Le monde du travail

Publié le par La Chatte Noire

Le monde du travail, la vie à l'usine

Le monde du travail a beaucoup changé en une trentaine d'années ; on peut dire qu'auparavant, il y avait deux camps ; celui du patronnat et celui du prolétariat. Cela permettait aux ouvriers comme aux patrons d'être très solidaires avec les leurs ; par exemple, lors des grèves des mineurs au Royaume Unis, ceux qui franchissaient les piquets de grèves pour reprendre le travail étaient considérés à juste titre comme des traîtres, des "jaunes" et subissaient parfois de  violentes représailles de la part des grèvistes.
Le fait qu'il y ait deux camps mettait tout le monde sur un pied d'égalité. Les ouvriers étaient tous dans le même bateau, car ils faisaient tous le même travail et personne n'était au dessus de l'autre, sauf le patron.
Le patronnat a du se rendre compte que ce système dont l'union, la solidarité et l'égalité en découlaient pouvait être dangereux pour lui alors il décida de privilégier certains ouvriers, de leur accorder des responsabilités minables pour trois francs de mieux afin de fabirquer les nouveaux traîtres. Ainsi, une nouvelle hiérarchie s'est mise en place. Il n'y avait plus les ouvriers d'un côté et les patrons de l'autre mais les ouvriers, les chefs d'équipe, les chefs du personnel, les chefs des chefs et ainsi de suite.
Désormais, les mécontentements exprimés par le prolétariat passent d'abord par les chefs d'équipe, ensuite par les chefs du personnel, etc etc au lieu de s'attaquer directement au responsable.
Concretement, en donnant de nouvelles responsabilités à certains et en maintenant la pression sur ces chefaillons (perte du poste, blâme, mauvaise note aux évaluations de compétence, etc)  l'égalité est anéantie.
La colère est détournée et brisée par ces intermédiaires. On assiste alors à des scènes de délation, à une course où le gagnant est celui qui sera le mieux vu, qui aura un meilleur rendement. De ce fait, beaucoup acceptent des tâches ingrates, tout cela pour monter dans cette nouvelle hiérarchie en oubliant finalement qu'ils sont comme les autres, des ouvriers, et tout cela pour une augmentation aussi minime qu'elle soit ou un poste plus haut placé.

Les embauchés et les intérimaires

Une autre catégorie en plein boum est apparue : les intérimaires disponibles et jetables à souhait. Une fois de plus, sans parler des avantages considérables pour le patronnat, les intérimaires ne sont autres qu'un nouvel intermédiaire dans cette hiérarchie déjà bien échaffaudée. Il y a désormais embauchés et intérimaires.
Cette fois ci, la solidarité et l'égalité sont quasiment impossibles ; ils ne sont là que pour une semaine voire un jour, ils n'ont pas le même statut, sont soumis à une grande précarité ("ne fais pas ça car si le patron te voit ... moi je suis embauché ce n'est pas pareil ...") et ne connaissent ni le fonctionnement de l'entreprise ni son travail. Ils sont souvent mal considérés par les employés non contents de décharger sur eux certaines tâches pénibles qu'ils n'aiment pas effectuer.
Une ambiance très malsaine apparaît, les jugements de valeur sont souvent trop rapides.
Dans ces conditions, les contestations et les revendications sont très difficiles car le prolétariat est totalement divisé.

Pour conclure, nous pouvons dire que le patronnat a rondement bien mené la bataille de la division pour écarter les dangers d'une union fusionnelle. Il faut à tout prix rétablir la vérité d'exploitation occultée par cette hiérarchie sans fin.
Tous les travailleurs se doivent respect et solidarité dans tous les cas. Si nous parvenons à faire prendre conscience aux travailleurs que nous devons rester unis quoiqu'il arrive, alors nous seront automatiquement en position de force face aux vrais exploiteurs. N'oublions pas que le peuple uni ne peut être vaincu.

Ne nous trompons plus d'ennemi !!!


La Chatte Noire

Publié dans Travailleurs !

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Serge 19/01/2007 01:42

Quelques études intéressantes pour alimenter les débats sur le chômage et l'emploi.
* Chômage officiel et chômage réel en 2005//travail-chomage.site.voila.fr/chomage/chom_reel2005.htm
* En neuf ans le nombre réel de chômeurs n'a pas baissé en Francehttp://travail-chomage.site.voila.fr/chomage/chom_reel_1996_2005.htm
* Gains de productivité du travail, durée du travail, chômagehttp://travail-chomage.site.voila.fr/produc/gain_productiv.htm
En France, la productivité du travail a augmenté de 17,22 % en sept ans, pour l'ensemble de l'activité nationale. Sans rien changer à la production de richesses du pays, le nombre d'emplois aurait pu être augmenté de 17,22 % en réduisant de 14,69 % la durée réelle du travail. En moyenne, avec des transferts d'emplois entre secteurs d'activité, le nombre d'emplois aurait augmenté de 4 284 500. Le chômage réel aurait beaucoup baissé.
* Plus d'emplois créés en France qu'en Angleterre en 15 ans//travail-chomage.site.voila.fr/britan/emploi_15ans.htm
En quinze ans, de 1990 à 2005, la France a créé davantage d'emplois (2 520 000 : +11,25%) que l'Angleterre (1 520 000 : +5,82%). Le modèle libéral britannique n'est donc pas supérieur au modèle social français.
* Manipulation des chiffres du chômage dans un pays du nordhttp://travail-chomage.site.voila.fr/danois/dk_merite.htm
En 2004, le Danemark a plus de préretraités (187 200) que la France (139 700) pour une population active dix fois plus faible. Avec les autres mesures de marché du travail, le nombre réel de chômeurs est 2,52 fois le nombre officiel. Le taux de chômage réel devient 14,65 % au lieu d'un taux officiel de 6,38 %.
Avec une évolution de sa population active identique à celle du Danemark depuis quinze ans, non seulement la France n'aurait plus aucun chômeur officiel, mais le chômage réel serait résorbé pour l'essentiel. Et cela sans introduire une plus grande flexibilité des contrats de travail.
* Durée du travail : apparences et réalité, France et autres pays http://travail-chomage.site.voila.fr/emploi/duree_travail.htm
Si l'on fait la moyenne de tous les emplois, à temps partiel et à temps complet, la durée de la semaine de travail est : - 36,3 h en France- 36,2 h en Italie- 35,1 h au Danemark- 33,8 h aux Etats-Unis- 33,6 h en Allemagne - 33,2 h en Espagne- 31,7 h en Grande-Bretagne- 30,1 h en Suède (36,1 h pour ceux "au travail")- 29,2 h aux Pays-Bas
* La gauche crée plus d'emplois du secteur privé, à croissance égale //travail-chomage.site.voila.fr/emploi/5ans_emploi_prive.htm
Un site bien documenté, à consulter.

lek 18/01/2007 12:47

il faut s'unir, il faut ! On en a ras le cul de survivre ! On veut vivre!