On a loupé ça ?

Publié le par NRV

Soutenons le syndicaliste Marc Auray accusé d’outrages et rébellion

Publié jeudi 21 septembre 2006
 

Lors du procès à Vienne, des témoins ont bien vu que ce sont les policiers qui ont maltraité Marc Auray aussi bien oralement que physiquement. Une consultation médicale le prouve. Sur une photo on le voit les deux jambes à la verticale. Et pourtant on apprend q’un CRS a eu 3 jours d’arrêt de travail et un deuxième CRS, 7 jours, et d’après eux de par la violence du syndicaliste. Le Directeur Départemental de la Sécurité Publique était sur place le 29 avril 2005 alors qu’il y a eu des contradictions entre les ordres donnés par les RG et les CRS pour la voiture sono.

L’avocate des CRS a demandé 3000 euros de dédommagements pour les policiers. Le Procureur a requis un mois de sursis et 1000 euros d’amende ; il n’a pas parlé des dédommagements. Maitre Masanovic, avocat de Marc Auray, a demandé la relaxe.
Verdict le vendredi 13 octobre à 8h30. (mise à jour le 22/09)

Le 29 avril 2005, un rassemblement régional a été appellé par des syndicalistes à l’entrée de l’hôpital de Vienne pour demander des moyens au ministre de l’époque, Monsieur Douste-Blazy venu en visite. Marc Auray, dirigeant Syndical CGT à l’hôpital du Vinatier, avait garé un véhicule sono à l’endroit où les personnes des renseignements généraux l’avaient demandé. Cependant, des force de police entrent dans l’hôpital et exigent le retrait du véhicule sono.

Marc Auray tente de négocier, il est bousculé, renversé à terre et menotté, puis traîné derrière des bâtiments… Les manifestants interpellent alors les policiers et après discussion, Marc Auray est « démenotté » et fait partie comme prévu de la délégation reçue une demi-heure plus tard par le ministre. Marc Auray aura des blessures physiques constatées aussitôt après par un mèdecin.

C’est pourtant Marc Auray qui est convoqué devant le tribunal correctionnel de Vienne, 16, place Charles De Gaulle, ce vendredi 22 septembre à 8h30 et est accusé d’injures et violences envers les forces de police ! Il risque une condamnation, il risque son emploi !

L’activité syndicale et le droit de manifester ne doivent souffrir d’aucune discrimination !

 

Publié dans Comptes-rendus

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