Jeudi 19 juin 2008

Selon le Dauphiné, reprenant un article du Figaro, "le projet de loi de modernisation de l'économie (LME) a été adopté hier à l'Assemblée par 321 voix contre 230. Deux députés UMP ont voté contre et six se sont abstenus, notamment Jacques Remiller, député-maire de Vienne. Ce dernier avait fait connaître son opposition à un pan de la loi permettant l'assouplissement des conditions d'implantation des grandes surfaces. "
(Pour des raisons essentiellement poujadistes).

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Travailleurs ! - Communauté : Les révoltés
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Vendredi 13 juin 2008

A 14h00 DEVANT LA SOUS PREFECTURE
POUR LA DEFENSE DES RETRAITES

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Travailleurs ! - Communauté : Les révoltés
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Mercredi 11 juin 2008

Plus de 1000 personnes se sont réunies pour confirmer leur opposition au tracé d’une ligne de fret doublant la ligne LGV, et pour montrer leur motivation avant le comité de pilotage du 9 juin.
Élus en tête, les manifestants ont défilé dans les rues de Vienne, avec un arrêt devant la mairie, M. Remiller ayant annoncé au dernier moment qu’il ne participerait pas à la manifestation.
Des pancartes, représentant des maisons barrées, symbolisaient les destructions futures de ce tracé , des tracts étaient distribués aux passants, des tracteurs, quelques animaux, une sono, des percus, les médias… et le soleil! Tout a participé à la réussite du défilé dans les rues, qui s’est terminé devant la sous préfecture.
Une délégation a été reçue par le sous préfet, elle a remis une pétition de 6000 signatures. Après une brève allocution des présidents de l’APPNV et de ALTFER, un tracteur déguisé en train, écrasait les 24 maisons en carton représentant les 24 villages impactés par le tracé…

Cour et Buis était bien représenté avec Mme la Maire, des conseillers municipaux et de nombreux habitants. Merci à tous pour votre présence qui a contribué au succès de cette journée.

http://www.appnv.org/

http://lelaboratoire.over-blog.com/article-20352022.html

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Samedi 7 juin 2008

UNE ANNEE DE PLUS !
UNE ANNEE DE TROP !


 

RESISTER A LA SUPPRESSION PROGRAMMEE DES RETRAITES

Le gouvernement discute en ce moment avec les syndicats et le patronat du passage à 41 ans de travail avant la retraite pour le régime général. Après avoir fait passer les travailleurs et les travailleuses du régime spécial à 40 ans sous prétexte d’égalité, voilà que la durée du travail augmente encore !

Cette mesure est dans la continuité des précédents gouvernements. Souvenons-nous de la réforme Balladur en 1993 qui faisait passer le régime général de 37,5 ans à 40 ans de cotisation, souvenons-nous aussi que Jospin avait signé les accords de Barcelone en 2002, s’engageant dans l’augmentation de la durée du travail.


Ces réformes sont injustes : elles maintiennent les seniors dans un chômage plus long (notons qu’une majorité des plus de 55 ans est au chômage). Elles diminuent le niveau des retraites et augmentent le nombre de retraites misérables. De plus elles maintiennent plus longtemps des ouvriers-ères dans des boulots pénibles et usants.


Ces réformes sont des manifestations de la lutte des classes. En augmentant la durée du travail avant la retraite (de la même façon que l’on augmente le temps de travail dans la semaine), on augmente les profits pour les capitalistes. En augmentant la durée du travail on accentue l’exploitation dont sont victimes les travailleurs et les travailleuses. Le gouvernement est au service de la bourgeoisie. La lutte dans laquelle nous sommes engagé-e-s n’est pas une simple lutte contre une réforme du gouvernement mais c’est une lutte de classe contre la bourgeoisie. Et, la bourgeoisie ne s’arrêtera pas en si bon chemin, car c’est dans sa logique, dans son intérêt de nous exploiter toujours plus.



QUE DISENT LES PATRONS DE CETTE REFORME ?

 


" Côté patronal, les propositions de M. Bertrand ont été plus favorablement accueillies. Reçu en premier, lundi, le président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), Jean-François Roubaud, a qualifié le projet du gouvernement de "bon" et "bien équilibré", se réjouissant que l'emploi des seniors soit "mis en avant [ainsi que] les pensions de réversion, les minimums de retraite". Le Medef a salué "un certain nombre de débuts de mesures favorables", notamment concernant l'emploi des seniors et le passage à 41 ans de cotisations – "un minimum" (et oui car ce n’est que le début !), rappelle le représentant de l'organisation aux négociations, Jean-René Buisson. "Il faut que tout le monde fasse des efforts. Nous avons dit que, pour notre part, nous ferions ce qu'il faut pour inciter nos entreprises à ne pas faire partir trop tôt les gens à la retraite", a-t-il ajouté. "

 

Il faut que tout le monde fasse des efforts " :


PDG de chez L’oréal, Lindsay Owen Jones touche une pension de retraites de 3,4 millions par an âpres 36 ans d’ancienneté. PDG à la retraite devenu président du conseil d’administration, il gagne en plus entre 2 et 3,5 millions d’euros en 2007 !Antoine Zacharias : il a quitté " VINCI " en 2006. Poussé vers la sortie il avait touché une indemnité de départ à la retraite de 12,8 millions d’euros. Par ailleurs le régime spécifique de retraite dont il bénéficie lui verse annuellement une rente qui s’élève à 2 millions d’euros à l’âge de 68 ans…

 

Le travailleur lui ne gagne qu’en moyenne 1500 € pas mois, la travailleuse presque 1100 € en moyenne quand il s’agit de carrières complètes…

Les retraites ont augmenté de 1,1% au 01/01/2008, annonce N. Sarkozy... Mais quel a été le taux d’inflation en 2007 ? Selon l’INSEE : 2,6 % ! Donc on a 1,1% de fausse ‘hausse’ pour les retraités et des millions pour les patrons !…


Est-ce anodin ? Non, cela correspond à la crise internationale du capitalisme. Les différentes puissances impérialistes sont empêtrées dans leurs contradictions. La montée fulgurante de l’impérialisme chinois accentue cette crise. La bourgeoisie est contrainte de nous retirer ce qu’elle a été contrainte de nous lâcher comme acquis sociaux.

Devrions l’accepter sans broncher ? Non ! Pour défendre nos conditions de vie et de travail, pour ne pas se laisser bouffer tout cru par les capitalistes il faut lutter pied à pied. Les ouvriers-ères, les employé-e-s, les futures salarié-e-s lycéen-ne-s et étudiant-e-s doivent s’unir, s’organiser et lutter pour faire échouer les projets de la bourgeoisie et de son gouvernement serviteur.


Mais dans ce combat nous ne pouvons pas compter sur les directions syndicales. Alors que la question est gravissime, les directions syndicales restent tièdes, prêtes à négocier à perte, en échange de promesses qui ne font illusion pour personne. Dans leur lutte, les travailleurs et les travailleuses ne doivent compter que sur leurs propres forces. Il n’y a pas d’acquis durable dans le capitalisme. Or aujourd'hui, dans un contexte de changement du rapport de forces entre les pays bourgeois, la bourgeoisie n'a pas d'autre choix que d'attaquer le niveau des salaires, pour tenter de freiner son déclin économique : car dans le cadre du capitalisme, il n'existe pas d'autre solution à la crise que de la déplacer dans d'autres pays, en évinçant des concurrents sur le marché international. Partout l’âge de la retraite augmente. En Allemagne on est passé à 67 ans ; au Japon, à 65 ans d’ici 2013 ; aux USA 67 ans programmés pour 2022 ; au Royaume-Uni, 65 ans d’ici 2020 avec comme base de retraite 20 % du salaire des 49 années entre 16 et 65 ans, réformes prévues en Italie, etc.


La bourgeoisie ne laisse aujourd'hui aux travailleurs que deux choix : ou bien accepter la tête baissée la détérioration de leurs conditions de vie, ou bien s'organiser et se battre pour détruire un ordre qui broie et qui n'offre plus aucune perspective d'avenir (même réformiste) aux travailleurs, jeunes ou moins jeunes. Les travailleurs seront la variable d’ajustement de la bourgeoisie impérialiste aussi longtemps que le capitalisme existera. C’est pourquoi il faut se battre pour un avenir socialiste, pour nous débarrasser du capitalisme, de la concurrence et de l’exploitation qui lui sont intrinsèques.


NON à l’allongement de la durée du travail !

NON à l’exploitation capitaliste !


REJOINS LES COMMUNISTES MARXISTES-LENINISTES
POUR UN AVENIR SOCIALISTE !

 www.jeunessecommuniste.org

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Travailleurs ! - Communauté : Résistance 2007
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Vendredi 6 juin 2008

Remiller a signé - et en première signature - le 24 Avril une proposition de loi visant à donner des droits aux parents dont les enfants sont morts-nés. Au delà de la douleur de parents qui peuvent effectivement attendre une reconnaissance - bien qu'assez morbide - de leurs enfants nés sans vie, cette proposition de loi fragilise le droit à l'avortement.

En effet, elle fait de l'embryon, du foetus, du résidu de fausse couche, un être humain et un individu à part entière. Ce genre de projet de loi amène de l'eau au moulin des anti avortements qui considèrent que le tas de cellules en voie d'organisation que les femmes enceintes qui désirent avorter ont dans les entrailles est un être humain.

La proposition de Loi est disponible ici.


Par le collectif N.R.V - Publié dans : Antifascisme, Antisexisme, Anticléricalisme - Communauté : Les révoltés
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Mardi 3 juin 2008

Le 2 juin 1975, les prostituées lyonnaises occupaient l’Eglise Saint-Nizier pour protester contre les violences institutionnelles et le harcèlement policier dont elles étaient la cible.

Le 2 juin 2008 : la situation des personnes prostituées reste, à Lyon comme ailleurs, extrêmement précaire.

33 ans après, quelle est la situation des personnes prostituées à Lyon ?

La loi de Sécurité Intérieure de mars 2003, réintroduisant le délit de racolage passif, maintient les personnes prostituées dans un statut de délinquantes (contrôles d’identité, gardes-à-vue répétées, procès...) ou de victimes (de réseaux de proxénétisme...).

À Lyon, leur situation s’aggrave à la mesure des arrêtés municipaux qui se succèdent, interdisant le stationnement des camionnettes des personnes prostituées dans divers quartiers. Rejetées à la périphérie de la ville, les personnes prostituées sont de plus en plus isolées, leurs conditions de travail de plus en plus difficiles et dangereuses. Ainsi, les violences, qu’elles soient physiques ou symboliques, qu’elles soient le fait de passants, de clients, des services de police ou des institutions, sont en recrudescence.

S’étant installées cet été dans le quartier de Gerland, les personnes prostituées sont, de nouveau, « invitées » à se déplacer par un nouvel arrêté municipal en date du 20 mai 2008, qui les contraint à se déplacer encore plus loin. Aucune solution ne semble leur être proposée tant pour leur sécurité que pour leur reconnaissance en tant que citoyennes.

Ce lundi 2 juin 2008, trente-trois ans après l’occupation de l’Eglise Saint-Nizier, les personnes prostituées de Lyon souhaitent dénoncer publiquement la situation dans lesquelles elles se trouvent et répéter l’urgence d’abandonner les solutions répressives. Nous vous invitons à venir les soutenir en participant à une journée de mobilisation pour les droits des personnes prostituées.

Depuis des années, Cabiria alerte les pouvoirs publics sur les dangers des politiques répressives ou d’éloignement à l’encontre des personnes prostituées :
- Danger pour la sécurité des personnes, leur éloignement des lieux de passage favorisant les agressions de la part des clients ou des passants, ainsi que le harcèlement des forces de police.
- Danger pour la santé des personnes, car l’isolement, la précarité et la peur des arrestations mettent en danger leur capacité de négociation avec les clients, et leur rôle indispensable dans la prévention du VIH-sida et des Infections sexuellement transmissibles.

Méprisées, stigmatisées, perçues à la fois comme des victimes et des délinquantes, les personnes prostituées n’ont jamais droit à la parole. Il est enfin temps que les personnes prostituées se réapproprient cette parole.

Nous revendiquons :
- L’abrogation de l’article 225-10-1 de la Loi de Sécurité Intérieure de mars 2003 pénalisant le racolage passif.
- Des réunions de médiation entre personnes prostituées et riverainEs lorsque cela est nécessaire.
- Une reconnaissance des personnes prostituées comme des citoyennes à part entière.

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Antifascisme, Antisexisme, Anticléricalisme - Communauté : Résistance 2007
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Vendredi 30 mai 2008


A TITRE D'INFORMATION sur le mode d'action (qu'on envie, ayant eu plusieurs fois la tentation de l'essayer, sans avoir les possibilités techniques). Les positions des agriculteurs menant l'action sont clairement corporatistes, ne s'inscrivent pas dans la lutte des classes, ne sont ni anticapitalistes ni antilibérales. Heureusement, nous avons de notre côté d'autres syndicats agricoles tels la confédération paysanne !

"LYON, 29 mai 2008 (AFP) Un dépôt pétrolier bloqué par des agriculteurs à Villette de Vienne (Isère)

Environ 200 agriculteurs ont bloqué jeudi "pour une durée illimitée" le dépôt pétrolier de Villette de Vienne (Isère) pour réclamer une aide du gouvernement afin d'atténuer la hausse des prix du gazole.

Les agriculteurs, mobilisés par la FDSEA, les Jeunes agriculteurs et la Coordination Rural de l'ISère et de Rhône-Alpes ont barré avec des tracteurs la seule route qui mène au dépôt, a expliqué à l'AFP le président de la Coordination rurale Rhône-Alpes, Jean-Luc Ogier, présent sur place.

Les manifestants ont également installé un chapiteau où ils vont passer la nuit, a-t-il précisé.

"Les gendarmes de Vienne sont là, et nous avons eu une visite du sous-préfet qui nous a demander de ne pas provoquer d'incidents", a également raconté le responsable syndical.

La FDSEA et les Jeunes Agriculteurs de l'Isère ont publié un communiqué dans lequel ils expliquent que "les agriculteurs n'arrivent pas à répercuter la hausse des charges sur leurs produits. Dans le même temps, la hausse des prix de vente au consommateur se poursuit, sans lien avec la réalité au bénéfice de quelques intermédiaires et des grands groupes de distribution!".

"Le blocage (du dépôt de Villette de Vienne) a été décidé pour une durée illimitée pour le moment, dans l'attente de la réaction de pouvoirs publics", a ajouté M. Ogier.

Selon le responsable de la Coordination rurale, si les réponses du gouvernements tardaient "il n'est pas exclu que d'autres corps de métiers se joignent à nous, la solidarité jouera", a-t-il poursuivi.

"Lorsqu'on avait bloqué la raffinerie de Feyzin, il y a 7 ou 8 ans, il y avait les taxis, les transporteurs...", a-t-il rappelé.

Le dépôt de Villette de Vienne appartient à la Société du Pipeline Méditerranée-Rhône (SPMR) qui transporte des produits pétroliers à partir des installations de raffinage de l'Etang de Berre (13) et de Feyzin (69) et des installations portuaires de Lavéra et de Fos sur Mer jusqu'aux dépôts pétroliers de la Vallée du Rhône, de la région lyonnaise, du Dauphiné et de la Savoie jusqu'à la frontière Suisse"

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Mardi 27 mai 2008






































MERCI A SOPHIE POUR TOUTES CES PHOTOS !
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Lundi 26 mai 2008

Communiqué sur l’arrestation policière d’étudiants

Le 6 décembre à la faculté de Lyon 2 quais

 

Dans le contexte de la loi LRU sur l’autonomie des universités, les étudiants de Lyon 2 quais décident le 4 décembre, unanimement et démocratiquement, de prolonger le blocage de leur faculté sur le site des quais effectif depuis plusieurs semaines déjà.

Suite à cette décision votée en Assemblée Générale, les étudiants viennent tenir le blocage ce jeudi 6 décembre au matin. Les modalités de celui-ci était qu’il soit pacifique et symbolique (donc partiel, seule une entrée était bloquée). La Présidence de l’université face à cela requiert l’intervention des forces de l’ordre afin de les déloger. Cette intervention est plus que musclée, les étudiants se faisant molester et matraquer par les CRS. Il en résulte plusieurs blessés (dont certains finiront à l’hôpital), et l’arrestation arbitraire de deux jeunes étudiants syndicalistes sous le prétexte de « violence volontaire aggravée sur représentant de l’ordre public».

Ces derniers sont immédiatement mis en garde à vue et transférés au commissariat  du 7e. Prises d’empreintes, d’ADN, fichage, fouille au corps, interrogatoires, pressions, la présomption d’innocence ne semble pas être en œuvre partout !

Un médecin ainsi qu’un avocat est demandé par les étudiants arrêtés, médecin qui constate les hématomes des étudiants qui sont portés comme preuve de leur « sauvagerie et violence ». Les parents n’ont  pas été contactés malgré leur demande.

Dans l’après-midi un transfert s’effectue au commissariat de marlius berliet dans lequel ils subiront plusieurs interrogatoires et pressions (« libération » en cas d’aveux écrits et signés, menaces d’alourdissement de peine…).

Les interrogatoires néanmoins prennent vite une tournure politique au détriment d’une réelle recherche de vérité (questions portant sur les appartenances politiques, les syndicats, les opinions sur divers sujets, l’investissement politique de chacun…)

Le lendemain matin, après 24h de garde à vue, les étudiants sont « relâchés ». Ils signent un papier attestant leur fin de garde à vue, mais sont néanmoins menottés et transférés dans d’autres cellules sous le Palais de justice dans lesquels ils passeront environ 7 heures, sans aucune indication sur leur droit ou leur statut pendant ces 7 heures d’emprisonnement « préventif ». Ils passent enfin en comparution immédiate dans l’après-midi, au cours de laquelle l’avocat demande un report du procès afin de collecter des informations. Il obtient gain de cause. Après deux autres passages au tribunal dans lesquels le procès est reporté, les deux étudiants seront définitivement jugés le 29 mai à 14h au Palais de justice.

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Vendredi 23 mai 2008

Dans le Dauphiné 

Les rues de Vienne, hier après-midi, se sont teintées de rouge. La couleur de la colère, portée par la majorité des manifestants venus crier leur courroux face à la réforme des retraites.
Riche d'un millier de participants au démarrage sur le Champ de Mars, le cortège s'est gonflé au fil de son tour de Vienne, jusqu'à l'Hôtel de Ville, provoquant de grosses perturbations de circulation. Encouragés par l'Internationale et... du rock'n roll, les manifestants n'ont pas manqué, dans leurs slogans, d'interpeller Nicolas Sarkozy, son gouvernement, mais aussi le député-maire de Vienne, Jacques Remiller.

Des rangs de manifestants
plus étoffés qu'attendu

Dans une foule bigarrée avançaient bon nombre de retraités, arrivés notamment en force du pays roussillonnais comme Michel Largeron, 69 ans, venu « défendre la retraite des jeunes, qui ne sont plus sûrs d'en avoir une un jour, mais aussi ma propre retraite et mon pouvoir d'achat ».
Si certains grévistes du 15 mai sont restés au travail, les rangs des manifestants (jusqu'à 1500) étaient plus étoffés qu'attendus. Pas assez, pourtant, pour Michel : « à l'avenir il faudra être encore plus nombreux à se mobiliser ».

Dans le cortège à 87 ans

Se mobiliser « pour arrêter cette dégradation des retraites », soupirait Jean, retraité viennois du textile, qui malgré ses 87 printemps ne se voyait pas ailleurs que dans la rue, hier. « On va se bagarrer », promettait Françoise Salomon, de la Cpam de Vienne. Cette militante FO notait pourtant qu'« il faudrait beaucoup plus de monde dans les rues pour faire reculer le Président », au sujet duquel son amie Patricia, de la Cram de Lyon, espère un geste : « on veut qu'il nous écoute, mais pour le moment il ne semble rien n'entendre du tout ». Hier, les manifestants lui ont en tout cas envoyé un nouveau message.

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Travailleurs ! - Communauté : Les révoltés
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Agenda

Photos de la mobilisation contre le CPE à Vienne.

Le CURV, le collectif antilibéral viennois.

 

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