Elle aura lieu à 10h00 devant la mairie.
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Elle aura lieu à 10h00 devant la mairie.
Parmi eux, un nom émerge… sans contestation : celui de Daniel Cohn-Bendit. Cette réduction quasi unanime d’un mouvement de lutte collective à un nom, une figure, une photo, voire même un œil ou un sourire, est déjà en soi une réponse à la question qui est régulièrement posée : «Que reste-t-il de mai 68 ?»
Annexes : Quelques prestations médiatiques de Daniel Cohn-Bendit (série en cours)
* 22 décembre 2007 : Débat avec Henri Guaino sur «L’héritage de Mai 68» à l’émission «Répliques» de France Culture animée par Alain Finkielkraut avec qui Daniel Cohn-Bendit débattait aussi sur le plateau de «Ripostes» le 2 mars 2008.
* 18 janvier 2008 : Interview à Lyon Plus 19 janvier 2008 : reportage dans Metropolis sur Arte consacré à Mai 68 autour de l’ouvrage co-écrit avec Gerd Koenen sur les idéaux d’autrefois.
* 23 janvier 2008 : «Droit d’inventaire» sur France 3.
* 29 Janvier : Interview dans Les Inrockuptibles.
* 31 janvier : Interview croisée avec Luc Ferry au Nouvel Observateur.
* 1er mars : «Le journal inattendu» sur RTL.
* Mars 2008 : Interview croisée avec Nicolas Baverez au mensuel Philosophie Magazine.
* 2 mars : «Ripostes» sur France 5.
* 13 mars : Émission spéciale avec des étudiants sur France Info.
* 22 mars : Interview à 20 minutes et au centre d’un reportage sur France 24. C’est encore la photo de Daniel Cohn-Bendit qui apparaît en premier lors du lancement du documentaire «Mai 68 : un monde en révolte» sur France 3. Dans ce reportage, international, il est évidemment interrogé tout comme Alain Krivine, vu lui plus rarement.
* 26 mars 2008 : Interview dans les «Quatre vérités» sur France 2.
* 27 mars : Couverture du Nouvel Observateur avec des extraits de son dernier ouvrage sur Mai 68.
* 28 mars : Portrait dans «Empreintes» sur France 5.
* 29 mars : Couverture de Télérama avec une longue interview.
* 7 avril : Interview dans Métro.
* 10 avril : Interviewé par plusieurs jeunes de vingt ans dans Le Nouvel Observateur.
* 16 avril : Invité du «Grand Journal» sur Canal +.
Environnement. Une ONG envisage de faire une étude épidémiologique autour de Lyon.
Fin octobre 2007, trois journalistes de Lyon Capitale se rendaient à Sablons, une petite commune de 2 000 âmes à 60 km au sud de Lyon, sur les rives du Rhône.
Quelques jours plus tôt, et suite à une enquête sur la pollution du Rhône aux PCB, le témoignage d'un pêcheur, atteint d'un cancer de la prostate et grand consommateur de poissons, nous avait
persuadé d'enquêter sur place. Conscient que notre travail ne revêtait aucune valeur épidémiologique, nous avions néanmoins rapporté le résultat de notre investigation dans les colonnes du
journal, troublés par le nombre de cancers, et bien décidés à interpeller les autorités sanitaires. L'affaire était remontée jusqu'au bureau du ministre de l'écologie Jean-Louis
Borloo.
La semaine dernière, suite à notre article, l'ONG Next-Up nous a demandé de l'aider à trouver des volontaires ayant consommé des poissons du Rhône. Objectif :
lancer une étude sanitaire entre Valence et Lyon, comme elle l'avait menée, début mars, à Port-Saint-Louis-du-Rhône (Camargue), avec l'association de médecins ASEP (Association Santé et
Environnement Provence), qui regroupe quelque 300 professionnels. “On n'a plus le temps d'attendre, explique Serge Sargentini de Next-Up. Il faut prendre le contrepied du gouvernement qui ne
promet pas d'études avant deux ou trois ans”.
Tredi : une usine de décontamination ultra polluante
Car aujourd'hui, la pollution a pris une ampleur démesurée : le Rhône est touché jusqu'au delta méditerrannéen, quasiment tous les affluents aussi, cinq régions sont concernées (Rhône-Alpes,
PACA, Franche-Comté, Bourgogne, Languedoc-Roussillon) et les poissons sont impropres à la consommation. Ce que l'on sait moins, c'est que les sols, aussi, sont pollués. L'exemple isérois de
Susville, un site industriel près de Grenoble, en est un exemple criant, les eaux souterraines étant empoisonnées.
En Rhône-Alpes, la Drire en a recensé une soixantaine, “dont on est sûr” affirme Laurent Albert, de la division environnement. Aveu à peine voilé qu'il y en a
très certainement des dizaines d'autres mais que “pour en être assuré, il faudrait passer la région au peigne fin” (!). Il existe donc une pollution due aux anciens sites industriels, mais
également, dans une moindre mesure, celle engendrée par tous les transformateurs électriques. La stabilité chimique et l'ininflammabilité des PCB (sorte d'huile jaunâtre, lourde, très odorante)
ont conduit à les utiliser comme isolant électrique dans les transformateurs et les condensateurs. En Rhône-Alpes, 52 134 de ces appareils renferment encore du liquide toxique. Soit près de 3 100
tonnes de PCB. L'usine Tredi, à Saint-Vulbas (Ain), se chargera de les décontaminer.
Problème, les eaux de lavage des appareils contenant des PCB ont beau être traitées avant leur relargage dans le Rhône, des quantités de polluants arrivent
toujours à passer à travers les mailles du filet. Et si, depuis 2008, les rejets de Tredi ne doivent pas excéder plus de 200 grammes de PCB/an, pendant très longtemps, ils dépassaient
l'entendement. Ainsi, de 1985 à 1991, Tredi était autorisé à balancer 1,5 kilos de PCB par jour dans le Rhône. Le calcul est vite fait : pendant six ans, c'est plus de 3 tonnes qui ont été
déversées dans le Rhône. Et de 1991 à aujourd'hui, on peut rajouter, à la louche, 1, 8 tonnes. Consternant pour une usine spécialisée dans la décontamination de PCB ! Or, selon La Frapna*, qui
suit le dossier depuis des années, “l'échelle de toxicité des PCB s'exprime en milliardièmes de grammes”. Facile, dès lors, d'imaginer l'état du Rhône.
Les “casses” de PCB
Dans une moindre mesure, la préfecture devra désormais s'intéresser aux vols de cuivre. Dans la région, trois “casses” de transformateurs sont recensés chaque semaine. Quel est le lien avec les
PCB ? Les transformateurs regorgent du fameux métal, dont les cours flambent actuellement. “Les vandales cassent les transfos à la masse, quand ils ne les brûlent pas” explique Alain Chabrolle,
vice-président de la Frapna, qui vient d'écrire au préfet, lance un appel aux dons. Et les litres d'huile toxique de continuer d'imprégner les sols, sans compter les dangers pour les
“vandales”.
A l'heure actuelle, il y a urgence. Les dangers sur la santé humaine sont bien réels. La “casse” est avant tout humaine. Les prochaines prises de sang de
Next-Up et l'ASEP fixeront tout le monde.
*Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature. www.frapna.org .
APPEL A TEMOINS
L'ONG Next-UP, en partenariat avec Lyon Capitale, lance une grande campagne de dépistage des PCB. Trois types de profils de personnes sont recherchées : ayant consommé beaucoup de poissons (au
minimum 2 fois/semaine), ayant peu consommé (1 fois/10 jours à 1 fois/mois), et n'ayant jamais consommé. Les tests sont pris en charge dans leur totalité, donc gratuits, et durent le temps d'une
prise de sang. Les résultats sont attendus six semaines après. Une telle initiative permettra de connaître à quel degré les riverains du Rhône sont contaminés et d'apporter, dès aujourd'hui, les
solutions médicales les plus appropriées.
Nous n'irons pas marcher main
dans la main avec Remiller. Nous n'irons pas soutenir le Dalaï Lama, et surtout pas demander à la Chine de discuter gentiment avec lui.
Nous ne demandons pas le retour d'une théocratie réactionnaire (qui a élu le Dalaï Lama ?Ho, des moines ont reconnu qu'il était la réincarnation du précédent), inégalitaire (le Dalaï Lama se
trimbalait sur un trône d'or tandis que les paysans trimaient), sexiste.
Nous ne soutenons pas non plus l'impérialisme Chinois, qui a néanmoins apporté le désenclavement et la laïcité au Tibet.
En 1905, vous auriez été dans le camp de la République bourgeoise ou de l'Eglise ?
Nous refusons également de soutenir l'impérialisme occidental qui se sert des évènements au Tibet pour attaquer l'impérialisme Chinois dans
une mobilisation quasi unanime de la bourgeoisie, de droite comme des sociaux démocrates. Qui soutient le Tibet ? Remiller, Lionel Luca... Renseignez vous un peu sur ces gens
là.... Nous chions au pied de l'arbre de la liberté bourgeoise.
MANIFESTATION
PACIFIQUE POUR LES DROITS DE L'HOMME
SAMEDI 12 AVRIL 2008 à 15H
Départ du stade Jean Etcheberry
Halte au jardin de ville pour honorer l'arbre de la liberté
Arrivée à la Mairie de Vienne
MARCHONS ENSEMBLE POUR
LE PEUPLE TIBETAIN, SUR LE CHEMIN DES LIBERTES,
EN MEMOIRE DE NOS PARENTS MORTS POUR DEFENDRE LES LIBERTES D'AUJOURD'HUI,
ET POUR NOUS PERMETTRE DE LES TRANSMETTRE A NOS ENFANTS
Opération écoles désertes le jeudi 10 avril dans toute la France pour sauver le service public d’éducation. Une grande manifestation a lieu à Lyon jeudi 10 avril à 14h30 Place Bellecour avec les lycéens, les collégiens, les parents d’élèves, les étudiants, les enseignants, les personnels de l’Éducation Nationale et toutes les personnes opposées aux restrictions Darcos - Sarkozy.
Le gouvernement supprime 11.000 postes dans l’Éducation nationale à la prochaine rentrée. De nombreux BEP sont également supprimés. Des centres d’information et d’orientation sont menacés de fermeture. Au total c’est la formation des jeunes qui est menacée.
Le Recteur minimise cette mobilisation et tente de justifier les suppressions de postes en évoquant des baisses d’effectifs, argument qui ne tient pas et qui ne prend pas en compte la réalité de l’échec scolaire. Dans certains établissements on supprime quatre postes d’enseignants pour 2 élèves en moins !
Ces attaques sans précédents contre l’enseignement public s’ajoutent à une situation déjà délicate qui amène le Rectorat à :
Ne pas assurer tous les remplacements, dès cette année, y compris pour de
longues durées.
Faire appel à des retraités pour assurer certains cours.
Développer la précarité.
Laisser sur le carreau plusieurs centaines de jeunes sans affectation chaque année soit par manque de
place, soit faute de filières qualifiantes et porteuses pour éviter les orientations imposées ou subies.
Les suppressions de postes vont aggraver ces problèmes et en créer de nouveaux :
Alourdissement des effectifs par classe.
Suppression de certaines filières.
Augmentation très importante des heures supplémentaires imposées, bivalence, enseignants affectés sur
plusieurs établissements... toutes ces évolutions nuiront à la qualité de l’enseignement et à la réussite des jeunes.
Depuis plusieurs semaines des établissements scolaires se mobilisent contre les suppressions de postes d’enseignants et de vie scolaire, la multiplication des heures supplémentaires imposées ou non, la suppression des BEP et la généralisation des bacs pro en 3 ans, la disparition de nombreuses options...
De nombreux établissements sont bloqués ou en grève. Les manifestations du 27 mars et du 3 avril ont été importantes et attestent de la montée de la mobilisation avec des lycéens chaque fois plus nombreux dans la rue. Les rencontres de lycéens et de collégiens des établissements en lutte travaillent à l’amplification du mouvement. Le 10 avril doit permettre aux personnels du premier et du second degré, aux universités et aux lycéens de faire converger leurs revendications. Si des préavis de grève sont déposés chaque semaine pour permettre d’agir dans les établissements, il faut passer à la vitesse supérieure contre la casse de l’éducation nationale !
Il est important que les personnels de l’éducation et les parents d’élèves manifestent massivement avec les lycéens pour faire converger les revendications ! Il est de notre responsabilité d’adultes d’être aux côtés des jeunes qui luttent.
De la maternelle à l’université toutes les catégories de personnels sont concernées : suppressions de postes, décentralisation / privatisation de secteurs entiers..., précarisation accrue de tous les personnels de l’éducation. La pression hiérarchique s’accroît, le flicage avec les fichiers base-élèves, avec les bornes biométriques se généralise. Dans le premier degré, les mesures annoncées vont dégrader les conditions de travail des enseignants et des élèves : nouveaux programmes, flexibilisation avec les deux heures de « soutien », stages de « remédiation », super-directeurs…
Cette politique de restriction budgétaire constitue une régression sociale pour les personnels et une dégradation supplémentaire du service public d’éducation. Elle s’inscrit dans une attaque plus large contre le monde du travail (baisse du pouvoir d’achat, casse des retraites, de la couverture maladie, du droit du travail...).
le maintien des postes d’enseignants et des classes
le maintien des BEP
le maintien des BAC PRO actuels
ne pas fusionner les filières L et ES dans un BAC unique
et un service public d’éducation de qualité permettant le même droit à l’éducation pour tous et toutes,
partout.
Il faut réagir ensemble, parents, lycéens, enseignants et donner un coup d’arrêt à cette politique qui prévoie de supprimer 80.000 postes supplémentaires dans les 4 prochaines années dans l’éducation nationale.
GRÈVE dans les collèges et les lycées à l’appel des syndicats du second degré des enseignants : CGT-Educ, CNT, SNEP, SNES, SNUEP, SNFOLC, SGEN-CFDT, Sud Educ, Unsa, ainsi que de Sud-Lycéens, de la Fidl et de l’Unl, de Sud-étudiants, DE LA FSE, et opération collèges et lycées déserts à l’appel de la FCPE...
ARTICLE TIRE DU DAUPHINE LIBERE
"Sept agents de la police ferroviaire, douze contrôleurs, cinq employés de la SNCF. Hier matin en gare de Vienne, de gros moyens ont été déployés pour une opération de
contrôle d'envergure. Entre 6h 30 et 8h 30, c'est-à-dire à l'heure de pointe, toutes les personnes franchissant les portes devaient présenter leur titre de transport pour monter dans le
train.
À défaut de billets valides, les voyageurs n'avaient d'autre choix que de se présenter aux guichets de vente ou d'utiliser l'un des deux automates mis à disposition dans le hall. Cet afflux de
clients supplémentaires (révélant qu'en temps normal, la fraude n'est pas négligeable), conjugué aux nombreux abonnements à renouveler en ce premier jour du mois, a vite entraîné de grosses
perturbations : les files d'attente s'allongeaient, au point que la grogne n'a pas tardé à se faire entendre. Des utilisateurs réguliers du TER entre Vienne et Lyon sont ainsi arrivés très en
retard à leur travail, certains devant patienter plus d'une demi-heure avant d'obtenir un "sésame" pour monter dans une rame, la vente à bord des wagons n'étant du coup, pas tolérée pendant cette
opération. (...) Tandis qu'un bibliothécaire arrivé en gare à 8 heures dans l'espoir "d'embarquer" à 8h 13 n'a pu partir qu'avec le train de 9h 01. « Je vais prendre mon poste avec une heure de
retard » s'indignait-il.
Du côté de la SNCF, on explique que des opérations de ce genre sont menées tout au long de l'année pour dissuader les tricheurs qui empruntent régulièrement les lignes. « Les usagers qui ne
veulent pas risquer d'être retardés par ces contrôles à l'embarquement, doivent prendre l'habitude d'acheter leurs billets à l'avance. Les abonnements peuvent être renouvelés dès le 20 de chaque
mois » rappelle un représentant de la direction, qui reconnaît que les reproches ont fusé. "
Un pays, c’est celles et ceux qui y vivent
Quelles que soient notre origine, notre nationalité, notre couleur de peau, avec ou sans papiers La xénophobie d’Etat tue les droits de tous
Des attaques contre les étrangers
Rétention des étrangers
Répression du séjour irrégulier
Restriction des visas
Contrôle des frontières à l’entrée
aux attaques contre tous
« Rétention de sécurité »
Délit de solidarité
Fichage des invitants
Fichage des voyageurs au départ de la France
Et tant d’autres atteintes aux droits et libertés de tous : précarisation du travail, restriction de l’accès aux études (augmentation des frais d’inscription), restriction du droit à la santé (franchise médicale), problème d’accès au logement, …
La société solidaire à laquelle nous aspirons exige :
La suppression du ministère de « l’identité nationale »
L’arrêt de la chasse aux sans-papiers, l’arrêt des expulsions (25 000 par
an c’est une toute les 20 min) et de l’enfermement des sans papiers
L’arrêt des poursuites contre les soutiens des sans-papiers
L’abandon des projets de juridiction spéciale pour les étrangers et les
quotas
Le droit au logement, à la santé, à l’éducation et au travail pour toutes
et tous
La régularisation des sans papiers
La mise en œuvre d’une autre politique européenne, à l’opposé de l’Europe
forteresse
Associations et collectifs : Association des Refoulés d’Afrique centrale au Mali, Cimade, CLASSES, Collectif 69 de soutien aux demandeurs d’asile et sans papiers, Coordination régionale de soutien aux demandeurs d’asile et sans papiers, FCPE Rhône, LdH69, LdH régionale, MFPF69, MRAP Rhône, PAG69, RADDHODIASPORA, REFI, RESF, Resovigi, RUSF69, SOS Racisme, Survie Rhône, Témoins, UJFP Rhône
Syndicats : CNT UD69, CGT Educ’Lyon, FSE-Lyon, FSU, PAS69, SGEN-CFDT Ain Rhône, SNES, SUD Educ, Solidaires 69, Sud Etudiant
Partis et organisations politiques : Coordination des Groupes Anarchistes-Lyon, Gauche Alter Lyon, JC rhône, LCR, LO, Verts Lyon, Organisation Communiste Libertaire Lyon, Voie-Prolétarienne-Partisan
Les photos et l’appel de la manifestation appelée le 20 Octobre dernier par les mêmes organisations.
Mardi 1 Avril avait aussi lieu une manifestation de soutien à IYAD, étudiants menacé d’expulsion.
Changement de majorité parmi les étudiants de Lyon 2
Le 27 mars 2008 se sont tenues à l’Université Lyon 2 des élections étudiantes au Conseil Centraux (notamment Conseil d’Administration et Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire, qui dirigent l’Université). 5 sièges étaient à pourvoir au CA, et 14 au CEVU.
Lors de ces élections, la FSE est arrivée très largement en tête avec 32% des voix, loin devant l’UNEF qui n’a obtenu que 23%. A titre de comparaison, aux élections de l’année dernière, l’UNEF avait obtenu 53% et la FSE 10%. Il s’agit donc d’un retournement complet de la situation. Pour nous, il s’agit d’une victoire historique que nous avons arraché dans ce qui était pourtant l’un des fiefs historiques de l’UNEF, l’université de Bruno Julliard.
La répartition des sièges est la suivante :
CA
FSE : 2 sièges
UNEF : 1 siège
Cé : 1 siège
EVU (liste corpo) : 1 siège
CEVU
FSE : 5 sièges
UNEF : 3 sièges
Cé : 3 sièges
EVU : 2 sièges
UNI : 1 siège
Avec un tiers des voix, la FSE s’impose clairement comme la première force syndicale étudiante de Lyon 2. Ce résultat sanctionne une nette progression de notre activité dans les derniers mois, dans la lutte contre les mesures du gouvernement, sur les questions sociales, internationales, aux côtés des sans-papiers, contre la répression, dans la défense quotidienne des étudiants, etc.
Nous spécifions néanmoins que nos excellents scores ont été objectivement facilités par un taux de participation plus bas que d’habitude (moins de 10%), et par l’effondrement quasi-total de l’UNEF au plan local, bien qu’elle ait fait venir des renforts de toute la France pour l’aider dans sa campagne électorale. Le résultat n’en reflète pas moins une réelle évolution du rapport de force.
D’où vient ce résultat ?
Ce résultat, avant tout, a une signification politique. Il signifie qu’une grande partie des étudiants partagent notre analyse sur le caractère nocif des mesures gouvernementales. Ce résultat est, quelque part, une émanation du mouvement contre la Loi LRU de novembre/décembre 2007.
D’autre part, ce résultat exprime, dans une certaine mesure, le rejet de la politique musclée, autoritaire, répressive du Président de l’Université Claude Journès, dont nous avons été, sommes encore et continuerons à être les principaux opposants étudiants. Rappelons que la présidence universitaire, a, cette année et l’année dernière, fait intervenir de nombreuses fois la police sur les campus et fait arrêter de manière ciblée des étudiants militants, dont des adhérents de la FSE. Depuis 2 ans, plusieurs instructions ont été ouvertes, sur plaintes de la police, de tiers ou de l’Université elle-même. L’année dernière, nous avons acquis la preuve que l’Université pratique le fichage des étudiants militants, notamment au moyen des caméras de vidéosurveillance. 6 étudiants dont notre élu au Conseil d’Administration avaient par la suite été traînés en Conseil de Discipline pour « divers troubles portant atteinte à l’ordre et au bon fonctionnement de l’Université », sur la base d’accusations infondées et de nature politique. Heureusement, aucune exclusion n’a pu être prononcée. Cette année, outre le matraquage systématique des étudiants grévistes, la présidence n’a pas hésité à faire vider notre local et à se saisir de nos affaires, le même sort ayant été réservé à 5 autres associations. Pour finir, l’un de nos camarades arrêté de manière ciblée devant l’Université lors d’un « déblocage » par les CRS doit comparaître le 29 mai devant la justice sur l’accusation sans preuves de « violence sur agent ». Rappelons que ce jour là, comme en témoignent de nombreux films et témoignages, la violence se situait du côté de la police et non pas des étudiants. Ces faits ont réellement marqué les étudiants. Pour eux, le principal responsable n’est autre que le Pdt Claude Journès. Ils savent que le Conseil d’Administration devra voter la confiance à Journès, et beaucoup ont voté pour nous sur la base de notre engagement à voter « non ». Des phénomènes analogues pourraient bien avoir lieu lors des élections enseignantes du 8 avril.
Ce résultat, enfin, traduit tout autant notre progression que l’affaiblissement continu des autres forces étudiantes. La Cé, l’UNI et les corpos, par leurs scores médiocres, montrent le faible nombre d’étudiants qui soutiennent les mesures du gouvernement, et leur difficulté à s’implanter durablement. La Cé par exemple avait investi des moyens énormes avec comme objectif clair d’arriver en tête et d’enlever la majorité en captant les voix des étudiants antigrévistes « modérés ». Elle talonne à peine l’UNEF, faisant jeu égal avec elle en termes d’élus.
En ce qui concerne l’UNEF, elle paye durement ses choix pendant la grève et ses ambiguïtés. Une grande partie de leurs militants confient même avoir voté pour nous. Un jour pour la grève, contre le lendemain, elle a réagi à la répression policière en prétendant ne soutenir « ni le blocage, ni la répression ». Son incapacité à demander l’abrogation de la Loi LRU ou à condamner la présidence universitaire, provenant de ses méthodes capitulardes et collaborationnistes, lui a fait perdre à la fois le soutien des grévistes et des antigrévistes.
Ce que compte faire la FSE
La FSE se félicite bien évidemment de cette victoire. Mais nous ne comptons pas nous endormir sur nos lauriers. Bien que nous disposions d’élus au sein du CA et du CEVU, ces instances n’en reste pas moins fondamentalement antidémocratiques, de véritables chambres d’enregistrement pour le Ministère et la Présidence universitaire.
Nous ne comptons pas cogérer la pénurie budgétaire aux côtés de la Présidence, ni négocier le rythme et l’intensité des attaques contre les étudiants, comme l’avait fait l’UNEF. Nous serons au contraire la voix, les yeux et les oreilles de la résistance à ces politiques. Notre rôle ne consistera pas à proposer mais à revendiquer. Notre rôle dans les conseils sera aussi d’informer les étudiants de ce qui se trame dans leur dos, et le cas échéant de les mobiliser.
Les transformations profondes de l’Université, synthétisées par les réformes universitaires, nous donnent du pain sur la planche :
- l’étranglement budgétaire organisé par l’Etat vise à obliger l’Université à donner une influence croissante aux financements privés et à liquider les filières non rentables,
- l’absence de créations de postes titulaires engendre un précarisation croissante du personnel enseignant,
- la multiplication des stages en entreprises non rémunérés dans les cursus, la casse du cadre national des diplômes et leur non reconnaissance dans les conventions collectives, s’attaquent directement au statut des étudiants comme futurs salariés,
- les annonces du gouvernement sur une augmentation drastique des frais d’inscription dés l’année prochaine va rendre encore plus difficile l’accès à l’Université pour les classes populaires,
- la sélection dés la première année (qui est évoquée dans la loi LRU et le Plan Licence), sous couvert « d’orientation active » finirait de mettre en place une fac élitiste,
- en ce qui concerne les questions sociales, alors que de moins en moins de fils d’ouvriers peuvent accéder à l’université, les conditions générales de vie et d’études continuent de se déclarer,
- Pendant ce temps, le gouvernement continue de s’attaquer aux conditions de vie des travailleurs, qu’il s’agisse du contrat de travail, de la retraite, de la santé, etc.
A l’exacte opposé de ces politiques, la FSE prône une Université publique, laïque, gratuite, ouverte à tous, de qualité, critique, populaire. La FSE prône également la solidarité entre les étudiants et les travailleurs dans la défense de leurs droits. Nous sommes pour une Fac fermée aux intérêts privés, et pour une Fac ouverte aux enfants d’ouvriers.
Notre projet ne prendra pas vie dans les Conseils, mais dans une lutte de classe et de masse. C’est au fond sur la défense de cette ligne, loin des promesses démagogiques des autres listes, que nous avons remporté des succès, et que nous espérons en remporter d’encore plus importants.
C’est sur la base de cette ligne, que nous appelons le plus grand nombre à rejoindre la FSE ou à se rassembler autour de nous, en tant que nouveau pôle de résistance universitaire. Sur la base de ce succès, nous sommes motivés à construire l’organisation puissante qui pourra tenir en échec les politiques du Ministère et de la Présidence universitaire.
La Fédération Syndicale Etudiante
Le Conseil constitutionnel a annoncé jeudi l'annulation de l'élection du député UMP du Rhône Georges Fenech, son compte de campagne ayant été rejeté par les
Sages. Le juriste trèèèès à droite Fenech fait de plus l'objet d'une inéligibilité d'un an.
Dans un
communiqué, M. Fenech "s'élève contre son invalidation par le Conseil constitutionnel pour des motifs de pure forme ayant trait à des achats de nourriture en grande surface par un bénévole et
entièrement remboursés par le mandataire financier sur le compte de campagne". S'estimant "victime d'une procédure discriminante et sans appel", il "en
appelle" au président Nicolas Sarkozy et au président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer à propos d'une "intolérable atteinte au suffrage universel".
C'est les habitants de Condrieu, Givors, Mornant, Saint SYmphorien d'Ozon qui vont être contents d'être débarassés de cette ordure de Fenech.
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