Dimanche 27 avril 2008

Elle aura lieu à 10h00 devant la mairie.

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Travailleurs ! - Communauté : Les révoltés
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Samedi 26 avril 2008
Piqué au LABORATOIRE DE VALENCE

La commémoration du quarantième anniversaire de mai 68 est partout. Elle sature notamment un espace médiatique qu’envahissent les témoignages d’«anciens combattants». En effet, pour évoquer une grève générale d’une ampleur exceptionnelle [
Il est évidemment difficile de chiffrer précisément le nombre de grévistes : 6 à 7 millions pour certains, plus de 11 pour d’autres. Ce qui est incontestable, cependant, et ce que personne ne conteste, c’est que mai 68 a été la plus grande grève générale que la France et l’Europe aient connue.], parmi des millions d’étudiants, d’ouvriers, d’artisans ou d’artistes, qui a été sélectionné par les «grands» médias ? À qui ont-ils confié le soin d’analyser un mouvement que tous les commentateurs s’accordent à replacer dans un contexte de contestation mondiale ? À qui ont-ils confié le soin de tirer les enseignements de mai 68 ? À un petit groupe autoproclamé «experts es-68», à des porte-parole rétrospectifs, dont nombre de radios, chaînes de télévision, quotidiens et magazines relaient les leçons : Glucksmann, Rotman, Hamon, July, Joffrin…

Parmi eux, un nom émerge… sans contestation : celui de Daniel Cohn-Bendit. Cette réduction quasi unanime d’un mouvement de lutte collective à un nom, une figure, une photo, voire même un œil ou un sourire, est déjà en soi une réponse à la question qui est régulièrement posée : «Que reste-t-il de mai 68 ?»



Daniel Cohn-Bendit : la seule voix médiatique autorisée de Mai 68 ?

En se faisant l’expression des aspirations ou des volontés d’une fraction significative du mouvement étudiant, Daniel Cohn-Bendit a indéniablement joué un rôle de porte-parole il y a 40 ans. Mais il n’a jamais été le seul leader dans lequel se reconnaissaient les jeunes de 68 de même qu’il n’est pas le porte-parole attitré de toute la jeunesse contestataire de mai 68 à nos jours. Il est, d’ailleurs, le premier à l’admettre : «J’ai jamais dit en 68, je suis le porte-parole des jeunes d’aujourd’hui à l’an 2020, j’ai pas dit ça. J’ai dit : j’étais le haut-parleur à un moment précis de l’histoire
[Rencontre avec les étudiants sur France Info, émission du 13 mars 2008]

Si, avec d’autres, Cohn-Bendit a donc été un porte-parole et même, incontestablement, un symbole, il doit, en revanche son statut d’icône médiatique… aux médias eux-mêmes. Depuis longtemps déjà, l’ensemble des grands médias l’a élevé au rang de «voix» de Mai 68. Ainsi, en 1998, «Dany» avait déjà assuré la tournée promotionnelle de son spectacle sur mai 68 [Lire«Daniel Cohn-Bendit - United colors of Dany le… choisissez la couleur» (Chronique), de Serge Halimi, Les Inrockuptibles, no 201 du 16 décembre 1998
].

C’est sans doute pour conjurer lee sort que Jean-Marcel Bouguereau, dans son éditorial de La République des Pyrénées (le 22 mars 2008), avertit : «On ne peut que redouter la momification et la starification de quelques uns.» Une mise en garde peu suivie d’effet au vu de la véritable surenchère à laquelle ses confrères se sont livrés.

Anciennement connu sous le sobriquet de «Dany le Rouge», le Vert député européen est tour à tour présenté comme : «le héros des évènements» (Le Figaro.fr le 16 janvier et 20 minutes du 22 mars) ; «une figure» (Le Figaro le 24 mars) ; «la figure emblématique» (France Info le 13 mars et France 2 le 26 mars ; «le symbole de mai 68» (Télérama 29 mars - 4 avril) ; «la mascotte des évènements» (idem) ; «le vrai leader de mai 68» (par Laurent Joffrin, le 1er février, dans l’édito de Libération) «le leader emblématique» (Le Nouvel Observateur le 31 janvier) ; «l’incarnation de mai 68» (France 24 le 22 mars) ; «l’enfant de mai 68» (Le Monde supplément radio TV 24-30 mars) ; l’«agitateur depuis 40 ans» (titre du documentaire diffusé sur France 5 le 28 mars dans «Empreintes») ; et, surtout, l’«icône», (pour Marie Drucker dans «Droit d’inventaire» sur France 3 le 23 janvier ; pour Serge Moati qui s’en amuse le 2 mars lors de l’émission «Ripostes» sur France 5 ; dans le documentaire diffusé sur France 3 le 22 mars («Mai 68 : un monde en révolte») ; pour le supplément TV & radio du Monde du lundi 24 mars ; pour Le Nouvel Observateur du 27 mars ; pour Matin Plus le 28 mars ; pour Télérama du 29 mars au 4 avril ; pour le mensuel Philosophie Magazine de mars 2008…)

Nous en oublions sans aucun doute ! Les mots sont importants. Si tous n’ont pas le même sens, ils contribuent tous, par leur accumulation, à consacrer un personnage et un seul. Mais pour qui ? Et, surtout, grâce à qui ? À l’évidence, d’abord, pour et par les journalistes. Des journalistes qui s’accordent ce privilège papal de canoniser de simples mortels !

Nulle surprise alors quand certains parmi eux prêtent à «l’icône-Bendit» des pouvoirs absolument exceptionnels. D’abord, chose amusante, le don d’ubiquité ! Comme il l’explique lui-même sur France Info le 13 mars : «Paris-Match voulait faire une photo de famille devant la Sorbonne de tous ceux qui étaient de 68. Je vois pas pourquoi j’ai besoin de faire n’importe quelle bêtise pour assumer.» Paris-Match le fait pourtant réapparaître sous les traits du fils de Patrick Rotman qui a le «look Cohn-Bendit» comme l’explique la légende !

Plus sérieusement, le déclenchement des évènements lui est personnellement attribué par Marie Drucker, le 23 janvier, dans l’émission «Droit d’Inventaire» sur France 3 : «Il y a 40 ans, donc, vous lanciez cette révolte étudiante.» Plus fort encore : dans le reportage «Étudiants, ouvriers : le rendez-vous raté» diffusé dans la même émission, le journaliste explique, toujours au sujet de Cohn-Bendit : «Il passe alors au deuxième acte : entraîner la classe ouvrière dans la lutte […] L’appel de Dany le Rouge est entendu […]. Ce 13 mai, ils sont 250.000 à défiler ensemble.» La célébration médiatique qui lui accorde tant sinon tout achève de se caricaturer dans la question que lui pose le quotidien 20 minutes le 22 mars : «Ces foules qui buvaient vos paroles, le pouvoir ébranlé… Aviez-vous un sentiment de puissance ?»

Au final, par-delà les outrances, lorsque Laurent Joffrin décrète dans son éditorial de Libération le 1er février, «le vrai leader de 68, le seul en vérité, fut Daniel Cohn-Bendit» et que Télérama, le 19 mars, renchérit : «mai 68 c’est lui», les visages et la parole des millions d’autres, étudiants ou ouvriers, rentrent dans l’ombre et l’anonymat.

Confronté à un tel traitement médiatique, l’intéressé semble nager en pleine contradiction. Il peut, comme on l’a vu, essayer de tenir la commémoration à distance. Mais s’il refuse la photo de famille de Paris-Match, il accepte de poser pour Télérama qui centre une page entière sur son célèbre et pétillant œil bleu. Il déclare sur France Info le 13 mars : «Moi, je n’ai pas, vous savez, la fibre commémoration.» Mais il joue et s’amuse du jeu auquel il prétend ne pas se prêter et confirme lors de la même émission : «Oui, je suis la figure emblématique de 68.»

De l’icône au très réel porte-parole du consensus

Dans le reportage diffusé dans l’émission «Empreintes» sur France 5 [Et réalisé par son «ami» Serge July comme le signale la journaliste dans la présentation de cette hagiographie.
], Daniel Cohn-Bendit explique lui-même, non sans une certaine lucidité, le rôle des médias dans la construction, dès 1968, de son rôle de porte-parole médiatique : «Je mettais en forme ce que beaucoup ressentaient […] Pour les médias, c’est beaucoup plus intéressant [que “la langue de bois” des syndicats habituels] d’avoir en face quelqu’un qui leur permet de faire quelque chose d’autre[nouveauté] et donc, ce sont eux qui me font.»

En 2008, il s’agit plutôt d’une coproduction. Le bon client et ses reniements [
Lire PLPL no 17
] sont appréciés par des médias qui érigent Cohn-Bendit en icône.

Un «bon client»…

Un bon client c’est d’abord une «bonne bouille». Laurent Joffrin flagorne ainsi une sorte de «Till l’espiègle (…) qui a le regard bleu, le verbe ironique et une tchatche pas possible» [Le 21 mars sur France Inter]. Télérama s’émerveille de «son sourire ravageur et de sa tignasse rousse» comme de «sa faconde, son ironie, sa joie surtout». C’est un «rigolard» pour la journaliste de France 5 qui introduit ainsi son «portrait» diffusé par la chaîne le 26 mars. Ses coups de gueule (bien-pensants même quand le ton est insolent) sont appréciés : «Daniel Cohn-Bendit n’a pu s’empêcher de jouer l’impertinent» s’amuse Le Parisien (le 17 avril) au sujet de sa rencontre avec Sarkozy à l’Élysée. Une espièglerie qui peut, de surcroît, se révéler utile et servir à détendre l’atmosphère lorsque les débats risquent par trop de s’enflammer, c’est-à-dire d’aborder les sujets sérieux, ce que les journalistes, gardiens du consensus, apprécient tout particulièrement [Lire à ce sujet, ici même : «Mai 68, journalisme d’entente cordiale sur RTL»
].

Bref, un «bon client», disponible depuis des années pour le plus grand bonheur des journalistes [
Un bon client… en tournée promotionnelle pour son nouveau livre opportunément paru cette année de commémoration]. Sur le plateau de «Ripostes» le 2 mars, il confirme ironiquement : «Dès qu’il y a trois étudiants dans la rue, trente six journalistes accourent pour me demander si c’est un nouveau 68.» À ces journalistes, Cohn-Bendit offre clé en main, de manière ludique et décontractée, quelques épisodes de «son» feuilleton. Il satisfait ainsi l’inclination médiatique à privilégier les «personnages» et les «histoires singulières» à l’histoire et aux mobilisations collectives [Lire à ce sujet, sur le site du Monde Diplomatique, «Mai 68, la mémoire et l’oubli»dans lequel Kristin Ross écrit : «Réduire un mouvement de masse aux itinéraires de quelques uns de ses soi-disant leaders, porte-parole ou représentants (plus particulièrement ceux qui ont désavoué “leurs erreurs du passé”), constitue une vieille tactique de confiscation, aussi efficace qu’éprouvée. Ainsi circonscrite, toute révolte collective est désamorcée, et donc réduite à l’angoisse existentielle de destinées individuelles. Elle se trouve ainsi confinée à un petit nombre de “personnalités” auxquelles les médias offrent d’innombrables occasions de réviser ou de réinventer leurs motivations d’origine.»
].

Au service d’une approche consensuelle…

Faire de Cohn-Bendit la référence obligée, voir l’évènement par ses yeux, l’analyser par sa bouche ne favorise évidemment pas la pluralité des points de vue et sert au contraire un retour consensuel sur mai 68 qui prévaut dans la commémoration médiatique.

Lorsque Télérama lui pose la question : «Vous voyez 68 comme une révolte existentielle, en somme !», Cohn-Bendit acquiesce : «Exactement ! La majorité des manifestants voulaient prendre le pouvoir sur leur vie.» Une formule qu’il avait déjà utilisée chez Marie Drucker : «Beaucoup de gens, des jeunes et visiblement des ouvriers, se sentaient dépossédés de leur vie et ils sont partis à la conquête de leur vie, c’est ça Mai 68.»

Des différences existent entre l’analyse de «Dany», celles des quelques autres «anciens autorisés» et celles des principaux responsables éditoriaux. Mais toutes vont dans le même sens, toutes convergent pour enterrer 68 sous les fleurs. Des fleurs culturelles, par exemple quand Laurent Joffrin explique le 28 mars dans Libération : «Si la masse se mit en mouvement, c’était pour des raisons culturelles, et non directement politiques : il fallait en finir avec l’archaïsme des mœurs et des mentalités.» ; ou encore quand Serge July rebondit le 9 avril dans l’émission «Ce soir ou jamais» de France 3 : «Le mouvement, lui, il était sur les mœurs, il était sur changer la vie, sur la liberté, et en fait le mouvement était très libertaire.»

Ainsi, Cohn-Bendit est apprécié autant pour ses qualités d’invité que pour sa contribution à l’élaboration d’une version consensuelle de mai 68 qui s’impose dans les médias : une présentation qui met en avant la révolte culturelle, générationnelle et estudiantine mais laisse à l’arrière plan la mobilisation ouvrière et la grève générale. Se construit ainsi l’histoire d’un mouvement moins conflictuel et dont la finalité aurait été, somme toute, de préparer la société française l’entrée dans «la modernité» [
Sur ce travail médiatique d’imposition, lire ici même :«Mai 68 - Une tranche de “commémoration” sur France Inter»
].

«[…] Vous êtes irrécupérable.» Le 16 avril, sur le plateau du «Grand Journal» de Canal +, Michel Denisot chapitre «Dany» pour mieux le flatter. Sans doute aussi pour le remercier de ses contributions au grand cirque de la commémoration de 68 ; un barnum qui a su récupérer le symbole pour le convertir en icône médiatique.

Nadine Floury, Denis Pérais, Acrimed, 21 avril 2008
Merci pour leur participation à Grégory, Henri, Jamel et Sébastien


Annexes : Quelques prestations médiatiques de Daniel Cohn-Bendit (série en cours)

* 22 décembre 2007 : Débat avec Henri Guaino sur «L’héritage de Mai 68» à l’émission «Répliques» de France Culture animée par Alain Finkielkraut avec qui Daniel Cohn-Bendit débattait aussi sur le plateau de «Ripostes» le 2 mars 2008.

* 18 janvier 2008 : Interview à Lyon Plus 19 janvier 2008 : reportage dans Metropolis sur Arte consacré à Mai 68 autour de l’ouvrage co-écrit avec Gerd Koenen sur les idéaux d’autrefois.

* 23 janvier 2008 : «Droit d’inventaire» sur France 3.

* 29 Janvier : Interview dans Les Inrockuptibles.

* 31 janvier : Interview croisée avec Luc Ferry au Nouvel Observateur.

* 1er mars : «Le journal inattendu» sur RTL.

* Mars 2008 : Interview croisée avec Nicolas Baverez au mensuel Philosophie Magazine.

* 2 mars : «Ripostes» sur France 5.

* 13 mars : Émission spéciale avec des étudiants sur France Info.

* 22 mars : Interview à 20 minutes et au centre d’un reportage sur France 24. C’est encore la photo de Daniel Cohn-Bendit qui apparaît en premier lors du lancement du documentaire «Mai 68 : un monde en révolte» sur France 3. Dans ce reportage, international, il est évidemment interrogé tout comme Alain Krivine, vu lui plus rarement.

* 26 mars 2008 : Interview dans les «Quatre vérités» sur France 2.

* 27 mars : Couverture du Nouvel Observateur avec des extraits de son dernier ouvrage sur Mai 68.

* 28 mars : Portrait dans «Empreintes» sur France 5.

* 29 mars : Couverture de Télérama avec une longue interview.

* 7 avril : Interview dans Métro.

* 10 avril : Interviewé par plusieurs jeunes de vingt ans dans Le Nouvel Observateur.

* 16 avril : Invité du «Grand Journal» sur Canal +.



Dossier Mai 68

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Infos diverses - Communauté : Résistance 2007
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Samedi 19 avril 2008
(EXTRAIT DE LYON CAPITALE)

Environnement. Une ONG envisage de faire une étude épidémiologique autour de Lyon.

Fin octobre 2007, trois journalistes de Lyon Capitale se rendaient à Sablons, une petite commune de 2 000 âmes à 60 km au sud de Lyon, sur les rives du Rhône. Quelques jours plus tôt, et suite à une enquête sur la pollution du Rhône aux PCB, le témoignage d'un pêcheur, atteint d'un cancer de la prostate et grand consommateur de poissons, nous avait persuadé d'enquêter sur place. Conscient que notre travail ne revêtait aucune valeur épidémiologique, nous avions néanmoins rapporté le résultat de notre investigation dans les colonnes du journal, troublés par le nombre de cancers, et bien décidés à interpeller les autorités sanitaires. L'affaire était remontée jusqu'au bureau du ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo.

La semaine dernière, suite à notre article, l'ONG Next-Up nous a demandé de l'aider à trouver des volontaires ayant consommé des poissons du Rhône. Objectif : lancer une étude sanitaire entre Valence et Lyon, comme elle l'avait menée, début mars, à Port-Saint-Louis-du-Rhône (Camargue), avec l'association de médecins ASEP (Association Santé et Environnement Provence), qui regroupe quelque 300 professionnels. “On n'a plus le temps d'attendre, explique Serge Sargentini de Next-Up. Il faut prendre le contrepied du gouvernement qui ne promet pas d'études avant deux ou trois ans”.

Tredi : une usine de décontamination ultra polluante
Car aujourd'hui, la pollution a pris une ampleur démesurée : le Rhône est touché jusqu'au delta méditerrannéen, quasiment tous les affluents aussi, cinq régions sont concernées (Rhône-Alpes, PACA, Franche-Comté, Bourgogne, Languedoc-Roussillon) et les poissons sont impropres à la consommation. Ce que l'on sait moins, c'est que les sols, aussi, sont pollués. L'exemple isérois de Susville, un site industriel près de Grenoble, en est un exemple criant, les eaux souterraines étant empoisonnées.

En Rhône-Alpes, la Drire en a recensé une soixantaine, “dont on est sûr” affirme Laurent Albert, de la division environnement. Aveu à peine voilé qu'il y en a très certainement des dizaines d'autres mais que “pour en être assuré, il faudrait passer la région au peigne fin” (!). Il existe donc une pollution due aux anciens sites industriels, mais également, dans une moindre mesure, celle engendrée par tous les transformateurs électriques. La stabilité chimique et l'ininflammabilité des PCB (sorte d'huile jaunâtre, lourde, très odorante) ont conduit à les utiliser comme isolant électrique dans les transformateurs et les condensateurs. En Rhône-Alpes, 52 134 de ces appareils renferment encore du liquide toxique. Soit près de 3 100 tonnes de PCB. L'usine Tredi, à Saint-Vulbas (Ain), se chargera de les décontaminer.

Problème, les eaux de lavage des appareils contenant des PCB ont beau être traitées avant leur relargage dans le Rhône, des quantités de polluants arrivent toujours à passer à travers les mailles du filet. Et si, depuis 2008, les rejets de Tredi ne doivent pas excéder plus de 200 grammes de PCB/an, pendant très longtemps, ils dépassaient l'entendement. Ainsi, de 1985 à 1991, Tredi était autorisé à balancer 1,5 kilos de PCB par jour dans le Rhône. Le calcul est vite fait : pendant six ans, c'est plus de 3 tonnes qui ont été déversées dans le Rhône. Et de 1991 à aujourd'hui, on peut rajouter, à la louche, 1, 8 tonnes. Consternant pour une usine spécialisée dans la décontamination de PCB ! Or, selon La Frapna*, qui suit le dossier depuis des années, “l'échelle de toxicité des PCB s'exprime en milliardièmes de grammes”. Facile, dès lors, d'imaginer l'état du Rhône.

Les “casses” de PCB
Dans une moindre mesure, la préfecture devra désormais s'intéresser aux vols de cuivre. Dans la région, trois “casses” de transformateurs sont recensés chaque semaine. Quel est le lien avec les PCB ? Les transformateurs regorgent du fameux métal, dont les cours flambent actuellement. “Les vandales cassent les transfos à la masse, quand ils ne les brûlent pas” explique Alain Chabrolle, vice-président de la Frapna, qui vient d'écrire au préfet, lance un appel aux dons. Et les litres d'huile toxique de continuer d'imprégner les sols, sans compter les dangers pour les “vandales”. 

A l'heure actuelle, il y a urgence. Les dangers sur la santé humaine sont bien réels. La “casse” est avant tout humaine. Les prochaines prises de sang de Next-Up et l'ASEP fixeront tout le monde.

*Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature. www.frapna.org .

APPEL A TEMOINS
L'ONG Next-UP, en partenariat avec Lyon Capitale, lance une grande campagne de dépistage des PCB. Trois types de profils de personnes sont recherchées : ayant consommé beaucoup de poissons (au minimum 2 fois/semaine), ayant peu consommé (1 fois/10 jours à 1 fois/mois), et n'ayant jamais consommé. Les tests sont pris en charge dans leur totalité, donc gratuits, et durent le temps d'une prise de sang. Les résultats sont attendus six semaines après. Une telle initiative permettra de connaître à quel degré les riverains du Rhône sont contaminés et d'apporter, dès aujourd'hui, les solutions médicales les plus appropriées.

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Environnement - Communauté : Les révoltés
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Samedi 12 avril 2008

Nous n'irons pas marcher main dans la main avec Remiller. Nous n'irons pas soutenir le Dalaï Lama, et surtout pas demander à la Chine de discuter gentiment avec lui.

Nous ne demandons pas le retour d'une théocratie réactionnaire (qui a élu le Dalaï Lama ?Ho, des moines ont reconnu qu'il était la réincarnation du précédent), inégalitaire (le Dalaï Lama se trimbalait sur un trône d'or tandis que les paysans trimaient), sexiste.
Nous ne soutenons pas non plus l'impérialisme Chinois, qui a néanmoins apporté le désenclavement et la laïcité au Tibet. 
En 1905, vous auriez été dans le camp de la République bourgeoise ou de l'Eglise ? 

Nous refusons également de soutenir l'impérialisme occidental qui se sert des évènements au Tibet pour attaquer l'impérialisme Chinois dans une mobilisation quasi unanime de la bourgeoisie, de droite comme des sociaux démocrates. Qui soutient le Tibet ? Remiller, Lionel Luca... Renseignez vous un peu sur ces gens là.... Nous chions au pied de l'arbre de la liberté bourgeoise.

MANIFESTATION
PACIFIQUE POUR LES DROITS DE L'HOMME


SAMEDI 12 AVRIL 2008 à 15H

Départ du stade Jean Etcheberry
Halte au jardin de ville pour honorer l'arbre de la liberté
Arrivée à la Mairie de Vienne



MARCHONS ENSEMBLE POUR
LE PEUPLE TIBETAIN, SUR LE CHEMIN DES LIBERTES,
EN MEMOIRE DE NOS PARENTS MORTS POUR DEFENDRE LES LIBERTES D'AUJOURD'HUI,
ET POUR NOUS PERMETTRE DE LES TRANSMETTRE A NOS ENFANTS

organisé par : dons et action pour le Tibet, amnesty international, KTT Vienne, France Tibet pays de Savoie, Tibet vent de liberté, Lion des neiges mont-blanc, kiwanis club Vienne-en-Gal,

Soutenue par une grande partie des partis politiques de la région viennoise

Pour le respect des droits de l'homme, soyons présent.
Par le collectif N.R.V - Publié dans : La lutte des classes n'a pas de frontières - Communauté : Les révoltés
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Mercredi 9 avril 2008

Opération écoles désertes le jeudi 10 avril dans toute la France pour sauver le service public d’éducation. Une grande manifestation a lieu à Lyon jeudi 10 avril à 14h30 Place Bellecour avec les lycéens, les collégiens, les parents d’élèves, les étudiants, les enseignants, les personnels de l’Éducation Nationale et toutes les personnes opposées aux restrictions Darcos - Sarkozy.

Le gouvernement supprime 11.000 postes dans l’Éducation nationale à la prochaine rentrée. De nombreux BEP sont également supprimés. Des centres d’information et d’orientation sont menacés de fermeture. Au total c’est la formation des jeunes qui est menacée.

Le Recteur minimise cette mobilisation et tente de justifier les suppressions de postes en évoquant des baisses d’effectifs, argument qui ne tient pas et qui ne prend pas en compte la réalité de l’échec scolaire. Dans certains établissements on supprime quatre postes d’enseignants pour 2 élèves en moins !

Ces attaques sans précédents contre l’enseignement public s’ajoutent à une situation déjà délicate qui amène le Rectorat à :

- Ne pas assurer tous les remplacements, dès cette année, y compris pour de longues durées.
- Faire appel à des retraités pour assurer certains cours.
- Développer la précarité.
- Laisser sur le carreau plusieurs centaines de jeunes sans affectation chaque année soit par manque de place, soit faute de filières qualifiantes et porteuses pour éviter les orientations imposées ou subies.

Les suppressions de postes vont aggraver ces problèmes et en créer de nouveaux :

- Alourdissement des effectifs par classe.
- Suppression de certaines filières.
- Augmentation très importante des heures supplémentaires imposées, bivalence, enseignants affectés sur plusieurs établissements... toutes ces évolutions nuiront à la qualité de l’enseignement et à la réussite des jeunes.

Depuis plusieurs semaines des établissements scolaires se mobilisent contre les suppressions de postes d’enseignants et de vie scolaire, la multiplication des heures supplémentaires imposées ou non, la suppression des BEP et la généralisation des bacs pro en 3 ans, la disparition de nombreuses options...

De nombreux établissements sont bloqués ou en grève. Les manifestations du 27 mars et du 3 avril ont été importantes et attestent de la montée de la mobilisation avec des lycéens chaque fois plus nombreux dans la rue. Les rencontres de lycéens et de collégiens des établissements en lutte travaillent à l’amplification du mouvement. Le 10 avril doit permettre aux personnels du premier et du second degré, aux universités et aux lycéens de faire converger leurs revendications. Si des préavis de grève sont déposés chaque semaine pour permettre d’agir dans les établissements, il faut passer à la vitesse supérieure contre la casse de l’éducation nationale !

Il est important que les personnels de l’éducation et les parents d’élèves manifestent massivement avec les lycéens pour faire converger les revendications ! Il est de notre responsabilité d’adultes d’être aux côtés des jeunes qui luttent.

De la maternelle à l’université toutes les catégories de personnels sont concernées : suppressions de postes, décentralisation / privatisation de secteurs entiers..., précarisation accrue de tous les personnels de l’éducation. La pression hiérarchique s’accroît, le flicage avec les fichiers base-élèves, avec les bornes biométriques se généralise. Dans le premier degré, les mesures annoncées vont dégrader les conditions de travail des enseignants et des élèves : nouveaux programmes, flexibilisation avec les deux heures de « soutien », stages de « remédiation », super-directeurs…

Cette politique de restriction budgétaire constitue une régression sociale pour les personnels et une dégradation supplémentaire du service public d’éducation. Elle s’inscrit dans une attaque plus large contre le monde du travail (baisse du pouvoir d’achat, casse des retraites, de la couverture maladie, du droit du travail...).

L’unité dans les luttes et leur convergence sont plus que jamais une nécessité !

NOUS DEVONS OBTENIR :


- le maintien des postes d’enseignants et des classes
- le maintien des BEP
- le maintien des BAC PRO actuels
- ne pas fusionner les filières L et ES dans un BAC unique
- et un service public d’éducation de qualité permettant le même droit à l’éducation pour tous et toutes, partout.

C’EST POSSIBLE !

Il faut réagir ensemble, parents, lycéens, enseignants et donner un coup d’arrêt à cette politique qui prévoie de supprimer 80.000 postes supplémentaires dans les 4 prochaines années dans l’éducation nationale.

Rendez-vous à tous et toutes le Jeudi 10 avril :
14h30 Place Bellecour

GRÈVE dans les collèges et les lycées à l’appel des syndicats du second degré des enseignants : CGT-Educ, CNT, SNEP, SNES, SNUEP, SNFOLC, SGEN-CFDT, Sud Educ, Unsa, ainsi que de Sud-Lycéens, de la Fidl et de l’Unl, de Sud-étudiants, DE LA FSE, et opération collèges et lycées déserts à l’appel de la FCPE...

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Education - Communauté : Résistance 2007
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Jeudi 3 avril 2008


ARTICLE TIRE DU DAUPHINE LIBERE

"S
ept agents de la police ferroviaire, douze contrôleurs, cinq employés de la SNCF. Hier matin en gare de Vienne, de gros moyens ont été déployés pour une opération de contrôle d'envergure. Entre 6h 30 et 8h 30, c'est-à-dire à l'heure de pointe, toutes les personnes franchissant les portes devaient présenter leur titre de transport pour monter dans le train.
À défaut de billets valides, les voyageurs n'avaient d'autre choix que de se présenter aux guichets de vente ou d'utiliser l'un des deux automates mis à disposition dans le hall. Cet afflux de clients supplémentaires (révélant qu'en temps normal, la fraude n'est pas négligeable), conjugué aux nombreux abonnements à renouveler en ce premier jour du mois, a vite entraîné de grosses perturbations : les files d'attente s'allongeaient, au point que la grogne n'a pas tardé à se faire entendre. Des utilisateurs réguliers du TER entre Vienne et Lyon sont ainsi arrivés très en retard à leur travail, certains devant patienter plus d'une demi-heure avant d'obtenir un "sésame" pour monter dans une rame, la vente à bord des wagons n'étant du coup, pas tolérée pendant cette opération. (...) Tandis qu'un bibliothécaire arrivé en gare à 8 heures dans l'espoir "d'embarquer" à 8h 13 n'a pu partir qu'avec le train de 9h 01. « Je vais prendre mon poste avec une heure de retard » s'indignait-il.
Du côté de la SNCF, on explique que des opérations de ce genre sont menées tout au long de l'année pour dissuader les tricheurs qui empruntent régulièrement les lignes. « Les usagers qui ne veulent pas risquer d'être retardés par ces contrôles à l'embarquement, doivent prendre l'habitude d'acheter leurs billets à l'avance. Les abonnements peuvent être renouvelés dès le 20 de chaque mois » rappelle un représentant de la direction, qui reconnaît que les reproches ont fusé.
"

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Transports - Communauté : Les révoltés
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Mercredi 2 avril 2008

Un pays, c’est celles et ceux qui y vivent

Quelles que soient notre origine, notre nationalité, notre couleur de peau, avec ou sans papiers La xénophobie d’Etat tue les droits de tous

Des attaques contre les étrangers

- Rétention des étrangers

- Répression du séjour irrégulier

- Restriction des visas

- Contrôle des frontières à l’entrée

aux attaques contre tous

- « Rétention de sécurité »

- Délit de solidarité

- Fichage des invitants

- Fichage des voyageurs au départ de la France

Et tant d’autres atteintes aux droits et libertés de tous : précarisation du travail, restriction de l’accès aux études (augmentation des frais d’inscription), restriction du droit à la santé (franchise médicale), problème d’accès au logement, …

Français-Immigrés : égalité et solidarité !

La société solidaire à laquelle nous aspirons exige :

- La suppression du ministère de « l’identité nationale »

- L’arrêt de la chasse aux sans-papiers, l’arrêt des expulsions (25 000 par an c’est une toute les 20 min) et de l’enfermement des sans papiers

- L’arrêt des poursuites contre les soutiens des sans-papiers

- L’abandon des projets de juridiction spéciale pour les étrangers et les quotas

- Le droit au logement, à la santé, à l’éducation et au travail pour toutes et tous

- La régularisation des sans papiers

- La mise en œuvre d’une autre politique européenne, à l’opposé de l’Europe forteresse

Dans le cadre d’une mobilisation nationale

Manifestation régionale à Lyon

Samedi 5 avril 2008 à 14h30

au depart des Terreaux

Associations et collectifs : Association des Refoulés d’Afrique centrale au Mali, Cimade, CLASSES, Collectif 69 de soutien aux demandeurs d’asile et sans papiers, Coordination régionale de soutien aux demandeurs d’asile et sans papiers, FCPE Rhône, LdH69, LdH régionale, MFPF69, MRAP Rhône, PAG69, RADDHODIASPORA, REFI, RESF, Resovigi, RUSF69, SOS Racisme, Survie Rhône, Témoins, UJFP Rhône

Syndicats : CNT UD69, CGT Educ’Lyon, FSE-Lyon, FSU, PAS69, SGEN-CFDT Ain Rhône, SNES, SUD Educ, Solidaires 69, Sud Etudiant

Partis et organisations politiques : Coordination des Groupes Anarchistes-Lyon, Gauche Alter Lyon, JC rhône, LCR, LO, Verts Lyon, Organisation Communiste Libertaire Lyon, Voie-Prolétarienne-Partisan

Les photos et l’appel de la manifestation appelée le 20 Octobre dernier par les mêmes organisations.

Mardi 1 Avril avait aussi lieu une manifestation de soutien à IYAD, étudiants menacé d’expulsion.

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Immigrés en danger - Communauté : Résistance 2007
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Mardi 1 avril 2008

Changement de majorité parmi les étudiants de Lyon 2

 

 

Le 27 mars 2008 se sont tenues à l’Université Lyon 2 des élections étudiantes au Conseil Centraux (notamment Conseil d’Administration et Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire, qui dirigent l’Université). 5 sièges étaient à pourvoir au CA, et 14 au CEVU.

 

Lors de ces élections, la FSE est arrivée très largement en tête avec 32% des voix, loin devant l’UNEF qui n’a obtenu que 23%. A titre de comparaison, aux élections de l’année dernière, l’UNEF avait obtenu 53% et la FSE 10%. Il s’agit donc d’un retournement complet de la situation. Pour nous, il s’agit d’une victoire historique que nous avons arraché dans ce qui était pourtant l’un des fiefs historiques de l’UNEF, l’université de Bruno Julliard.

 

La répartition des sièges est la suivante :

 

 

CA

 

FSE : 2 sièges

 

UNEF : 1 siège

 

Cé : 1 siège

 

EVU (liste corpo) : 1 siège

 

 

CEVU

 

FSE : 5 sièges

 

UNEF : 3 sièges

 

Cé : 3 sièges

 

EVU : 2 sièges

 

UNI : 1 siège


 

Avec un tiers des voix, la FSE s’impose clairement comme la première force syndicale étudiante de Lyon 2. Ce résultat sanctionne une nette progression de notre activité dans les derniers mois, dans la lutte contre les mesures du gouvernement, sur les questions sociales, internationales, aux côtés des sans-papiers, contre la répression, dans la défense quotidienne des étudiants, etc.

 

Nous spécifions néanmoins que nos excellents scores ont été objectivement facilités par un taux de participation plus bas que d’habitude (moins de 10%), et par l’effondrement quasi-total de l’UNEF au plan local, bien qu’elle ait fait venir des renforts de toute la France pour l’aider dans sa campagne électorale. Le résultat n’en reflète pas moins une réelle évolution du rapport de force.

 

D’où vient ce résultat ?

 

Ce résultat, avant tout, a une signification politique. Il signifie qu’une grande partie des étudiants partagent notre analyse sur le caractère nocif des mesures gouvernementales. Ce résultat est, quelque part, une émanation du mouvement contre la Loi LRU de novembre/décembre 2007.

 

D’autre part, ce résultat exprime, dans une certaine mesure, le rejet de la politique musclée, autoritaire, répressive du Président de l’Université Claude Journès, dont nous avons été, sommes encore et continuerons à être les principaux opposants étudiants. Rappelons que la présidence universitaire, a, cette année et l’année dernière, fait intervenir de nombreuses fois la police sur les campus et fait arrêter de manière ciblée des étudiants militants, dont des adhérents de la FSE. Depuis 2 ans, plusieurs instructions ont été ouvertes, sur plaintes de la police, de tiers ou de l’Université elle-même. L’année dernière, nous avons acquis la preuve que l’Université pratique le fichage des étudiants militants, notamment au moyen des caméras de vidéosurveillance. 6 étudiants dont notre élu au Conseil d’Administration avaient par la suite été traînés en Conseil de Discipline pour « divers troubles portant atteinte à l’ordre et au bon fonctionnement de l’Université », sur la base d’accusations infondées et de nature politique. Heureusement, aucune exclusion n’a pu être prononcée. Cette année, outre le matraquage systématique des étudiants grévistes, la présidence n’a pas hésité à faire vider notre local et à se saisir de nos affaires, le même sort ayant été réservé à 5 autres associations. Pour finir, l’un de nos camarades arrêté de manière ciblée devant l’Université lors d’un « déblocage » par les CRS doit comparaître le 29 mai devant la justice sur l’accusation sans preuves de « violence sur agent ».  Rappelons que ce jour là, comme en témoignent de nombreux films et témoignages, la violence se situait du côté de la police et non pas des étudiants. Ces faits ont réellement marqué les étudiants. Pour eux, le principal responsable n’est autre que le Pdt Claude Journès. Ils savent que le Conseil d’Administration devra voter la confiance à Journès, et beaucoup ont voté pour nous sur la base de notre engagement à voter « non ». Des phénomènes analogues pourraient bien avoir lieu lors des élections enseignantes du 8 avril.

 

Ce résultat, enfin, traduit tout autant notre progression que l’affaiblissement continu des autres forces étudiantes. La Cé, l’UNI et les corpos, par leurs scores médiocres, montrent le faible nombre d’étudiants qui soutiennent les mesures du gouvernement, et leur difficulté à s’implanter durablement. La Cé par exemple avait investi des moyens énormes avec comme objectif clair d’arriver en tête et d’enlever la majorité en captant les voix des étudiants antigrévistes « modérés ». Elle talonne à peine l’UNEF, faisant jeu égal avec elle en termes d’élus.

En ce qui concerne l’UNEF, elle paye durement ses choix pendant la grève et ses ambiguïtés. Une grande partie de leurs militants confient même avoir voté pour nous. Un jour pour la grève, contre le lendemain, elle a réagi à la répression policière en prétendant ne soutenir « ni le blocage, ni la répression ». Son incapacité à demander l’abrogation de la Loi LRU ou à condamner la présidence universitaire, provenant de ses méthodes capitulardes et collaborationnistes, lui a fait perdre à la fois le soutien des grévistes et des antigrévistes.

 

Ce que compte faire la FSE

 

            La FSE se félicite bien évidemment de cette victoire. Mais nous ne comptons pas nous endormir sur nos lauriers. Bien que nous disposions d’élus au sein du CA et du CEVU, ces instances n’en reste pas moins fondamentalement antidémocratiques, de véritables chambres d’enregistrement pour le Ministère et la Présidence universitaire.

            Nous ne comptons pas cogérer la pénurie budgétaire aux côtés de la Présidence, ni négocier le rythme et l’intensité des attaques contre les étudiants, comme l’avait fait l’UNEF. Nous serons au contraire la voix, les yeux et les oreilles de la résistance à ces politiques. Notre rôle ne consistera pas à proposer mais à revendiquer. Notre rôle dans les conseils sera aussi d’informer les étudiants de ce qui se trame dans leur dos, et le cas échéant de les mobiliser.

 

            Les transformations profondes de l’Université, synthétisées par les réformes universitaires, nous donnent du pain sur la planche :

 

-                      l’étranglement budgétaire organisé par l’Etat vise à obliger l’Université à donner une influence croissante aux financements privés et à liquider les filières non rentables,

-                      l’absence de créations de postes titulaires engendre un précarisation croissante du personnel enseignant,

-                      la multiplication des stages en entreprises non rémunérés dans les cursus, la casse du cadre national des diplômes et leur non reconnaissance dans les conventions collectives, s’attaquent directement au statut des étudiants comme futurs salariés,

-                      les annonces du gouvernement sur une augmentation drastique des frais d’inscription dés l’année prochaine va rendre encore plus difficile l’accès à l’Université pour les classes populaires,

-                      la sélection dés la première année (qui est évoquée dans la loi LRU et le Plan Licence), sous couvert « d’orientation active » finirait de mettre en place une fac élitiste,

-                      en ce qui concerne les questions sociales, alors que de moins en moins de fils d’ouvriers peuvent accéder à l’université, les conditions générales de vie et d’études continuent de se déclarer,

-                      Pendant ce temps, le gouvernement continue de s’attaquer aux conditions de vie des travailleurs, qu’il s’agisse du contrat de travail, de la retraite, de la santé, etc.

A l’exacte opposé de ces politiques, la FSE prône une Université publique, laïque, gratuite, ouverte à tous, de qualité, critique, populaire. La FSE prône également la solidarité entre les étudiants et les travailleurs dans la défense de leurs droits. Nous sommes pour une Fac fermée aux intérêts privés, et pour une Fac ouverte aux enfants d’ouvriers.

 

            Notre projet ne prendra pas vie dans les Conseils, mais dans une lutte de classe et de masse. C’est au fond sur la défense de cette ligne, loin des promesses démagogiques des autres listes, que nous avons remporté des succès, et que nous espérons en remporter d’encore plus importants.

 

C’est sur la base de cette ligne, que nous appelons le plus grand nombre à rejoindre la FSE ou à se rassembler autour de nous, en tant que nouveau pôle de résistance universitaire. Sur la base de ce succès, nous sommes motivés à construire l’organisation puissante qui pourra tenir en échec les politiques du Ministère et de la Présidence universitaire.

 

 

La Fédération Syndicale Etudiante

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Education - Communauté : Résistance 2007
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Vendredi 28 mars 2008

Le Conseil constitutionnel a annoncé jeudi l'annulation de l'élection du député UMP du Rhône Georges Fenech, son compte de campagne ayant été rejeté par les Sages. Le juriste trèèèès à droite Fenech fait de plus l'objet d'une inéligibilité d'un an.
Dans un communiqué, M. Fenech "s'élève contre son invalidation par le Conseil constitutionnel pour des motifs de pure forme ayant trait à des achats de nourriture en grande surface par un bénévole et entièrement remboursés par le mandataire financier sur le compte de campagne". S'estimant "victime d'une procédure discriminante et sans appel", il "en appelle" au président Nicolas Sarkozy et au président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer à propos d'une "intolérable atteinte au suffrage universel".
C'est les habitants de Condrieu, Givors, Mornant, Saint SYmphorien d'Ozon qui vont être contents d'être débarassés de cette ordure de Fenech.

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Elections : une chance pour l'alternative ? - Communauté : Les révoltés
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Mardi 25 mars 2008
à Grenoble, manif 14h, place de la Gare
à Lyon, manif 14h, place Bellecour
Par le collectif N.R.V - Publié dans : Travailleurs ! - Communauté : Résistance 2007
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Photos de la mobilisation contre le CPE à Vienne.

Le CURV, le collectif antilibéral viennois.

 

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