeur, répondait : « Il s'agit là de l'application stricte de la loi. Personne ne peut être présumé gréviste, chacun doit se positionner gréviste ou non. » Quant à savoir si la mobilisation sera forte et si elle aura des conséquences économiques : « Pour l'instant, je n'en sais rien, mais la situation économique actuelle fait que nous tournons déjà au ralenti. »


Frédérique VUILLAUME
Paru dans l'édition 38C du 19/11/2008 (41695)
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Samedi 15 novembre 2008

de l’Union départementale C.G.T. de l’Isère  de l’U.S.D. Santé et du Syndicat CGT du CHS St Egrève



Nos organisations syndicales tiennent à exprimer toute leur émotion concernant le drame qui vient de se produire à Grenoble ce mercredi 12 novembre 2008.

Nous tenons à témoigner du profond traumatisme du personnel de l’Hôpital de Saint Egrève.

Il nous parait important dans ces conditions de garder raison et lucidité.

Nous mettons en garde contre toute décision hâtive qui engendrerait des bouleversements en profondeur de notre politique de santé publique en matière de psychiatrie.

Cet événement ne doit pas occulter toute une pratique professionnelle qui apporte de nombreux résultats positifs pour les centaines de patients accueillis chaque année par le Centre Hospitalier de Saint Egrève.

Cela fait déjà plusieurs années qu’avec les professionnels la CGT alerte et exige de la puissance publique, des moyens supplémentaires humains correspondants à la garantie des missions.

Nous n’avons eu de cesse au cours de ces dernières années de revendiquer une formation spécifique pour les personnels de la psychiatrie, et notamment depuis la suppression du diplôme d’Infirmier-e Psychiatrique.

Nous déplorons qu’il faille encore une fois un événement dramatique pour que la collectivité s’intéresse à la psychiatrie.

Nous nous étonnons à la lumière des éléments portés à notre connaissance que le premier réflexe au plus au niveau de l’Etat soit de chercher les éventuelles sanctions à l’encontre des salariés du secteur.

L’annonce d’une réforme prévue dans les jours à venir par le Président de la République nous laisse pour le moins perplexes eu égard à la complexité du sujet.

Alors que l’actualité récente a montré les limites de ce qu’est l’enfermement, donner une orientation à cette réforme sur le seul angle de la sanction pénale ne nous semble pas de nature à répondre aux exigences et à la définition d’une société civilisée.

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Mercredi 12 novembre 2008
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Mardi 11 novembre 2008

Elle aura lieu le 17 Novembre à 18h00 au foyer communal Laurent Bouvier de Salaise-sur-Sanne. Il est organisé par la DRIRE Rhône Alpes, le SPIRAL (structure collégiale permanente initiée par le préfet) et l'APORA (industriels).

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Jeudi 6 novembre 2008

L’équipe légale pour le contre-sommet de Vichy appelle à ce quune solidarité en parole et en acte sexprime en vue déventuels procès et à ce que soit mis en place des mobilisations publiques face à la répression.


Le 3 novembre, plus de 2000 manifestant-e-s se sont retrouvées dans les rues de Vichy pour protester contre les politiques de répression des migrants. Il est rapidement apparu qu


Plus tard dans la nuit, des policiers sont venus au camping attribué aux manifestant-e-s. La quinzaine de personnes qui y dormaient en ont été expulsées par surprise à coup de pied dans la tête à travers les tentes, puis suivies dans les rues de la ville. Mardi matin plusieurs groupes de personnes ont été arrêtés, simplement parce qu

une bonne partie dentre eux souhaitaient ne pas se cantonner à un simple défilé et voulaient tenter de bloquer les rues et de perturber le sommet. Divers moyens ont été utilisés pour essayer datteindre la zone rouge et de dépasser les barrages policiers : cordes attachées aux grilles et tirées, projectiles, barricades. La réaction des policiers mobilisés massivement (plus dun millier de CRS, gardes-mobiles, polices montée, Brigade-anti-criminalité) a été immédiate. Ils ont inondé les rues de gaz lacrymogène et ont refoulé petit à petit les manifestant-e-s jusquau meeting officiel à lEspace Chambon dans Cusset. Cest là que des barricades ont été remises en place face aux tirs de Flashballs de la police.

elles se rendaient à la gare ou marchaient dans les rues.

En tout et pour tout, une quarantaine d
interpellations ont été effectuées à notre connaissance par les forces de police. Certaines sont arrivées lors de course-poursuites et de nombreuses autres à loccasion de fouilles sur des manifestant-e-s, lorsque ceux-ci détenaient par exemple des masques en carton pour se protéger des gaz lacrymogènes. Plus dune vingtaine de personnes ont été relâchées assez rapidement après des contrôles didentité renforcés. Une quinzaine dautres ont vu leurs gardes-à-vue prolongées de 24 heures. Le parquet n’a pas décidé s’ils passeront en comparution immédiate, si leur procès sera reporté ou s’ils seront mis en examen ultérieurement. Nous ne connaissons pas encore les conditions darrestation exactes de toutes les personnes arrêtées. Les éventuels chefs dinculpation nont pas encore été rendus publics. Pourtant, les témoignages concordent pour dire quune dizaine des personnes encore retenues ont été prises au hasard par la BAC. Les policiers en civil courraient en effet après une partie du cortège se rendant à lEspace Chambon et ont arrêté ceux qui étaient le plus à la traîne, en les gazant et matraquant au sol. Pourtant, même en labsence de faits avérés répréhensibles par la justice du côté des manifestant-e-s, il est tout à fait possible que le parquet cherche à les inculper lourdement.

L
équipe légale pour le contre-sommet de Vichy sest constituée pour soutenir les manifestant-e-s face à la répression policière et organiser une solidarité collective vis à vis de tou-te-s les inculpé-e-s. Elle a aussi pour objectif de donner une autre version des faits que la vision policière qui filtre à travers la presse et sétalera dans les tribunaux.

Nous rappelons à ce titre que des tactiques de blocage et de perturbation sont reprises massivement depuis plus de dix ans internationalement à l
occasion des grands sommets (G8, Banque mondiale, FMI, sommets européens…). Elles ont été très présentes ces dernières années en France lors de manifestations détudiant-e-s, de lycéen-ne-s, de salariés et de soutiens aux sans-papiers. Rappelons aussi quen ces temps sarkozistes, la répression de la contestation sociale est de plus en plus dure aussi bien dans la rue que dans les tribunaux.

Si il est vrai que les tactiques de perturbation du sommet ont fait hier débat au sein des manifestant-e-s, il était clair aussi qu
une large partie dentre eux sont restés aux côtés de ceux qui voulaient pénétrer dans la zone rouge et quils comprenaient très bien leurs objectifs. Dans les rues couvertes de fumées, on retrouvait aussi bien des groupes non-encartés, que des syndicalistes et militant-e-s de diverses organisations, participant au blocage ou observant a minima avec une certaine bienveillance et ne pas laisser cours à la répression policière.

Alors que la solidarité est plus que jamais de mise, on regrette que certains des porte-paroles des collectifs qui appelaient par ailleurs avec tous les mots les plus indignés à s
insurger contre «le sommet de la honte», semblent prêts à condamner les centaines de personnes venus dans la dynamique de perturber concrètement ce sommet, et qui ont pour beaucoup participé activement à la mobilisation. En tentant de les faire passer pour de «mystérieux casseurs» sortis de nulle part, isolés et irréfléchis, ils rejoignent et cautionnent le discours policier.

En cherchant à dénier un sens à des actions politiques par ailleurs amplement argumentées dans certains des appels à la mobilisation, les voies officielles relayées par les médias tentent d
invisibiliser et de neutraliser les démarches qui sortent du cadre acceptable pour Hortefeux et consorts. Elles se portent ainsi garantes dun processus de criminalisation des mouvements sociaux et participent directement à la légitimation déventuelles condamnations.

L
équipe légale pour le contre-sommet de Vichy appelle à ce quune solidarité en parole et en acte sexprime en vue déventuels procès et à ce que soit mises en place des mobilisations publiques face à la répression.

Nous continuerons à recueillir des témoignages sur la manifestation et les arrestations et à assurer un relais dans les temps à venir. Un soutien financier est à prévoir en cas de procès.

Les comparutions immédiates auront lieu demain (mercredi) à 14 heures au tribunal de Cusset (rue Gambetta). Il est important qu’un maximum de personnes puisse s’y rendre pour les soutenir dès demain matin.


L’équipe légale recherche en urgence des garanties de représentations (certificats d’études, de travail et de domicile, promesses d’embauches etc.) de la part des proches des personnes inculpées. Les garanties doivent être faxées le plus rapidement possible à Me Borie : 04 73 36 37 65.
Contact tél. pour plus d’informations : 06 43 78 77 98
Contact mail

Pour envoyer des témoignages écrits et des soutiens financiers :
Caisse de solidarité c/o La Lutine
91 rue Montesquieu - 69007 Lyon

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Jeudi 30 octobre 2008

Loi « Hôpital, patients, santé, territoires »

Moins de service public,

moins de démocratie :

la mobilisation est nécessaire


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Mardi 28 octobre 2008

La recherche au service des entreprises

Le désengagement financier de l’Etat dans l’enseignement supérieur au détriment de l’encadrement pédagogique des étudiants, ne permet à tous les doctorants qui le souhaiteraient d’exercer le métier d’enseignement, qui est le complément naturel de leur formation. Le statut précaire généralisé des doctorants qui enseignent est, en outre, un problème majeur.

            A ce problème, la réponse du gouvernement est d’intégrer, nous dit le projet initial de réforme, « la valorisation, les missions de conseil ou d’expertise pour les entreprises ou les collectivités publiques, et bien sûr l’enseignement » à l’activité doctorale, sous la forme d’un contrat entre le doctorant et l’université.

            Ainsi, en plus de l'enseignement, des missions effectués à l’extérieur de l’université seront imposées aux doctorants, en particulier dans les entreprises privées. Les universités passeront des accords avec les entreprises pour demander à de jeunes chercheurs de répondre à des problématiques qu'elles auront elles-même définies, orientées vers la satisfaction de leurs intérêts privés.

            Une réforme dans la logique de la LRU

Cette réforme s’inscrit dans la refonte généralisée de l’enseignement supérieur en cours. Elle est une suite logique à la LRU, au Plan Licence et au Plan Campus.

Ainsi, l’autonomie de chaque université, et la concurrence générale entre elles, sont confirmées par la fixation des termes du contrat et des rémunérations, sans aucun plafonnement et sans minimum garanti précis, par les présidences universitaires dotées de pouvoirs élargis. Elles auront donc toute lattitude pour écarter ou décourager les chercheurs qui refuseront de se plier aux orientations que les pouvoirs publics veulent imposer.

Les établissements les plus riches et les plus pourvus, collaborant avec les plus grosses entreprises, pourront ainsi rémunérer convenablement une minorité de doctorants utiles aux intérêts privés. Elles attireront vers elles des doctorants en nombre, privant la recherche « non-rentable » mais utile socialement d'autant de cerveaux. Les universités et les filières qui n’intéressent pas ces intérêts privés, ne pourront, quant à elles, aucunement fournir de « contrats doctoraux » attractifs aux candidats doctorants. Les doctorants seront en concurrence les uns avec les autres, ce qui ne favorisera pas la collaboration des chercheurs entre eux, et donc la production de savoirs scientifiques.

Une mesure de précarisation du statut de doctorant

Les doctorants les plus mal lotis seront condamnés à la précarité des petits boulots comme complément au financement de leur thèse. Pour ceux d’entre eux qui enseigneront, c’est un statut corvéable à merci qu’il faut prévoir. Le projet condamne, par exemple, toute rémunération des heures travaillées pour la surveillance des examens.

Le « contrat doctoral unique » viendrait ainsi se substituer aux allocations de recherche et aux contrats de monitorat dont il est prévu la suppression pure et simple. Les jeunes chercheurs seront ainsi contraints, de fait, à se soumettre in fine aux besoins des entreprises et aux désidératas de présidences universitaires toujours plus à leur service, pour pouvoir financer leur activité de recherche. Il s’agit d’un véritable attentat à l’intégrité de la recherche publique, dont le souci de vérité est incompatible avec l’immixtion généralisée en son sein des intérêts capitalistes.

 Lancer la contre-offensive !

L’USEL-FSE exige l’abandon pur et simple de ce projet de décret, que l’effrontée Valérie Pécresse ose présenter comme une « garantie sociale ». Nous condamnons les concertations que le gouvernement souhaite engager à son sujet, et appelons l’ensemble des syndicats universitaires à ne pas s’y rendre. Aucune négociation n’est possible sur une telle base.

On ne compte que 5% d'enfants d'ouvriers en doctorat. Cette réforme accentuera encore cette forte sélection qui participe au maintien d'une société inégalitaire, alors qu'il faudrait au contraire imposer une vraie garantie sociale étudiante, ainsi que l'embauche massive de personnels enseignants, permettant au plus grand nombre d'accéder aux niveaux d'étude supérieurs.

Pour faire reculer le gouvernement, la fronde des seuls doctorants ne suffira pas. Alors que la grande majorité des étudiants et des personnels subissent des attaques continues contre leurs conditions de vie et d’étude, il nous faut converger tous ensemble pour gagner sur nos revendications et sauver l’enseignement public. C’est à cette perspective que notre syndicat veut travailler, et autour de laquelle il appelle toutes et tous à se mobiliser.

-         Abandon pur et simple du « contrat doctoral unique » !

-         Pour une garantie sociale étudiante permettant à toutes et tous de poursuivre ses études,  sans immixion des entreprises privées !

-         Pour une Université gratuite, publique, laïque et populaire !

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Education - Communauté : Syndicalisme
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Photos de la mobilisation contre le CPE à Vienne.

Le CURV, le collectif antilibéral viennois.

 

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