Samedi 9 août 2008

Des analyses historiques et un retour sur la réalité du communsime, face à la propagande de la bourgeoisie.
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Par le collectif N.R.V - Publié dans : De la théorie à l'action - Communauté : Les révoltés
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Commentaires

sur l'info locale de votre ville c'est ok


mais ce lien est de l'autoritarisme nostalgique :!!!
Commentaire n° 1 posté par ed le 09/08/2008 à 16h00
Oui, la Nostalige de l'autorité du prolétariat sur les bourgeois!

http://iosif.skyrock.com/
Commentaire n° 2 posté par Iosif le 11/08/2008 à 13h24
cronstadt , les makhnovistes ukrainiens, les ouvriers de petrograd etc...... ils sont où les bourgeois dans la liste des répressions du bolchévisme triomphant ?

autoritarisme ya basta !
Commentaire n° 3 posté par paco munist le 11/08/2008 à 21h08

Fondamentalement, je n'ai pas grand chose contre les marins de Cronstadt. Leur erreur était de croire que le communisme était possible à un moment ou le socialisme était nécessaire pour parer aux menaces extérierues comme intérieures.
 Leur révolte face au comportement de certains cadres du parti est la preuve que seules l'autorité et la rigueur permettent d'éliminer les opportunistes ralliés à la révolution pour leur intérêt personnel. C'est le but des purges, c'est le but de la révolution culturelle.
Quant aux makhnovistes ukrainiens, je suis plus méfiante à leur égard : la doctrine anarchiste autogestionnaire révèlait là d'une crispation sur la propriété privée. Les révoltes ukrainiennes ont pour origine un refus de nourrir les villes soviétiques affamées à l'oeil. Il faut savoir que la question du ravitaillement des villes était cruciale à ce moment là.
La bourgeoisie a effectivement triomphé en union soviétique comme en Chine, chez les soviétiques par manque d'une analyse sociologique fine de sa résurgence et à cause des nombreux compromis nécessités par le fascisme qui menaçait d'extermination les slaves.

Vive l'autorité juste et légiitme guidée par une ligne qui ne dévie jamais de son objectif : l'avènement d'une société sans classe, je m'y soumets volontier et serais la première à accepter d'être condamnée à 5 ans de goulag si j'en dévie !

Réponse de Leslie le 12/08/2008 à 00h07
Ouuuin...Les racistes de la Makhnovishna se sont fait latter...en plus le pauvre a DU TRAVAILLER! dans une usine Renault après sont exil dans la belle démocratie française!

Les Ouvriers de Petrograd étaient avec les Bolcheviks, tu crois qu'il l'ont fait comment leur révolution? ils l'ont décrétée?

Et puis c'est quoi cette vieille critique à deux cartouches mouillés que tu fais? t'as même pas lu ce que j'ai écris j'en suis sûr. Y'a pas un mot là dessus pour le moment et la seule chose que tu trouves à dire c'est tes vieilles phrases qui sonnent creux face aux battements de tambour de la Révolution Prolétarienne.

Je suis sûr que tu as même du fêter Soljenistyne. Ca m'étonnerait même pas.

Allez! Et vive la Dictature du Prolétariat sur les ordures bourgeoises!
Commentaire n° 4 posté par Iosif le 12/08/2008 à 00h18
Mon dieu tant de conneries en si peu de phrases ça me laisse perplexe.
Comment pouvez vous Leslie justifier les meurtre et les arrestations politique ?
Comment pouvez vous revenir sur des notions aussi élémentaires comme la liberté de penser, et de penser autrement ? Comment pouvez vous parler du Goulag ainsi à la légère, comme si c'était un camp de vacances ? Votre tout aussi "léger" et naïf collègue parle de Soljenitsyne, mais avez vous ne serait-ce qu'une fois lu ces témoignages sur ce qu'était le Goulag ?
Mon dieu que c'est facile d'en parler quand vous vivez au crochet d'une société qui vous nourrit, et qui vous offre le confort que vous semblez ignorer ou considérez comme acquis.
Ha Rabelais avait bien raison: “l’ignorance est mère de tous les maux”
Commentaire n° 5 posté par Aurélien WILLEM le 13/08/2008 à 00h18

Retour d'Aurélien, qui nous racontera comment c'est, car son hypocrisie et sa mauvaise foi lui vaudront d'y aller dans les premiers chargements !

Réponse de le collectif N.R.V le 13/08/2008 à 07h31
Ton Dieu tant de conneries en si peu de phrases ça me laisse perplexe.
Comment pouvez vous Aurélien justifier les arrestations et les déportations?
Comment pouvez revenir sur des notions élementaires comme l'égalité, la liberté, et liquider ceux qui souhaitent agir?
Comment pouvez vous parler des camps de rétention ainsi à la légère, cmme si c'était des camps de vacances?
Votre tout aussi "léger" et naïf président (Fuhrer) parle de Soljenistyne, mais avez vous lu ne serait ce qu'une seule ligne de "Deux cents ans avec eux", pamphlet antisémite, avec vous lu une seule ligne de Staline?
Ton dieu que c'est facile d'en parler quand vous vivez au en parasite sur une société que vous exploitez, et qui vous offre le confort que vous semblez ignorer ou considérez comme acquis.

Mais comme le disait Staline:
Commentaire n° 6 posté par IOSIF le 13/08/2008 à 10h15
Ah la la...

Les gens qui prennent les autres pour des ignorants... Sais tu au moins pourquoi Soljénistyne fut arreté?

Et puis, tu sembles croire que subitement.."paf" on a décreté que le Goulag c'est BIEN.

Idiot doublé d'un imbécile que tu fais, de nous croire si idéaliste.

Pour ma part, mon opinion politique à évolué lentement, tout d'abord en refusant le Goulag, en le considérant comme une bavure. Mais c'est la Dialectique qui fait que l'on se rend compte que son existence était justifié, justement par la présence d'une classe bourgeoise, de traitres et d'opportunistes.

Mais le gens comme toi, ne voient que la déportation des immigrés et l'arrestation du peuple, que ça vise les bourgeois, ça te dépasse.

Parasite!
Commentaire n° 7 posté par SovietSiG le 13/08/2008 à 10h33
paul avrich > ensemble de son oeuvre
voline  >  "la révolution inconnue"
alexandre Berkman
emma goldman
ida mett > la révolte de cronstadt



"où il y a autorité il n'y a pas de liberté"
 pouvait on lire à l'enterrement de kropotkine
en russie en 1921.


la révolution s'est arretée avec la dictature du parti communiste


sans makhno & l'ukraine libertaire de la makhnovtchina, l'armée rouge aurait subi d'importantes pertes mais elle fut trahi par les bolchéviques et exterminée

hommage aux martyr anarchistes des communistes  commissarocrate autoritaires étatiques centralistes antisémites en russie ou en espagne en 1936

à bas le monopole politique et le capitalisme d'état !


camarades réfléchissez

il y a la théorie d'hakim bey TAZ
et de nouvelles
perspectives.....

ne soyez pas dogmatique

mais matérialistes historique et dialectique
Commentaire n° 8 posté par paco munist le 14/08/2008 à 22h05
IOSIF> Pensez vous sincèrement que je sois un de ces extrémistes qui cautionne la déportation ou la barbarie tel que le nazisme ou bien d'autres dictatures ? Si c'est le cas, vous n'avez rien compris ! L'extrémisme de droite comme de gauche me fait vomir et ne comprends pas que vous, vous puissiez cautionner ça !
Comment pouvez vous comparer notre président à Hitler ? Que vous ne l'aimiez pas c'est une chose dont vous avez tout à fait le droit, que vous le croyez ou non, mais nous sommes dans une démocratie, mais après tenir de tel propos c'est du grand n'importe quoi ! Vous a t'on tué ou déporté, collé une étoile, ou bien envoyé dans un camps de conditionnement ? Je ne crois pas ! Que proposez vous par contre ? La même chose ! Comment soviet machin peut il justifier le Goulag ? Mais depuis quand sommes nous obligé de tous penser pareil ?
Je ne crois pas que vous mesuriez la réalité de ce que vous avancez, trop jeunes sans doute.
Commentaire n° 9 posté par Aurélien WILLEM le 15/08/2008 à 01h48
Ta mauvaise foi confine à l'aveuglement, Aurélien. http://vienne-en-lutte.over-blog.com/article-19532820.html

De plus, il est amusant que tu reconnaisses Hitler dans le portrait que fais Iosif de la politique de ton cher président Sarkozy alors qu'il comparait - sacrilège ! - les techniques employées par celui-ci à celles utilisées pour imposer la dictature du prolétariat à la bourgeoisie...

Et non ! Déportations, arrestations de militants politiques, agressions fascistes sur ces mêmes militants impunies, tout ça, ça se passe bien aujourd'hui en france !

Y a pas 36 millions de façon d'agir politiquement, la question c'est au service de quoi et de qui sont utilisées les techniques d'action politique.
Réponse de le collectif N.R.V le 15/08/2008 à 07h32
C'est plutot les anarchistes qui se montrent dogmatiques!
Avec votre idée fixe que la démocratie et la liberté de parole est la solution à tout! C'est dingue d'oublier que "c'était la GUERRE" et pas une partie de scrabble.
A ce moment là, période de lutte intense entre les classes, il fallait abandonner la dictature du prolétariat sur la bourgeoisie?

La bourgeoisie ne fait pas ce genre de cadeaux! La bourgeoisie aurait usé de ce biais pour reprendre le pouvoir.

Mais l'idéalisme droit de l'hommiste vous sied mieux que la lutte décidée.
Commentaire n° 10 posté par SovietSiG le 15/08/2008 à 10h28
Masi arrêtez la fumette les gars ! Apprenez à lire au pire (le parallèle avec Hitler, c'est IOSIF qui l'a fait) ! C'est pas possible !

Vous savez ce qu'est la déportation ? Vous avez vu ce qu'il se passait pour les juif sous Hitler ? Vous avez vu ce qu'il se passait pour les opposants politique sous Staline ? Regardez la censure en Chine. Et vous trouvez encore moyen de trouver des similitudes avec la France actuelle ? Non mais on nage en plein délire ! Est-ce que vous avez conscience de ce que vous dites ? Mais merde, en chine on vous TUE parce que vous manifestez !

Et vous par contre que proposez vous ? De faire pire : Goulag parce qu'on ne pense pas comme vous. Justification du meurtre, parce qu'on ne pense pas comme vous ! Mais de qui vous vous moquez ?
Commentaire n° 11 posté par Aurélien WILLEM le 15/08/2008 à 12h42
Tu sais ce que c'est que les expulsions ? Tu as vu ce qui se passe pour les militants kurdes (par exemple) expulsés vers la Turquie ? Tu as vu ce qui se passe pour les opposants politiques sous Chirac ? Je me rappelle d'un mec interpellé pour avoir désigné le sac d'une RG (j'étais là) à un minot qui venait d'éclater un rétro, lors d'une manif... Regardes la censure sous Sarkozy où, malgré notre témoignage, les médias montrent une foule enthousiaste lors du passage de Sarko à Vienne (effectivement, les flics n'hésitaitent pas à agresser de jeunes lycéennes pour les faire taire).
Mais merde, en France, on vous tabasse en toute impunité parce que vous osez passer à proximité d'une manifestation catholique intégriste ! On vous envoie le GIPN qui vous braque avec leur fusil si vous avez le malheur de résister à une expulsion (le Boulon, récemment, à Lyon).

Sur ce, Aurélien, je vais devoir finir par te censurer parce que je n'ai ni le temps ni l'envie de dialoguer avec un mec qui est incapable de répondre au moindre exemple concret. Retourne donc tenir des propos insultantsp our les femmes sur le site de ta team, ou écrire des articles sur la RN7 sur ton blog.
Réponse de le collectif N.R.V le 16/08/2008 à 07h41
Et...oui! c'était pas Hitler, c'était Sarkozy!

Mais on est trop jeunes (autrement dit, pas dans des conception bourgeoises) pour comprendre. C'est vrai que les LAN-Party ça apprend la vie!

Bref. Faut pas nier le terme déportation quand on déplace des gens, ni camp de concentration quand on concentre des gens dans un lieu clot.

Et je rapelle à notre aimable auditoire que la Révolution Russe n'a quasiment pas fait de morts. La contre révolution menée par les Tsariste et la bourgeoisie, appuyée par les occidentaux et la Japon, est responsable en revanche de millions de morts. Et ce sont ces mêmes gens, et ces mêmes classes sociales qui sont touchées par la répression de la DDP.

Et puis de toute façon... on voit bien ce que le système capitaliste propose!

Commentaire n° 12 posté par Iosif Vissarionovitch le 16/08/2008 à 00h09
Ha et pour Paco, je rapelle que c'est pas parce qu'un connard écrit un livre sur un truc que c'est vrai.
Commentaire n° 13 posté par Iosif le 16/08/2008 à 00h11
C'est ça fuyez, censurez lorsque l'on vous dérange, où lorsque ça vous arrange, c'est votre blog après tout. Et puis pour des gens qui se plaignent de la soit disant censure quasi dictatorial qui régnerait en France (c'est ironique, je précise) c'est toujours bienvenu.
J'adore votre concept d’exemple concret quand vous partez dans des délires sans fondement concert justement. Il y a 2 mois de ça d'autres personnes avec moi avaient déjà pointé du doigt cette attitude grotesque qui avait provoqué un mutisme de votre part. Dès que l'on montre les limites de votre raisonnement, vous vous arcboutez en victimes, changez de sujet en divaguant (je vous rappel au passage que j'ai dénoncé les exactions passées -voir commentaire n°9- j'ai cherché à vous ouvrir les yeux sur celle de "votre camps" sans aucune réponse de votre part) ou bien censurez, au choix.
Je n'ai même pas eu de réponse à ce que j'ai écris en gras ou en rouge. Comme si la vérité vous rendait muet.
Quand à mes autres activités, je vous prierais d'aller acheter du second degré au supermarché avant de porter un quelconque jugement. Quand à la RN7, c'est vrai que ça ne sert à rien de vouloir sécuriser cet axe, après tout un voiture ou un camion choisis volontairement la CSP de sa victime lors d'un accident, c'est bien connu ça ne concerne que la "bourgeoisie".

Iosiaf> Si l'on voit ce que le capitalisme propose, il serait bien de reconnaitre ce que le communisme à mené plutôt que de le nier.
Et concernant mon "trop jeune", c'est une façon de vous faire remarquer et de vous rappeler que vous comme moi n'avons pas connu ni vécu de guerre ni de dictature. C'est pour cela que ça provoquait mon hilarité de voir un "Le goulag ne me dérange pas". Mais c'est vrai que d'organiser des LAN ça ne m'apprends rien, tout comme l'expérience associative, c'est bien connu. Juger quand on ne connait pas de quoi l’on parle, c’est beau ! Je serais bien curieux de connaitre ce que vous faîtes vous, après tout, je suis bien le seul ici à ne pas être anonyme et dont même le CV est accessible.

 

Commentaire n° 14 posté par Aurélien WILLEM le 16/08/2008 à 11h42

Je propose pour éviter toute confusion, puisque les phrases perturbent trop Aurélien, de se limiter à des mots clefs.

Camp de retention = Concentration de gens dans un lieu clot.
Expulsion= deplacement, déportation
Force de l'ordre = instrument de répression
Manifestation réprimée = atteinte à la liberté d'expression

C'est juste pour éviter de le perturber.

Et pour illustrer, un petit article d'Amnesty sur CUBA

(...)L'UE affirme qu'elle « reprendrait avec plaisir un dialogue politique avec les autorités cubaines. Ce dialogue devrait porter notamment sur la question des droits de l'homme et avoir lieu sur une base réciproque et non discriminatoire ». La « base non discriminatoire » est de fait impossible puisque l'Europe stigmatise uniquement Cuba.

Par contre, pour ce qui est de la réciprocité, le rapport d'Amnesty International de l'année 2006 permet de jeter une lumière sur ce sujet en effectuant une comparaison de la situation des droits de l'homme au sein de la Communauté européenne – prompte à donner des leçons et à accorder des notes de bonne conduite – et Cuba.

Pour ce qui concerne Cuba , Amnesty International n'a pas rapporté :

- Pas un seul cas d'assassinat politique contrairement au Royaume-Uni.

- Pas un seul cas de torture ou traitement inhumain contrairement à la Belgique, Chypre, l'Estonie, la France, la Grèce, l'Italie, la Lettonie, Malte, la République tchèque et le Royaume-Uni.

- Pas un seul cas de d'utilisation de preuves obtenues sous la torture contrairement à l'Allemagne et à Chypre.

- Pas un seul cas de disparition contrairement à l'Estonie.

- Pas un seul cas d'enlèvement de personnes par les autorités contrairement à l'Italie.

- Pas un seul cas de violation du droit à la vie contrairement à la Suède.

- Pas un seul cas de d'impunité suite à un crime commis par des agents de l'Etat contrairement à l'Autriche, l'Espagne, la France, la Grèce, l'Irlande, l'Italie, le Portugal, la République tchèque et le Royaume-Uni.

- Pas un seul cas de trafic d'êtres humains contrairement à la Grèce et à la Lituanie.

- Pas un seul cas de violence contre les mineurs commis par des agents de l'Etat contrairement à l'Espagne, l'Estonie, la République tchèque et la Slovaquie.

- Pas un seul cas de violence contre les minorités contrairement à l'Allemagne, l'Estonie, la France, la Grèce, la République tchèque, le Royaume-Uni et la Slovaquie.

- Pas un seul cas d'enfants privés d'accès à l'éducation en raison de leur origine ethnique contrairement à la Grèce, la Hongrie, la République tchèque, la Slovaquie, la Lettonie et la Slovénie.

- Pas un seul cas d'enfants internés contrairement à la République tchèque et à la Slovaquie.

- Pas un seul cas de stérilisation forcée de femmes issues de minorités contrairement à la République tchèque et Slovaquie.

- Pas un seul cas de citoyens déchus de leur nationalité contrairement à la Grèce et à la Slovénie.

- Pas un seul cas d'utilisation de lits-cages pour enfermer les handicapés mentaux contrairement à la République tchèque.

- Pas un seul cas de répression de manifestants contrairement à Chypre et à Malte.

- Pas un seul cas de familles expulsées de leur logement contrairement à la Hongrie.

- Pas un seul cas de violences sur les handicapés contrairement à l'Irlande.

- Pas un seul cas de malades mentaux mis en prison contrairement à l'Autriche, l'Irlande et l'Italie.

- Pas un seul cas de manque d'attention médicale contrairement à l'Estonie, l'Italie et le Royaume-Uni.

- Pas un seul cas de violences policières contrairement à la plupart des pays européens.

- Pas un seul cas de suspension des garanties constitutionnelles contrairement à la France.

- Pas un seul cas d'incitation à la haine raciale et à la discrimination par les autorités contrairement à la Hongrie et à la Lettonie.

- Pas un seul cas d'expulsion de demandeurs d'asile contrairement à l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, Chypre, la France et à la Grèce.

Les rapports d'Amnesty International sur la situation des droits de l'homme au sein de l'Union européenne sont accablants. Par conséquent, l'Union européenne n'a aucune autorité morale pour s'ériger en donneur de leçons. En effet, l'Europe des 25 présente une situation bien plus désastreuse que celle de Cuba.

Salim Lamrani

Voila qui nuance la vision "Europe=démocratie, Cuba=dictature" que nous serinent nos médias non?



On peut également rajouter cette citation:
"La démocratie et les droits de l'homme ne nous intéressent que très peu.Nous utilisons simplement ces mots pour cacher nos véritables motifs. Si la démocratie et les droits de l'homme nous importaient, nos ennemis seraient l'Indonésie, la Turquie, le Pérou ou la Colombie, par exemple. Parce que la situation de Cuba, comparée à ces pays là, et de la plupart des pays du monde, est paradisiaque."

Wayne S. Smith, ancien chef de la section des intérêts nords américains à La Havane

Venant d'une personne particulièrement bien placée pour connaître le sujet, cette citation révèle l'origine du jugement habituellement porté sur la situation à Cuba. La situation n'est pas parfaite, mais Cuba est un pays qui ne s'en sort pas si mal pour cette région ou les droits humains sont bien plus précaires qu'en Europe.

AURELIEN, NE LIS PAS, CA VA TE FAIRE DU MAL!

Commentaire n° 15 posté par IOSIF le 16/08/2008 à 11h54

Le Goulag : Inventé par les Cocos pour les Cocos

Ici, les inversions russes vous inventent !

Le Goulag est un agréable club de vacances inventé par les Communistes qui sont soucieux du bien-être de leurs camarades (comme le Club Med, lui même dérivé du Club D'aide) , mais plutôt situé en Sibérie, en fait).

Un Cadre Agréable

En effet, tout les clubs Goulag sont placés de façon à ce que les vacanciers puissent faire du ski de fond et de descente quand bon leur semblera (faire attention aux tireurs de biathlon qui sont dans les miradors).

Des Morts Fréquentes

Les accidents étaient très fréquents, le plus souvent c'était les veilleurs de nuit qui tombaient du mirador (hé oui, les dégâts de l'alcool...)

Habitants

Les habitants du Goulag sont des Goulagopèdes

Goulagopèdes célèbres

  • Alexandre Soljenitsyne dont la séjour au Goulag à été un véritable calvaire, jugez plutôt, à peine arrivé on lui fait passer un examen médical, on lui diagnostique un cancer... et on le soigne ! Quelle barbarie tout de même !
Commentaire n° 16 posté par Anno de Nimes le 16/08/2008 à 12h36
pour oisif : c'est pas parce q'un connard a écrit un blog sur un truc (urss chine) que c'est vrai .


je ne dirai pas qu'on vive en démocratie , mais pas en dictature > démocrature c'est une guerre sociale


oui c'était la guerre mais la guerre politique a recouvert la guerre civile et la guerre militaire pour imposer un monopole politique?

que dire des executions ou des purges politiques une fois la "guerre" finie ?


les anarchistes se sont montré-e-s dogmatiques en combattant les armées blanches des bourgeois ,
se sont montré-e-s dogmatique en combattant pour la vérité , la justice et l'égalité ?
dogmatiques contre l'autoritarisme , la hiérarchie ?
dogmatique contre les bolchéviques qui ont trahi la révolution et l'idéal communiste ......

Les faux aveux des faux procès (moscou ).


.-J'aime bien les trotskistes qui critiquent le stalinisme ou le stalino-léninisme parce que ce sont eux à l'avoir appliqué en premier ; le communisme autoritaire




pensez vous que votre fin justifie tous les moyens possibles ?


Commentaire n° 17 posté par Paco le 16/08/2008 à 13h11

Les purges après la "grande guerre patriotique" venaient du fait que justement, pendant la guerre, la coalition avec certains élements douteux était nécessaire face à la menace mortelle que représentaient les troupes nazies.

Quant aux rapports entre la fin et les moyens, ils doivent rester proportionnés. Envoyer les gens bosser dur pendant quelques années - après tout, le capitalisme nous force bien à travailler chaque putain de jour de notre vie uniquement pour le profit de quelques uns - n'est pas disproportionné.

Il a manqué une analyse fine de QUI étaient les ennemis après la guerre car l'URSS n'a pas su reconnaître que la lutte des classes se poursuivait pendant la phase socialiste. Mais qu'être membre du parti, ingénieur ou intellectuel fussent des facteurs à risque est assez logique.
De même que les taux de mortalité conséquents au goulag pendant la seconde guerre mondiale n'ont rien de choquant : après tout, des millions de citoyens soviétiques mourraient sous les balles des nazies.

Réprimer les anarchistes n'est pas la priorité du tout, si la ligne suivie par le parti est juste, je pense qu'ils sauront le reconnaître, si ils veulent réellement la construction d'une société sans classe et non pas une lutte contre toute autorité.

Aurélien, te répondre est une perte de temps.

Réponse de le collectif N.R.V le 17/08/2008 à 07h48
Staline et Hitler même combat, deux pourritures quoi qu'on en dise !!!
Commentaire n° 18 posté par Raz le bol le 16/08/2008 à 17h25
Goulag : les vrais chiffres

Les éléments et chiffres ci-après sont extraits des pages 513 à 515 du livre Le siècle soviétique, édité conjointement par les éditions Fayard et Le Monde Diplomatique en 2003. L’auteur, Moshe Lewin, a été professeur d’histoire à l’université de Pennsylvanie (USA) de 1978 à 2000. Juif polonais émigré en Israël après 1945 et sioniste 'de gauche', cet historien ne cache pas ses sympathies pour le trotskisme et le boukharinisme. Pour lui, comme pour tout trotskiste, les bolcheviks qui avaient pris le pouvoir dans un pays avant tout paysan et sans le concours d’une révolution en Occident se trouvaient dans une situation intenable 'd’un point de vue marxiste', la superstructure étant comme 'suspendue dans les airs' et dépourvue d’une base industrielle et prolétarienne suffisante pour édifier le socialisme. Pour lui, comme pour tout bourgeois-trotskiste, le 'culte de la personnalité de Staline' n’était pas la manifestation naturelle de la naïveté des masses venant de sortir d’une oppression et d’une arriération séculaires et reconnaissantes des réalisations économiques et sociales gigantesques, mais était une résurgence d’attitudes populaires vis-à-vis du tsarisme. Pour lui, comme pour tout anti-communiste, le régime politique sous Staline (le stalinisme) n’était pas un régime de dictature du prolétariat, mais un régime 'despotique' héritier de la 'tradition bureaucratique et autoritaire russe'. Mais passons sur tout ceci et concentrons nous sur quelques faits chiffrés que reconnaît cet historien bourgeois-trotskiste.

Nous ne nous attarderons pas ici sur le caractère de classe de la répression, la répression des exploiteurs et profiteurs anciens et nouveaux étant parfaitement justifiée et nécessaire à la construction d’une société nouvelle, socialiste, débarrassée de toute exploitation de l’homme par l’homme, mais sur son étendue : non le 'stalinisme' n’a pas été le pouvoir despotique d’un seul homme ni même d’une caste bureaucratique (une 'dictature sur le prolétariat'), mais bel et bien le pouvoir des travailleurs soviétiques…

Pour Moshe Lewin, il est d’abord évident qu’existent « des données fiables sur les camps et les purges » (par exemple celles publiées par l’historien V. N. Zemskov en 1990), très éloignées « de la pratique très répandue consistant à donner des chiffres incroyablement exagérés concernant l'ampleur de la répression sous Staline » (tels que ceux donnés par R. Conquest, R. Medvedev et O. Satunovskaja).

Selon Moshe Lewin (voir tableau ci-après), durant la période 1921-1953, il y a eu un total de 4,06 millions de condamnés en URSS, dont un peu moins de 0,80 millions de condamnés à mort. Ces chiffres incluent les détenus politiques ainsi que les détenus de droit commun. Parmi le total des condamnés, on compte 0,96 millions de condamnés décédés durant la période où ils purgeaient leur peine durant la période 1934-1947, mais même les historiens bourgeois les plus consciencieux 'oublient' que les années 1941-1945 durant lesquels les nazis ont imposé à toute la population soviétique des conditions terribles ont provoqué un surplus de 0,58 millions de morts (N. Werth, comme tous les autres, les met sur le compte des 'crimes du stalinisme'). En fait, moins de 0,4 millions de détenus sont morts en détention dans les camps soviétiques durant les années de développement pacifique de la période 1934-1947 ! La population des camps est passée de 1,20 millions de détenus en janvier 1937 à 1,88 millions de détenus en janvier 1938, retombant à 1,67 millions de détenus au 1er janvier 1939. Si le nombre de condamnés a certes augmenté en 1937-1938 parallèlement à un aiguisement de la lutte de classe (comme d’ailleurs dans les années de la collectivisation) — qu’elle se place sur le plan national ou international —, c’est donc dans des proportions infiniment inférieures à celles avancées pendant des décennies par les laquais de la bourgeoisie internationale.

Ainsi, ce ne sont pas 19 millions de personnes qui ont été arrêtées et 7 millions de personnes exécutées rien que durant la période 1935-1941, comme l’a clamé Satunovskaja (elle-même victime de la répression) au cours de la campagne khrouchtchévienne de réhabilitation des condamnés politiques. On est également très loin des chiffres avancés par Conquest : 9 millions de détenus politiques dans les goulags en 1939 auxquels s’ajoutaient 3 millions de morts durant les seules années 1937-1938 (exécutés et morts de causes diverses) et auxquels il fallait encore rajouter les détenus de droits commun !… Conquest a ainsi avancé le chiffre d’une moyenne annuelle de 8 millions de détenus dans les goulags, tandis que Medvedev a avancé des chiffres encore plus trafiqués : 12 à 13 millions ! Selon Conquest, plus de 0,85 millions de détenus sont morts annuellement dans les goulags durant la période 1939-1953 !

Voilà qui réduit à néant la propagande bourgeoise sur les dizaines de millions de morts du stalinisme et ainsi la grossière analogie avec les camps nazis !

Il ne reste donc à nos petits-bourgeois défenseurs des 'droits de l’homme', entachés de préjugés petits-bourgeois tout de même inacceptables 'par principe' ! Nous leurs rétorquerons que ce qui est inacceptable, ce n’est pas la répression d’une minorité d’exploiteurs nécessaire pour assurer le bien-être des larges masses travailleuses, mais l’oppression armée engendrée par le développement du capitalisme, auquel on peut légitimement imputer les massacres de dizaines de millions de travailleurs dans les guerres coloniales et inter-impérialistes. Il faudrait également comptabiliser les milliards de victimes des tortures physiques et morales provoquées par le développement 'pacifique' du capitalisme (la faim, l’exploitation du travail salarié, le chômage, etc.)

――――――――――――――――

Nombre de personnes condamnées pour des crimes contre-révolutionnaires et autres crimes particulièrement dangereux, et répartition par type de peine. (Source : B. P. Kurasvili, Istoriceskaja logika stalinizma, Moscou, 1996, pp. 159-160, tableau reproduit par Moshe Lewin dans Le siècle soviétique, p. 513.)

Année

Nombre de condamnés

Peine de mort

Camp, colonie, prison

Exil1

Autres peines

1921

35 829

9 701

21 724

1 817

2 587

1922

6 003

1 962

2 656

166

1 219

1923

4 794

414

2 336

2 044

-

1924

12 425

2 550

4 151

5 724

-

1925

15 995

2 433

6 851

6 274

437

1926

17 804

990

7 547

8 571

696

1927

26 036

2 363

12 267

11 235

171

1928

33 757

869

16 211

15 640

1 037

1929

56 220

2 109

25 853

24 517

3 741

1930

208 069

20 201

114 443

58 816

14 609

1931

180 696

10 651

105 683

63 269

1 093

1932

141 919

2 728

73 946

36 017

29 228

1933

239 664

2 154

138 903

54 262

44 345

1934

78 999

2 056

59 451

5 994

11 498

1935

267 076

1 229

185 846

33 601

46 400

1936

274 670

1 118

219 418

23 719

30 415

1937

790 665

353 074

429 311

1 366

6 914

1938

554 258

328 618

206 009

16 342

3 289

1939

63 889

2 552

54 666

3 783

2 888

1940

71 806

1 649

65 727

2 142

2 288

1941

75 411

8 001

65 000

1 200

1 210

1942

124 406

23 278

88 809

7 070

5 249

1943

78 441

3 579

68 887

4 787

1 188

1944

75 109

3 029

70 610

649

821

1945

123 248

4 252

116 681

1 647

668

1946

123 294

2 896

117 943

1 498

957

1947

78 810

1 105

76 581

666

458

1948

73 269

-

72 552

419

298

1949

75 125

-

64 509

10 316

300

1950

60 641

475

54 466

5 225

475

1951

54 775

1 609

49 142

3 425

599

1952

28 800

1 612

25 824

773

591

 19532

8 403

198

7 894

38

273

TOTAL :

4 060 306

799 455

2 631 397

413 512

215 942

1. La peine d’exil, souvent appliquée au koulaks durant les années de la collectivisation socialiste de l’agriculture, consistait soit à être déporté dans un lieu sous le contrôle de la police (pour un certain nombre d’années ou à vie), soit en une interdiction de résider dans un lieu. Dans tous les cas, le condamné pouvait travailler et vivre librement avec sa famille dans un logement.

2. Première moitié de l’année.

 

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'article suivant a été publié dans la revue suédoise Proletaren en 1998 puis repris par la revue belge Etudes marxistes. Ce texte démontre la véritable nature des famines en Ukraine, l'étendue et la signification des grandes purges de 1938, etc... Bref la falsification historique la plus abjecte et la plus grossière, selon l'adage de Goebbels !

Les mensonges sur l’histoire de l’Union Soviétique

Mario Sousa, 15 Juin 1998

1). De Hitler à Hearst, de Conquest à Soljenitsyne

On prétend que des millions de personnes furent emprisonnés à l’époque de Staline et moururent dans les camps de travail de l’Union soviétique ou à cause de la famine. A notre époque, qui n’a pas entendu parler d’histoires terribles sur les victimes du goulag, les camps de travail de l’Union soviétique ?

Qui n’est pas au courant des histoires sur les millions de gens morts de faim et sur les millions d’opposants politiques exécutés en Union soviétique, à l’époque de Staline ? Dans le monde capitaliste, ces histoires sont répétées à satiété dans les livres, les journaux, à la radio, à la télévision et dans les films. Ces 50 dernières années, les estimations des soi-disant millions de victimes du socialisme ont gonflé démesurément. Mais, en fait, qu’est-ce qu’il en est vraiment de ces histoires, et ces chiffres, d’où viennent-ils ? Qu’est-ce qui se cache vraiment derrière tous ça ?

Encore d’autres questions : est-ce que ces histoires sont vraies ? Et quelles informations trouve-t-on dans les archives de l’Union soviétique, secrètes à l’origine, mais qui sont accessibles aux recherches historiques depuis Gorbatchev, en 1989 ? Les auteurs des mythes sur l’Union soviétique ont toujours affirmé que toutes ces fables sur les millions de morts sous Staline seraient confirmées le jour où les archives seraient disponibles. Qu’en est-il ? Que confirment-elles ?

L’auteur de cet article, après avoir les conclusions des études des recherches faites dans les archives de l’Union soviétique est en mesure de fournir des informations concrètes sur les chiffres et le nombre réel de prisonniers, les années que les prisonniers effectuaient et le nombre réel de morts et de condamnés à mort en Union soviétique sous Staline. Et la vérité est bien différente du mythe.

Je suis membre du Parti Communiste de Suède, le KPML(r). L’article a été publié dans le journal du parti, Proletären en avril 1998.

Il existe un lien historique direct entre Hitler et Hearst, Conquest et Soljenitsyne. En 1933, se produisait en Allemagne un changement politique qui a marqué profondément l’histoire mondiale pour des décennies. Le 30 janvier, Hitler devenait Premier ministre et un nouveau type de gouvernement apparaissait, violent et sans lois. Pour consolider leur pouvoir, les nazis appelèrent à de nouvelles élections pour le 5 mars de la même année, utilisant toute la propagande qu’ils pouvaient utiliser pour s’assurer la victoire. Une semaine avant les élections, le 27 février, les nazis avaient mis le feu au parlement et avaient accusé les communistes d’en être responsable. Au cours des élections qui suivirent, les nazis obtinrent 17,3 millions de votes et 288 députés, soit 48% de l’électorat (en novembre 1932, ils avaient obtenu 11,7 millions de voix et 196 députés). Le Parti Communiste fut interdit. Les nazis commencèrent à persécuter les sociaux-démocrates et le mouvement syndical, et les premiers camps de concentration virent le jour, remplis d’hommes et de femmes de gauche. Dans le même temps, le poids d’Hitler au parlement continua de grossir, avec l’aide de la droite. Le 24 mars, Hitler présenta une loi au parlement pour qu’on lui donne le pouvoir absolu afin de gouverner le pays durant 4 ans, sans avoir besoin de consulter le parlement. A partir de là, les persécutions ouvertes contre les Juifs commencèrent, les premiers à suivre dans les camps de concentration les communistes et la gauche social-démocrate qui les avaient précédés. Hitler fit un coup d’Etat pour avoir le pouvoir absolu, renonçant aux accords internationaux de 1918 qui restreignaient l’armement et la militarisation de l’Allemagne. Le réarmement de l’Allemagne alla très vite. C’est dans cette situation politique internationale que les mythes concernant des gens mourant en Union soviétique commencèrent à paraître.

2). L’Ukraine comme territoire allemand

A côté d’Hitler, à la tête du gouvernement allemand, il y avait Goebbels, le Ministre de la Propagande, l’homme chargé d’inculquer le rêve nazi au peuple allemand. C’était un rêve de pureté raciale dans une Grande Allemagne, possédant un large lebensraum, l’espace vital pour vivre. Une partie de ce lebensraum, à l’est de l’Allemagne, plus grande encore que le pays lui-même, attendait d’être conquis et incorporée à la nation allemande. En 1925, dans Mein Kampf, Hitler avait parlé de l’Ukraine comme d’une région essentielle pour l’Allemagne. L’Ukraine et d’autres régions de l’Europe de l’Est devaient lui appartenir puis ensuite devenir « propres ». Selon la propagande nazie, l’épée nazie devait libérer ce territoire pour permettre à la race allemande de s’épanouir. Avec la technologie et l’industrie allemandes, l’Ukraine serait transformée en région pour produire des céréales afin de nourrir l’Allemagne. Mais les Allemands devaient d’abord libérer l’Ukraine de sa population « d’êtres inférieurs » qui, selon la propagande nazie, devait être réduite en esclavage et mise au travail dans les maisons, les usines et les campagnes allemandes - là où en avait besoin l’économie allemande.

La conquête de l’Ukraine et les autres territoires de l’Union soviétique nécessitait une guerre contre l’Union soviétique, et cette guerre devait être préparée bien à l’avance. A cette fin, le ministère nazi de la propagande, dirigé par Goebbels, mis sur pied une campagne autour d’un supposé génocide commis par les Bolcheviks en Ukraine qui avait connu selon eux une période épouvantable de famine, délibérément provoqué par Staline pour forcer les paysans à accepter le socialisme. Le but de la campagne nazie était de préparer l’opinion publique internationale à la « libération » de l’Ukraine par les troupes allemandes. Malgré d’énormes efforts et en dépit du fait que de nombreux textes de propagande allemande furent publiés dans la presse britannique, la campagne nazie autour du soi-disant ‘génocide’ en Ukraine n’eut pas beaucoup de succès au niveau mondial. Il était clair que Hitler et Goebbels avaient besoin d’aide pour répandre leurs rumeurs et leurs diffamations sur l’Union soviétique. Ils trouvèrent de l’aide aux Etats-Unis.

3). William Hearst, l’ami d’Hitler

William Randolph Hearst est le nom d’un multimillionnaire qui aida les nazis dans leur guerre psychologique contre l’Union soviétique. Hearst était un très grand patron de presse américain, connu comme le ‘père’ de ce qu’on appelle « la presse jaune », la presse à sensation. William Hearst avait commencé sa carrière comme rédacteur en chef en 1885, lorsque son père, George Hearst, un millionnaire de l’industrie minière, sénateur et propriétaire de journaux lui-même, le nomma à la tête du San Francisco Daily Examiner.

Ce fut aussi le début de l’empire de presse de Hearst, un empire qui influença énormément la vie quotidienne et la pensée des Nord-américains. Après la mort de son père, il vendit toutes les parts de l’industrie minière dont il avait hérité et commença à investir dans le monde de la presse. Son premier achat fut le New York Morning Journal, un vieux journal que Hearst transforma complètement pour en faire un journal à ragots. Il achetait ces histoires à n’importe quel prix, et lorsqu’il n’y avait pas assez d’atrocités ou de crimes à raconter, ses chers journalistes et photographes les ‘arrangeaient’ à leur sauce. C’est ce qui caractérise la « presse jaune » : des mensonges et des atrocités « arrangés » et servis comme vraies.

Ces mensonges firent de Hearst un millionnaire et un personnage très important dans le monde de la presse. En 1935, il était devenu un des hommes les plus riches de la planète et sa fortune était estimée à 200 millions de dollars. Après la vente du Morning Journal, Hearst se mit à acheter et à fonder des journaux quotidiens et hebdomadaires à travers tous les Etats-Unis. Dans les années 40, Hearst possédait 25 quotidiens, 24 hebdomadaires, 12 stations de radio, 2 agences de presse, une entreprise fournissant des faits-divers pour les films, la compagnie de cinéma Cosmopolitan, et beaucoup d’autres choses encore. En 1948, il acheta une des premières chaînes de télévision américaine, BWA, à Baltimore. Les journaux de Hearst se vendaient à 13 millions d’exemplaires chaque jour et avaient 40 millions de lecteurs. Près d’un tiers de la population adulte américaine lisait chaque jour un journal de Hearst. En plus, des millions de gens à travers le monde recevaient des informations de la presse de Hearst via ses agences de presse, ses films et ses journaux, traduits et publiés en gros tirage dans le monde. Les chiffres cités montrent combien l’empire de Hearst eut le pouvoir d’influencer la politique américaine, et de là, la politique dans le monde, pendant de très longues années. Sa presse refusa par exemple pendant longtemps que les Etats-Unis entrent dans la Seconde Guerre Mondiale du côté de l’Union soviétique. Elle soutint plus tard le Maccarthysme, la chasse aux sorcières anticommuniste dans les années 50.

La conception du monde de William Hearst était ultra-conservatrice, nationaliste et anticommuniste. Sa politique était à l’extrême droite. En 1934, il voyagea en Allemagne et fut reçu comme un invité et un ami par Hitler. Après son voyage, les journaux de Hearst devinrent encore plus réactionnaires, publiant toujours plus d’articles contre le socialisme, contre l’Union soviétique et contre Staline en particulier. Hearst tenta aussi de servir directement la propagande nazie en publiant une série d’articles de Goering, le bras droit d’Hitler. Les protestations de beaucoup de lecteurs, néanmoins, le força à arrêter la publication de ces articles et de les retirer de la circulation.

Après la visite à Hitler, la presse à sensation de Hearst fut remplit de « révélations » sur les terribles évènements qui se produisaient en Union soviétique : meurtres, génocide, esclavage, débauche des dirigeants et misère du peuple, tous cela faisant quotidiennement les gros titres. La matière était fournie par la Gestapo, la police politique nazie. Sur la première page des journaux apparaissaient souvent des caricatures et des photos trafiquées d’Union soviétique, avec par exemple Staline, caricaturé en criminel avec un couteau dans les mains. N’oublions pas que ces articles étaient lus chaque jour par 40 millions de personnes aux Etats-Unis et des millions d’autres à travers le monde !

4). Le mythe de la famine en Ukraine

Une des premières campagnes de presse de Hearst contre l’Union soviétique concerna les millions de personnes soi-disant mortes de faim en Ukraine. Cette campagne commença le 18 février 1935, avec en gros titre de Une du Chicago American, la nouvelle de 6 millions de personnes mortes de faim en Union soviétique. Utilisant le sujet fourni par l’Allemagne nazie, William Hearst en baron de la presse et en sympathisant des nazis, commença à fabriquer des histoires sur un soi-disant génocide provoqué par les Bolcheviks ayant entraîné la mort de plusieurs millions de personnes en Ukraine. La vérité est bien différente. En fait, ce qui se produisait en Union soviétique, c’était au début des années 30, une lutte des classes sans précédent au cours de laquelle les paysans sans terre se soulevaient contre les riches propriétaires terriens, les koulaks, et commençaient à se battre pour la collectivisation, une lutte pour créer les kolkhozes.

Cette immense lutte des classes, touchant directement ou indirectement quelques 120 millions de paysans, a certainement provoqué des troubles dans la production et des pertes agricoles dans certaines régions. Avec moins à manger, les gens s’affaiblirent ce qui facilita la propagation des maladies infectieuses. Ces maladies étaient malheureusement communes dans le monde, à cette époque. Entre 1918 et 1920, une épidémie de fièvre espagnole avait causé la mort de 20 millions de personnes aux Etats-Unis et en Europe, mais personne n’avait accusé les gouvernements de ces pays d’avoir tué leurs propres citoyens. La vérité est que ces gouvernements ne pouvaient rien faire contre ce genre d’épidémie. C’est seulement avec le développement de la pénicilline pendant la Seconde Guerre mondiale qu’il fut possible de contenir de telles épidémies. Et ce ne fut possible partout que vers la fin des années 40.

Les articles de la presse Hearst affirmant que des millions de personnes mouraient de faim en Ukraine, délibérément provoqués par les communistes, semblaient crédibles et détaillées. La presse Hearst utilisait tous les moyens possibles pour que ces mensonges ressemblent à la vérité, et réussit à influencer l’opinion publique des pays capitalistes qui se retourna brusquement contre l’Union soviétique. Ce fut le début de la fabrication d’un des principaux mythes sur l’Union soviétique. A côté des révélations de la presse occidentale sur la soi-disant famine, personne ne voulut écouter les démentis de l’Union soviétique et les explications sur la fabrication des mensonges de la presse de Hearst, une situation qui dura de 1934 à 1987 ! Pendant plus de 50 ans, plusieurs générations d’individus à travers le monde furent nourries de ces calomnies confortant la mauvaise opinion qu’ils avaient du socialisme en Union soviétique.  

5). L’empire médiatique de Hearst en 1988

William Hearst mourut en 1951 dans sa maison à Beverley Hill en Californie. Il laissait derrière lui un empire médiatique qui continue encore aujourd’hui à propager ses nouvelles réactionnaires dans le monde entier. Aujourd’hui, la Hearst Corporation est une des plus grandes entreprises du monde, possédant plus de 100 magazines et employant 15 000 personnes. L’empire Hearst comprend des journaux, des magazines, des livres, des radios, des chaînes de télévision, des chaînes câblées, des agences de presse et du multimédia.

6). 52 ans pour que la vérité éclate

La campagne de désinformation nazie sur l’Ukraine ne cessa pas avec la défaite de l’Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale. Les mensonges nazis furent repris par la CIA et le MI5 (services secrets britanniques) et occupèrent une place importante dans la propagande de la guerre froide contre l’Union soviétique. Après la Seconde Guerre mondiale, le Maccarthysme, la chasse aux sorcières anticommuniste, a entretenu les fables sur les millions de morts de la faim en Ukraine. En 1953, un livre sur ce sujet fut publié aux Etats-Unis. Ce livre s’intitulait Black Deeds of the Kremlin (Sombres agissements au Kremlin). Sa publication fut financée par les réfugiés ukrainiens des Etats-Unis, des gens qui avaient collaboré avec les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Le gouvernement américain leur avait accordé l’asile politique en les présentant comme des « démocrates ».  

Lorsque Reagan fut élu à la présidence américaine dans les années 80 et commença sa croisade anticommuniste, la propagande sur les millions de morts en Ukraine fut une nouvelle fois activées. En 1984, un professeur d’Harvard publia un livre qui s’appelait Human Life in Russia (La vie humaine en Russie) qui répétait toutes ces fausses informations produit par la presse de Hearst en 1934. Puis, en 1984, les mensonges et falsifications nazies datant des années 30 ressortirent mais, cette fois, couvert par la« respectabilité » de l’université américaine. Mais ce n’est pas terminé. En 1986, un autre livre paru sur le même sujet, intitulé Harvest of Sorrow (Sanglantes Moissons), écrit par un ancien membre des services secrets britanniques, Robert Conquest, à présent professeur à l’Université Stamford en Californie. Pour ce genre de « travail », Conquest reçu 80 000 dollars de l’Organisation des nationalistes ukrainiens. Cette même organisation finança aussi un film réalisé en 1986, intitulé Harvest of Despair (Moissons du désespoir) dans lequel, entres autres, on puisait dans le livre que Conquest avait écrit. A ce jour, aux Etats-Unis, concernant l’estimation du nombre de victimes de la famine en Ukraine, on avance le chiffre de 15 millions de personnes !

Pourtant les millions de morts d’Ukraine provenant de la presse Hearst et répétés dans les livres et les films, sont des chiffres complètement faux. Le journaliste canadien Douglas Tottle a méticuleusement démonté ces falsifications dans son livre publié à Toronto en 1987 : Fraud, famine and fascism - (Mensonge, famine et fascisme : le mythe du génocide ukrainien d’Hitler à Harvard). Tottle a prouvé, entre autre, que les photographies utilisés montrant des scènes horribles d’enfants mourrant de faim, avaient en réalité été prises dans des publications de 1922, à l’époque où des millions de gens étaient morts à cause de la famine et de la guerre provoquée par l’intervention de 8 puissances étrangères en Union soviétique pendant la Guerre Civile de 1918-1921. Douglas Tottle révéla aussi toute la vérité sur les reportages bidon sur la famine de 1934, publiés dans la presse de Hearst. Un des journalistes qui a envoyé pendant très longtemps des reportages et des photographies de cette soi-disant famine était Thomas Walter, un individu qui n’avait jamais mis les pieds en Ukraine et a séjourné à Moscou que 5 jours en tout. Ces faits ont aussi été révélés par le journaliste Louis Fischer, le correspondant à Moscou de The Nation, un journal américain. Fischer releva que le journaliste M. Parrott, le vrai correspondant de presse de Hearst à Moscou, avait envoyé des reportages qui ne furent jamais publiés sur les récoltes excellentes en Union soviétique en 1933 et sur l’essor économique en Ukraine. Tottle démontra que le journaliste qui écrivait des reportages sur la soi-disant famine en Ukraine, « Thomas Waller », était en réalité Robert Green et que celui-ci s’était échappé d’une prison d’Etat dans le Colorado ! Ce Walker ou plutôt Green, lorsqu’il retourna aux Etats-Unis, fut arrêté et avoua à la cour qu’il n’avait jamais été en Ukraine. Mais ces mensonges sur les millions de victimes en Ukraine dans les années 30 dû à une famine supposée avoir été organisé par Staline, furent seulement découverts qu’en 1987 ! C’est ainsi que Hearst, les Nazis, l’agent Conquest et bien d’autres ont trompé des millions de personnes avec leurs mensonges et leurs reportages bidon. Encore aujourd’hui les histoires de Hearst et des nazis sont répétées systématiquement par les auteurs de droite.

La presse de Hearst, grâce à son monopole dans plusieurs états des Etats-Unis et le rôle de ses agences de presse partout dans le monde, fut le plus grand porte-parole de la Gestapo. Dans un monde dominé par le capital, Hearst réussit à transformer les mensonges de la Gestapo en « vérités » diffusées par des dizaines de journaux, de stations radio et plus tard par des chaînes de télévisions et des chaînes câblées partout dans le monde. La Gestapo disparue, la propagande de guerre contre le socialisme en Union soviétique continua comme si de rien n’était avec la CIA. Les campagnes anticommunistes de la presse américaine ne perdirent rien en intensité. Les trafics continuèrent comme avant, d’abord avec l’aide de la Gestapo puis avec la CIA.

7). Robert Conquest au coeur du mythe

Cet homme, si largement cité dans la presse bourgeoise, est un véritable apologiste du système bourgeois. Il doit attirer notre attention car Conquest est un des deux auteurs qui a écrit le plus sur les soi-disant millions de morts de la famine. C’est lui qui est en fait à l’origine des principaux mythes et mensonges concernant l’Union soviétique qui ont été répandu après la Seconde Guerre mondiale. Conquest a d’abord été connu pour son livre The Great Terror (La Grande Terreur) (1969) puis pour Moissons Sanglantes (1986). Conquest écrivit que des millions de gens étaient morts de faim en Ukraine, dans les camps de travail du goulag et pendant les grands procès de 1936-38, en utilisant pour cela des sources d’information d’exilés ukrainiens vivant aux Etats-Unis et appartenant à des parties de droite, des gens qui avaient collaboré avec les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. De nombreux héros de Conquest sont bien connus comme des anciens criminels de guerre qui ont dirigé et participé au génocide des Juifs ukrainiens en 1942. Un de ces personnages est Mykola Lebed, reconnu comme criminel de guerre après la guerre. Lebed était le chef de la sécurité à Lvov sous l’occupation nazie et dirigeait les terribles persécutions anti-juives en 1942. En 1949, la CIA récupéra Lebed et l’envoya aux Etats-Unis où il travailla comme agent de désinformation.

Le style des livres de Conquest est violent et d’un anticommunisme primaire. Dans son livre de 1969, Conquest raconte comment ceux qui ont succombé à la famine entre 1932 et 1933 avoisinent les 5 à 6 millions, la moitié d’entre eux ukrainiens. Mais en 1983, pendant la croisade anticommuniste de Reagan, Conquest a élargi la famine jusqu’à 1937 et a grossi le nombre de victimes pour atteindre 14 millions ! De telles affirmations si bien venues se devaient d’être récompensées : en 1986, Reagan lui demanda d’écrire des textes pour sa campagne présidentielle afin de l’aider à préparer le peuple américain à une invasion soviétique. Le texte en question s’intitulait « Que faire quand les Russes arrivent - un manuel de survie » ! Un étrange travail pour un professeur d’histoire !

Mais la vérité est qu’il n’y a rien d’étrange dans tous ça, venant d’un homme qui a passé sa vie entière à vivre des mensonges et des falsifications sur l’Union soviétique et Staline, d’abord comme agent des services secrets puis comme écrivain et professeur à l’université Stamford en Californie. Le passé de Conquest à été raconté par le Guardian de Londres, le 27 Janvier 1978, dans un article où il fut révélé qu’il avait été un ancien agent du département de désinformation des Services secrets britanniques, c’est-à-dire le Département de Recherche et d’Investigation, Information Research Department (IRD). L’IRD avait ouvert ses portes en 1947 (il s’appelait à l’origine le Bureau d’Information Communiste). Sa tâche principale consistait à combattre l’influence communiste partout dans le monde, en propageant des histoires chez les politiciens, les journalistes et d’autres personnes susceptibles d’influencer l’opinion publique. Les activités de l’IRD étaient très bien menées, aussi bien en Angleterre qu’à l’étranger. Lorsque l’IRD fut officiellement dissoute en 1977 après la découverte de liens avec l’extrême droite, on découvrit que pour la seule Grande Bretagne, plus de 100 journalistes renommés étaient en contact avec l’IRD et demandaient régulièrement des sujets pour leurs articles. C’était la règle pour de nombreux journaux britanniques comme le Financial Times, The Times, Economist, Daily Mail, Daily Mirror, The Express, The Guardian et d’autres. Les faits dévoilés par le Guardian donnent une indication de la manière dont les services secrets ont réussi à manipuler les journaux et à toucher un large public.

Robert Conquest travailla pour l’IRD jusqu’en 1956. Le « travail » de Conquest contribua au soi-disant « livre noir » de l’Union soviétique, des histoires bidons présentées comme authentiques et distribuées pour influencer l’opinion publique. Après avoir officiellement quitté l’IRD, Conquest continua à écrire des livres avec l’aide de l’IRD. Son livre La Grande Tereur, une grossière oeuvre de droite sur les luttes de pouvoir en Union soviétique en 1937, était en réalité une compilation de textes écrits lorsqu’il travaillait pour les services secrets. Le livre fut achevé et publié avec l’appui de l’IRD.

Un tiers de la publication fut financé par Praeger press qui publie et distribue souvent des livres à la demande de la CIA. Le livre de Conquest avait pour objectif de toucher des universitaires, les journalistes, la radio et la télévision, et s’assurer ainsi que ces mensonges continuent d’être largement diffusées dans la population. A ce jour, Conquest reste pour les historiens de droite l’une des sources les plus importantes sur l’histoire de l’Union soviétique.

8). Alexandre Soljenitsyne

Un autre individu a systématiquement été associé aux livres et aux articles sur les soi-disant millions de gens qui perdirent leurs vies ou leur liberté en Union soviétique : l’écrivain russe Alexandre Soljenitsyne. Soljenitsyne devint célèbre dans le monde capitaliste à la fin des années 60 grâce à son livre, L’Archipel du goulag. Il fut lui-même condamné en 1946 à 8 ans de prison dans les camps de travail pour activité contre-révolutionnaire après avoir distribué de la propagande anti-soviétique. Selon Soljenitsyne, la guerre avec l’Allemagne nazie au cours de la Seconde Guerre mondiale aurait pu être évité si le gouvernement soviétique avait trouvé un compromis avec Hitler. Soljenitsyne accusa le gouvernement soviétique et Staline d’avoir été plus responsable qu’Hitler des terribles conséquences de la guerre sur le peuple soviétique. Soljenitsyne ne cacha pas ses sympathies envers les nazis. Il fut condamné à l’époque comme traître.

C’est en 1962 que Soljenitsyne commença à publier ses livres en Union soviétique avec l’accord et l’aide de Nikita Khrouchtchev. Le premier livre qu’il publia fut Un Jour dans la vie d’Ivan Denisovitch qui racontait la vie d’un prisonnier. Khrouchtchev utilisa les textes de Soljenitsyne pour combattre l’héritage socialiste de Staline. En 1970, Soljenitsyne reçut le prix Nobel de littérature pour L’Archipel du goulag. Son livre commença a être publié largement dans les pays capitalistes et son auteur devint l’un des instruments les plus efficaces de l’impérialisme pour combattre le socialisme de l’Union soviétique. Son texte sur les camps de travail rejoignit la propagande sur les millions de morts en Union soviétique et fut présentés aux médias capitalistes comme le reflet de la vérité. En 1974, Soljenitsyne renonça à sa citoyenneté soviétique et émigra en Suisse, puis aux Etats-Unis. A cette époque, il était considéré par la presse capitaliste comme le plus grand combattant de la liberté et de la démocratie. Ses sympathies nazies furent cachées pour ne pas entraver la propagande de guerre contre le socialisme.

Aux Etats-Unis, Soljenitsyne fut souvent invité à d’importantes conférences. Il fut, par exemple, le principal intervenant au congrès du syndicat de l’AFL-CIO en 1975. Le 15 juillet 1975, il fut même invité à donner une conférence sur la situation mondiale au Sénat américain ! Ses conférences sont d’une grande violence et plein de provocation, soutenant et propageant les positions les plus réactionnaires. Par exemple, il mena campagne pour que les Etats-Unis attaquent de nouveau le Vietnam. Encore mieux : après 40 ans de fascisme au Portugal, lorsque des officiers de gauche au sein de l’armée prirent le pouvoir en 1974 et qu’une révolution populaire eut lieu, Soljenitsyne commença à mener campagne pour une intervention militaire américaine au Portugal car, d’après lui, ce pays allait rejoindre bientôt le Pacte de Varsovie si les Etats-Unis n’intervenaient pas ! Soljenitsyne regrettait aussi que l’indépendance des colonies africaines du Portugal leur ait été accordée.

Mais il est clair que le principal aspect des discours de Soljenitsyne fut sa guerre sans relâche contre le socialisme allant de ses allégations sur les millions des gens exécutés en Union soviétique jusqu’aux dizaines de milliers d’Américains soi-disant emprisonnés et réduit en esclavage au Nord Vietnam ! L’idée de Soljenitsyne que des américains étaient utilisés comme travailleurs forcés au Nord Vietnam donna l’idée de la série des films de Rambo sur la guerre du Vietnam. Les journalistes américains qui osaient écrire en faveur de la paix entre les Etats-Unis et l’Union soviétique étaient aussitôt accusés par Soljenitsyne de traîtres potentiels. Soljenitsyne soutint aussi la course aux armements contre l’Union soviétique qui était, selon lui, plus puissante « en tanks et avions de 5 à 7 fois supérieure par rapport aux Etats-Unis ». Il prétendait aussi que les armes atomiques étaient deux à trois ou même cinq fois plus nombreuses en Union soviétique qu’aux Etats-Unis. La voix de Soljenitsyne sur l’Union soviétique représentait l’opinion de l’extrême droite. Mais il alla encore plus loin dans son soutien ouvert au fascisme.

9). Le soutien au fascisme de Franco

Après la mort de Franco en 1975, le régime fasciste espagnol commençait à perdre le contrôle de la situation politique. Au début de 1976, les évènements en Espagne attirèrent l’attention de l’opinion publique mondiale. Il y eut des grèves et des manifestations pour réclamer la démocratie et la liberté. Le successeur de Franco, le roi Juan Carlos, fut contraint de libéraliser très doucement le pays pour calmer l’agitation sociale.

A ce moment important de l’histoire politique de l’Espagne, Alexandre Soljenitsyne apparut à Madrid et donna une série d’interview au programme télé du samedi soir, Directisimo, le 20 mars, à une heure de grande écoute (voir le journal espagnole ABC et Ya du 21 mars 1976). Soljenitsyne qui connaissait les questions à l’avance, se servit de cette tribune pour faire toute une série de déclarations réactionnaires. Son intention n’était pas de soutenir les mesures libérales du roi mais, au contraire, de s’opposer aux réformes démocratiques. Au cours de son interview télévisé, il déclara que 110 millions de Russes étaient morts à cause du socialisme, et il compara « l’esclavage subi par le peuple soviétique avec la liberté dont jouisse l’Espagne ». Soljenitsyne condamna aussi « les cercles progressistes », les « Utopiques » qui ne voyaient que la dictature en Espagne. Par « progressiste », il voulait dire n’importe qui de l’opposition démocratique : qu’ils soient des libéraux, des sociaux-démocrates ou des communistes. « L’automne dernier », déclara Soljenitsyne, « l’opinion publique s’est inquiété du cas de ces terroristes espagnoles » (des anti-fascistes espagnoles condamnés à mort par le régime de Franco). « A chaque fois, l’opinion publique progressiste réclame des réformes politiques alors qu’elle soutient en même temps des actes terroristes... Ceux qui veulent une réforme démocratique rapide savent-ils ce qui se passera demain ou après demain ? L’Espagne peut connaître la démocratie demain mais après demain, qu’est-ce qui pourra empêcher la démocratie de tomber dans le totalitarisme ? » Interrogé par les journalistes qui voulaient savoir si cela ne voulait pas dire qu’il soutenait un régime sans libertés, Soljenitsyne répondit : « Je ne connais qu’un seul lieu où il n’y a pas de liberté et c’est la Russie ». Les déclarations de Soljenitsyne à la télévision espagnole étaient un soutien direct au fascisme espagnol, une idéologie qu’il approuve jusqu’à maintenant. C’est une des raisons pourquoi Soljenitsyne commença à disparaître de la scène médiatique après ces 18 années d’exil aux Etats-Unis et une des raisons pourquoi il commença à moins soutenir les gouvernements capitalistes. Pour les capitalistes, Soljenitsyne était un cadeau tombé du ciel pour lutter contre le socialisme mais tout avait des limites. Dans la nouvelle Russie capitaliste, ce qui détermine le soutien de l’Occident à des groupes politiques, c’est tout simplement qu’elle puisse faire de bonnes affaires en Russie avec un maximum de profit, protégés par ces parties. Le fascisme comme régime politique pour l’avenir de la Russie n’est pas très indiqué pour faire des affaires. C’est pour cette raison que le programme politique de Soljenitsyne pour la Russie n’a aucune chance avec les occidentaux. Ce que Soljenitsyne veut pour le futur politique de la Russie, c’est tout simplement le retour du régime autocratique des Tsars avec l’aide de l’Eglise orthodoxe russe ! Même le pire des impérialistes n’a aucun intérêt dans une telle stupidité politique. Ceux qui soutiennent encore Soljenitsyne à l’Ouest devront aller le chercher dans les limbes de l’extrême droite.

10). Les nazis, la police et les fascistes

Ainsi, parmi les pires pourvoyeurs de mythes bourgeois concernant les millions de victimes soi-disant mortes et emprisonnées en Union soviétique, on trouve le pro-nazi William Hearst, l’agent secret Robert Conquest et enfin le fasciste Alexandre Soljenitsyne. Conquest a joué un rôle essentiel à partir du moment où ses informations étaient largement utilisées par les médias capitalistes dans le monde, servant même de base pour des cours dans certaines universités. Les livres de Conquest sont sans aucun doute d’une très grande qualité au niveau de la désinformation. Puis dans les années 70, Conquest reçu une grande aide en la personne de Soljenitsyne suivi d’une série d’autres dissidents de deuxième ordre comme Andrei Sakharov et Roy Medvedev. A cela s’est ajouté, ici et là, nombre d’individus se consacrant un peu partout dans le monde à spéculer sur les morts et les prisonniers d’Union soviétique, et rémunérés à prix d’or par la presse bourgeoise. Mais la vérité sur le sujet a finalement été dévoilée et révélée malgré ces falsificateurs de l’histoire. Gorbatchev ordonna l’ouverture des archives secrètes du Parti aux recherches historiques, ce qui eut des conséquences qu’aucun d’entre eux ne pouvait imaginer.

11). Les archives révèlent les mensonges de la propagande

Conquest, Soljenitsyne, Medvedev et d’autres utilisèrent les données publiées par l’Union soviétique comme les statistiques démographiques en augmentant le nombre d’habitants sans tenir compte des frontières changeantes au cours de l’histoire. A partir de là, ils conclurent que beaucoup de gens manquaient à l’arrivée. Les gens disparus furent ainsi déclarés avoir été tués ou incarcérés à cause du socialisme. La méthode était simple mais complètement frauduleuse.

Ce genre de « révélation » n’aurait jamais été accepté tel quel, si c’étaient des pays occidentaux qui avaient été concernés. De nombreux professeurs et historiens auraient alors protestés contre une telle falsification. Mais puisqu’il s’agissait de l’Union soviétique, on l’acceptait. Une des raisons vient certainement du fait que ces professeurs et ces historiens placent leur avancement professionnel avant leur intégrité professionnelle.

Au final, quelles sont les estimations de ces« critiques » ? Selon Robert Conquest (lors d’une estimation réalisée en 1961) 6 millions de personnes étaient mortes de faim en Union soviétique, au début des années 30. En 1986, Conquest revit à la hausse ce chiffre qui atteint alors 14 millions. Pour le goulag, il y avait eu en 1937, selon Conquest et avant les purges dans le Parti, l’armée et l’appareil d’Etat, 5 millions de prisonniers. Après le début des purges, durant les années 1937-38, il y avait eu un nombre supplémentaire de 7 millions de prisonniers, ce qui faisait un total de 12 millions de prisonniers dans les camps de travail en 1939. Et ces 12 millions n’étaient selon Conquest que des prisonniers politiques ! Dans ces camps se trouvait aussi des criminels de droit commun, qui d’après Conquest, dépassaient en nombre les prisonniers politiques. Pour finir, cela voulait dire, toujours d’après Conquest, qu’il y avait eu 25 à 30 millions de prisonniers dans les camps de travail en Union soviétique.

Encore selon lui, en ce qui concerne le nombre de morts, un million de prisonniers politiques avait été exécuté entre 1937 et 1939 et 2 autres millions étaient morts de faim. Le nombre final des purges de 1937-39 était ainsi de 9 millions dont 3 étaient morts en prison. Ces estimations furent immédiatement sujet à un « ajustement statistique » par Conquest pour arriver à la conclusion que les bolcheviks avaient tué pas moins de 12 millions de prisonniers politiques entre 1930 et 1953. En ajoutant les estimations de ceux qui étaient morts dans la famine des années 30, Conquest concluait finalement que les bolcheviks avaient tué 26 millions de personnes. Dans une des ces dernières manipulations statistiques, Conquest déclare qu’en 1950, il y eu 12 millions de prisonniers politiques en Union soviétique.

Alexandre Soljenitsyne a utilisé plus ou moins les mêmes méthodes statistiques que Conquest. Mais en utilisant ces méthodes pseudo-scientifiques sur la base de prémisses différentes, il est arrivé à des conclusions encore plus extrêmes. Soljenitsyne acceptait les estimations de Conquest de 6 millions de morts concernant la famine de 1932-33. Mais en ce qui concerne les purges de 1936-39 ; il croyait qu’un million au moins de personnes était mort tous les ans. Soljenitsyne en déduisait qu’entre la période de la collectivisation agricole jusqu’à la mort de Staline en 1953, les communistes avaient tué 66 millions de personnes. Le gouvernement soviétique était aussi responsable de la mort de 44 millions de Russes au cours de la Seconde Guerre mondiale. La conclusion de Soljenitsyne, c’est que « 110 millions de Russes avaient succombé au socialisme ». En ce qui concerne le nombre de prisonniers, d’après lui, il atteignait le chiffre de 25 millions dans les camps de travail, en 1953.

12). Gorbatchev ouvre les archives

La série de chiffres fantaisistes ci-dessus a été publiée dans les années 60 et présentée par la presse bourgeoise comme authentique, obtenue avec des pseudo-méthodes scientifiques. Sous ces fabrications se cachaient les services secrets occidentaux, principalement la CIA et le MI5. L’impact des médias sur l’opinion publique est si grand que ces chiffres sont encore aujourd’hui acceptés par une très large partie de l’opinion publique des pays occidentaux. Cette situation déplorable ne fit qu’empirer. En Union soviétique, où Soljenitsyne et d’autres « critiques » bien connus tels que Andrei Sakharov et Roy Medvedev ne trouvaient personne pour soutenir leurs élucubrations, la situation changea en 1990. Avec la nouvelle « presse libre » apparue sous Gorbatchev, tous ce qui s’opposait au socialisme fut montré comme positif, avec de fâcheuses conséquences. Une spéculation sans précédent se développa au sujet du nombre de morts ou d’emprisonnés sous le socialisme, ce qu’on nomme les millions de « victimes » du communisme.

L’hystérie de la nouvelle presse libre apporta de l’eau au moulin aux mensonges de Conquest et de Soljenitsyne. Mais à la même époque, Gorbatchev ouvrit les archives du Comité Central aux recherches historiques à la demande de la nouvelle presse. L’ouverture de ces archives du Comité Central du Parti Communiste fut vraiment décisive pour débrouiller les fils de ces contes et cela pour deux raisons : d’abord parce que les archives contiennent des faits qui permettent de connaître la vérité. Mais ce qui est encore plus important, c’est que ceux qui avaient spéculés largement sur le nombre des gens morts et emprisonnés affirmaient depuis des années que ces estimations seraient confirmées le jour où les archives seraient enfin accessibles au public. C’était le cas de Conquest, de Sakharov, de Medvedev et de tous les autres. Mais lorsque les archives furent ouvertes et les conclusions des recherches commencèrent à être publiés, une chose étrange se produisit. Tout d’un coup, aussi bien la presse libre de Gorbatchev que les spéculateurs sur les morts et les prisonniers perdirent tout intérêt dans l’étude de ces archives.

Les résultats des recherches effectuées à partir des archives du Comité Central du Parti communiste par les historiens russes Zemskov, Dougin et Xlevjuk, commencèrent paraître dans des journaux scientifiques en 1990 mais restèrent complètement ignorés au-delà. Les résultats des recherches historiques contredisaient complètement les estimations de la « presse libre » au sujet du nombre de morts et de prisonniers. Pourtant, ses études ne furent pas diffusées. Elles circulèrent dans de petits cercles scientifiques qui pouvaient difficilement se mesurer à l’hystérie de la presse. Ainsi, les mensonges de Conquest et de Soljenitsyne continuèrent à être diffusé auprès de larges parties de l’ex-population soviétique. A l’Ouest aussi, les études des chercheurs russes sur le système pénal sous Staline furent totalement ignorées dans l’actualité et par les nouvelles télévisées.

13). Ce que les études russes montrent

Les recherches sur le système pénal soviétique représentent, au total, près de 9 000 pages. Leurs auteurs sont nombreux, mais les plus connus sont les historiens russes V.N. Zemskov, A.N. Dougin et O.V. Xlevjnik. Leurs travaux commencèrent à paraître en Occident grâce à l’aide de collègues de pays occidentaux. Les deux travaux utilisés ici ont, pour l’un été publié dans le magazine français l’Histoire en septembre 1993 dans un article écrit par Nicolas Werth, directeur de recherche au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) ; pour l’autre, publié aux Etats-Unis dans la Revue d’Histoire Américaine (American Historical Review) par J. Arch Getty, professeur d’histoire à l’Université de Californie, Riverside, en collaboration avec G. T. Rittersporn, chercheur au CNRS ainsi que le chercheur V AN Zemskov de l’Institut d’Histoire Russe (qui fait partie de l’Académie russe des sciences). Aujourd’hui, plusieurs livres sont parus sur le sujet, écrit par ces chercheurs ou par d’autres personnes des mêmes équipes de recherches. Avant de poursuivre, je voudrais préciser qu’aucun de ces scientifiques et chercheurs ne défendent le système socialiste. Au contraire, ils ont un point de vue bourgeois et antisocialiste. Certains d’entre eux sont même des réactionnaires. Les lecteurs ne doivent pas s’imaginer que ce qui va suivre provient d’un quelconque « complot communiste. » Ces chercheurs ont voulu simplement dénoncer les mensonges de Conquest, Soljenitsyne, Medvedev et d’autres. Ils ont montré qu’ils plaçaient leur intégrité professionnelle avant tout autre considération et qu’ils ne voulaient pas servir des buts de propagande.

Les résultats des recherches russes répondent à beaucoup d’interrogation sur le système pénal soviétique. Les chercheurs ce sont concentrés surtout sur l’époque de Staline, la plus controversée. Nous allons continuer en répondant à une série de questions précises en puisant les réponses dans les revues L’Histoire et American Historical Review. C’est la meilleure façon d’aborder le système pénal soviétique :

1. En quoi consistait le système pénal soviétique ?

2. Combien de prisonniers y avait-il, aussi bien prisonniers politiques que non-politiques ?

3. Combien de gens sont morts dans les camps de travail ?

4. Combien de personnes furent condamnées à mort avant 1953, en particulier pendant les purges de 1937-1938 ?

5. Quelle était la durée moyenne des détentions ?

Après avoir répondu à ces questions, nous discuterons du cas de deux catégories de populations dont on fait référence habituellement lorsque l’on parle des morts et des prisonniers en Union soviétique : les koulaks condamnés en 1930 et les contre-révolutionnaires condamnés en 1936-38.

14). Les camps de travail dans le système pénal

Commençons par la nature du système pénal soviétique. Après 1930, le système pénal soviétique consistait en un système de prisons, de camps de travail (goulag), de colonies de travail (goulag), de zones ouvertes spéciales et d’un système d’amendes. Ceux qui étaient condamnée étaient en général envoyés dans une prison normale et une enquête était faîte pour savoir s’il était innocent et dans ce cas relâché, ou s’il était au contraire jugé. Un accusé qui passait au tribunal pouvait aussi bien être déclaré innocent (et relâché) ou être condamné. S’il s’avérait qu’il était condamné, il devait soit payer une amende, soit aller en prison ou, plus rarement, être exécuté. L’amende pouvait consister à ce que sa paye soit réduite pour une période donnée. Pour celui qui y était envoyé, il se retrouvait dans différentes sortes de prisons en fonction du type de peine.

Dans les camps de travail du goulag, était envoyé ceux qui avaient commis de sérieux délits (homicide, vol, viol, crime économique, etc.) ainsi qu’une grande partie de condamnés pour activités contre-révolutionnaires. Les condamnés à une peine de 3 ans pouvaient aussi être envoyés dans ces camps de travail. Après avoir passé un certain temps dans les camps de travail, un prisonnier pouvait être déplacé dans une colonie de travail ou dans une zone spéciale ouverte.

Les camps de travail étaient des zones très larges où les prisonniers vivaient et travaillaient sous étroite surveillance. Travailler et ne pas être à la charge de la société était jugé nécessaire. Aucune personne en bonne santé ne restait sans travailler. Il est possible qu’aujourd’hui, on trouve cela très dure, mais c’était la règle. Il y avait ainsi 53 camps de travail en 1940.

Il y avait d’autre part 425 colonies de travail. C’était des unités beaucoup plus petites que les camps de travail, avec un régime plus libre et moins surveillé. On y envoyait ceux qui étaient condamnés à des peines plus réduites et ceux qui avaient commis des crimes et des délits politiques moins graves. Ils travaillaient en liberté dans des usines ou à la campagne et étaient mélangés à la société civile. Très souvent, le salaire était entièrement versé au prisonnier, de la même façon que les autres ouvriers.

Les zones spéciales ouvertes étaient généralement des zones agricoles pour ceux qui avaient été exilés tels que les koulaks, expropriés pendant la collectivisation. D’autres personnes jugées coupables de crimes ou de délits politiques mineurs pouvaient aussi purger leurs peines dans ces zones.

15). 454 000 et non 9 millions

La seconde question est de savoir combien il y avait de prisonniers politiques et combien de prisonniers de droit commun. Cette question concerne ceux qui étaient emprisonnés à la fois dans les colonies de travail, les camps de travail que dans les prisons (bien qu’il faut savoir que dans les colonies, il y avait dans la plupart du temps une liberté partielle). Le tableau ci-dessous a été publié dans la Revue d’Histoire Américaine et couvre une période de 20 ans, entre 1934, moment où le système pénal fut placé sous la direction de l’administration centrale, jusqu’en 1953, l’année de la mort de Staline.

Nombre de prisonniers en URSS en 1934-1953
Source : La Revue d’Histoire Américaine (The American Historical Review)

Au 1er janvier de chaque année

Au goulag et camp de travail

Contre-révolutionnaires

Contre-révolutionnaires en %

Décès

Décès en %

Libérés

Echappés

1934

510.307

135.190

26,5

26.295

5,2

147.272

83.490

1935

725.438

118.256

16,3

28.328

3,9

211.035

67.493

1936

839.406

105.849

12,6

20.595

2,5

369.544

58.313

1937

820.881

104.826

12,8

25.376

3,1

364.437

58.264

1938

996.367

185.324

18,6

90.546

9,1

279.966

32.033

1939

1.317.195

454.432

34,5

50.502

3,8

223.622

12.333

1940

1.344.408

444.999

33,1

46.665

3,5

316.825

11.813

1941

1.500.524

420.293

28,7

100.997

6,7

624.276

10.592

1942

1.415.596

407.988

29,6

248.877

18

509.538

11.822

1943

983.974

345.397

35,6

166.967

17,0

336.135

6.242

1944

663.594

268.861

40,7

60.948

9,2

152.113

3.586

1945

715.506

283.351

41,2

43.848

6,1

336.750

2.196

1946

600.897

333.833

59,2

18.154

3,0

115.700

2.642

1947

808.839

427.653

54,3

35.668

4,4

194.886

3.779

1948

1.108.057

416.156

38,0

27.605

2,5

261.148

4.261

1949

1.216.361

420.696

34,9

15.739

1,3

178.449

2.583

1950

1.416.300

578.912

22,7

14.703

1,0

216.210

2.577

1951

1.533.767

475.976

31,0

15.587

1,0

254.269

2.318

1952

1.711.202

480.766

28,1

10.604

0,6

329.446

1.253

1953

1.727.970

465.256

26,9

5.825

0,3

937.352

785

 

Au 1er janvier de chaque année

Au goulag et colonies de travail

En prisons

Total

1934

aucun

aucun

510.307

1935

240.259

aucun

965.697

1936

457.088

aucun

1.296.494

1937

375.488

aucun

1.196.369

1938

885.203

aucun

1.881.570

1939

355.243

350.538

2.022.976

1940

315.584

190.266

1.850.258

1941

429.205

487.739

2.417.468

1942

360.447

277.992

2.054.035

1943

500.208

235.313

1.719.495

1944

516.225

155.213

1.335.032

1945

745.171

279.969

1.740.646

1946

956.224

261.500

1.818.621

1947

912.794

306.163

2.027.796

1948

1.091.478

275.850

2.475.385

1949

1.140.324

aucun

2.356.685

1950

1.145.051

aucun

2.561.351

1951

994.379

aucun

2.528.146

1952

793.312

aucun

2.504.514

1953

740.554

aucun

2.468.524

On peut tirer du tableau ci-dessus une série d’observations. Pour commencer, nous pouvons comparer ces chiffres avec ceux de Robert Conquest. Ce dernier déclare, par exemple, qu’en 1939, il y avait 9 millions de prisonniers politiques dans les camps de travail et 3 millions d’autres morts en 1937-1939. Il ne faut pas oublier que Conquest ne parle ici que du nombre de prisonniers politiques ! A côté, il y a aussi les prisonniers de droit commun qui, ajoute Conquest, sont encore plus nombreux que le nombre de prisonniers politiques ! En 1950, d’après Conquest, il y avait aussi 12 millions de prisonniers politiques !

Lorsqu’on connaît la vérité, on peut voir combien est grande la fraude de Conquest. Aucun des chiffres qu’il avance ne se rapproche d’une quelconque façon de la vérité. En 1939, il y avait, camp, prisons et colonies confondus, un total de 2 millions de prisonniers. 454 000 d’entre eux avaient été condamnés pour crimes politiques, et non 9 millions comme l’assure Conquest. Ceux qui sont morts dans les camps de travail entre 1937 et 1939 atteignent le chiffre de 160 000 et non 3 millions comme le dit encore Conquest. En 1950, il y avait 578 000 prisonniers politiques dans les camps de travail et non 12 millions comme le dit Conquest qui reste, n’oublions pas, encore aujourd’hui une des principales références de la propagande anticommuniste de droite. Robert Conquest est assurément un des meilleurs prototypes des pseudo-intellectuels de droite. En ce qui concerne les chiffres cités par Soljenitsyne qui annonce 60 millions de morts dans les camps, il n’y pas de commentaire à faire. L’absurdité de ces affirmations est si manifeste que seul un fou peut dire de telles choses.

Mais laissons ces trafiquants pour nous concentrer sur l’analyse concrète des statistiques du goulag. La première question, c’est de savoir ce qu’on peut conclure du nombre de gens incarcérés ? Qu’est-ce que signifie le chiffre de 2,5 millions ? Chaque personne emprisonnée est une preuve que la société n’a pas des conditions suffisamment développées pour permettre à chaque citoyen de vivre pleinement. De ce point de vue, les 2,5 millions de prisonniers représentent une critique de la société.

16). La menace intérieure et étrangère

Les conditions dans lesquelles se trouvait le nombre de prisonniers du système pénal doivent bien être expliquées. L’Union Soviétique était à l’époque un pays qui avait récemment renversé le féodalisme, et cet héritage social au niveau individuel pesait souvent lourdement sur la société. Dans un système arriéré comme le tsarisme, les ouvriers étaient condamnés à vivre dans une extrême pauvreté et la vie humaine valait peu de choses. Le vol et les crimes violents étaient punis sans ménagement. Les révoltes contre la monarchie finissaient souvent par être réprimés par des massacres, la peine de mort et des peines de prison extrêmement longues. Les relations sociales, et les traditions mentales qui les accompagnaient, prenaient beaucoup de temps pour évoluer, ce qui influençait en définitive le développement de l’Union soviétique dans son attitude envers les criminels.

Une autre chose qui doit être prise en compte, c’est que l’Union soviétique, qui comptait dans les années 30 près de 160 à 170 millions d’habitants, était sérieusement menacée par les puissances étrangères. Suite aux grands changements politiques en Europe dans les années 30, la menace de guerre de la part de l’Allemagne nazie était grande, une menace de survie pour le peuple slave. Le bloc occidental nourrissait aussi des ambitions interventionnistes. Cette situation, Staline l’a résumé en 1931 : « Nous avons 50 à 100 ans de retard sur les pays avancés. Nous devons rattraper ce retard en 10 ans. De cela dépend notre survie. » Dix ans plus tard, le 22 juin 1941, l’Union soviétique était envahie par l’Allemagne nazie et ses alliés. 

Léningrad - 1938

La société soviétique dût faire de gros efforts entre 1930 et 1940 et la majeure partie de ses ressources fut consacrée à préparer la défense contre la guerre qui s’annonçait. A cause de cela, les ouvriers travaillaient dur mais peu pour leurs bénéfices personnels. Les 7 jours de travail par semaine furent rallongés en 1937, et en 1939 pratiquement chaque samedi était une journée de travail. Au cours de cette période très difficile, la guerre pesa sur la société pendant presque deux décennies (les années 30 et 40). Elle coûta la vie à 25 millions de personnes en l’Union soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale et la moitié du pays fut réduit en cendres. Les crimes avaient tendance dans ces conditions à se développer bien que les gens essayaient de s’entraider pour améliorer leurs conditions de vies.

Pendant cette période très difficile, l’Union soviétique comptait un maximum de 2,5 millions de prisonniers, c’est-à-dire 2,4% de la population adulte. Comment peut-on évaluer ce chiffre ? C’est peu ou beaucoup ? Comparons.

17). Plus de prisonniers aux Etats-Unis

Voyons les Etats-Unis, par exemple, un pays de 252 millions d’habitants (en 1996), le pays le plus riche du monde, qui consomme 60% des ressources mondiales. Combien y-a-t-il de prisonniers ? Quelle est la situation de ce pays qui n’est menacé par aucune guerre et qui ne connaît aucun grand bouleversement social menaçant sa stabilité économique ?

Dans une dépêche de presse parue très brièvement dans les journaux en août 1997, l’agence de presse FLT-AP (Associated Press) rapporta qu’il n’y avait jamais eu autant de prisonniers aux Etats-Unis avec un chiffre de 5,5 millions prisonniers en 1996. Cela représente une augmentation de 200 000 personnes depuis 1995 et le nombre de criminels aux Etats-Unis représente 2,8% de la population adulte. Ces données sont disponibles pour tous ceux qui le désirent au département de la justice des Etats-Unis (Page d’accueil web du Bureau statistique de la justice, http://www.ojp.usdoj.gov/bjs). Aujourd’hui, le nombre de prisonniers aux Etats-Unis est de 3 millions supérieur par rapport au nombre maximum en Union soviétique à l’époque dont nous parlons ! En définitive, en Union soviétique, 2,4% maximum de la population adulte était emprisonnée, alors qu’aux Etats-Unis, le chiffre atteint 2,8% et ne fait qu’augmenter ! Selon la dépêche de presse du département américain de la justice, le 18 janvier 1998, le nombre de condamnations avait augmenté en 1997 de 96 100.

S’agissant des camps de travail en Union soviétique, il est vrai que les conditions de détention étaient dures et difficiles pour les prisonniers mais quelle est la situation, aujourd’hui, dans les prisons américaines où est répandu la violence, le trafic de drogue, la prostitution, les abus sexuels (290 000 viols chaque année dans les prisons). Personne ne peut prétendre sortir sauf des prisons américaines ! Et dans une société qui n’a jamais été aussi riche !

18). Un facteur important : le manque de soins médicaux

Répondons maintenant à la troisième question. Combien de personnes sont mortes dans les camps de travail ? Le nombre a varié chaque année mais on constate une diminution de 5,2% en 1934 à 0,3% en 1953. Les décès dans les camps de travail étaient causés par le manque général de soins médicaux touchant aussi toute la société, en particulier en ce qui concerne les médicaments contre les épidémies. Ce problème n’était pas réservé aux camps de travail mais existait dans toute la société, aussi bien que dans la plupart du monde. L’utilisation générale des antibiotiques et leur découverte ont été effectives qu’après la Seconde Guerre mondiale, ce qui changea ainsi complètement la situation. En fait, les pires années furent les années de guerre lorsque les barbares nazis imposèrent de très dures conditions à tous les citoyens soviétiques. Durant ces 4 années, plus d’un demi million de personnes périrent dans les camps de travail, ce qui équivaut à la moitié de tous les morts des 20 années étudiées ici. N’oublions pas que pendant la même période, en pleine guerre, 25 millions de personnes moururent parmi les gens en liberté. En 1950, quand les conditions en Union soviétique s’améliorèrent et que l’usage des antibiotiques fut introduit, le nombre de décès de prisonniers chuta à 0,3%

Passons à la quatrième question. Combien des gens furent condamnés à mort jusqu’en 1953, en particulier pendant les purges de 1937-38 ? Conquest affirme que les bolcheviks tuèrent 12 millions de prisonniers politiques dans les camps de travail entre 1930 et 1953. Un million ont soi-disant été tué entre 1937 et 38. Soljenitsyne parle de dizaines de millions de morts dans les camps de travail, dont 3 millions en 1937-38 seulement. De tels chiffres ont été fabriqués pour la propagande de guerre contre l’Union soviétique. Le russe Olga Shatunovskaya parle de 7 millions de morts dans les purges de 1937-38.

Les documents qui sont sortis des archives soviétiques disent autre chose. Il est nécessaire de rappeler que le nombre de ceux qui ont été condamnés à mort est issue de différentes archives et que les chercheurs pour arriver à obtenir un chiffre approximatif, ont compilé les données en prenant le risque de doubler les chiffres et d’avoir une estimation plus grande que dans la réalité. D’après Dimitri Volkogonov, la personne chargée par Yeltsine de s’occuper des vieilles archives soviétiques, il y aurait eu 30 514 personnes condamnés à mort par les tribunaux militaires entre le 1er octobre 1936 et le 30 septembre 1938. Un document du KGB, paru dans la presse en février 1990, dit qu’il y aurait eu 786 098 personnes condamnées à mort pour crimes contre-révolutionnaire au cours des 23 années, de 1930 à 1953. Parmi ces condamnations, selon le KGB, 681.692 personnes furent condamnées entre 1937 et 1938. Il n’est pas possible de vérifier ce que dit le KGB mais cette dernière information semble peu crédible. Il est difficile qu’un si grand nombre de personnes ait été condamné à mort en l’espace de seulement deux ans. Est-il possible de croire que le KGB pro-capitaliste de 1990 donne des informations vraies sur le KGB pro-socialiste d’alors ? Quoi qu’il en soit, il faudrait vérifier si les statistiques qu’utilisent le KGB ne concernent pas les condamnations à mort à la fois des prisonniers de droit commun et des contre-révolutionnaires durant ces 23 ans plutôt que, comme l’affirme le KGB capitaliste, les seules condamnations à mort de contre-révolutionnaires.

La conclusion qu’on peut tirer, c’est que le nombre de condamnés à morts en 1937-38 est plus proche de 100 000 que des millions de la propagande occidentale.

Il est nécessaire aussi de savoir que les condamnés à morts ne furent pas tous exécutés. Une grande partie des peines de mort furent commuée en année de camps de travail. Il est aussi important de distinguer entre les criminels de droit commun et les contre-révolutionnaires. Beaucoup des condamnés à mort avaient commis des crimes violents comme des meurtres ou des viols. 60 ans après, ce type de crime est encore puni de mort dans de très nombreux pays.

Combien de temps durait les peines de prison ? La durée des peines de prison a été le thème des rumeurs les plus farfelues dans la propagande occidentale. Les insinuations habituelles ont pour but de convaincre les gens qu’en Union soviétique, on pouvait passer toute sa vie en prison et qu’on n’en revenait jamais. C’est complètement faux. La grande majorité de ceux qui étaient envoyé en prison à l’époque de Staline le furent pour une période maximale de 5 ans. Les statistiques qu’on trouve dans La Revue d’Histoire Américaine nous montre la vérité. Les prisonniers de droit commun dans la Fédération russe en 1936 ont été condamnés aux peines suivantes : jusqu’à 5 ans : 82,4% ; entre 5 et 10 ans : 17,6%. Une peine de 10 ans était la condamnation maximale possible avant 1937. Les prisonniers politiques condamnés par les cours civiles en Union soviétique, en 1936, furent condamnés aux peines suivantes : jusqu’à 5 ans : 44,2% ; entre 5 et 10 ans : 50,7%. Comme pour ceux condamnés aux camps de travail du goulag où se déroulaient les plus longues peines, les statistiques de 1940 montrent que ceux qui étaient condamnés jusqu’à 5 ans représentaient 56,8% et ils représentaient 42,2% pour les peines entre 5 et 10 ans. Seul 1% fut condamné à des peines supérieures à 10 ans.

Pour 1939, nous disposons des statistiques des cours soviétiques. La durée des peines est la suivante : jusqu’à 5 ans : 95,9% ; de 5 à 10 ans : 4% ; supérieur à 10 ans : 0,1%. Comme nous pouvons le voir, les peines de prison à perpétuité en Union soviétique sont encore un autre conte répandu à l’Ouest pour combattre le socialisme.

19). Les mensonges sur l’Union soviétique

Parlons brièvement des recherches historiques. Les recherches conduites par les historiens russes montrent une réalité totalement différente que celle décrite par les écoles et les universités du monde capitaliste depuis 50 ans. Pendant ces 50 ans de guerre froide, on a seulement enseigné des mensonges sur l’Union soviétique à plusieurs générations et ces mensonges ont influencé énormément ces gens. Cela concerne aussi les enquêtes des chercheurs français et américains. Dans celles-ci, les chiffres et les tableaux montrent le nombre de condamnations et de morts qui font d’ailleurs l’objet d’une intense discussion entre ces spécialistes. Mais le plus important à noter, c’est que la nature des crimes et des condamnations ne fait jamais partie de leurs discussions. La propagande politique des capitalistes a toujours présenté les prisonniers soviétiques comme des victimes innocentes et les chercheurs ont repris ces affirmations sans les remettre en cause. Quand les chercheurs ont laissé l’étude des statistiques pour se consacrer à leurs commentaires, leur idéologie bourgeoise a pris le dessus, avec parfois des résultats douteux. Les condamnés du système pénal soviétique deviennent alors des innocents. Mais beaucoup d’entre eux étaient bien des voleurs, des assassins, des violeurs, etc. Des criminels de ce genre ne seraient jamais considérés comme innocents par la presse s’ils avaient commis leurs actes en Europe ou aux Etats-Unis. Mais parce qu’ils les avaient commis en Union soviétique, c’était différent. Désigner comme innocent, un meurtrier ou un violeur récidiviste, c’est vraiment étrange. Il est nécessaire d’avoir un peu de sens commun lorsqu’on étudie la justice soviétique, au moins en ce qui concerne les condamnations pour crimes violents. Même s’il ne s’agit pas de juger de la nature des condamnations, on peut se pencher au moins sur qui étaient les condamnés.

20). Les koulaks et la contre-révolution

Dans le cas des contre-révolutionnaires, voyons de quoi on les accuse. Prenons deux exemples qui montrent l’importance de cette question : le premier concerne les koulaks condamnés au début des années 30 et le second concerne les conspirateurs et les contre-révolutionnaires condamnés en 1936-37.

D’après les enquêtes qui parlent des koulaks, les paysans riches, c’est 381 000 familles, c’est-à-dire 1,8 millions de personnes, qui furent envoyés en exil. Un petit nombre d’entre eux fut envoyé dans les camps de travail ou des colonies de travail. Mais pourquoi avaient-ils été condamnés ?

Les riches paysans russes, les koulaks, avaient pendant des centaines d’années soumis les paysans pauvres à une oppression et à une exploitation sans limites. Sur 120 millions de paysans en 1927, 10 millions de koulaks vivaient dans l’aisance tandis le reste des 110 millions était pauvre. Avant la révolution, ils vivaient dans les conditions les plus misérables. La richesse des koulaks reposait sur les loyers et les taxes des paysans pauvres. Quand les paysans pauvres commencèrent de se regrouper en fermes collectives, la principale richesse des koulaks disparaissait. Mais les koulaks ne voulaient pas se dire battus. Ils essayèrent de restaurer l’exploitation en les affamant. Des groupes armés de koulaks attaquèrent les fermes collectives, tuèrent les paysans pauvres et les membres du parti, mirent le feu aux champs et tuèrent le bétail. En provoquant la famine chez les paysans pauvres, les koulaks tentaient de maintenir la pauvreté et leurs puissances. Les évènements qui suivirent ne furent pas ceux qu’espéraient ces meurtriers. Cette fois, les paysans pauvres avaient le soutien de la révolution et furent plus forts que les koulaks qui furent battus, emprisonné, envoyé en exil et condamnés aux camps de travail.

Sur 10 millions de koulaks, 1,8 millions furent exilés ou condamnés. Il y a pu avoir des injustices commises au cours de cette lutte des classes massive dans les campagnes soviétiques où participaient 120 millions de personnes. Mais pouvons-nous vraiment blâmer pour cela les pauvres et les opprimés, dans leur lutte pour une vie meilleure et pour assurer une vie meilleure à leurs enfants et pour qu’ils ne restent pas des affamés illettrés ? Pouvons-nous vraiment les condamner pour ne pas avoir été suffisamment « civilisés » ou pour ne pas avoir eu assez de pitié? Qui peut condamner des gens qui durant des centaines d’années n’ont eu accès à aucun acquis de cette civilisation et les accuser de ne pas être civilisés ? Les koulaks qui exploitaient les paysans pauvres, étaient-ils, eux, civilisés ou avaient-il eu de la pitié pendant toutes ces années ?

21). Les purges de 1937

Notre deuxième exemple concerne les contre-révolutionnaires condamnés dans les grands procès de 1936-38 qui suivirent les purges dans le parti, l’armée et l’appareil d’Etat, et qui a pour origine l’histoire du mouvement révolutionnaire russe. Des millions de personnes avaient participé à la victoire contre le Tsar et la bourgeoisie russe, et beaucoup d’entre eux étaient entré au parti pour d’autres raisons que le combat pour le prolétariat et pour le socialisme. Mais la lutte des classes étaient telle que, bien souvent, on n’avait pas le temps ni l’opportunité de tester les nouveaux militants. Même des anciens militants d’autres partis qui se nommaient eux-mêmes socialistes et qui avaient combattu le Parti bolchevik, furent ensuite admis dans le parti. Nombre de ces nouveaux activistes occupèrent d’importants postes dans le Parti Bolchevik, l’Etat et les forces armées. Le grand nombre de cadres comme les gens qui l’étaient devenus parce qu’ils savaient tout simplement lire, força le Parti à changer les conditions d’admissions pour eux et les nouveaux membres du Parti. Ces problèmes, lorsqu’ils entrèrent en contradiction, divisèrent le parti en deux –avec d’un côté, ceux qui voulaient continuer la lutte pour construire le socialisme et, de l’autre côté, ceux qui pensaient que les conditions n’étaient pas encore réunies pour construire le socialisme et qui soutenait un régime social-démocrate. Ces idées avaient pour origine Trotski. Il avait rejoint le parti en juillet 1917 et il s’était assuré pendant longtemps le soutien de nombre des bolcheviks les plus connus. Cette opposition unie contre le programme bolchevik initial déboucha sur un programme alternatif et un vote le 27 décembre 1927. Avant ce vote, il y eu un grand débat dans le Parti qui dura plusieurs années et la conclusion ne laissa aucun doute. Sur 725 000 votes enregistrés, l’opposition réussit à obtenir 6000 voix, c’est-à-dire que moins d’1% des membres du parti soutenaient l’opposition unie.

Après le vote, l’opposition commença à travailler contre le Parti Communiste et son Comité Central. Celui-ci décida alors d’expulser du Parti les principaux leaders de ce bloc. Le principal intéressé, Trotski, fut expulsé du pays. Mais l’histoire de cette opposition ne s’arrête pas là. Zinoviev, Kamenev et Zvdokine firent des autocritiques, ainsi que de nombreux dirigeants trotskistes comme Piatakov, Radek, Preobrajenski et Smirnov. Ils furent tous ré-admis dans le Parti et retrouvèrent leurs postes dans le Parti et dans l’Etat. A la fin, il devint évident que les auto-critiques faîtes par l’opposition n’avaient pas été suivies des faits, car les dirigeants de l’ex-opposition se mettaient du côté de la contre-révolution chaque fois que la lutte des classes s’intensifiait en Union soviétique. La majorité de ces opposants furent de nouveaux expulsés et ré-admis une nouvelle fois avant que la situation soit complètement clarifiée en 1937-38.

22). Le sabotage industriel

Le meurtre en décembre 1934 de Kirov, le président du parti à Leningrad et une des plus importantes personnalités du Comité Central, conduisit à une enquête qui révéla l’existence d’une organisation secrète. Celle-ci préparait des complots pour prendre la tête du parti et du gouvernement par la violence. En fait, la lutte politique qu’ils avaient perdu en 1927, ils espéraient maintenant l’arracher par des méthodes violentes contre l’Etat. Ils se servirent principalement du sabotage industriel, du terrorisme et de la corruption. Trotski, le principal meneur de l’opposition, dirigeait ces activités de l’étranger. Le sabotage industriel causa de terribles dommages à l’Etat soviétique, endommageant, par exemple, de nombreuses machines qu’il était impossible de réparer. Il y eut une chute énorme de la production dans les mines et les usines.

Une des personnes qui aborda le problème, c’est l’ingénieur américain John Littlepage, un des experts étrangers engagé par contrat comme ingénieur en chef en Union soviétique. Littlepage passa 10 ans à travailler dans l’industrie minière, de 1928 à 1937, principalement dans les mines d’or. Dans son livre A la recherche des mines d’or de Sibérie, Ed. Payot, 1939, voici ce qu’il écrit : « Je ne me suis jamais intéressé aux subtilités des idées politiques. Je suis fermement convaincu que Staline et ses associés mirent un certain temps à se rendre compte que les communistes rebutés étaient leurs plus dangereux ennemis. »

Littlepage écrit aussi que son expérience personnelle fut confirmée par les déclarations officielles qui révélèrent, plus tard, qu’un large complot utilisait le sabotage industriel pour renverser le gouvernement. En 1931, Littlepage l’avait constaté en travaillant dans les mines de cuivre et de plombs d’Oural et du Kazakhstan. Ces mines faisaient parties d’un grand complexe industriel sous la direction de Piatakov, le vice-commissaire de l’industrie lourde. Les mines étaient dans un état catastrophique aussi bien au niveau de la production qu’au niveau de la sécurité des ouvriers qui y travaillaient. Littlepage en conclu que le sabotage était bien organisé et provenait de la direction même du complexe industriel.

Le livre de Littlepage montre aussi comment le bloc trotskiste était financé par les activités contre-révolutionnaires. De nombreux membres de l’opposition secrète utilisaient leurs positions pour détourner l’argent des achats fait à l’étranger de matériels pour les usines. Les produits achetés étaient de très mauvaises qualités pour le prix qu’avait payé le gouvernement soviétique. Les maisons qui vendaient ces produits donnaient le surplus des commandes à Trotski tandis que les conspirateurs continuaient à passer commandes à ces maisons.

23). Vol et corruption

Ces procédés furent constatés par Littlepage à Berlin au printemps 1931 lors d’une mission auquel il participa pour acheter des élévateurs de mines. La mission soviétique était dirigée par Piatakov et Littlepage était chargé comme expert de vérifier la qualité des élévateurs et d’approuver la vente. Littlepage découvrit alors qu’une fraude avait lieu concernant la mauvaise qualité des élévateurs achetés, sans utilités pour ce qu’ils étaient destinés. Mais quand il en informa Piatakov et d’autres membres de la mission soviétique, l’accueil qu’ils lui réservèrent fut très froid, comme s’ils voulaient cacher ces faits et firent même pression pour qu’il accepte ces achats. Littlepage ne voulait pas. A cette époque, il pensait que cela concernait des pots-de-vin et que les membres de la mission avaient été soudoyés par la maison qui vendait les élévateurs. Mais quand Piatakov avoua, lors du grand procès de 1937, qu’il avait eu des liens avec le bloc trotskiste, Littlepage en tira la conclusion que ce qu’il avait vu à Berlin était plus qu’une affaire de pot-de-vin. L’argent obtenu servait à payer les activités de l’opposition secrète en Union soviétique qui comprenaient le sabotage, le terrorisme, la corruption et la propagande.

Zinoviev, Kamenev, Piatakov, Radek, Tomski, Boukharine et d’autres, que la presse bourgeoise de l’Ouest aime bien, utilisaient ainsi les postes confiés par le peuple soviétique et le Parti pour voler l’argent de l’Etat et pour collaborer avec les ennemis du socialisme afin qu’ils utilisent cet argent pour du sabotage et pour lutter contre la société socialiste soviétique.

24). Un plan pour un coup d’Etat

Le vol, le sabotage et la corruption étaient des crimes sérieux en eux-mêmes mais les activités du bloc allèrent encore plus loin. Un complot contre-révolutionnaire fut préparé pour s’emparer du pouvoir par un coup d’état où toute la direction soviétique aurait été éliminée, en commençant par l’assassinat des plus importants membres du Comité Central du Parti Communiste. L’aspect militaire du coup d’état était mené par un groupe de généraux dirigé par le Maréchal Toukhachevski.

D’après Isaac Deutscher, lui-même trotskiste, qui a écrit plusieurs livres contre Staline et l’Union soviétique, le coup d’état devait être déclenché par une opération militaire contre le Kremlin et dans les plus importantes casernes des grandes villes, comme Moscou et Léningrad. Le complot était, selon Deutscher, dirigé par Toukhachevski avec l’aide de Gamarnik, le commissaire politique en chef de l’Armée, le Général Yakir, le commandant de Léningrad, le Général Ouborevitch, commandant militaire de l’académie militaire de Moscou ainsi que le général Primakov, un commandant de la cavalerie. Le maréchal Toukhachevski avait été officier dans l’armée tsariste avant de passer après la révolution, dans les rangs de l’Armée Rouge. En 1930, près de 10% des officiers (près de 4 500 personnes) étaient d’anciens officiers tsaristes. Nombre d’entre eux n’avaient jamais abandonné leurs conceptions bourgeoises et attendaient simplement une opportunité pour agir. Cette opportunité arriva quand l’opposition prépara le coup d’état.

Les bolcheviks étaient forts, mais les conspirateurs civils et de l’armée mettaient tous leurs efforts à se faire des alliés encore plus puissants. D’après la confession de Boukharine, lors du procès public de 1938, un accord fut conclu entre l’opposition trotskiste et l’Allemagne nazie, dans lequel de grandes parties du territoire comprenant l’Ukraine était cédé à l’Allemagne nazie après le coup d’état contre-révolutionnaire. C’était le prix demandé par l’Allemagne nazie pour s’assurer son soutien au coup d’Etat. Boukharine fut informé de cet accord par Radek après avoir reçu des directives de Trotski sur le sujet. Tous ces conspirateurs qui avaient été placé à des hautes responsabilités pour diriger, administrer et défendre l’Etat socialiste travaillaient, en réalité, à détruire le socialisme. Avant tout, il est nécessaire de se souvenir que tout cela se passait dans les années 30 au moment où le danger nazi grossissait à chaque instant et quand les armées nazies menaçaient l’Europe et se préparaient à envahir l’Union soviétique. Les conspirateurs furent condamnés à morts comme traîtres après un procès public. Ceux reconnus coupables de sabotage et terrorisme, de corruption et de préparer des meurtres, de donner une partie du pays aux nazis ne pouvaient rien espérer d’autre. Les appeler alors des victimes innocentes, c’est vraiment exagéré.

25). Encore plus de mensonges

Il est intéressant de voir comment la propagande occidentale, via Robert Conquest, a menti sur les purges dans l’Armée rouge. Conquest affirme dans son livre La Grande Terreur qu’en 1937 il y avait 70 000 officiers et commissaires politiques dans l’Armée rouge et que 50% d’entre eux (15 000 officiers et 20 000 commissaires) avaient été arrêtés par la police politique et avaient été alors exécuté ou emprisonnés à vie dans les camps de travail. Dans cette allégation de Conquest, comme dans tout ce livre, il n’y a rien de vrai. L’historien Roger Reese, dans son livre L’Armée rouge et les Grandes Purges montre la vraie étendue des grandes purges de 1937-38 au sein de l’armée. Le nombre de personnes à la tête de l’Armée Rouge et des forces aériennes, c’est-à-dire les officiers et les commissaires politiques, étaient de 144 300 en 1937, atteignant le chiffre de 282 300 en 1939. Pendant les purges de 1937-38, 34 300 officiers et commissaires politiques avaient été expulsé pour des raisons politiques. En mai 1940, toutefois, 11 596 ont été réhabilités et ont retrouvés leurs postes. Cela veut dire que durant les purges de 1937-38, 22 705 officiers et commissaires politiques avaient été renvoyés (près de 13 000 officiers, 4 700 officiers de l’armée de l’air et 5 000 commissaires politiques), ce qui nous fait 7,7% de tous les officiers et commissaires politiques et non 50% comme le prétend Conquest. Sur ces 7,7%, certains furent condamnés comme traîtres mais la grande majorité, comme le montre les données historiques à notre disposition, retourna à la vie civile.

Une dernière question. Qu’est-ce que les grands procès de 1937-38 nous racontent ? Regardons par exemple le procès de Boukharine, le plus haut fonctionnaire du parti à travailler pour l’opposition secrète. L’ambassadeur américain à Moscou à cette époque, le juriste bien connu Joseph Davies, assista à tout le procès. D’après lui, Boukharine pu parler librement pendant tous le procès et il put exposer son cas sans entraves. Joseph Davies écrivit à Washington en expliquant qu’il était convaincu après avoir assisté au procès que l’accusé était coupable des crimes dont on l’accusait et que l’opinion générale des diplomates présents aussi au procès, c’est que l’existence d’un sérieux complot avait été démasquée.

26). Apprenons de l’histoire

Le débat sur le système pénal soviétique sous Staline dont traite des centaines d’articles mensongers et de livres ainsi que des dizaines de films mensongers, permet de tirer d’importantes leçons. Les faits prouvent encore une fois que les histoires publiées sur le socialisme dans la presse bourgeoise sont fausses pour la plupart. La droite peut gagner avec l’aide de la presse, des radios et à de la télévision qui domine notre vie, provoquer la confusion, déformer la vérité et amener beaucoup de gens à croire à ces mensonges. Chaque histoire que sort la droite doit être considérée comme fausse jusqu’à ce que la preuve ait été faite de sa véracité. Cette précaution est très utile. Le fait est qu’alors même que les enquêtes historiques russes sont connues, la droite continue comme depuis 50 ans à diffuser ces mensonges, même complètement démasqués. La droite poursuit son héritage historique : un mensonge répété encore et toujours jusqu’à ce qu’il soit considéré comme vrai. Après que les recherches russes aient été publiées à l’Ouest, de contester ces recherches russes et pour répéter les vieux mensonges en les faisant passer auprès du public comme de nouvelles découvertes. Ce sont des livres très bien présentés, truffés du début à la fin de mensonges sur le communisme et le socialisme. En fait, les mensonges de la droite sont répétés pour combattre les communistes d’aujourd’hui. Ils les répètent pour que les ouvriers ne cherchent pas d’alternative au capitalisme et au néo-libéralisme. Ils font partie d’une guerre sans répit contre les communistes qui sont les seuls à proposer une alternative pour le futur, la société socialiste. C’est la raison pourquoi paraissent tous ces livres remplis de ces vieux mensonges. Cela nous oblige de nous armer d’une conception du monde socialiste sur l’histoire. Nous devons prendre la responsabilité de travailler pour que les journaux communistes deviennent d’authentiques journaux de la classe ouvrière pour combattre les mensonges de la bourgeoisie ! C’est un objectif important de la lutte des classes aujourd’hui et pour éclairer le futur.

 

 

ET JE VOUS EMMERDE TOUS! VRAIEMENT ET PROFONDEMENT TAS D'ORDURE BOURGEOISE ET DE VALETS DU FASCISME!

 

C'EST FACILE DE NE PAS AVOIR A SE CACHER ET DE SE LA RONFLER COMME ORGANISATEUR DE SOIREE QUAND ON EST DU PART AU POUVOIR!

TOI TU T'ES JAMAIS FAIT ARRETER POUR DELIT D'OPINION OU AUTRE CHOSE, SAUF POUR AVOIR DU ENGAGER DES PUTES DE L'EST POUR ANIMER TES SOIREES.

 

JE VOUS EMMERDE VOUS QUI USEZ DES MEMES ARGUMENTS SANS CHERCHER A SAVOIR PLUS LOIN QUE LE BOUT DE VOTRE NEZ! J'EMMERDE LES ANARS QUI USENT DES MEMES ARGUMENTS QUE LA BOURGEOISIE! QUI DEFENDENT LES APPARATCHIKS ET LES GENERAUX PURGES!!!!

 


 

 

Commentaire n° 19 posté par SOVIET SIG le 17/08/2008 à 12h55
Bah oui, moi je pense que "notre fin" justifie les moyens. Mais c'est curieux, je pensais que les Anars étaient aussi pour une société sans classe. Le "Notre" montre bien dans quel camp tu es.

Et en parlant de camp, notre cher AURELIEN ne parle toujours pas de ceux en FRANCE.

Commentaire n° 20 posté par Iosif le 17/08/2008 à 13h05
Ouahhh ! ! ! 
Alors la je m'éclate ! ! ! Ca fesait longtemps que je n'étais pas venu mais la merci !
Vous devriez mettre encore plus d'infos-preuves en tout genre pour que ce soit plus digeste et que tout le monde s'y perde encore un peu plus ! Ok c'est normal d'étayer ses dires par des arguments complets mais pas par un exposé copié-collé. Je ne parlerai pas de négationisme car vous avez des chiffres et les chiffres ça fait classe (encore est il que l'on peut leur faire dire ce qu'on veut)
Enfin bref, tout ce tapage m'amuse vraiment faute de me désoler (et je pense que je ne suis pas le seul) au point qu'il faudrait organiser un spectacle d'humour "à la poursuite du méchant bourgeois" !
En tout cas si tous ceux que vous prétendez bourgeois l'étaient vraiment je ne pense pas qu'il y aurait tant de malheureux ... mais ça c'est surement la faute à Sarkozy...  
Commentaire n° 21 posté par Aurélien le 17/08/2008 à 22h01
C'est votre technique d'argumentation préférée apparament ça; Le matraquage textuel, avec le souci de noyer votre interlocuteur dans une masse inombrable d'iformations dont certaines passent tant leur énormité est perdue dans la mauvaise foi de vos propos.
Nan, bien sur le goulag n'a pas fait tant de morts que cela, on en rajoute. Et après on vient hurler au scandale quand Lepen renie l'existence des camps allemands... Ok  c'est exagéré mais vous êtes tout aussi bêtes que votre raisonnement.
C'est fou qu'à vos âges, avec les études que vous faites vous soyez capables de sortir de telles choses, de défendre quelqu'un comme staline.
Commentaire n° 22 posté par MR le 17/08/2008 à 22h25
J'ai quand mêmeune,ou même plusieurs questions qui me taraudent depuis que je connais votre blog et à laquelle je n'ai jamais eu de réponse, malgré mes nombreuses insistances auprès de vous pour en avoir une.
Qu'appellez vous au juste "la bourgeoisie?"
En vous lisant, j'ai l'impression qu'un bourgeois et tout simplement une personne qui travaille, qui donc gagne sa vie de manière dite honnête et qui, grâce à ce travail et à l'argent gagné peut jouir d'un certain confort...
Donc, si je prends tout cela je suis unebourgeoise, simplement parce que je travaille.
Mais n'en êtes vous pas? Vous avez apparament la technologie moderne, un endroit ou dormir, vous faites de études, vous avez un moyen de transport pour vous y rendre...Tout ça, il faut travaillerpour l'avoir, non?
Commentaire n° 23 posté par MR le 18/08/2008 à 10h29
Cette masse inombrable d'arguments se nomme un exposé complet.

Les chiffres publiés sont les chiffres que l'on retrouve dans les ouvrages de réferences publiés sur l'URSS après la chute du mur, comme "Vivre, naitre et mourrir en URSS", dont l'auteur ne fait pourtant pas preuve de sympathies pro-soviétiques.

Ces chiffres sont également ceux utilisées par TOUTES les études portant sur l'URSS en cours ou récentes. Il servent de base à l'étude démographique de l'Union Soviétique.

Et puis il n'y a aucun déni de l'existence du GOUvernement des LAGers, et d'ailleurs ce n'est pas nous qui avons porté le thème.
Aucun de nous ne niera l'existance de Magadan ou de la Kolyma, mais nous fournissons des explications.

Quand a vous tous, aucun n'a daignié répondre sur l'existance et l'ethique des camps de rétention administrative.

Et puis avec notre âge et nos études comme tu dis, on fait une approche critique de la chose. Si aujourd'hui je peux donner ces explications sur ce sujets et cautionner ce que faisait Staline, c'est parce que je considère que ce qu'il a fait était dans le contexte le plus juste. Dans l'absolu, faire du mal au gens c'est MAL. Mais au lieu de vous focaliser sur CE point, vous n'avez même pas pris la peine de vous renseigner sur le reste. La seule chose que vous connaissez de l'URSS c'est GOULAG+Purges , c'est tout. C'est un manque totale d'ouverture et de curiosité. Mais c'est également un choix politique.

De plus avez vous pris le temps de lire ce long texte? Non, je ne crois pas. Moi j'ai pris le temps de le faire avant de le coller. J'ai pris le temps de lire toute ce qui avait un rapport sur le sujet en allant de Hèlene Carrière d'Encausse à Staline lui même. Et curieusement, c'est la lecture de HCE, pourtant de droite affirmée, qui m' fait prendre conscience, et pourtant c'était bien avant que je rentre de plein pied dans le communisme, qu'il y avait une falsification de l'Historiographie. C'est elle qui démontre que ce que faisait Staline était conforme à la doctrine d'action Marxiste-Léniniste, pourtant dans un ouvrage qui se nomme "le pouvoir confisqué". J'ai même lu ce que disait l'extrême droite sur l'URSS, ou les auteurs Gaullisto-catholiques comme Raymond Cartier.

Mes analyses ne sont pas motivées par une justification de la souffrance et de la sympathie pour Staline. J'ai été militant avant ça, communiste "contre" Staline et le Goulag, puis malgré.

Mais avec ce que l'on voit et que l'on vit, on comprends par un cheminement dialectique la justesse et la nescessité.

Mais pour vous ça doit être obscur, puisque de toute manière vous n'êtes pas POUR une société égalitaire ou sans classes. DOnc je ne vois pas pourquoi je m'emmerderais plus longtemps à expliquer ce qui, manifestement, ne sera ni lu, ni même retenu.

Enfin, je le redemande, expliquez vous sur les Camps de Retention Administatifs.



Commentaire n° 24 posté par SovietSiG le 18/08/2008 à 12h50

LA BOURGEOISIE

Dans la théorie marxiste, la bourgeoisie est définie comme la classe de la société qui possède les moyens de production. Le marxisme voit le prolétariat et la bourgeoisie comme fondamentalement opposés, puisque (par exemple) les ouvriers attendent que leurs salaires soient les plus élevés possible, alors que les propriétaires espèrent augmenter leurs revenus en employant de la main-d'œuvre au coût le plus bas possible. C'est la lutte des classes. "Par bourgeoisie, on entend la classe des capitalistes modernes, qui possèdent les moyens de la production sociale et emploient du travail salarié ; par prolétariat, la classe des travailleurs salariés modernes qui, ne possédant pas en propre leurs moyens de production, sont réduits à vendre leur force de travail pour vivre. (Note d'Engels pour l'édition anglaise en 1888)." Manifeste du Parti communiste, Karl Marx & Friedrich Engels. On peut distinguer plusieurs sous-classes :


* la haute bourgeoisie, constituée par la classe la plus riche (industriels, grands commerçants, etc.), jouissant d'un train de vie fastueux et fréquentant les plus grands artistes, comme l'a bien décrite, par exemple, Marcel Proust, et que l'on nommait durant la première moitié du XXe siècle "les 200 familles". Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot étudient le mode de vie de cette grande bourgeoisie, sa manière de protéger l'accès à leur monde des "nouveaux riches". * la moyenne bourgeoisie, disposant de patrimoine ou de revenus solides, mais sans l'aura de la première.

* la petite bourgeoisie (artisans, petits commerçants, boutiquiers, petits agriculteurs propriétaires, etc.) qui se distingue du prolétariat surtout par la mentalité. Il ne s'agit pas de salariés, mais en général ils n'ont pas eux-mêmes d'employés.


MERCI WIKIPEDIA. POUR D'AUTRE QUESTIONS BETES, GOOGLE EST VOTRE AMI.
Commentaire n° 25 posté par IOSIF le 18/08/2008 à 21h12
Eh bien dites donc si on vous écoute il y a tout un paquet de gens en France qui détiennent les moyens de production ! ! ! Sinon tous les autres c'est des artisans, commerçants... c'est bien ça ? Eh bah non, manque de bol dans ceux que vous traitez de "bourgeois" il y a des ouvriers...
Sinon pour Google faut faire gaffe il veut se faire passer pour un ami mais en fait c'est une méchante société américaine capitaliste coté en bourse... 
Commentaire n° 26 posté par Aurélien le 19/08/2008 à 14h35
Voila donc de quoi répondre à tes interogations, c'est un compte rendu de formation. Et j'attends toujours une justification des camps de concentration Sarkozistes.


Compte rendu de la formation organisée par les camarades de la JCML 69. Les textes sont disponibles ici http://jcml69.over-blog.com/article-16888151.html




I L'exploitation

L'exploitation n'est pas due au fait que l'on est pauvre, que l'on a plus ou moins d'argent à la fin du mois, ou que le travail est plus ou moins pénible. Ce qui fait que l'on est exploité c'est que le capitaliste réalise une plus-value sur notre travail.

Pour comprendre ce qu'est la plus-value, il faut comprendre ce qu'est le salaire.

Le salaire a trois aspects :

* le salaire nominal : c'est ce que l'ouvrier touche à la fin du mois, par exemple 1000 euros.
* Le salaire réel : c'est ce qu'il peut s'acheter avec ses 1000 euros, c'est son pouvoir d'achat.
* Le salaire relatif : c'est la part de ce qu'il touche par rapport au profit réalisé par le capitaliste.


Plus le salaire relatif augmente plus la plus-value diminue. Et inversement, plus le salaire relatif diminue, plus la plus-value augmente.

Le salaire n'est pas constitué au hasard. Il est le prix de la marchandise 'force de travail' vendue par le prolétaire pour subvenir à ses besoins.

Son montant est constitué de ce qui est nécessaire en gros pour reproduire la force de travail (frais de nourriture, logement, etc)

Si dans une journée de 8 heures, il touche 50 euros, mais qu'il crée pour 100 euros de valeur ajoutée, alors la plus value est de 50 euros. Le travailleur aura bossé 4 heures pour lui, et 4 heures pour le profit de son capitaliste.

Si il est payé 60 euros mais qu'il a créé 140 euros de valeur ajoutée, l'exploitation de son travail aura augmenté et il aura créé plus de plus-value pour le capitaliste. Il aura bossé plus pour le patron gratuitement.

Dans toutes les entreprises, les ouvriers sont exploités. Seul le niveau de l'exploitation peut varier d'un patron à un autre. Mais l'exploitation est intrinsèque au capitalisme. En effet, le but du capitaliste c'est d'accumuler du capital et le capital provient de la plus-value donc de l'exploitation.

Plus le capitaliste accumule de capital, plus il exploite ses salariés.


Pourquoi le capitaliste peut-il exploiter le prolétaire ?

Car il détient les moyens de production. Le prolétaire est précisément celui qui ne possède rien d'autre que sa force de travail pour satisfaire ses besoins.

Le capitaliste apporte les capitaux (machines, matières premières, etc) qu'il a acheté en accumulant la plus value, le prolétaire apporte sa force de travail. Pendant le travail, la force de travail n'appartient plus au prolétaire, puisqu'il l'a vendue au capitaliste contre un salaire. Le capitaliste garde lui la possession des moyens de production.

Le travail crée un nouveau produit, vendu au delà du prix qu'il a coûté à produire, le capitaliste se garde la différence, son capital s'accroît et il peut recommencer à une plus large échelle.

S'il n'avait pas la propriété des moyens de production il ne serait pas capitaliste.

Ce qui permet donc l'exploitation, c'est la propriété privée.



II. Deux classes antagonistes

Si le prolétariat est moins exploité, il rapporte moins à la bourgeoisie.

Si la bourgeoisie fait plus de profit, c'est qu'elle exploite plus le prolétariat.

L'accumulation du capital étant le but du capitalisme, dans le capitalisme, tout ce qui va dans l'intérêt du prolétariat se fait au détriment de la bourgeoisie et tout ce qui va dans le sens de la bourgeoisie nuit au prolétariat.

Ces deux classes sont donc antagonistes. Leurs intérêts sont inconciliables, c'est l'une ou l'autre.

C'est la contradiction principale de la société capitaliste. Toutes les autres contradictions ne sont que des dérivées de celle-ci : il n'y a rien dans la société qui soit au dessus de cette opposition, sans rapport avec celle-ci. Rien n'échappe à la lutte des classes.


Capitalisme et libéralisme

Les idées non plus n'échappent pas à la lutte des classes. Chaque classe développe son idéologie : l'ensemble des idées qui correspondent à leur intérêt de classe.

Le libéralisme est ainsi l'une des principales idéologies de la bourgeoisie. On confond souvent libéralisme et capitalisme, tant le libéralisme est prisé par les bourgeois.

Mais il faut distinguer les deux : le capitalisme est un système, la bourgeoisie la classe dominante dans ce système, le libéralisme son idéologie classique.

Les anti-libéraux pointent du doigt le libéralisme mais pas le capitalisme. Ils s'attaquent ainsi au symptôme plus qu'au syndrome, à l'idée plus qu'à la matière.

Mais d'autres idéologies au service de la bourgeoisie existent : le réformisme, le fascisme, etc.

Le capitalisme implique un état de crise : la bourgeoisie doit donc faire des entailles à ses principes si répétés (libertés individuelles, etc) et prendre parfois des mesures d'exception.



III Quelles sont les classes sociales en France ?

En France il y a différentes classes. Certains veulent tout simplifier et déclarent qu'il y a les salariés d'un coté et les actionnaires de l'autre. Pour la LCR, par exemple, tous les salariés sont des prolétaires. Alors il faut en conclure que le PDG de telle ou telle boite est un prolo. Les choses sont plus compliquées et pour avoir une stratégie juste, il faut savoir de quoi est faite la société française.



Le prolétariat.

Il est constitué des ouvriers d'industrie qui forment le cœur du prolétariat. Et des employés, par leur position sociale. Mais contrairement aux ouvriers, les employés ne forment pas de plus-value. Ils jouent le rôle d'auxiliaires dans la production. Ils ne sont pas à la production de la plus value mais dans la distribution de celle-ci. Ils sont prolétaires dans la mesure où ils n'ont pas de propriété privée mais n'ont que leur force de travail (ex : gardiens, employés de bureau, etc).



L'aristocratie ouvrière.

Elle a des conditions meilleures, elle est ainsi largement influencée par la petite bourgeoisie. Formée généralement d'employés, ils ont des revenus supérieurs à la moyenne : on les retrouve largement bien placés dans les syndicats. Elle profite des surplus récupérés de l'impérialisme.


La petite bourgeoisie.

La petite bourgeoisie intellectuelle : professions intellectuelles, profs, chercheurs.

La petite bourgeoisie commerçante : ses membres ne sont pas exploités bien qu'ils puissent être pauvres. Mais ils disposent d'un petit capital et ne sont donc pas des prolétaires.


Le lumpen-proletariat (sous-prolétariat).

Ce sont les exclus, les chômeurs exclus très largement du travail, ils ne disposent de rien et vivent de la charité ou de l'aide sociale.


La bourgeoisie :

* détenteurs du capital, des moyens de production
* bourgeoisie d'Etat : hauts-fonctionnaires et politiciens.
* etc...



Les chiens de la bourgeoisie :

Ce sont les flics et les éléments des organes répressifs et de l'Etat en général.
La bourgeoisie et ses chiens sont nos ennemis absolus.



La spécificité de la classe ouvrière

Les ouvriers sont présents sur le lieux de production et ce sont eux qui créent la plus-value. Ils sont les plus exploités et ceux qui n'ont strictement aucun intérêt au capitalisme. La classe ouvrière est donc la classe d'avant-garde de la révolution. C'est la seule classe révolutionnaire jusqu'au bout.

Comme toute classe ses membres sont influencés par les autres classes. Il existe des contradictions.

Parmi les couches populaires il y a eu un fort vote Sarkozy. Il y a aussi parmi les couches intermédiaires les votes réformistes par espoir de maintenir la situation.

De par la situation en mouvement des classes sociales, il y a dans ces classes des éléments de gauches (plus proches des intérêts prolétariens), des éléments de droite (idées petites-bourgeoises, vendues à la bourgeoisie) et des éléments de centre qui balancent entre les deux.

Parmi les exclus on peut ainsi trouver des tendances à la radicalité, à l'action violente, comme on peut trouver des tendances mafieuses et réactionnaires (recrutés pour une bouchée de pain dans les S.S et les S.A nazis).



Les étudiants ne forment pas une classe sociale uniforme. Parmi les étudiants on trouve des éléments qui se projettent dans la petite-bourgeoisie et d'autres dans le prolétariat. D'où une certaine instabilité. D'où une facilité à passer de la lutte ferme à la résignation. D'où une attirance pour la convergence des luttes avec le prolétariat mais aussi la présence de préjugés et d'illusions petite-bourgeoises.

Les lycéens et les étudiants peuvent jouer un rôle moteur, ils peuvent être l'élément déclencheur : jouer ainsi un certain rôle d'avant-garde, car ils se projettent vers l'avenir. Mais en fin de compte, sa lutte n'est rien sans le prolétariat. La bourgeoisie ne s'inquiète d'un mouvement de jeunesse que dans la mesure où ça peut entraîner le prolétariat (ex : mai 68). Les étudiants ne produisent pas de plus-value. Ils rejoignent la révolution par idéal alors qu'un ouvrier la rejoint par nécessité.



La conscience de classe

Seules deux classes ont un rôle moteur et entraînent les autres : la bourgeoisie et le prolétariat. Mais ce qui compte aussi c'est la classe de référence. Certains dogmatiques réduisent tout à l'appartenance sociale. Pourtant une partie de la petite-bourgeoisie et même certains bourgeois peuvent travailler à la cause prolétarienne (Marx et Lénine n'étaient pas des prolétaires).

Cela s'explique par la conscience que la classe ouvrière représente l'avenir et la bourgeoisie le passé.

A l'inverse une partie du prolétariat peut rejeter la cause prolétarienne et agir dans l'intérêt de la bourgeoisie.

L'appartenance à une classe ne suffit pas à donner tous les réflexes, toutes les idées qui vont dans le sens de son propre intérêt de classe. En d'autres termes, l'appartenance à une classe ne suffit pas à avoir une conscience de classe.



IV La chute du capitalisme est-elle inéluctable ?

L'extrait choisi du Manifeste finit ainsi : " Avant tout, la bourgeoisie produit ses propres fossoyeurs. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables. "

Cela donne lieu à ce débat : la chute du capitalisme et de la bourgeoisie et la victoire du socialisme et du prolétariat sont elles aussi inéluctables qu'on le dit. Cela fait 160 ans que le Manifeste du Parti Communiste est sorti et on est encore sous le capitalisme ! Si le capitalisme doit finir par tomber, alors pourquoi toutes ces défaites ?

Plus le capital augmente, plus il a besoin d'utiliser la force de travail sur une large échelle. Plus ça va, plus il y a de prolétaires, plus ceux-ci sont exploités, plus leur opposition à la bourgeoisie devient forte.

Dans les pays dominants il faut prendre en compte une des conséquences de l'impérialisme : les surprofits réalisés dans les pays dominés permettent de faire vivre une couche parasitaire (l'aristocratie ouvrière) et des couches petites-bourgeoises. Il y a de façon générale de plus en plus d'ouvriers. Mais dans les pays dominants il peut y en avoir moins.

Le mouvement ouvrier est aussi encore jeune, comparativement à la bourgeoisie qui a mis des siècles avant de s'imposer.

D'une façon générale aussi la bourgeoisie domine la vie économique et politique : elle domine nos pensées, celles des prolétaires. La petite-bourgeoisie à la tête des luttes déguise la lutte des classes : elle fait croire à une moyennisation de la société et donne des illusions aux ouvriers.

La perspective ne peut être que développer la conscience de classe.


Quelles perspectives ?

Comment faire ? Si l'on s'en tient là, cela ne reste que de la théorie, de la contemplation. Cela serait défaitiste.

Quels moyens avons-nous pour mener ce travail ?

Par l'action politique : par un parti qui travaille dans les luttes. La lutte des classes n'est pas spontanée et uniforme. Elle est multiforme et doit être organisée.

Aujourd'hui comme il n'y a pas de parti communiste donc représentant les intérêts du prolétariat, c'est la petite-bourgeoisie qui dirige la lutte de classe du prolétariat. Par exemple c'est un ingénieur (Bernard Thibault) qui est à la tête de la CGT et qui impose les visions petites-bourgeoises (collaboration de classe, défaitisme, etc).

Le prolétariat doit s'allier les couches populaires (petites-bourgeoises) : mais pas l'inverse. C'est à la petite-bourgeoisie de rallier la position prolétarienne.

Il faut donc avoir une politique parmi toutes les classes intermédiaires pour les rallier au prolétariat.

.

Ce texte est un compte-rendu du cycle de lecture/débat que nous organisons à l'université. Il synthétise le débat et nos interventions. Il n'a donc pas pour nous une valeur complète, exhaustive mais peut servir de point de départ à qui veut se renseigner sur les notions fondamentales du communisme.


ETANT DONNE QU'AUCUN DES PRO-GOUVERNEMENTS NE SOUHAITE REPONDRE AUX QUESTION QUE NOUS LEUR POSONS, NOUS NE POUVONS QUE CONSTATER LEUR MAUVAISE FOI LA PLUS MESQUINE ET LA PLUS LACHE.

NOUS N'AVONS JAMAIS HESITE A EXPLIQUER ET JUSTIFIER NOS POINTS DE VUES, MAIS EUX SE REFERMENT DES QU'UNE QUESTION EST POSEE SUR LEURS ACTES.
Réponse de SovietSiG le 19/08/2008 à 17h01
notre camp n'a pas de classe sociale
mais n'a pas de hiérarchie , ni de capitalisme d'état !

une barricade n'a pas que deux cotés !
Commentaire n° 27 posté par paco munist le 19/08/2008 à 17h05
C'est bien, mais dans la réalité des classes existent! Et comment fais tu pour passer d'une société de classe a un camp sans classe? De meme comment organises tu tout cela? comme fait tu tout simplement pour passer de la réalité a ton délire?

Suffit pas de rêver, il faut agir et bâtir!

Réponse de SovietSiG le 19/08/2008 à 18h40
Cessez d'agir en calomniant et en proférant vos viles inépties, nous avons répondu point par point à vos accusations, même les plus ridicules, tandis que vous ne daignez meme pas répondre à nos questions. Avez vous peur des failles qui se trament dans votre approche politique?

Nous avons la possibilité de répondre a tout concernant notre shéma de pensée qui nous a mené à soutenir la poisition des ML et des Maoïstes. Mais quant à vous, pouvez vous le faire sans faire appel à la metaphysique et au "c'est comme ça". Vous ne nous ferez pas croire qu'il y a la moindre ethique dans vos choix, sans quoi vous seriez honteux face à l'enfermement administratif, au Tchad et au déportations.

Mais vous vous contentez de ne pas répondre, pour éviter de vous poser la question, pour éviter d'avoir à inventer une excuse. Vous êtes sans structures mentales, idéalistes jusqu'a l'absurde. A chaque moment vos attaques perfides échouent face à nos arguments. Votre mauvaise foi transparait tellement que s'en est embarassant de vous voir poster encore pour tenter de nous desarçonner. Vous n'êtes pas plus menaçant pour nous que les soldats japonais se battant encore des années après l'armistice pour les américains.

Votre seule chance de pouvoir remporter cette guerre des commentaires serait d'avoir un argumentaire autre que la calomnie et la perfidie. Mais je ne crois pas que vous puissiez remonter la pente. Alors cessez ou comportez vous en veritables orateurs.

Et tiens pendant que j'y suis, expliquez moi le discours de Sarko à Dakar...
Commentaire n° 28 posté par Iosif Vissarionovitch le 19/08/2008 à 18h04
Mais bien entendu que le choix de la plupart des français est sans éthique et portés sur eux-mêmes tout comme mon choix, et probablement le votre plus que vous ne le pensez. Les gens préfèrent s'occuper de leurs propres problèmes avant d'aller aider le monde et en ceci je ne voit pas de mal. En ce qui concerne votre comportement et vos arguments vous êtes aussi bornés que le "camp adverse" et c'est juste la vérité. Quand dans un post j'avais acquiéssé une de vos idées, en m'avait renvoyé dans les dents une stratégie bourgeoise d'auto critique à la con ! ! ! Si ça c'est pas tordu ! En fait vous êtes comme les autres et utilisez les mêmes méthodes pour terrasser l'adversaire alors quand vous pensez que seuls vos idées sont bonnes et louables, ne venez pas me parler d'ouverture d'esprit.
Et pour sovietsig, oui les conditions des camps de rétention administratifs sont très souvent innaxeptables, maintenant que tu a eu un avis sur ce sujet, si tu veut, tu peut envoyer une lettre à Sarkozy... 
Commentaire n° 29 posté par Aurélien le 20/08/2008 à 15h41
Lorsqu'un de nos adversaires nous donne raison, c'est bien normal que nous nous méfions.

Cependant, tu ne m'expliques pas comment toi, militant UMP, tu fais pour soutenir un homme dont les CRA font partie du programme et sont une part inclusive. Je ne demande pas un avis, je demande une explication sur leur existence et leur but.

Pareil pour l'enfermement administratif, ou les propose tenus lors du discours de Dakar. Ce sont des points sur lequel je demande un eclaircissement, étant donné qu'ils me sont totalement obscurs.
Réponse de SovietSiG le 20/08/2008 à 20h34
les chars soviétiques au printemps de prague vous l'analisez comment ?




fuck UMP !

Commentaire n° 30 posté par anne onyme le 23/08/2008 à 14h36
Je n'ai malheureusement pas le temps pour répondre au fil de discussion qui a eu lieu depuis une semaine, je tâcherais de le faire la semaine prochaine même si celle-ci s'annonce chargée.

J'apporterais quelques précision cependant concernant l'identité des participants, car visiblement SovietSig mélange 2 personnes. Il y a 2 Aurélien qui répondent sur ce blog, je ne sais pas quelle est l'opinion du second, mais je ne suis pas persuadé qu'il soit militant UMP au même titre que moi. Personnellement, je signe avec mon nom de famille pour éviter la confusion.

Sinon pour répondre à IOSIF (commentaire n°15) je l'invite à me donner sa source, car voilà ce que l'on trouve sur le site d'Amnesty International au suget de cuba (Le rapport annuel 2008 sur cuba, et 2004) :
  • Prisonniers d’opinion
  • Détention arbitrair
  • Mauvais traitements des prisonniers
  • Vagues de répression
  • Harcellement des opposants et de leur famille.
  • Pas de liberté d’expression et d’association
  • Arrestations arbitraires
  • Peine de mort
Commentaire n° 31 posté par Aurélien WILLEM le 24/08/2008 à 01h51
http://www.amnestyinternational.be/doc/article7810.html La France c'est fun aussi dans ce genre là!
Commentaire n° 32 posté par IOSIF le 24/08/2008 à 12h06
Pour les chars du Primtemps de Prague, il faut prendre en considération plusieurs faits.

-La restauration progressive du Capitalisme depuis l'arrivée de Krouchtchev au poste de secrétaire géneral du PC(b)US.

-La restauration donc de liens économiques de type capitalistes entre les pays du COMECON


Ainsi, on peut voir que l'inssurection de Prague est principalement une lutte d'enjeux du même type que pour la Georgie, dans le sens où deux forces se battent pour la posséder.

Cependant, probablement pas deux blocs impérialistes, l'URSS n'en est pas arrivé là.

Et donc, d'un coté il y a des forces bourgeoises, de Prague, qui veulent accélerer la transition capitaliste, passer à un statut du même type qu'en occident. Elles veulent refaire ce qui se nomme une "révolution démocratique" et libérale.

Face à cela, l'URSS qui peu à peu plonge vers la restauration du capitalisme, n'est pas encore une force réactionnaire comme une autre, mais en devenir.

Ainsi pour faire court je pense qu'on peut parler d'une forme assez originale d'affrontement inter-impérialistes.
Commentaire n° 33 posté par IOSIF le 24/08/2008 à 12h14
Oui tout à fait il est important de le préciser qu'il y a 2 Aurélien.
En ce qui me concerne, je ne suis pas militant UMP, il y a effectivement certaines idées sur lesquelles je suis totalement d'accord et d'autres ou je ne le suis pas. (je ne participe à aucunes réunions ou manifestations et ne suis même pas inscrit à leur newsletter)
En ce qui concerne les camps de rétentions administratifs, ce n'est pas pour moi la bonne solution.  Il serait plus cohérent (c'est encore une opinion personnelle) d'essayer de réguler les allées des clandestins au lieu de les parquer en camps. 
Commentaire n° 34 posté par Aurélien le 24/08/2008 à 16h46
et la révolte hongroise


et les "procès " de moscou

et les éxecutions des anarchistes ?

?


alors camarades ,  vous avez des difficultés  pour  l'autocritique , l'intellectuel organique   et pour le matérialisme dialectique ?




une révolution qui s'inspire du socialisme étatiste et lui confie son sort , ne serait-ce qu'à titre  "provisoire" et "transitoire" , est perdue : elle s'engage sur une fausse route, sur une pente de plus en plus accentuée .


tout pouvoir politique crée , inévitablement, une situation privilégiée pour les hommes {et femmes} qui l'exercent

Il forme ainsi une sorte de nouvelle noblesse
Commentaire n° 35 posté par paco muniss' le 01/09/2008 à 14h52
oui, effectivement, c'est pour ça qu'il faut un contrôle étroit de la base sur les buros. Il peut s'effectuer :
- publiquement en dénonçant lors des assemblées publiques les trahisons.
- par des moyens de coercition directement au main du peuple (milices populaires).
- et avec une administration policière pour enquêter sérieusement sur les agissements des parasites et éviter les erreurs.



il faut que les responsabilités politiques soient exercées sous la terreur de la condamnation populaire... Mais cela ne peut se faire sans une organisation politique rigoureuse du peuple.
Commentaire n° 36 posté par klon le 02/09/2008 à 00h18
Emancipation  , le reste n'est que police !


plus de buros du tout me parait amha la meilleure solution./


une démocrature populaire  c'est une dictature qui se cache sous la démocratie (du peuple)


quoi de plus démagogique que  peuple et populaire ?
Commentaire n° 37 posté par joe wilfried le 02/09/2008 à 14h17
Je ne comprends décidemment pas pourquoi les anarchistes refusent de réprimer les velléités de certains de profiter des moments révolutionnaires pour tenter d'établir le pouvoir de cliques ou de s'engraisser sur les luttes des travailleurs ! Par exemple, prenons Bernard Thibaut : ce mec est un ténia qui spolie les vrais syndicalistes de leur travail. Vous pensez pas qu'il mériterait un petit procès et une jolie condamnation ?

Quant à refuser de réprimer ceux qui sont nos ennemis et nous attaquent comme tels, n'est il pas nécessaire d'organiser notre défense ? Prenons même les fachos aujourd'hui : les redskins, les antifas divers et variés sont bien pour leur casser la gueule ? Mais refuseraient ils un système institutionnel qui leur faciliterait le travail ?

Certes, la réeducation, ce serait mieux que la répression pure et simple, mais face aux menaces, on a pas forcément le temps de faire de chacun un authentique révolutionnaire, totalement acquis aux classes populaires.

Ce sont des positions idéalistes de croire que parce que demain on va se soulever, tout le monde va s'aimer et accepter de travailler en commun à l'édification d'une société sans classe. La bourgeoisie n'a absolument aucun intérêt là dedans, et manque de bol, c'est eux qui ont le pouvoir, l'argent. Il y en a qui sont des opportunistes. Il y en a qui sont des traitres. C'est seulement avec un système très rigide qu'on arrivera à réduire peu à peu les contradictions au sein de la société. Devant la moindre parcelle de pouvoir laissée vacante, tant sont tentés de se jeter sur l'occas !

Réponse de le collectif N.R.V le 03/09/2008 à 09h49
Oui, bah du coup, mon blog là... SKYROCK l'a fait fermer. Tu parles d'une démocratie! Free People Network mon cul oui!

T'ain des semaines de boulot réduits à néant. Heureusement je reviendrais encore plus vil et Stalinien!
Commentaire n° 38 posté par Iosif le 03/09/2008 à 22h49
d
Commentaire n° 39 posté par chris le 04/09/2008 à 17h07
la bourgeoisie nous voit encore nous diviser mais  l ' égalité et la justice sociale ne peuvent pas ce passer de liberté


 prendre le pouvoir alors que nous voulons le détruire.


Par exemple qui juge le caractère "conforme " de votre blog ? qui vous condamnerait à mourir pour ce blog ?
des communistes plus dogmatiques que vous ?
des ennemis (fachos-réac-intégristes-monarchistes ...)




j'espère le mieux pour tous mais peut on imposer le bonheur ?

en n'acceptant aucune nuance  on devient manichéen
Commentaire n° 40 posté par paco le 04/09/2008 à 21h16

Je pense que la destruction du pouvoir passe par une surveillance collective qui est également du pouvoir, qui est également coercitive.

De toute façon, face à l'action, il n'y a pas cinquante mille comportements à adopter ! Et c'est là que les camps se dessinent, dans la pratique, et à ce moment là anarchistes sérieux (et non pas mouvementistes) et communistes réellement révolutionnaires (et non pas théologiens impressionnables ou buros trop mauvais pour être au PS) sont capables de travailler ensemble.

Quant au bohneur hélas pour moi il n'est pas accessible : c'est un état où la dialectique n'opère plus. Or, pour arriver à une société où les contradictions sont résolues, il faudra en passer par des cris et des pleurs, par des remises en question, des angoisses, des violences mais aussi heureusement par des joies et des passions, de l'amour et de la camaraderie franche.

Réponse de le collectif N.R.V le 05/09/2008 à 00h18
le blog (oisif ) a été désactivé par skyrock .

cela illustre bien l'exemple sur la liberté , non ?



valence libre que viva !
Commentaire n° 41 posté par paco le 04/09/2008 à 21h18
Voilà pourquoi, je pense, il a été fermé (en gras et en rouge) :
3.c Conformément à l'article 6 alinéa 7 de la Loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 
pour la confiance dans l'économie numérique, TELEFUN met en place un
dispositif de signalement identifié par le lien « signaler ce profil/blog »
facilement accessible et visible par tous permettant aux Utilisateurs du
Service de porter à sa connaissance toutes données faisant l'apologie des
crimes contre l'humanité
, incitant à la haine raciale ou la pornographie
enfantine, incitant à la violence ou attentatoires à la dignité humaine,
ainsi que contre les infractions visées au cinquième et huitième alinéas de
l'article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, et aux
articles 227-23 et 227-24 du Code pénal.
Et ne cherchez pas à faire les vierges effarouchées, ou encore moins les victimes. Ne montez pas non plus sur vos grands chevaux sur une pseudo privation de liberté, tenir des propos aussi négationnistes étaient une injure pour la dignité humaine. Faire l'apologie de mecs comme Staline est tout aussi révoltant que de faire la même chose sur Hitler.
Commentaire n° 42 posté par Aurélien willem le 05/09/2008 à 14h42
ce ne sont pas juridiquement des génocides : le seul génocide reconnu pénalement par le parlement européen seul et même pas l'ONU, concernant l'UNION SOVIETIQUE, évoque la déportation des tchétchènes.

Voici en quoi il conssite selon Wikipédia qui n'est gère une source fiable, et selon le site contreculture.org, que je ne saurais guère qualifié, mais qui est en tout cas breton indépendantiste.

En 1922, les Tchétchènes constituèrent pour la première fois une structure administrative distincte, la Région autonome de Tchétchénie, avec un certain degré d’auto-gouvernance. En 1936, la région fut incorporée dans la République socialiste soviétique autonome de Tchétchénie-Ingouchie (RSSA de Tchétchénie-Ingouchie).

Sous Staline, les Tchétchènes résistèrent à la collectivisation forcée des terres.          Hassan Israilov est né en 1910 dans le village de Nashkhoi. Membre des Jeunesses Communistes, il s’inscrit au Parti en 1929, à la fin de ses études secondaires. Mais il ne se passionne pas pour la politique ; il préfère s’occuper de poésie, de littérature et d’histoire. Toutefois, il se permet dans ses écrits de dénoncer la corruption de deux leaders soviétiques de Tchétchénie, Slavin et Ushaev. En 1931, Israilov est condamné à 10 ans de prison pour calomnies contre-révolutionnaires. Il est libéré 3 ans plus tard, lorsque les malversations de ses deux cibles furent condamnées par Moscou. Israilov est alors réintégré dans le Parti Communiste.
         Il part à Moscou étudier à l’Université Communiste des Travailleurs de l’Est, et s’intéresse de plus en plus à la politique.
         En 1938, il remet ça. Il demande la démission d’Egorov, premier secrétaire du Parti dans la région, et de Raev, Commissaire du peuple aux affaires intérieures. Il est une nouvelle fois arrêté… et il s’en sort une nouvelle fois, quand Egorov et Raev sont à leur tour arrêtés et accusés d’être des « ennemis du peuple ».

 

Cette fois, il ne réintègre pas le Parti Communiste. Il rentre en Tchétchénie, prend le maquis, et déclare la guerre à « l’impérialisme rouge ». En février 1940 (nous sommes en période de pacte germano-soviétique), les troupes d’Israilov contrôlent les zones de Galanchozh, Sayasan, Chaberlo, et une partie de la région de Shato. Un « Gouvernement provisoire populaire et révolutionnaire de Tchétchénie-Ingouchie » est proclamé, et Israilov en est le chef.
         En juin 1941, c’est la rupture du pacte germano-soviétique et Hitler déclenche contre l’URSS l’opération Barberousse. En février 1942, les troupes allemandes sont à moins de 500 kilomètres de Grozny, la capitale de la Tchétchénie. L’avocat Mairbek Sheripov lance à son tour une insurrection, prend la ville de Shato et rejoint Israilov.
      Les insurgés Tchétchènes sont bien conscients des méthodes brutales utilisées par Rosenberg et Himmler dans l’Ukraine « libérée ». En Juin 1942, ils lancent un « Appel au peuple tchétchène-ingouche », pour demander « d’accueillir les Allemands de façon hospitalière si ceux-ci reconnaissent l’indépendance de la république tchétchène ».
         Les Allemands n’arriveront jamais en Tchétchénie, mais le gouvernement soviétique de Staline prend conscience du danger. Les villes et villages tchétchènes sont bombardés massivement par les avions de l’Armée Rouge au point que, dans certains d’entre eux, plus de la moitié de la population périra. Israilov mourra dans ses montagnes, lors d’un affrontement avec les troupes soviétiques.

En 1944, suite aux insurrections dirigées par Magomed Chéripov, collectivement accusés d'avoir collaboré avec les nazis, environ 387 229 Tchétchènes et 91 250 Ingouches (selon les rapports du chef de la police politique Lavrenti Beria) furent déportés au Kazakhstan. En 1957, à l'initiative de Khrouchtchev qui œuvrait à la déstalinisation de l'URSS, les Tchétchènes et les Ingouches furent autorisés à revenir sur leurs terres, et la « République socialiste soviétique autonome (RSSA) des Tchétchènes-Ingouches » fut rétablie. En Tchétchénie, la population comptait au début des années 1990 environ 30 % de Russes, répartis surtout dans la région pétrolifère de la plaine autour de Grozny.
Réponse de le collectif N.R.V le 05/09/2008 à 22h13
"faisant  l'apologie des
crimes contre l'humanité
,  incitant à  la haine  raciale ou  la pornographie
enfantine,  incitant à  la violence  ou attentatoires  à la  dignité humaine,
ainsi que contre  les infractions visées au cinquième et  huitième alinéas de
l'article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, et aux
articles 227-23 et 227-24 du Code pénal."

Le Goulag, peut importe l'avis que l'on a dessus, n'est pas considéré comme un crime contre l'humanité.

 De plus je n'en ai fait aucune apologie, seulement une analyse.

Incitation à la violence? Aucun article ne lançait d'appel à "buter des flics" "cramer des gens" "déporter des immigrés (mais c'est plus votre discours). Aucun article n'était directement orienté dans un but de promouvoir l'action violente face à l'action légale. Sauf dans le cas précis où celle ci serait impossible par l'action même du gouvernement capitaliste.

Ensuite, apologie de crime contre l'humanité, c'est un peu la directive sur "les bienfaits de la colonisation" et incitation à la violence ou attentatoire à la dignité humaine, c'est un peu votre programme.

Sur ce, moi j'ai les glandes de m'être fait fermer sans pouvoir même me défendre, sans le moindre avertissement, ou sans la moindre explication précise.


Commentaire n° 43 posté par IOSIF le 06/09/2008 à 13h54
ah si l'hébergeur avait été moins "autoritaire" et plus "libertaire"

quelque soit la loi elle entrave toujours quelqu'un ou quelquechose

z >      Emancipation , le reste n'est que police !

un ami libertaire qui vous souhaite bonne continuation sur Valence .

(très bonne article sur la lutte antinuk)

Commentaire n° 44 posté par paco munist le 08/09/2008 à 14h30
Nous admettons en effet que nous pour une police, que nous sommes pour entraver quelqu'un ou quelque chose : les actes de nos ennemis.
Réponse de le collectif N.R.V le 09/09/2008 à 19h11
chanson >  "les journées de mai " , parole de guy Debord :

" De Valence à Moscou "
"le même ordre nous condamne"
"ils ont juré d'abattre l'autonomie ouvrière "
" Honte à ceux qui choisissent l'aliènation étatique "



espagne 1936 les staliniens tirent sur le peuple , tirent sur le poum (trotskistes) ; tirent sur les anarchistes .
Commentaire n° 45 posté par paco le 08/09/2008 à 20h13
C'est mal de tirer sur des Trotskistes?
Commentaire n° 46 posté par IOSIF le 11/09/2008 à 12h43
LA  MITRAILETTE 

c'était celle d'un très vieux cousin , qu'avait rougi du stalinien , dans l'espagne en fête ;
faut dire qu'les syndicats bordel , nous pourchassaient dans les ruelles , rien qu' à nos têtes !


les bolchéviques ont assassiné les SOVIETS , ils ont assassiné l'autogestion et l'autonomie ouvrière ,ils ont assassiné les communes
Commentaire n° 47 posté par paco le 12/09/2008 à 17h08
hello toi
Commentaire n° 48 posté par chriscrzaft_ le 26/09/2008 à 11h28

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