Journée d'action réussie à Lyon le 18

Publié le par le collectif N.R.V

Si les transports en commun lyonnais fonctionnaient à peu près normalement, aucun TER ne circulait, du moins sur la ligne lyon valence avignon. Ce qui se comprenait aisément lorsqu'on circulait dans les cortèges des syndicats, où, effectivement, la mobilisation des cheminots était importante. Mais ils n'étaient pas seuls à s'être mobilisés en masse, puisque les agents d'EDF, en uniforme, les suivaient. La centrale de Saint Alban était d'ailleurs représentée, comme les agents EDF de Vienne qui se tenaient derrière leur propre banderole. Les agents de la fonction publique territoriale s'étaient eux aussi déplacés en nombre important. On apercevait ici et là des grappes de facteurs, et quelques professeurs et membres de l'éducation nationale. Des ouvriers de Rhodia dont certains de Roussillon-Les Roches, étaient présents, preuve du soutien des salariés du privé à leurs camarades du public.

Les étudiants avaient réussi à former un joli cortège, à la fois pour rejoindre la mobilisation des syndicats de travailleurs et pour contester la réforme des universités de Valérie Pécresse.

Toute cette sympathique foule devait représenter 10 000 personnes. 

Le cortège devait se rendre de Bellecour à la Prefecture, mais, à l'approche, toutes les rues y menant étaient bloquées par des barrières antiémeutes, derrière lesquelles se tenaient des CRS pas très causants. Il semble que même les gens qui voulaient aller y travailler se voyaient refuser l'accès. C'est la première fois que l'accueil qui nous était réservé à la préfecture était aussi massivement représsif. Et ce n'est pas anodin politiquement : le gouvernement nous signifie qu'il ne compte pas entendre, sans parler d'écouter, nos revendications. Rappellons d'ailleurs que selon Sarkozy : 

Si les syndicats veulent l’épreuve de force, je suis prêt. Deux mois sans train, eh bien ! ce sera deux mois sans train. Ou plutôt deux mois sans les cheminots. Moi j’imposerai le service minimum, avec l’armée s’il le faut ".

Cela laisse présager un climat social des plus pacifique pour les longues prochaines années.

Publié dans Travailleurs !

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