Reunion d'information sur les pollutions.

Publié le par SovietSiG

Compte rendu de réunion d’information sur les pollutions dans la région de Salaize sur Sanne.

 

 

 

A Roussillon, le 6 Décembre.

 

De nombreuses associations étaient présentes, avec chacune ses spécificités, mais elles étaient toutes motivées par deux principaux arguments, c'est-à-dire le souhait de transparence des entreprises de la vallée de la chimie vis-à-vis de leurs rejets atmosphériques et liquides, ainsi que par la volonté d’application des normes de sécurité et de santé décrétés par l’Etat, tant pour les salariés que pour les riverains.

 

Jusqu’à présent je n’étais que peu inquiet de ce qu’il se déroulait et qui se déroule toujours dans cette vallée. Je me sentais rassuré par le fait qu’il y ait des normes. Or il s’avère que les contrôles effectués sont particulièrement inefficaces, ils ne mesurent les rejets que sur une durée très courte. C'est-à-dire ceux-ci ne sont absolument pas représentatifs des émissions réelles de l’usine. De plus ces contrôles sont généralement planifiés et l’entreprise est prévenue de l’arrivée des inspecteurs.

 

Pire encore, si des normes existent maintenant, il fut une époque ou ce n’était pas le cas, ce qui crée une contamination durable des sols par de la dioxine, par exemple, créant un norme anormalement élevé de malformations et de troubles chez les habitants comme dans les milieux naturels. De plus, les rejets dans le Rhône créèrent une véritable catastrophe écologique, par des rejets impressionnants d’eau de javel par exemple, ou encore le non respect des normes de refroidissement de l’eau rejetée, entrainant  un déséquilibre de l’écosystème local. 

Par rapport au milieu de vie dans lequel nous sommes, les associations demandaient et se battent pour obtenir une ligne de ferroutage essentielle pour désengorger les voies de communication routière de la vallée. Or si par exemple de plus en plus de transit se fait par navire, il sont pris en charge, une fois à terre, par des camions, au port Édouard Herriot, en plein centre de Lyon. C’est pour cela qu’il semble évident qu’un nœud ferroviaire, utilisant l’une des lignes « abandonnée » doit prendre en charge ces marchandises. 

Venons en au fait, sur le sujet de ces fameux déchets. Etant envoyé en France par choix de l’Etat, et par lien néocolonial avec la Côte-D’ivoire, il aurait du y avoir un appel d’offre, expliquant ce qu’étaient précisément ces déchets, et le traitement approprié. Or ces zone d’ombres ne sont pas élucidées. De plus, ces déchets devaient transiter par Amsterdam, ce qui n’a pas été fait lorsque les autorités Hollandaises ouvrirent les containers. Il semble que l’odeur pestilentielle les aient dégoutés de les prendre en charge. Toujours est il que ces déchets seront traités dans notre région, avec un calcul des risques imprécis. En effet, Tredi, la société en charge de ces déchets, n’est pas sensé avoir de four, donc ne pas émettre de fumées. Pas de fumée, pas d’analyse. Or elle en émet cependant, et pas des plus agréable à sentir.   

En bref, la présence de Nelly Olin, « ministre »  de l’ « écologie » en France, à déclaré qu’il n’y avait aucun danger, prouvant ainsi les liens unissant les entreprises privées à l’Etat, lesquels s’entraident et se couvrent mutuellement. Quand à l’impérialisme français en Cote D’ivoire, il se mute en impérialisme parisien lorsqu’il s’agit de la Province.

 

Cote D’ivoire poubelle de la France ? Province poubelle de Paris ?

Publié dans Environnement

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lek 08/12/2006 20:50

de toute façon, un quart de certains pays africains est malade du sida, et n'est pas soignée alors la politique de réduction de la population qu'il préconise est déjà en marche grâce au malthusianisme du capitalisme.
quel connard, cela dit.

red skin 08/12/2006 17:25

Vous avez entendu les dernieres conneries de Sevran au sujet de l'Afrique ?