Défenestrations à Roussillon

Publié le par le collectif N.R.V

Déjà deux défenestrés de Roussillon, arrêtons cette ignoble déportation !

 

Deux personnes, poursuivies par la police, à un mois d’intervalle, ont sauté dans le vide et se sont blessées gravement. Pour accomplir un tel geste, cela veut bien dire que cela craint vraiment si le gouvernement français les expulse !

Au lieu d’arrêter ces expulsions contraires aux droits de l’homme et qui n’avancent à rien sinon à traumatiser des milliers de personnes aussi bien celles qui sont déportées que celles qui sont ici, privées de leurs proches, de leurs amis qu’on emmène au loin de force, Hortefeux convoque les préfets à Paris pour les inciter à augmenter leur quota de déportation.

En tout cas, à Roussillon, au sud de Vienne, dans la vallée du Rhône, ce sont deux personnes qui paient de leur santé ces agissements sauvages du gouvernement français.

- Le 4 août de cette année, un jeune Congolais de 25 ans, habitant Roussillon, a sauté du 2ème étage après s’être vu signifier sa prochaine expulsion par la police de l’air et des frontières de Lyon.

- Le 12 septembre, un homme d’origine maghrébine, interpellé par des gendarmes, est tombé du 4ème étage d’un immeuble de Roussillon où demeure sa belle-soeur.

.

  • Le 4 août, ce jeune, menacé dans son pays natal, le Congo, et qui avait bénéficié d’un parrainage citoyen, de Roussillon se rendait à la plate-forme d’accueil des étrangers de Vienne dans le but de tenter de régulariser sa situation en France. Après avoir été débouté de sa demande d’asile, il avait en cours d’autres recours. En chemin, des policiers de l’air et des frontières (PAF) l’ont arrêté et emmené sans explication dans leurs locaux à Lyon. Là, ils lui ont dit que les procèdures avaient changé et qu’on allait le mettre au centre de rétention de Saint-Exupéry pour l’expulser directement au Congo. C’est à ce moment-là, qu’il a ouvert la fenêtre, s’est accroché à la rambarde du balcon et a sauté du deuxième étage. Pourtant blessé au dos, au pied et à la jambe, il est emmené aussitôt en garde à vue, puis de force à l’hôpital psychiatrique.

.

  • Le 12 septembre, les gendarmes ont contrôlé dans la rue, à Roussillon, un homme qui dit avoir oublié ses papiers dans l’appartement de sa belle-soeur. Arrivé chez elle, il a enjambé une fenêtre, tout en restant accroché au rebord par les mains afin d’échapper aux gendarmes, qui ont alors tenté de le saisir. Il a glissé et est tombé du quatrième étage. Il souffre de multiples fractures.

Voilà où nous mène les actes inadmissibles du gouvernement qui veut déporter coûte que coûte des personnes faisant partie de notre pays. C’est terrifiant !

Commenter cet article

admin.fnj 27/04/2008 06:09

ben voyons...... et on relache tous les criminels, les voleurs, les violeurs, les menteur.. et tous ceux qui ne respectent pas la lois sous le seul prétexte qu'ils pourraient se faire mal... ben voyons....Ils sont en situation irrégulères, c'est normal que la police intervienne.. De toute manière, ils ont sauté par la fenêtre, personne ne les a poussé... ce n'est qu'un fait divers, moin interessant que la hausse du prix du blé....