CI DESSUS, LA VERSION OFFICIELLE !
Au pays des amis du Dalaï Lama, quelle liberté ?
Le grand défenseur des droits de l’homme et du Tibet, Jacques Remiller, révèle jusqu’où son attachement à la liberté
peut aller. Lorsque Nicolas Sarkozy vient lui rendre visite, il décide de tout repeindre en bleu.
Et par là même de traquer tout ce qui est rouge.
En effet, le Président Français Sarkozy était venu à Vienne ce Mardi 13 Mai :
Nicolas Sarkozy se rendra à Vienne, pour visiter l’usine Yoplait (située dans le quartier d’Estressin) pourrait être
l’un des sites retenus à Vienne. Selon le Dauphiné : " Le chef de l’État, en plus de ses visites sur le terrain, serait ainsi amené à rencontrer des chefs d’entreprises locales issus du commerce
et de l’artisanat. (...) (....) On sait toutefois qu’outre Christine Lagarde, trois autres ministres, dont Luc Chatel (secrétaire d’État à l’Industrie et à la Consommation, porte-parole du
gouvernement) et Hervé Novelli (secrétaire d’État au Commerce, à l’Artisanat, aux Petites et Moyennes Entreprises, au Tourisme et aux Services), devraient être présents. À Vienne, l’ancien maire
de Neuilly retrouvera Jacques Remiller. Le député-maire de Vienne avait été l’un des premiers parlementaires UDF à rallier les rangs de l’UMP, en 2002.
(...)."
Thierry Kovacs, l’adjoint au maire, a invité les sympathisants à venir acclamer Sarkozy à la salle des fêtes, place
Miremont, à 11 heures.
Il est intéressant de noter que seuls les sympathisants son invités à l’acclamer, désormais, il n’est plus que le
représentant de ses sympathisants, non plus d’un pays.
Cela nous amène donc à la superbe chasse aux sorcières orchestrée par les pouvoirs locaux. Ainsi, plusieurs arrestations
sont faites, sur désignation des agents des Renseignement Généraux tout d’abord, puis directement toute personne qui ne prendrait pas part à la grande liesse « populaire » entourant le
président. Ainsi, plusieurs membres d’organisations politiques ou syndicales sont arrêtés, en plus de simples personnes dont le teint ne s’accordait probablement pas avec le décor souhaité par
les organisateurs. Des membres des organisations suivantes, FSE (Fédération Syndicale étudiantes), JCML (Jeunesses communistes Marxistes Léninistes), et LCR ont été embastillés pour la durée du
séjour du président « des français ». Pour ceux qui échappent aux rafles, ils sont refoulés hors des lieux de passage du noble sire, pour éviter qu’il ne perturbe sa visite de
Vienne.
La ville était repeinte en bleu (déjà qu’elle l’est en temps normal). Un
premier cordon fouillait, refoulait, ou non, intimidait, en clair, puis un deuxième se tenait dans les ruelles attenantes à la place ou Sarkozy a débarqué, et enfin, des barrières derrières et
des barrages de police isolaient le trajet direct de Sarkozy : pour passer derrière, on devait avoir une INVITATION, un certificat d’appartenance à la bonne société locale. (Une des
personnes arrêtées)
J’ai passé deux heures et demie en garde à vue parce que je portais deux affichettes format A4 avec
les phrases suivantes : l’ordre mon cul, la liberté m’habite / certains l’ont choisit d’autres le subissent. (Une autre arrêtée)
Au bout d’un moment, on pouvait compter 200 à 300
personnes s’opposant à la venue du Président. L’ambiance était tendue, des militants CGT s’étaient déjà faits refouler par les CRS - l’un d’eux se serait même fait arrêté. Les RG n’étaient pas
discrets (ils prenaient leur photos avec leur portables high-tech), la BAC (plus d’une vingtaine) non plus - mais on va dire qu’ils sont pas là pour être discrets. Des tireurs sur le toit de la
salle des fêtes. (Un passant)
A propos de ces
arrestations, les policiers n’ont pas été capables de fournir le moindre motif les justifiant. Même une organisation aussi puissante que la CGT s’est faite repoussée de la place Miremont dont
Jean-Michel Rabut, un des dirigeants locaux. Les élus PCF, pourtant tout aussi légitimes que le Député-Maire de Vienne, Jacques Remiller, furent écartés. Ainsi, alors que le puissant homme serait
les mains de ses soutiens, la Brigade Anti Criminelle menaçait des lycéens, les insultant en leur intimant de ne pas bouger, une lycéenne à ainsi été insultée, « Ta gueule petite
conne » et entraînée à l’écart des notables et autres bourgeois. D’autres actes de violence ont été commis par les pro-gouvernement et les CRS à l’encontre d’individus qui ne
correspondaient pas aux genre de personnalités souhaités dans le sillage d’un président « démocratiquement » élu. Le président lui même, essuyant un refus lors de la poignée de mains, à
attrapé le lycéen par les épaules et l’a menacé. L’action à été filmée, nous mettrons à disposition dès que possible cette vidéo.
Beaucoup de monde était systématiquement fouillé. Une personne se fait embarquer au commico parce qu’elle avait sur
elle des tracts appelant au contre-rassemblement, ainsi que des affiches et des autocollants LCR. Peu après, deux autres personnes se font embarquer, après fouille, l’une pour avoir des tracts et
des affiches, soit-disant insultantes ("Sarokzy, chien de la bourgeoisie"), l’autre pour rien ! Leurs camarades sont également fouillés. Une personne est directement menacée par la BAC ("Toi,
t’as intérêt à partir maintenant" ou quelque chose du genre). Menaces de plainte pour "incitation à l’émeute" envers ceux qui protestent trop bruyamment contre les interpellations. D’autres sont
littéralement extirpés hors du rassemblement, sans être ni fouillés ni interpellés. Certaines personnes sont interpellées au motif qu’ils ont scotchés sur eux-mêmes des affiches anti-Sarko. Une
personne est violemment plaquée au sol, puis embarquée. Les keufs ont tout fait pour que les interpellations ne soient pas publiques, cela aurait augmenté la tension vis-à-vis du rassemblement
d’opposition.
En tout, un peu plus d’une dizaine d’interpellations, dans la limite du possible en secret. Aucun motif réel. A
chaque demande de motif, des "on a pas à se justifier", à chaque remarque comme quoi transporter des tracts et des affiches n’est pas illégal, des "on connaît la loi, c’est nous qui la faisons
respecter", mais quelle loi ? : "On a pas à se justifier !"...
(un passant)
Triste épilogue, alors que la plupart des arrêtés ont été libérés, certains auront droit à un « rappel à la
loi ». Nous lançons donc un appel aux juristes pour qu’ils veuillent bien nous expliquer quelle loi à été violée.
...Selon l’ordre public, je n’ai pas le droit d’exprimer mon opinion personnelle en la présence du président de la
République Française, je suis accusée de troubles à l’ordre public, je n’ai pas eu de récépissé de mon arrestation et je n’ai pas obtenu de double de ma déposition au commissariat.
(Idem)
Nous, jeunes militants, ne sommes pas étonnés de l’attitude des forces de l’ordre et des élus pro-gouvernementaux vis-à-vis des
populations locales. Malgré une façade pseudo-humaniste qu’ils s’obstinent à conserver en participant de manière hypocrite à des manifestation de soutiens aux droits de l’Homme, ils sont toujours
prêts à violer la légalité et les droits pour protéger leur pouvoir, prêts à menacer, à saisir des tracts, à tuer la démocratie qu’ils prétendent représenter. Ils ont encore une fois montré ce
que sont les limites de la démocratie bourgeoise. Nous n’avons rien à attendre de ces individus dont la seule motivation est de maintenir un pouvoir basé sur l’exploitation et le vol. Il est
inquiétant de voir que la menace de ces quelques individus autorise un tel déploiement de forces et une telle violence. Quelque jour après l’anniversaire de l’écrasement du fascisme, on ne peut
que constater que ses effluves nauséabondes sont encore dans l’air, et nous rappellent peut-être même plus un autre 8 mai, en Algérie…
de jeunes militants viennois (dont de la JCMl, LCR,
FSE)
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Ce Mardi 8 mai, Nicolas Sarkozy est venu visité l'usine Yoplait à Vienne (Isère), puis il
sest rendu à la salle des fêtes de Vienne, pour participer à une table ronde sur "la modernisation de l'économie française". Une mobilisation été organisé à l'appel de différent
syndicats et parti politiques de gauche afin de dénoncer la politique mené par ce gouvernement. Ils furent rejoint par des lycéen-ne-s et des étudiant-e-s en lutte contre la reforme
Darcos. Ils etaient environ 150 à 200, selon un journaliste présent. Un premier cordon de CRS fouillait, refoulait, ou non, intimidait, puis un deuxième se tenait dans les ruelles
attenantes à la place ou Sarkozy a débarqué, et enfin, des barrières derrières et des barrages de police isolaient le trajet direct de Sarkozy : pour passer derrière, on devait avoir une
Invitation, un certificat d'appartenance à la bonne société locale. La CGT na même pas pu approcher le lieu de rassemblement.
L
ors de la mobilisation, des militant-e-s politiques ( LCR, Pcf, Jcml), syndicaux (FSE) ont vu leurs journaux et leurs tracts saisis. Un de nos
camarade s'est vu embarqué par la bac, alors qu'ils se rendait a la manifestation, dans une ruelle pour un soit disant « contrôle d'identité » . Tout de suite on lui a confisqué les
tracts du jour, ses Rouges et les autocollants. Mais ce n'est pas le seul cas, puisqu'au cette opération sera appliqué à d'autre personnes, allant jusqu'au menotage. Les personnes protestant
contre les arrestation ont été fouillés, et mis à l'écart. Avec d'autres militant-e-s et manifestant-e-s, ils finiront à l'hôtel de police ou ils seront auditionné environ deux heures. La bac
étant incapable de fournir le moindre motif d'interpellation ! Cependant, 8 personnes devront subir un rappel à la loi, selon la police. Combien ont été emmenées au poste ? Combien
fouillés, rudoyés, refoulés hors de l'espace visuel de Sarkozy ?
Depuis quand, lors de la venu d'un président les manifestations sont
interdite et les manifestant-e-s arrêtés. On parle de démocratie mais là ou Sarkozy passe la démocratie trépasse. Le droit le plus élémentaire, celle de pouvoir s'exprimer, est aujourd'hui
bafoué. Ne le laissons pas faire ! Résistance !
LA LCR
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Certains disent que cela ressemble à une dictature, je pense moi que ça ne fait pas qu’y ressembler, Le président a été hué malgré une mise en œuvre par les forces
de l'ordre pour que cela n'arrive pas, tout ceci organisé de façon très méthodique, très organisée, rien n'a été laissé au hasard, ciblage des responsables d'organisations syndicales, de partis
d’opposition, mise à l'écart, interdiction par les forces de l'ordre de se rendre Place Miremont, tous ceux qui ne sont pas venus pour l’applaudir sont refoulés à l'arrière. Il est impératif de
ne voir devant, que des gens venus applaudir, c’est mieux pour les images qui passeront au JT.
Je suis arrivé sur la place Miremont à 9h45, dès lors, les agents des renseignements généraux de Vienne, ainsi que le sous préfet sont venus immédiatement nous rencontrer, en nous indiquant
qu'ils n'accepteraient aucune manifestation, qu'il ne nous permettraient pas de rester au premier rang, que dès que nous serions un petit groupe il nous feraient dégager. Effectivement 10h15
alors que nous étions une dizaine de militants CGT sans drapeau ni signe distinctif, alors que nous discutions tranquillement, les forces de l'ordre sont venues nous voir et nous ont demandé de
les suivre gentiment, sans faire de problème, pour un soit disant contrôle d'identité, bien que les renseignements généraux nous connaissent très bien, face à notre demande de faire ce contrôle
d'identité sur place, les forces de l'ordre ont proféré des menaces, "soit vous nous suivez gentiment soit ça va mal se passer »
Une seule réelle volonté, nous mettre à l’écart.
Nous avons donc fini par accepter de les suivre à l'écart, ou après une fouille, ils nous ont signifié l’interdiction de retourner place Miremont, ils ont ensuite fait placer une rangée de CRS
devant nous.
Face à notre demande d'explication, la seule réponse a été « on ne fait qu'appliquer les ordres ce n’est pas la peine de parler avec nous ».
Jean Michel Rabut
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Nous avons su recevoir notre mini président comme il se doit c'est à dire sous les huées. Le président est arrivé vers 12h place Miremont attendu
par une foule hostile. Nous avons pu voir un Remiller rouge comme jamais, et un Kovacs le nez plongé dans ses chaussettes. Il a tenté un tour de la plce mais voyant la foule hurlant "Sarko
dehors" et sifflant, il est vite rentré dans la salle, où là, il a été applaudi (par le MEDEF et la CGPME locale).
Nous remercions donc tous ceux qui ont fait le déplacement afin de lui montrer que Vienne (et beaucoup d'autres villes) ne veulent plus de cette politique.
Je voudrais juste rajouté un mot sur l'attitude des forces de l'ordre. Nous avons eu un mal de chien à accéder à la place, certains camarades n'ont pas pu entrer sur le cours Romestang, d'autres
ont eu leurs tracts confisqués voir déchirés, pour ce qui est de moi, il a fallut une grande négociation avec le chef des CRS afin que je puisse entrer, avec 2flics qui m'ont collé tout le
long.
Est-ce ça la démocratie? Un pays où on ne peut pas afficher ses opinions sous prétexte que le président vient? Pour nous il est clair que non. Nous avons également vu quelques arrestations plutôt
"musclées" mais à l'heure actuelle, toutes les personnes interpellées sont libres.
Le motif de ses arrestations est "délit de faciès".
William Jacquet, du PCF, qui défilait il n'y a pas si longtemps avec Jacques Remiller lors d'une manifestation pro-tibétaine.
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De manière systématique, toute personne ressemblant de près ou de loin à un membre d’une organisation politique ou syndicale, était écarté. Lorsque mes collègues de la section de Roussillon du
PCF sont arrivé, ils n’ont pu accéder à la place même la première adjointe de Roussillon. Quel pays ne respecte même pas ses élus parce qu’ils n’ont pas la belle couleur bleu de l’UMP? J’ai moi
même eu un mal de chien a entrer sur la place (environ trois quart d’heure de négociations avec un lieutenant des CRS). C’est ça la démocratie? pas sur… Rien qu’à voir les blog de droite, qui se
félicitent de l’acueil amical des viennois pour le président. La désinformation est l’arme des dictateurs…
Un ou une membre du très sympathique PCF de ROussillon
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A l’heure actuelle (11h15) voici l’état de la situation à Vienne :
Les lycéens du lycée St Romain en Gal sont sortis à quelques centaines en manifestation contre la venue de Sarko, l’autre lycée (technologique) à
lui été bloqué par la police sur ordre du préfet, les lycéens ne peuvent donc pas en sortir pour manifester.
La présence policière est énorme, une amie sur place parle d’une présence équivalente à celle de Minatec à Grenoble, voir supérieure, pour une ville de 30 000
habitants..
Les manifestants, lycéens et autres, sont pour l’instant bloqué place miremont face à une police agressive.
Les fouilles de toutes les personnes pouvant être des manifestants sont systématiques. Les personnes ayant des tracts contre la venue de Sarko sur eux sont arrêtés
à l’issue de la fouille. Pour l’instant DEUX ARRESTATIONS constaté de visu dans ce cas de figure.
Mise à jour à 14 h avec les infos de personnes présentes : arrestations et présence raccourcie de sa trépidante éminence. Des personnes systématiquement fouillées, certaines arrêtés pour
avoir mis une affiche... sur leur ventre, des snipers sur les toits,... en France la liberté de rassemblement et d’expression s’arrête là où Sarkozy fait un déplacement.
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Lu sur Indymédia Paris - Ile-de-France :
Nicolas Sarkozy à Vienne (Isère)
Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy était de passage à Vienne (Isère), afin de soit-disant "visiter" les usines Yoplait (qui, selon les rumeurs, l’attendaient avec des
bons yaourts pourris à lui jetter - qui sait s’ils l’ont fait ?). Mais c’est surtout un de ses plus grands lèche-cul, Jacques Remiller (dit Chuppa Chups, Gros Rouge, Sens Interdit, etc, en
référence à sa tête ronde, moustachue, dépourvue de cheveux sur le dessus, et au teint rouge vif - surtout lorsqu’il s’énerve - et à la boisson - dont il abuse conséquemment), député-maire de
Vienne s’il en est, qui lui a forcé la main pour qu’il se rende dans sa belle commune dont il est si fier (un Président en ville, ça fait joli sur le palmarès du maire).
Bon, Sarko est venu, mais pas tout seul. Il avait avec lui une myriade de ministres et d’élus de toute sorte, mais surtout plus d’un millier de policier (dont la
majorité de CRS) - soit un flic pour dix habitants - pour sécuriser la zone. En effet, plus d’une heure avant l’arrivée du nabot, tout le centre-ville était quadrillé par les forces de police,
plus des CRS à chaque intersection de rues (ça fait beaucoup).
Le président devait apparemment faire un petit discours à la salle des fêtes, place Miremont, car c’était l’endroit le plus protégé. La zone était divisée en deux
parties par des barrières, avec d’un côté, les opposants à Sarko(na)zy, et de l’autre (du côté de l’entrée de la salle des fêtes), ses sympathisants, et surtout, les invités au discours (dont des
membres du PS et du MoDem !).
Au bout d’un moment, on pouvait compter 200 à 300 personnes s’opposant à la venue du Président. L’ambiance était tendue, des militants CGT s’étaient déjà faits
refouler par les CRS - l’un d’eux se serait même fait arrêté. Les RG n’étaient pas discrets (ils prenaient leur photos avec leur portables high-tech), la BAC (plus d’une vingtaine) non plus -
mais on va dire qu’ils sont pas là pour être discrets. Des tireurs sur le toit de la salle des fêtes.
Beaucoup de monde était systematiquement fouillé. Une personne se fait embarquer au commico parce qu’elle avait sur elle des tracts appellant au
contre-rassemblement, ainsi que des affiches et des autocollants LCR. Peu après, deux autres personnes se font embarquer, après fouille, l’une pour avoir des tracts et des affiches, soit-disant
insultantes ("Sarokzy, chien de la bourgeoisie"), l’autre pour rien ! Leurs camarades sont également fouillés. Une personne est directement menacée par la BAC ("Toi, t’as intérêt à partir
maintenant" ou quelque chose du genre). Menaces de plainte pour "incitation à l’émeute" envers ceux qui protestent trop bruyamment contre les interpellations. D’autres sont littéralement extirpés
hors du rassemblement, sans être ni fouillés ni interpellés. Certaines personnes sont interpellées au motif qu’ils ont scotchés sur eux-mêmes des affiches anti-Sarko. Une personne est violemment
plaquée au sol, puis embarquée. Les keufs ont tout fait pour que les interpellations ne soient pas publiques, cela aurait augmenté la tension vis-à-vis du rassemblement d’opposition.
En tout, un peu plus d’une dizaine d’interpellations, dans la limite du possible en secret. Aucun motif réel. A chaque demande de motif, des "on a pas à se
justifier", à chaque remarque comme quoi transporter des tracts et des affiches n’est pas illégal, des "on connaît la loi, c’est nous qui la faisons respecter", mais quelle loi ? : "On
a pas à se justifier !"...
Sarko arrive : huées. Il garde le sourire.
Lorsqu’il ressort, de même. Il va pour serrer les mains des gens qui sont au-delà des barrières, toujours avec son sourire. Huées, insultes, fucks, toujours son
sourire... Puis : coup de speed, ils l’embarquent dans sa voiture et démarrent en trombe. Fini.
Des gens restent pour continuer d’huer et d’insulter les partisans de Sarko qui sortent petit à petit. Prise à partie de l’ex-candidate MoDem à la mairie et à la
députation, à propos des interpellations. Puis dispersion.
Pour voir le résultat de la matinée dans les médias, voir France 3 national ou régional (Rhône-Alpes), ou d’autres médias, mais je sais pas lesquels étaient
présents.
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La ville était repeinte en bleu (déjà qu’elle l’est en temps normal). Un premier cordon fouillait, refoulait, ou non, intimidait, en clair, puis un deuxième
se tenait dans les ruelles attenantes à la place ou Sarkozy a débarqué, et enfin, des barrières derrières et des barrages de police isolaient le trajet direct de Sarkozy : pour passer
derrière, on devait avoir une INVITATION, un certificat d’appartenance à la bonne société locale.
Nous avons été arrêtés à deux, alors que nous étions tranquillement devant la salle des fêtes. La bac est venue nous voir et nous a emmené dans un coin, a confisqué
mon couteau de pique nique, fouillé mon sac, pris mes tracts et affiches. Nos camarades qui protestaient contre notre arrestation ont été fouillés, et mis à l’écart. J’avais pas mes papiers mais
mon camarade était en règle et n’avait rien sur lui, pas un bout de tract.
C’est parce que nous étions désignés comme à isoler que nous avons été arrêtés. La bac était incapable de fournir le moindre motif d’interpellation ! La
nationale de Vienne semblait plutôt encombrée de tous ces trouble fêtes potentiels, dont certains étaient en possession d’images séditieuses, d’autres un look qui faisait tache dans le décor
bourgeois et rance de Vienne.
Le contrôle a été rapide, l’interrogatoire plutôt marrant étant donné l’absence de faits à reprocher et on a même pu s’approcher de Sarko et gueuler un coup.
Cependant, 8 personnes devront subir un rappel à la loi, selon la police. Combien ont été emmenées au poste ? Combien fouillés, rudoyés, refoulés hors de
l’espace visuel des membres de la bourgeoisie locale ? La CGT a pas même pu approcher le lieu de rassemblement, et les personnes interpellées étaient membres pour certaines d’orgas (FSE,
LCR).
(une personne interpellée)
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bonjour,
je sors de garde à vue, je n’ai pas manifesté, j’ai simplement usé de mon droit de citoyenne française : la liberté d’expression.
J’ai passé deux heures et demie en garde à vue parce que je portais deux affichettes format A4 avec les phrases suivantes : l’ordre mon cul, la liberté m’habite / certains l’ont choisit
d’autres le subissent.
Je n’ai pas haussé le ton, je n’ai pas engendré une quelconque révolte, manifestation ou rébellion, je n’ai interpellé aucun passant, je n’ai parlé à personne.
Je ne suis pas connue des services de police, je n’appartiens à aucun parti politique, je ne suis pas syndiquée mais...
...Selon l’ordre public, je n’ai pas le droit d’exprimer mon opinion personnelle en la présence du président de la République Française, je suis accusée de troubles à l’ordre public, je n’ai pas
eu de récépissé de mon arrestation et je n’ai pas obtenu de double de ma déposition au commissariat.
Marina de Vienne
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"Je peux dire “J’y étais!”, je peux en effet témoigner du passage du prince “qu’on sort-qui sort?- un peu trop souvent alors qu’il ferait bien de bosser à son
bureau, quitte à lui poser des touches en or sur son clavier afin de retenir son attention!
Il régnait un calme, une sérinité en cette place de Vienne, ne manquait que le chant du coq : Ah, la belle France que voilà, baguette sous le bras, enfants empoussettés, aucun sans-papier
(faudrait tout de même vérifier qu’il n’y ait pas de douve à la Bâtie!), aucun syndicaliste, aucun retraité crève-la-dalle (au fait on les a bien recomptés nos anciens à leur arrivée à la
nouvelle maison de retraite de Malissol, ceux de Gauche je veux dire?),aucun prof… Bref, Vienne avait gagné le label SARKOLAND!
Il faut reconnaître qu’il est plus facile d’entrer sur un stade de foot une banderole anti-chti que de tenir plus de 1 minute avec un dossard “Sarko je ne l’ai pas choisi mais je le subis” place
Miremont. En effet lorsqu’une jeune femme accompagnée de 2 amis a scotché ce format A4 sur son ventre 4 agents de la force publique l’ont rejointent lui expliquant que ce n’était pas fair-play;
Elle explique à son tour qu’elle n’est pas une dangereuse récidiviste et qu’il s’agissait simplement de l’usage de son droit d’expression sans enlever sa pancarte, alors les agents gardiens de la
paix de Sarko ont demandé à ces personnes de bien vouloir les suivre…
A 18h, mon ami et moi prenons un verre sur une terrasse très fréquentable et nous voyons cette jeune femme, elle nous raconte l’invisible : 3 heures de garde à vue,
comme compagnons de fourgon des syndicalistes CGT, des partisans de la ligue trotskyste et des porteurs de percings trop proches des barrières donc pas jolis sur la photo.On est où là : à Vienne
ou à Pékin… à Moscou peut-être…?
Nous avons finalement accepté que des patrons de presse soient renvoyés à leur foyer car pas gentils, personnellement le JDD et PARIS-MATCH je n’avais pas
l’intention de m’abonner mais notons que c’est remarquable! Mme ALBANEL énonce ce que devrait être l’AFP…
et maintenant le citoyen ne peut exprimer une opinion dans le seul but de laisser à voir sur TF1 un peuple tout assujetti au prince!
L’opposition doit être très vigilante : ces pratiques prédictatoriales, visent à museler l’opposition en lui interdisant toute communication externe (envers le peuple mais ne facilite pas non
plus le rapprochement des organisations opposantes).
Vivre à Sarkoland c’est ignorer la colère, les souffrances, procédé mental infantile “je ne vois pas, donc je ne sais pas…et puis je dirais que je ne savais pas, na!)
L’opposition a alors une fonction sociale, une responsabilité sociale : organiser collectivement ces revendications pour ne pas pousser les individus à adopter des comportements dangereux pour
autrui et lui-même seuls mécanismes de défense à leur portée et les laisser régresser à des actes qu’une humanité réprouve.Ca commence peut-être comme Mai 68 mais cela finira bien plus mal et
personne n’en sera grandi.
Nous avons perdu les municipales, c’était il y a 2 mois, le deuil est fait, très bien il y a d’autres victoires à gagner, il faut se montrer, être avec les gens et ne pas leur laisser croire
qu’ils nous ont interessé qu’à des fins électorales.Leur dire que l’alternative existe… et leur dire ce qu’est l’alternative!
Allez, au boulot!"
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POLITIQUE - La scène se déroule dans le centre-ville de Vienne (Isère), mardi en fin de matinée, une heure et demie avant l'arrivée de Nicolas Sarkozy. Le
chef de l'Etat visite une usine à ce moment-là, et il est attendu ensuite dans la salle des fêtes de Vienne, pour participer à une table ronde sur "la modernisation de l'économie
française". Des militants veulent manifester aux abords. Certains du PS, d'autres du PCF, d'autres encore de la la LCR. Ils sont environ 150 à 200, selon un journaliste présent. Mais il
y a également énormément de policiers en civil, sur la place et dans toutes les rues avoisinantes. Normal pour une visite présidentielle. Sauf que le journaliste présent constate que les
policiers sont en train de contrôler et fouiller les militants, et surtout de saisir tous leurs tracts, leurs autocollants, et même leurs journaux. Celui-ci a Rouge dans son sac ? Saisi.
Celui-là l'Huma à la main ? Saisi également. Quelques jeunes gens de la LCR refusent de remettre leurs tracts, ils sont alors menottés et embarqués. Sous l'objectif d'un photographe...
Photos : JPK
Fouille du sac d'un militant
Une pile de tracts saisis

Menottage d'une militante qui a refusé de donner ses tracts
Arrestation de la même militante
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Sarkozy a Vienne
envoyé par fatch038
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Attention commentaire d'un sarkozyste, un certain yo38 sur http://www.lepost.fr/article/2008/05/13/1192667_nicolas-sarkozy-hue-a-vienne-en-isere.html
" c'est drole quand meme, car j'étais moi meme sur place et ces personne qui s'ifflaits Mr sarkozy, étaient non seulement une minoritée et bien sur cette
minoritée venait des quartiés d'estressin, malissol... De plus je tien a précisé que ces quartiers sont les quartiers les plus connus de "Viene" pour la plus grande délinquance et vente de
drogue de "vienne" et ses alentours.
Sans oublier que le reste des personne qui était sur place( 98% ), demandais des photos, autographes, et poignées de mains. Enfin pour finir je voudrais dire que les plus hypocrite ne sont pas
forcément ceux qu'on croit.
Sur ceux je dirais, que si nous arretiont d'emmerdé ( car c'est bien ce mot la ) le président, et de demandé des justification a tous va, il aurait plus de temps pour comprendre nos demande et
pour y remédié. ”
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Sarkozy a vienne
envoyé par Sinavok
Regardez bien cette dernière vidéo : un jeune camarade s'y fait interpeller pour port ostensible de pétition.
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