Jeudi 5 octobre 2006

Hier, une table ronde était organisée à Lyon par l'UNEF et la CGT autour de la précarité des étudiants. C'était censé être une conférence-débat suivi d'un concert. Bon, bien sûr, vous en avez pas grand chose à foutre, mais c'est tellement révèlateur...

- A l'entrée, des vigiles, soutenus par les gros bras de la CGT, et derrière toute cette masse musculaire, les pontes de l'UNEF Lyon. C'était sur invitation mais en avoir une ne suffisait pas. Un tri draconien encore plus sélect que pour rentrer en boite ! Fallait être connu - ou alors pas du tout - de toute façon. J'sais pas pourquoi ils nous ont laissé rentré, d'ailleurs, mais beaucoup n'ont même pas pu être déçus parce qu'on allait trouver à l'intérieur. Ca s'est même sérieusement embrouillé.

- Ensuite, le meeting avait lieu dans une putain de salle trop classe genre de théâtre, plongée dans la pénombre. Pas le droit de fumer, pas beaucoup de possibilités de se déplacer. Des vigiles surveillent la salle, et attention, pas le droit de bouger le petit doigt sinon ils rappliquent direct. Puis des unefiens circulent dans les rangs, histoire de voir si on applaudit bien.

- Sur l'estrade, une dizaine de personne, réunissant les leaders de la CGT et de l'UNEF, qui se lancent d'abord dans des discours. Puis le débat commence... Mais entre eux ! Comme à la télé, quoi, sauf que devant ta télé, tu peux les insulter comme tu veux sans qu'on te casse la gueule. Je passe sur les purement propos sociaux démocrates et anti-populaires qui ont été tenus par Bruno Julliard et ses alcolytes. Juste une chose : les émeutes de novembre, qui était évoquées par les flyers ont été qualifiées "d'irrationnelle" ou d'"abérrante", je sais plus, et Bruno Julliard a fait un rapprochement avec " l'obscurantisme et le communautarisme".  Merci pour eux.

- On était censé pouvoir témoigner de la précarité dans laquelle les étudiants sont plongés, mais pour pouvoir le faire, pas moyen de s'inflitrer sur l'estrade pour aller expliquer la vie à nos leaders. Il fallait donner des papiers aux unefiens qui triaient les témoignages qui leur convenaient ou pas.  Autant vous dire qu'on avait pas le droit à la parole.

 

En résumé :
- Pas laisser rentrer les détracteurs qu'ils peuvent ne pas laisser entrer, empêcher toute opposition dans la salle par coercition, un public qui applaudit quand il faut et qui hue quand il faut... Franchement, chapeau, les gars. Vous savez vous montrer autoritaires... Si d'ailleurs ça c'est pas l'Autoritarisme...
- De l'acuité de la lutte des classes au sein des structures syndicales. Le fait qu'ils ne parlent qu'entre eux, sur le feu des projecteurs, face à la masse servile des militants, était révèlateur de la fracture entre eux et leur base adhérente. Et c'est quoi ces syndicalistes incapables de se montrer face à une salle qui leur était dévouée sans avoir une troupe de vigiles pour les protéger ? Quant à la fracture entre eux et les gens qu'ils sont sensés représenter (les travailleurs et les étudiants) mais qui ne peuvent pas rentrer...

 

Par KLAV - Publié dans : Comptes-rendus
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Samedi 30 septembre 2006

Mais ce tract est kiffant. La vie devrait être un mouvement social, où l'on ne se préoccupe plus de survivre jour après jour, mais où l'on vit, on existe, dans le collectif. Jusqu'à la fin de l'Histoire... Et d'accord pour la démocratie parlementaire.

 

C’est la rentrée.
De nouveau, les aller-retours entre salle de cours et machine à café, entre chaîne d’inscription et bâtiment filtre. Le triste spectacle des individus étudiants traînant leur solitude au gré de ces « déambulations ». Quelques caméras ; quelques vigiles ; une carte Cumul. Tout un monde à détruire.

C’est la rentrée.
Le début d’une nouvelle année ; une de gagnée sur l’inéluctable avenir salarié. Débrouilles diverses, boulots de merde, dossiers de bourses et aide au logement : tout faire pour éviter de plonger dans « la vie active ». Avec ce pressentiment que l’entrée définitive dans « le monde du travail » signerait notre arrêt de mort.

Sérieusement. Qui vit aujourd’hui le travail salarié comme un désir, une envie, un plaisir ? D’accord la nécessité nous y pousse. Mais il n’y a guère que quelques débiles, quelques managers en herbe, passant leur journée sur un vélo’v, entre salons d’esthétique et cours de droit, pour rêver encore à ce masochisme.

Les politiques pleurent : « Le travail a été dévalorisé ». Et pourtant nous le voyons partout, lui qui a gagné chaque parcelle de nos corps, de nos esprits, de notre vie. Quand une cadre ramène chez elle son nouvel ibook pour fignoler un projet. Quand, pour la moindre minute inter-mission de l’intérimaire participe à le réduire à une simple variable d’ajustement de main-d’oeuvre. Quand le créatif cultive son « capital relationnel » entre quelques cours de feng shui. Oui, décidément, le travail a tout colonisé.

Ce monde, qui tend de plus en plus à l’indistinction entre travail et vie quotidienne, qui vise à tout enfermer entre sphère de la production et sphère de la consommation ; ce monde, malgré tous les efforts des managers universitaires pour nous le faire aimer, à coup de contrôle continu, de valorisation de compétences par crédit d’étude, de bureau virtuel ; ce monde, nous n’en voulons plus.
Il semblerait que nous ne soyons pas les seules.

La rentrée universitaire, disions nous, c’est une de ces dernières manières de traîner les pieds ; comme à l’entrée du collège. Une dernière résistance à l’attraction du monde du travail. Une ligne de fuite à saisir. Sur un mode individuel, passif, voire honteux [1], ou éventuellement, miraculeusement, sur un mode collectif, dans la grève, l’occupation, le blocage de cette fichue université.
La fuite, la résistance collective, c’est bien un événement de cet ordre là que nous avons vécu l’année dernière, sous la forme, un peu datée, d’un mouvement social.

On a dit que ce mouvement était une lutte contre la précarité. En somme contre ce qui est déjà quotidiennement vécu, aussi par les étudiantEs. Preuve en est l’éternelle gesticulation des bureaucrates syndicaux pour mobiliser sur les questions du logement, de l’emploi, des bourses, etc.
Cette fois, en 2006, leur sordide mascarade s’est laissée débordée. Deux échelles sont tombées d’un toit, sur quelques policiers. Des facs furent bloquées, des amphis occupés. Bingo.

Dès lors pouvaient suivre la multiplication des occupations, les blocages de route, de gare ou d’aéroport. La diffusion des émeutes dans de nombreux centre-villes. En bref le mouvement social le plus radical - le moins feng shui, pourrait-on dire - depuis 1995.
Mouvement qui, balayant les défaites des années passées, a démontré qu’une lutte n’a de poids qu’accompagnée du blocage de l’économie. Mouvement qui, dans la lignée de novembre, a affirmé que la présence policière méritait une réponse.

Au mois d’avril le CPE était retiré, et l’université débloquée. On trouvait alors bien peu d’étudiantEs, si ce n’est quelques baltringues de l’UNEF, pour crier à la victoire. Mais plutôt un sentiment partagé : celui de s’être fait avoir par un coup d’esbroufe de de Villepin - le CPE retiré, et une loi finalement maintenue. Dans ses derniers jours, le mouvement a eu beau réclamer l’amnistie pour les révoltéEs, de mars et de novembre, voire la démission du gouvernement, il s’est en fait affaissé, vaincu par ses propres faiblesses.
C’est que nous avions tant désappris.

Accepter le soutien des syndicats de travailleurs et des médias, c’était évidemment s’exposer à leurs défections et à leurs bâtardises. Accepter de négocier le blocage avec les étudiants de droite c’était sousestimer leur capacité de mobilisation.
Nous avions oublié que la démocratie participative et le référendum sont des pièges à con.
Nous avons laissé débloquer l’université par un vote. Quels cons.
La décision du blocage ne concernait évidemment que celles et ceux qui luttaient. Et pourtant, nous avons accepté dans nos AGs des anti-grèves, des pro-CPEs, des gens dont l’existence même était opposée à notre lutte. Nous avons laissé faire les éternelles prises de pouvoir des bureaucrates frustrés, les manipulations d’un président tremblotant et de son moderne et pathétique adjoint. Nous n’avons fait que parodier une démocratie parlementaire qui, au quotidien, nous mutile, annihile tout rapport de force et nous éloigne au plus loin de la politique. Comme si la grève n’appartenait pas à ceux et celles qui la font.

On ne refera pas l’histoire. Le mouvement s’est éteint comme par magie. Reste les amitiés tissées durant son cours, un esprit de vengeance vis-à-vis des anti-bloqueurs, et un peu d’auto-organisation.

L’occupation de la fac, jour et nuit, sur plus de deux semaines, aura signifié à la fois une mise en commun et une prise de territoire. Face à cette intensité, la question des revendications, fussent-elles électorales, ne pèse plus grand chose.
Un mouvement a un début et une fin, d’accord, c’est ainsi qu’il est programmé. Cela ne doit pas nous empêcher de désirer à nouveau tout ce qu’il a pu contenir de vivant, et de vouloir le maintenir indéfiniment.

Opposer un monde à celui du capital, cela ne se résume pas à trouver une alternative à chacune de ses composantes. Mais créer une cuisine collective (où n’importe qui mange à prix libre), envahir un amphi pour y projeter des films, remplacer les cours par des discussions, etc., c’est déjà rompre avec l’ordre normal de la vie étudiante. C’est se donner les moyens de s’organiser, de faire émerger des pôles de résistance, d’opposer quelque chose à l’univers hostile de l’université. C’est de là que pourront naître les initiatives qui viseront à le détruire, définitivement.

Le mouvement nous a offert de ces moments où tout devenait possible. Aussi, faire vivre le mouvement, c’est se donner les moyens de retrouver cet état d’exception. Lui être fidèles suppose de rendre la lutte absolument vivable et désirable. Conjurer le retour à la normale passe par le refus de toute séparation entre le vivre et le lutter, celle qui conduit, immanquablement, à se retirer (goûter à nouveaux aux délices télévisuels, bien au chaud dans son appart’ ikéa). Tout cela implique évidemment de prendre au sérieux tout ce qui touche à la mise en commun et à l’organisation matérielle. A commencer par la prise en charge, avec nos moyens et ceux que nous nous approprierons, des questions de l’approvisionnement et du logement.

De même que le mouvement posait les prémices de cette auto-organisation, il traçait des pistes pour ce qui est d’attaquer l’économie, c’est-à-dire commencer par son blocage. Réinvestir la fac c’est aussi dire la justesse de ces pratiques. L’université ne pourra être un lieu d’expérimentation politique que si elle sert, parallèlement, à mener des attaques contre la métropole.

N’importe qui

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Education
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Mercredi 27 septembre 2006

Soutenons le syndicaliste Marc Auray accusé d’outrages et rébellion

Publié jeudi 21 septembre 2006
 

Lors du procès à Vienne, des témoins ont bien vu que ce sont les policiers qui ont maltraité Marc Auray aussi bien oralement que physiquement. Une consultation médicale le prouve. Sur une photo on le voit les deux jambes à la verticale. Et pourtant on apprend q’un CRS a eu 3 jours d’arrêt de travail et un deuxième CRS, 7 jours, et d’après eux de par la violence du syndicaliste. Le Directeur Départemental de la Sécurité Publique était sur place le 29 avril 2005 alors qu’il y a eu des contradictions entre les ordres donnés par les RG et les CRS pour la voiture sono.

L’avocate des CRS a demandé 3000 euros de dédommagements pour les policiers. Le Procureur a requis un mois de sursis et 1000 euros d’amende ; il n’a pas parlé des dédommagements. Maitre Masanovic, avocat de Marc Auray, a demandé la relaxe.
Verdict le vendredi 13 octobre à 8h30. (mise à jour le 22/09)

Le 29 avril 2005, un rassemblement régional a été appellé par des syndicalistes à l’entrée de l’hôpital de Vienne pour demander des moyens au ministre de l’époque, Monsieur Douste-Blazy venu en visite. Marc Auray, dirigeant Syndical CGT à l’hôpital du Vinatier, avait garé un véhicule sono à l’endroit où les personnes des renseignements généraux l’avaient demandé. Cependant, des force de police entrent dans l’hôpital et exigent le retrait du véhicule sono.

Marc Auray tente de négocier, il est bousculé, renversé à terre et menotté, puis traîné derrière des bâtiments… Les manifestants interpellent alors les policiers et après discussion, Marc Auray est « démenotté » et fait partie comme prévu de la délégation reçue une demi-heure plus tard par le ministre. Marc Auray aura des blessures physiques constatées aussitôt après par un mèdecin.

C’est pourtant Marc Auray qui est convoqué devant le tribunal correctionnel de Vienne, 16, place Charles De Gaulle, ce vendredi 22 septembre à 8h30 et est accusé d’injures et violences envers les forces de police ! Il risque une condamnation, il risque son emploi !

L’activité syndicale et le droit de manifester ne doivent souffrir d’aucune discrimination !

 

Par NRV - Publié dans : Comptes-rendus
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Mercredi 27 septembre 2006

Tu connais sans doute autour de toi ou tu fais partie des gens qui n’ont jamais pris l’avion ou le TGV, qui vont en vacances en Ardèche (quand Vienne est à 20 bornes de l’Ardèche), n’ont jamais vu la capitale. Qui, s’ils sont scolarisés, font leurs études prêt de chez eux et quand ils travaillent, ne s’imaginent pas aller chercher du boulot à Lyon pourtant située à 20 minutes de train. Ou à une demi-heure s'ils habitent près de Saint-Clair les Roches. Bordel, c'est la banlieue de Lyon ! Ils ont passé toute leur enfance dans le coin, et leur jeunesse à y traîner et n’en partiront pas, malgré que certains répètent inlassablement « faut que je me barre de là, de ce bled de merde ». 

A l’inverse, tu connais sans doute aussi  des gens qui vont souvent passer des week-ends à Paris, genre, qui prennent l’avion pour aller en vacances à l’autre bout du monde. Qui font leurs études à Lyon où à l’autre bout de la France ou du monde et qui ne reviendront jamais là où ils ont grandi. Bien sûr, plus t'appartiens au premier groupe, moins t'en connais du deuxième. T'étais en primaire avec eux, quoi.

Qu’est ce qui fait que les premiers soient incapables de même se déplacer pour trouver un travail, pour quitter leur quartier ou leur village ? La flemme ? La peur ? Une forme xénophobie ? Sont-ils idiots ?

Il faut savoir que le capital de mobilité est un capital comme un autre. Il est constitué des kilomètres que tu as pu avaler, qui viennent enrichir ta représentation du monde. Plus tu accumules de déplacements, plus le « loin » s’éloigne en se banalisant.

Or, plus on s’élève dans les classes sociales, plus les capacités à se déplacer sont grandes.

Ce n’est pas seulement parce que se déplacer coûte cher (plus de dix euros pour l’aller-retour Vienne-Lyon, quant au prix de l’essence…).  C’est beaucoup plus spécifique. La mobilité nécessite une socialisation qui est faite dans le cadre de la famille et des amis. Cette socialisation est donc totalement soumise à la condition sociale.

Formulons deux hypothèses.

Dans une famille, les parents travaillent tous les deux à Lyon. L'un d'entre eux effectue souvent des voyages à l'étranger. L'été, tu pars en vacances à l'autre bout du monde depuis tout gosse. Tes parents ont des amis partout en France et tu as une vision spatiale assez juste de la capitale. Les parents de tes potes t'emmènent souvent faire du shopping à la Part-Dieu. Tu vas au lycée à Lyon puis tu continues tes études ou à Lyon ou à Paris. Ta copine part à Rennes, par exemple à l'IEP. Faudra faire les allers-retours en avion.

 Ton père, travaille dans une usine près de chez lui. Tes grands parents habitent à 50 bornes. Ta mère est caissière au supermarché du coin ou femme au foyer. Tes potes traînent en bas de chez toi et comme vous n’avez pas un rond, vous rouillez toujours sur ces mêmes putains de bancs de merde. Quelle forme de socialisation te permettra d’apprendre à te déplacer ?

 

Certes, ta socialisation évolue avec le temps. Tu apprends sur le tas, une fois qu’à dix-huit ans, si tu as de la chance et que tu n’es pas au chomage, tu as le permis. D'accord, tu traînes en bas de chez toi devant ces putains de bancs en bagnole, mais tu vas aussi en vacances à la mer, tu vas en boite en ville. Il est très possible qu’aller à Lyon se banalise, mais une fois que tu as l’habitude d’y aller, tu te rendras compte que ce n’est qu'une ville de province. Et que pour des gens, Paris n’est ni loin ni inaccessible. Toi qui va en vacances au Grau-du-Roi, sache que certains hésitent entre la Thaïlande et les Seychelles. Toi qui te demande si tu auras le courage et assez d’argent pour aller faire tes études à Lille, rappelle toi que c’est à 3h30 de TGV et que certains se barrent en Allemagne ou aux Etats-Unis.

 

Pour remédier aux disparités face au capital de mobilité, certes, il faut en finir avec la domination de la bourgeoisie.

Mais créer une égalité, ce n'est pas seulement une question d'argent. Je ne vois pas pourquoi ce serait au peuple - plus pauvre que les purs citadins - habitant hors des grandes métropoles de se déplacer.

Il est nécessaire d'exporter hors des grandes villes les infrastructures sociales et fournir un tissu beaucoup plus régulier. Par exemple, l'éducation. A Vienne, ville de 30 000 habitants, il n'y a pas d'études supérieures hormis quelques BTS, un tout petit IUT et Robin-Supérieur, qui est privée. Lyon prive Vienne du savoir. Pour les jeunes issus des classes populaires étant - déjà - parvenus à obtenir un baccalauréat, c'est un énorme problème. Quant aux CFA, là où les classes populaires sont scolarisées par excellence, Galilée n'offre que peu de formations. Pour les garçons particulièrement, il faut aller... A Bourgoin Jallieu ou à Annonay ! Franchement, faire 80 km pour avoir un foutu CAP de mécanicien-auto qui ne sert à rien...

Finalement, le problème est double. D'une part, la possession d'un capital de mobilité est, comme tous les capitaux, relatif aux conditions sociales de l'existence. D'autre part, l'handicap de mobilité se double en plus d'un handicap de distance créé par la centralisation des infrastructures sociales dans les villes bourgeoises.

 

Quant aux entreprises de transport du secteur public... Houlà, y a de quoi dire... C'est...  à suivre tellement il y a à leur reprocher.

Par LEK - Publié dans : Transports
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Dimanche 24 septembre 2006

Et on compte bien que ce soit une réussite ! Le procès d'Emile Sanchez sera l'occasion de " construire une grande initiative nationale autour du procès de Vienne (Isère) qui aura lieu le vendredi 27 octobre contre des militants de la Confédération Paysanne : articuler action contre la répression, espace de débats et moment festif et culturel." La thématique sera "droit à un revenu pour toutes et tous - répartition des richesses".

 C'est l'occasion d'agir sur notre terrain : il faut que la population du bassin viennois se mobilise massivement pour soutenir cette intiative nationale.

Voici l'appel des organisations :

 

Le mardi 11 juillet 2006, à l’initiative de la Confédération Paysanne , du Dal (Droit au logement) et de l’Union syndicale Solidaires , des représentant.es de différents mouvements sociaux se sont retrouvés à Bagnolet, dans les locaux de la Confédération Paysanne pour une « journée de réflexion militante » sur le thème des luttes sociales et des convergences entre différents mouvements sociaux. Cette réunion s’inscrivait dans la suite de différentes rencontres estivales des années passées. Une nouvelle rencontre a eu lieu le mardi 5 septembre et a confirmé la volonté des participants de construire ce réseau. Ce texte n’a pas vocation à recenser tous les thèmes sur lesquels s’organisent les luttes et résistances aujourd’hui ; il a pour seule fonction de jeter les bases sur lesquelles pourrait se construire un Réseau de convergence des mouvements sociaux (RCMS)

Étaient présentes les organisations suivantes : AC ! , l’Association des Travailleurs Maghrébins de France (Atmf), Attac , Banlieues du monde 93, la Campagne Civile Internationale Pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP), le Comité des Sans-Logis (CDSL), la Confédération paysanne , Construire un monde solidaire , Culture et Liberté , Droit au Logement , Droits Devant , Euromarches , la Fédération Syndicale Unitaire (FSU), le réseau IPAM (Initiative Pour un Autre Monde ), le Mouvement National des Chômeurs et des Précaires (MNCP), le réseau No-Vox , Regarde à vue ,le Réseau Éducation Sans Frontières (RESF), le réseau Sortir du nucléaire , le réseau Stop Précarité , Sud Anpe , Sud-Ptt , Sud Santé-Sociaux , l’Union Syndicale Solidaires , le groupe Vamos ! du réseau intergalactique .

Un constat commun

Le débat a permis de faire le constat commun : les luttes sociales, nationales ou locales, sont nombreuses, parfois victorieuses (CPE), mais le projet libéral et sécuritaire avance. Face à cela, la convergence des résistances et des luttes sociales doit s’amplifier. Il s’agit aussi d’élaborer des propositions alternatives porteuses d’un autre monde où les droits fondamentaux primeraient sur la loi du profit et de la concurrence, sur la précarisation généralisée de nos vies !

Nous savons aussi par expérience que la période pré-électorale qui s’ouvre risque de centrer le débat sur les questions sécuritaires alors que ce sont les questions sociales qui devraient être au centre du débat politique. Nous refusons que les luttes sociales passent à la trappe dans cette période : au contraire, nous voulons peser sur le débat politique à partir de nos luttes, de nos revendications et de nos exigences !

Construire un réseau de convergence

À l’issue de ces deux réunions, les participants ont proposé de mettre en place un réseau permanent de convergence des mouvements sociaux.

Ce réseau est ouvert à toutes les organisations du mouvement social, nationales ou locales, syndicats, associations, réseaux qui sont intéressées par cette démarche de convergence.

Ce réseau en construction vise à :

    • créer un cadre transversal de réflexion ;
    • mutualiser les analyses et propositions ;
    • exprimer des prises de position communes quand c’est possible ;
    • faire circuler les informations sur les mobilisations dans chacun des secteurs ;
    • valoriser les nouvelles formes de luttes et de résistances ;
    • favoriser la convergence des mouvements sociaux à travers des actions communes.

À partir de notre discussion, il est apparu qu’il y avait urgence à construire des convergences sur quatre questions :

- la précarisation généralisée de nos vies ;

- la lutte contre un projet de société basée sur le tout sécuritaire et le contrôle social généralisé ;

- la lutte contre les discriminations ;

- le refus de la criminalisation des mouvements sociaux, de la répression comme réponse aux luttes et aux révoltes sociales et de la répression permanente comme mode de gestion des populations les plus défavorisées et les plus discriminées.

 

Face aux risques de répression contre des militants de la Confédération Paysanne (et notamment Jean Emile Sanchez), il a été décidé de faire un communiqué commun le 18 juillet, le jour où le Tribunal de Montpellier rendait son verdict contre 16 militants de la Confédération Paysanne ayant mené une action syndicale sur le prix du lait.

Des projets

Trois initiatives communes ont été proposées à la discussion et retenues comme des initiatives permettant de commencer à concrétiser cette volonté de convergences :

- construire une grande initiative nationale autour du procès de Vienne (Isère) qui aura lieu le vendredi 27 octobre contre des militants de la Confédération Paysanne : articuler action contre la répression, espace de débats et moment festif et culturel.

- faire du samedi 2 décembre, journée de manifestation des associations de chômeurs et précaires, un rendez-vous des mouvements sociaux contre la précarisation généralisée.

- le projet de marches européennes contre la précarisation en juin 2007 (entre le Sommet des chefs d’État européens et le G8 de Rostock qui se tiendront en Allemagne). Certaines organisations (No Vox, les Marches européennes) travaillent déjà à cet objectif. Il faut donc voir comment nous en faisons un objectif commun et comment nous le construisons en France et en Europe pour qu’un maximum d’organisations s’y impliquent.

Ces propositions seront débattues dans chacune des organisations présentes et proposées très largement à tous les mouvements sociaux susceptibles d’être intéressés par cette démarche de convergence.

Des outils communs

Il a été retenu le principe de mise en place d’une liste mail favorisant les échanges, la mise en place d’un site Internet et la possibilité de tenir des journées / soirées de formation commune. La question de l’utilisation militante de la vidéo a été aussi retenue comme un point d’appui possible pour nos actions.

Le site sera mis en oeuvre dans le courant du mois de septembre sur l’adresse : http://rcms.samizdat.net

Il aura 4 fonctions :

    • faire connaître le réseau, ses initiatives et ses prises de positions ;
    • permettre aux organisations du réseau de mettre en ligne des productions qu’elles jugent intéressantes pour les autres ;
    • faire un lien avec les sites des diverses organisations ;
    • mettre en place un agenda des initiatives intéressants les mouvements sociaux.
Par le collectif N.R.V - Publié dans : Monde rural
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Jeudi 7 septembre 2006

Suite aux événements actuels au Moyen orient, et après quelques discussions, nous vous proposons de nous rencontrer afin de discuter de l’organisation d’une large manifestation régionale prévue durant la seconde quinzaine de septembre.

Le texte ci-dessous est le texte d’appel pour la réunion de préparation du 22 août, le texte d’appel à la manifestation sera discuté et décidé ensemble.

À Gaza, l’armée israélienne poursuit la destruction systématique de la société palestinienne. Loin d’être une ouverture vers la paix comme certains l’ont clamé à l’époque, le retrait de Gaza a transformé celle-ci en une grande prison à la merci de l’armée israélienne comme nous l’ont appris ces dernières semaines. Au Liban, sous prétexte de représailles contre le Hezbollah, l’armée israélienne entreprend une destruction systématique des infrastructures du pays, n’hésitant pas à bombarder des civils comme l’a montré le massacre de Cana.

Plus globalement, et après les bombardements et l’occupation de l’Irak et de l’Afghanistan, cette nouvelle agression israélienne contre le Liban s’inscrit dans le plan global de l’impérialisme américain de domination totale de cette région du monde. Dans ces guerres sans fin, les vies des populations civiles ne sont pas seulement de peu de valeur, mais aussi considérées comme une cible légitime, coupable de soutenir activement ou passivement un « terrorisme » qui serait inscrit dans la culture même des populations agressées. Ainsi, dans cette logique de construction d’une « guerre de civilisations », nous avons été témoins d’une évolution graduelle du discours dominant : nous sommes passés des « groupes » terroristes, aux « Etats » terroristes puis aux « peuples » terroristes.

C’est dans ce contexte international écœurant que l’État d’Israël espère se « débarrasser » de la légitime résistance palestinienne et libanaise, et avoir, ainsi, les coudées franches pour faire du Liban un Etat–satellite, s’approprier toute la Palestine, en accélérant la colonisation de la Cisjordanie et faire main basse sur les ressources en eau de la région.

Tout cela sous la passivité ou la complicité de la "communauté internationale" : d’une part, les États-Unis renforcent leur soutien militaire à Israël, d’autre part, l’Union européenne suspend son aide à l’Autorité Palestinienne sous prétexte de la victoire électorale du Hamas, apportant ainsi son appui à la politique israélienne, et montre son incapacité à s’opposer à la destruction du Liban. La France, en particulier, si elle demande un cessez-le-feu, renvoie dos à dos Hezbollah et Israël et oublie de parler de la Palestine.

Quant à l’ONU, sa piteuse réaction après le bombardement par l’armée israélienne d’un poste de la FINUL, n’est qu’un signe de plus de son incapacité à amener l’État d’Israël à respecter les règles du droit international et en particulier les résolutions de l’ONU.

Pourtant, malgré d’énormes moyens de destruction, l’armée israélienne se heurte à la résistance de toutes les composantes palestiniennes et libanaises. Plus que jamais nous devons leur exprimer notre solidarité et dénoncer la politique terroriste d’Israël, des USA et la complicité et l’hypocrisie des gouvernements qui laissent faire. Du gouvernement de notre pays, de l’UE nous exigeons une condamnation claire et sans équivoque de l’agression israélienne et qu’il prenne des sanctions vis à vis de cet Etat.

Faire reculer les criminels, c’est possible, s’il y a une pression populaire suffisante sur notre gouvernement, nos élus, et s’il y a – et c’est là, le principal – un travail d’explication et de mobilisation dans nos entreprises, nos quartiers… autour d’exigences concrètes et rassembleuses.

Non à la guerre permanente !
Pour le respect du droit international !
Solidarité avec la résistance libanaise et palestinienne !

 

Signataires pour cet appel : Ahmed Abdelouadoud ; Boualem Azzahoum ; Chems-eddine Boughlita ; Mounir Bouabdallaoui ; Roland Calba ; Jean-Luc Cipière ; Roger Dubien ; Georges Gumpel ; Yamin Makri ; Philippe Robin ; Salah Touama.

Par le collectif N.R.V - Publié dans : La lutte des classes n'a pas de frontières
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Samedi 2 septembre 2006

Aujourd'hui nous avons décidé d'ouvrir le site à tous les internautes. Nous vous invitons à envoyer vos analyses, vos pensées dans l'optique du site et à nous prévenir des évenements... Articles que nous publierons afin de rendre le blog collaboratif.

Vous pouvez nous faire parvenir vos articles à cette adresse. Merci de votre collaboration !

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Le Collectif
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Jeudi 31 août 2006

Notre site a été plagié. Une adresse en .org a été crée par des gens qui ont réagi à ce que nous disions à propos du festival de Jazz (c'est à dire que c'était l'occasion de déployer un arsenal sécuritaire absolument disproportionné). Voici leur article :

Contrairement à ce qui était annoncé par un tract distribué aux terrasses des cafés pendant la période du festival de jazz, les gens qui se promenaient dans les rues de Vienne le soir n'étaient nullement importunés par les quelques patrouilles de CRS qu'ils ont pu apercevoir.

Bien au contraire, c'est plutôt un sentiment de sécurtité et de tranquillité qu'ils éprouvaient tant il est vrai qu'aujourd'hui, on peut se sentir parfois en insécurité lorsqu'on se promène dans les rues d'un grand nombre de nos villes en France.

Le fait de voir quelques CRS se promener - et profiter aussi de la musique ambiante dans les ues et aux terrasses des cafés - ne peut être qu'un plus pour des habitants ou touristes qui n'ont rien à se reprocher. Quant aux autres, les perturbateurs éventuels de toutes sortes, ce sont qui devaient plutôt se sentir en insécurité.

Nous ne savons pas qui a eu cette idée de les faire venir pendant cette période. Probablement le maire de Vienne. Si c'est le cas, il a très bien fait.

 

Des Viennois en lutte

 
Perturbateurs éventuels ? Parce que le public des festivals de jazz est un public dangereux ? Quant à la musique ambiante, permettez moi de vous dire que le festival de Jazz se résume de plus en plus à des concerts payants et n'a rien à voir avec une fête populaire.
Par le collectif N.R.V - Publié dans : Le Collectif
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Jeudi 31 août 2006

Un courant puissant anti-technologie parcourt l'extrême-gauche (y a qu'à lire Rebellyon...). En quoi est-ce se tromper de combat ?

Par exemple, les nanotechnologies sont fustigées comme étant le moyen pour l'Etat de nous contrôler plus encore, grâce à des puces microscopiques. C'est déplacer le débat. Les nanotechnologies pourraient avoir bien d'autres applications que de rendre le monde encore plus sécuritaire : ainsi, en médecine, elles pourraient permettre de développer des technologies pouvant agir à l'intérieur du corps. Certes, elles pourraient aussi servir à nous contrôler, mais ce n'est pas leur fin ultime.

En ce qui concerne l'environnement, seule la recherche, par exemple sur la fusion nucléaire, permettra de relever le défi de produire de l'énergie propre. Seule la technologie permettra de retraiter les déchets et de produire proprement. Il faut savoir que le néolithique a été très polluant du fait des déffrichages.

Le même problème existe avec les OGM. Ce contre quoi il faut se battre, c'est le fait que des sociétés se servent des OGM pour rendre les paysans dépendants, pour breveter le vivant. Mais pas contre la recherche sur la génétique en tant que telle.

D'une part, il ne faut pas confondre recherche fondamentale et les technologies. La science est neutre ne saurait se conformer à des principes éthiques si elle reste fondamentale, bien sûr. Quant au développement des capacités technologique, il permet d'allonger l'espérance et vie et de produire davantage en travaillant moins. Sans progrès scientifique, on mourrait à 30 ans en couches ou de caries, 80% de la population serait paysanne et illétrée. Par contre, les applications techniques de la science doivent se conformer à une éthique qui reste à définir mais ne doit pas être en conflit avec l'intérêt du peuple.

Le problème, c'est que le financement de la recherche par l'Etat et les grandes entreprises, militaires, pharmaceutiques la met au service du capitalisme. L'accès à la technologie (par exemple les ordinateurs) n'est pas réparti équitablement dans la population française et dans le monde. Les techniques se répandent verticalement dans la société pour nourrir le capitalisme. Lorsque la masse accède à une technologie, elle donne de l'argent à ceux qui l'exploitent et confisquent à leur bénéfice le savoir technologique grâce aux brevets. Et donc renforce les exploiteurs.

Etre révolutionnaire, ce n'est pas regretter que les Vélo-V, à Lyon, soient bourrés de technologie, c'est avant tout de regretter qu'il faille avoir plein de thune sur son compte et une CB pour les louer. Il faut que le peuple s'approprie la technologies en supprimant les brevets. Il faut émanciper la science des logiques capitalistes et étatiques.

Ne sombrons pas dans l'obscurantisme anti-technique. Ni la science ni la technologie ne sont les ennemis du peuple. C'est le capitalisme qu'il faut détruire ! Si la science et le développement technique étaient mis au service exclusif du peuple et non plus des exploiteurs, ils ne sauraient ni franchir les limites de l'éthique ni nous asservir.

Par le collectif N.R.V - Publié dans : De la théorie à l'action
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Lundi 28 août 2006

   On peut croire que la démocratie occiddentale est garante de la liberté de chacun, que chacun peut exprimer ses opinions et vivre dignement. Or, la "liberté bourgeoise" seule suffit elle quand on ne peut avoir la liberté de subvenir à ses besoins essentiels, tels que le logement, la nouriture, l'accès à la culture? Peut on être digne lorsque la société de consomation nous fait saliver de choses auquelles jamais l'on ne pourra avoir accès?

   Evidement non, la société capitaliste et l'Etat impérialiste se nourrit toujours d'une masse sans cesse appauvrie pour alimenter une élite. Malgré un certain élargissement des disponibilité aux ressources essentielles, celles ci ne resistent guère face à une comparaison aux modes de vie bourgeois, constament étalés aux yeux de la masse. Alors, forcement, nait le sentiment, fort légitime, de jalousie et d'envie, vis-à-vis d'une vie "modèle" présentée par les médias. Médias qui présentent aussi les histoires d'une minorité de pauvres qui réussissent, bâtissant le mythe du "rêve libéral".

   Mais pour ceux qui ne veulent pas, n'arrivent pas, ne peuvent pas y accéder. Ceux qui ne peuvent payer leur logement, leur nourriture, leurs factures, il ne reste que l'option illégale. Or, dans un pays liberal, il n'y à de crime plus grave que le vol de la propriété privée, ou tout autre délit d'argent. Tandis que la logique voudrait que l'on se concentre sur les raisons de ces "délits" et sur les solutions à apporter, ou au maximum à faire rembourser le montant de délits aux propriétaires des biens, l'Etat capitaliste préfère les emprisonner, comme des meurtriers ou des violeurs (quand ils les arretent), alors que leur seul "crime" est d'avoir voulu avoir accès à la société de consomation dont le bloc impérialiste nous vante les vertus.

   Or cette incarcération cause plus de problèmes qu'elle n'en resoud, les petit déliquants, enfermés dans des conditions de vies extremement pénibles (viols, violences, privations, promiscuité), parfois pour des peines invraisemblables au vu de la raison invoquée (quoi de plus tragique que de la prison pour amendes non payées), ne ressortent jamais indemmes de la prison, sans pour autant avoir résolut quoique ce soit. Ce système est pire que le Goulag par sa systématicité. Le goulag frappait certes des individu aux hasard, mais pas en fonction d'une classe sociale. Du dirigeant au plus petit ouvrier, n'importe qui pouvait subir les foudres du NKVD. Il n'existait pas d'individu invulnerable.

   Le système concentrationaire capitaliste, quant à lui, frappe ceux qui ont besoin de l'illégalité pour vivre, tout en laissant les grands voleurs continuer leurs méfaits (est il besoin de citer un exemple?). L'argent offre l'impunité a ceux-ci, dogme incontestable du capitalisme, qui lui permet de légitimer tout ces crimes.

J.S.

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Politiques sécurtaristes
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