mobilisation à l'hopital de VIenne

Publié le par le collectif N.R.V

Paru dans l'humanité, 

Santé . Après les restrictions sur les congés, une journée d’action a eu lieu hier.

Les congés courts ont été gelés, pour, au moins, le mois de septembre à l’hôpital de Vienne, dans l’Isère. Deux infirmières sur trois sont maintenant responsables de vingt-huit malades. Les restrictions budgétaires, imposées par l’agence régionale d’hospitalisation (ARH) dans le cadre des financements à l’activité, mettent en danger l’offre de soins… Autant de raisons qui ont conduit le personnel, en assemblée générale, le 27 septembre, à faire assaut de propositions. Il souhaite rencontrer l’ARH, y compris en s’y invitant si elle n’y est pas favorable, veut privilégier les soins aux patients en boycottant les réunions qui ne sont pas institutionnelles. Il charge les syndicats de rediscuter des plannings et de la désorganisation des services et exige que les appels téléphoniques, pour combler les manques de personnel au jour le jour, soient justifiés par courrier attestant de leur nécessité. Enfin, l’assemblée générale a appelé à une journée d’action, hier, avec un débrayage de 13 à 15 heures pour un rassemblement devant l’hôpital. Un préavis de grève avait été déposé par les deux syndicats CGT et FO. Point positif, cependant, la certification, par le directeur du personnel, que les heures supplémentaires seraient payées ou récupérées.

Pour sensibiliser la population, outre la distribution d’informations samedi dernier, dans le cadre de la journée contre les franchises médicales, où « les gens ont massivement signé pour la défense de l’hôpital », une tente a été installée devant celui-ci hier.

Par ailleurs, la clinique privée Trenel, qui fait toujours des prothèses de hanches quel que soit l’âge de ses malades, a bien arrêté ses activités d’obstétrique fin 2005, comme demandé par l’ARH, certifient et sa directrice et les médecins de gynécologie de l’hôpital. Seuls deux gynécologues médicaux de la clinique consultent encore à l’extérieur mais s’orientent vers une autre clinique privée. L’hôpital dispose donc de 30 lits de maternité et de cinq en chirurgie gynécologique, seuls, deux médecins exercent une activité libérale de consultation, qui précisent ne pas disposer de lits privés.

Il reste que l’inquiétude du personnel et de la population est bien réelle. Le syndicat CGT a adressé, hier, une lettre aux maires des communes voisines, une rencontre a lieu, le 12 octobre, avec le maire de Vienne, le directeur de l’hôpital et le président du comité médical d’établissement. Le 15, une autre est prévue avec l’agence régionale d’hospitalisation.

E. R.

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