Prévention de la délinquance : rassemblement le 11 Janvier

Publié le par le collectif N.R.V

Une loi aggravée par les députés…

Tout en rejetant, sans débat de fond, les amendements visant à prendre en compte les délits économiques, financiers, ou environnementaux, les députés ont adopté des dispositions ne figurant pas dans le projet de loi initial accentuant la répression et la suspicion sur certaines catégories de population : le délit « d’embuscade » est créé et ne prendra en compte que l’intention de s’en prendre aux forces de l’ordres, hors même tout commencement d’exécution de l’infraction ; les atteintes physiques aux forces de l’ordre seront passibles des assises ; le nouveau délit d’ « incitation à la rébellion » vise à l’évidence des personnes qui interviendraient dans une interpellation de police qui se passe mal ; la définition du délit d’entrave à la circulation dans les halls d’immeubles est élargie et la sanction encourue alourdie. L’expulsion des gens du voyage, facilitée par un amendement du sénat dispensant les préfets d’une décision d’un juge judiciaire, est reprise par les députés en élargissant le nombre de communes qui pourront avoir recours à cette procédure expéditive. L’article 16 de l’actuel projet, amendé à la baisse par les sénateurs, est rétabli par les députés : dans le cas des violences conjugales, le médecin pourra, sans en informer sa patiente et contre son gré, avertir les autorités policières et judiciaires. Les femmes battues deviennent juridiquement des mineures et le pacte de confiance avec leur médecin est entamé. Contrairement aux promesse gouvernementales de les faire sortir du texte, les dispositions facilitant l’hospitalisation d’office en psychiatrie à l’initiative su maire, et instaurant un fichage sur cinq ans, ont été adoptées.


Courant janvier, la loi devrait continuer à être discutée à l’Assemblée Nationale. Ses principes commencent d’ores et déjà à être appliqués sur nos lieux de travail et de vie. Rassemblons-nous pour les combattre !

Quelle suite pour la lutte ?

Il serait naïf de notre part de croire que notre mouvement a suffit à mettre la pression sur les députés. Il faut continuer à l’élargir au niveau local et national. Plus que jamais le collectif National Unitaire de Résistance à la délation ainsi que le collectif lyonnais réaffirment leur opposition résolue à ce projet de loi et en demande le retrait. Ils enjoignent aux parlementaires de s’y opposer, si la proposition parlementaire devait se poursuivre. Des mobilisations sont d’ores et déjà prévues pour faire obstacle à ce texte qui, en instaurant une société de la suspicion généralisée et de la répression en guise de de prévention, déstabilisent très profondément nombre de pratiques professionnelles.

 Désobéissance : un exemple à suivre ?  

Des sanctions disciplinaires pour 75 assistants sociaux

 (Extrait d’article d’ ASH)  

 

  

« Conséquence de près d'un an de conflit entre le conseil général (PS) et ses travailleurs sociaux, 57 assistants de service social font l'objet d'une mise à pied temporaire, mardi 5 décembre, jour pour lequel a été déposé un préavis de grève.
Huit autres ont, pour leur part, reçu un simple avertissement, en raison de leur même refus de procéder à la saisie informatique des contrats d'insertion des allocataires du revenu minimum d'insertion(RMI).
Cette menace de sanctions disciplinaires pesait, en effet, depuis le mois de septembre, sur une soixantaine d'assistantes sociales, auxquelles il était reproché d'avoir "refusé, collectivement et conformément au code de déontologie, de saisir informatiquement des données individuelles à caractère social", sur les titulaires du RMI, avait alors dénoncé leur comité de soutien, porté par une intersyndicale CFDT-FO-SUD. » 
 

 Il est clair que la question de la désobéissance va se poser de plus en plus, entre risque professionnel et déontologie. Une seule solution : une réseau solidaire entre les différents lieux de travail d’une part et  avec les personnes fichées concernées, d’autre part.

 Pour info
Une réunion du collectif a lieu le lundi 8 janvier, à la bourse du travail (métro place Guichard) à 18h30. Plus on est nombreux, plus on est efficace !
A noter aussi qu’une journée de grève nationale sera vraisemblablement prévue courant janvier, tenez vous au courant sur www.abri.org/antidelation


COLLECTIF UNITAIRE DES TRAVAILLEURS SOCIAUX : il regroupe nationalement et dans le Rhône : CGT, FSU, Solidaires, LDH, SUD Santé-Sociaux, SUD C-T, SNPES-PJJ, SNEPAP, SNUAS-FP, SNU-Clias, SNES, SNUIPP, SNMPMI, Syndicat de la Magistrature, Syndicat des Avocats de France, Union Syndicale de laPsychiatrie, Syndicat National des Psychologues, CNT, A.C.!, Collectif des Etudiants en Travail Social, Collectif pour les Droitsdes Citoyens Face à l'Informatisation de l'Action Sociale,UNSA, Collectif Vaudais des Privés d’Emploi et Précaires et de simples citoyens. Contacts : cuts69@numericable.fr

Sur Lyon : rassemblement

 le jeudi 11 janvier

 165 Avenue Maréchal de Saxe

 A partir de 11h30

  (Métro Saxe Gambetta, près du carrefour entre les deux axes)

  

Devant la permanence de M. Jean-Michel Dubernard, député UMP de la 3ème circonscription de Lyon

 M. Dubernard a contribué a durcir la loi dite de « prévention de la délinquance » au parlement en proposant  « l’information au président du conseil général et au maire de tout mineur en danger ».

 

Une soupe est prévue, en soutien au collectif. Venez le ventre vide !

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KK1 11/01/2007 12:20

Il faut nettoyer ce site (et les idéaux marxistes qu'il défend) au kärcher !!!!!!!!!!! Y a du boulot !