Non à la réforme des retraites !

Publié le par le collectif N.R.V

UNE ANNEE DE PLUS !
UNE ANNEE DE TROP !


 

RESISTER A LA SUPPRESSION PROGRAMMEE DES RETRAITES

Le gouvernement discute en ce moment avec les syndicats et le patronat du passage à 41 ans de travail avant la retraite pour le régime général. Après avoir fait passer les travailleurs et les travailleuses du régime spécial à 40 ans sous prétexte d’égalité, voilà que la durée du travail augmente encore !

Cette mesure est dans la continuité des précédents gouvernements. Souvenons-nous de la réforme Balladur en 1993 qui faisait passer le régime général de 37,5 ans à 40 ans de cotisation, souvenons-nous aussi que Jospin avait signé les accords de Barcelone en 2002, s’engageant dans l’augmentation de la durée du travail.


Ces réformes sont injustes : elles maintiennent les seniors dans un chômage plus long (notons qu’une majorité des plus de 55 ans est au chômage). Elles diminuent le niveau des retraites et augmentent le nombre de retraites misérables. De plus elles maintiennent plus longtemps des ouvriers-ères dans des boulots pénibles et usants.


Ces réformes sont des manifestations de la lutte des classes. En augmentant la durée du travail avant la retraite (de la même façon que l’on augmente le temps de travail dans la semaine), on augmente les profits pour les capitalistes. En augmentant la durée du travail on accentue l’exploitation dont sont victimes les travailleurs et les travailleuses. Le gouvernement est au service de la bourgeoisie. La lutte dans laquelle nous sommes engagé-e-s n’est pas une simple lutte contre une réforme du gouvernement mais c’est une lutte de classe contre la bourgeoisie. Et, la bourgeoisie ne s’arrêtera pas en si bon chemin, car c’est dans sa logique, dans son intérêt de nous exploiter toujours plus.



QUE DISENT LES PATRONS DE CETTE REFORME ?

 


" Côté patronal, les propositions de M. Bertrand ont été plus favorablement accueillies. Reçu en premier, lundi, le président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), Jean-François Roubaud, a qualifié le projet du gouvernement de "bon" et "bien équilibré", se réjouissant que l'emploi des seniors soit "mis en avant [ainsi que] les pensions de réversion, les minimums de retraite". Le Medef a salué "un certain nombre de débuts de mesures favorables", notamment concernant l'emploi des seniors et le passage à 41 ans de cotisations – "un minimum" (et oui car ce n’est que le début !), rappelle le représentant de l'organisation aux négociations, Jean-René Buisson. "Il faut que tout le monde fasse des efforts. Nous avons dit que, pour notre part, nous ferions ce qu'il faut pour inciter nos entreprises à ne pas faire partir trop tôt les gens à la retraite", a-t-il ajouté. "

 

Il faut que tout le monde fasse des efforts " :


PDG de chez L’oréal, Lindsay Owen Jones touche une pension de retraites de 3,4 millions par an âpres 36 ans d’ancienneté. PDG à la retraite devenu président du conseil d’administration, il gagne en plus entre 2 et 3,5 millions d’euros en 2007 !Antoine Zacharias : il a quitté " VINCI " en 2006. Poussé vers la sortie il avait touché une indemnité de départ à la retraite de 12,8 millions d’euros. Par ailleurs le régime spécifique de retraite dont il bénéficie lui verse annuellement une rente qui s’élève à 2 millions d’euros à l’âge de 68 ans…

 

Le travailleur lui ne gagne qu’en moyenne 1500 € pas mois, la travailleuse presque 1100 € en moyenne quand il s’agit de carrières complètes…

Les retraites ont augmenté de 1,1% au 01/01/2008, annonce N. Sarkozy... Mais quel a été le taux d’inflation en 2007 ? Selon l’INSEE : 2,6 % ! Donc on a 1,1% de fausse ‘hausse’ pour les retraités et des millions pour les patrons !…


Est-ce anodin ? Non, cela correspond à la crise internationale du capitalisme. Les différentes puissances impérialistes sont empêtrées dans leurs contradictions. La montée fulgurante de l’impérialisme chinois accentue cette crise. La bourgeoisie est contrainte de nous retirer ce qu’elle a été contrainte de nous lâcher comme acquis sociaux.

Devrions l’accepter sans broncher ? Non ! Pour défendre nos conditions de vie et de travail, pour ne pas se laisser bouffer tout cru par les capitalistes il faut lutter pied à pied. Les ouvriers-ères, les employé-e-s, les futures salarié-e-s lycéen-ne-s et étudiant-e-s doivent s’unir, s’organiser et lutter pour faire échouer les projets de la bourgeoisie et de son gouvernement serviteur.


Mais dans ce combat nous ne pouvons pas compter sur les directions syndicales. Alors que la question est gravissime, les directions syndicales restent tièdes, prêtes à négocier à perte, en échange de promesses qui ne font illusion pour personne. Dans leur lutte, les travailleurs et les travailleuses ne doivent compter que sur leurs propres forces. Il n’y a pas d’acquis durable dans le capitalisme. Or aujourd'hui, dans un contexte de changement du rapport de forces entre les pays bourgeois, la bourgeoisie n'a pas d'autre choix que d'attaquer le niveau des salaires, pour tenter de freiner son déclin économique : car dans le cadre du capitalisme, il n'existe pas d'autre solution à la crise que de la déplacer dans d'autres pays, en évinçant des concurrents sur le marché international. Partout l’âge de la retraite augmente. En Allemagne on est passé à 67 ans ; au Japon, à 65 ans d’ici 2013 ; aux USA 67 ans programmés pour 2022 ; au Royaume-Uni, 65 ans d’ici 2020 avec comme base de retraite 20 % du salaire des 49 années entre 16 et 65 ans, réformes prévues en Italie, etc.


La bourgeoisie ne laisse aujourd'hui aux travailleurs que deux choix : ou bien accepter la tête baissée la détérioration de leurs conditions de vie, ou bien s'organiser et se battre pour détruire un ordre qui broie et qui n'offre plus aucune perspective d'avenir (même réformiste) aux travailleurs, jeunes ou moins jeunes. Les travailleurs seront la variable d’ajustement de la bourgeoisie impérialiste aussi longtemps que le capitalisme existera. C’est pourquoi il faut se battre pour un avenir socialiste, pour nous débarrasser du capitalisme, de la concurrence et de l’exploitation qui lui sont intrinsèques.


NON à l’allongement de la durée du travail !

NON à l’exploitation capitaliste !


REJOINS LES COMMUNISTES MARXISTES-LENINISTES
POUR UN AVENIR SOCIALISTE !

 www.jeunessecommuniste.org

Publié dans Travailleurs !

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Bac L 07/06/2008 11:48

Jolie assonance en "iste".