A l'offensive!

Publié le par SovietSIG

Chaque avancée sociale est le fruit d'une lutte, rien n'est gratuit en ce monde dirigé par la rentabilité et le culte de l'argent. Chaque acquis est du à la mobilisation des masses laborieuses, les partis réformistes et contre-révolutionnaires n'ont fait que suivre la volonté de la bourgeoisie. Jusqu'à 1968, ce sont par les grèves et la lutte que se sont instaurées les améliorations de la condition du prolétariat. Mais passé cette date, l'offensive s'enlise, trahie par les directions des centrales syndicales qui signèrent les accords de Grenelle. Désormais, uniques interlocuteurs du gouvernement, ils délégitiment les masses revendicatrices au profit de leur pouvoir personnel. Dès lors, ils perdent leur rôle d'avant garde, et deviennent un frein à l'avancée sociale.
 
Où en somme-nous aujourd'hui? Que ce soit le CPE, les retraites, les émeutes, chaque mouvement récent fût purement défensif, chaque action fut de défendre un sujet, un point, mais pas de réclamer notre dû. Nous avons parfois repoussés ce qui nous menaçait, mais nous n'avons rien gagné non plus. A chaque fois, les attaques ennemies s'enhardissent, tandis que nous perdons pied peu à peu. A chaque mobilisation, les gouvernements font passer discrètement d'autres lois scélérates, ils nous occupent avec un gros sujet pour contourner notre vigilance, et frapper par derrière. Au final, l'échec est inévitable si l'on ne sort pas de cette logique, nous ne pourrons contrer éternellement les assauts du capitalisme. Si nous ne repassons pas à l'offensive, nous sommes condamnés à plus ou moins longue échéance
 
D'où un changement de tactique obligatoire. La lutte sociale est une vraie guerre, et c'est la seule que l'on doit réellement gagner, car si nous échouons, c'est notre existence qui est mise en péril. Or, comme dans n'importe quel conflit, c'est celui qui a l'initiative du combat qui dispose de l'avantage. Hélas, la plupart des militants et des militants potentiels sont dans une situation d'attentisme révoltant, ils considèrent que c'est par une offensive du gouvernement que doit se lancer la logique de mobilisation. Or il n'en est rien. Nous avons la possibilité de lancer ces attaques au moment que nous jugeons opportun.
 
Comment faire? Il est indispensable de lancer un programme précis, de proposer au maximum d'organisations de se rallier à ce programme, nous aligner sur des positions communes, briser la mainmise des syndicats traitres sur la lutte et sur la négociation, et, une fois ceci fait, diffuser massivement et unitairement nos revendications. Tout les fronts possibles doivent être attaqués, il faut entrainer les forces réactionnaires sur des terrains glissants, les forcer à ce mettre en défensive, et continuer à les harceler pour qu'ils ne puissent contre attaquer. Si nous parvenons à lancer une véritable logique de lutte de masse, nous ne pourrons être que victorieux.
 
 
Hypothèses de revendications:
 
 
Partie politique extérieure:
 
                        Rupture des accords libéraux et antisociaux internationaux.
                        Rupture des liens unissant la France à l'OTAN
                        Retrait des troupes françaises de tout théâtre d'opération étranger.
                        Taxation des transactions internationales
                        Interdiction des délocalisations.
                                              
 
 
            Partie politique intérieure:
 
                        Refonte du système judiciaire et de l'appareil répressif de l'Etat.
                        Hermetisation aux intérêts privés de tout service "vital" (transport, énergie, éducation...)
                        Autonomie des collectivités locales
Subventionnement par l'Etat des collectivités locales
                        Remise en question du système institutionnel et du système d’élection.
                        Egalisation des droits des étrangers en France par rapport à ceux des citoyens.
                        Reconnaissance de l’article 35 de la D.D.H.C. de 1791.
                        Fin de l’éducation ethnocentrique et judéo-chrétienne.
 
 
 
            Partie sur le social :
 
                       
                        Revenu minimum pour tous.
                        Gratuité des services publics.
                        Gratuité d'accès à la culture.
                        Droit au logement.
Droit au loisir.
                       
 
Evidement ces revendications seront développées et affinées dans un prochain article.
Si vous avez des propositions, n’hésitez pas à nous en faire part.
                                              
                                              
                            SovietSiG                  

Commenter cet article

SovietSiG 06/11/2006 22:23

J\\\'ai oublié la refonte du systeme fiscal, en faveur des demunis et du peuple en general.

SovietSIG 06/11/2006 22:22

J'ai oublié la refonte du systeme fiscal, en faveur des demunis et du peuple en general.

leklon 04/11/2006 15:58

une extension de la CMU ?

leklon 04/11/2006 15:58

La gratuité pour tous avantage les bourgeois, comme la TVA.
Et le droit à la santé ? Et le droit à une nourriture saine ?