Saine méfiance de la part de la population de Salaise -Nelly Olin rencontre les journalistes

Publié le par le collectif N.R.V

Ce matin, à 9h45 une centaine de personnes, militants associatifs, syndicalistes et population locale, ce sont rassemblés dans un froid glacial pour exiger la mise en place d'une commission de surveillance de l'incinérateur de Tredi avant l'envoi des déchets d'Abidjan. Les médias ont été là nombreux également. Le rassemblement a eu lieu devant l'incinérateur, dont la fumée malodorante nous cachait parfois le soleil (bienvenu comme le café et le thé gratos).

La revendication des associations dont Vivre et de la population locale a été acceptée : l'arrivée des déchets a été retardée jusqu'en Mars. C'est une victoire. Cependant, les manifestants restent septiques quant à la réelle volonté de l'Etat et de Tredi d'assurer la transparence de cet incinérateur.

A 11h15, la ministre Nelly Olin est arrivée en grande pompe. Des gendarmes fort biens habillés, pas trop agressifs et un peu dépassés assuraient la sécurité de la ministre. Précédée de gendarmes à motos, accompagnée d'un uniforme en grande classe, de Remiller, la ministre est descendue de voiture... Pour rencontrer les journalistes et pas la population locale. Les journaleux formaient autour d'elle un cordon compact qui empêchait même qu'on puisse la voir. Pas moyen de passer : si on était polis, on obtenait pas de réaction, si on bourrait, on se faisait jeter. Pour sa sécurité, la ministre avait pas besoin de gendarmes, les journalistes suffisaient. C'est super révelateur de la façon dont les choses se passent en France : une ministre vient à Salaise où les gens sont réunis pour la voir, l'attendent dans le froid, et ils doivent regarder la télé ou écouter la radio pour savoir ce qu'elle a à leur dire (ça doit pas être très intéressant).

Malgré tout, on ne peut que saluer la capacité de mobilisation de la population locale, qui arrive à créer un rapport de force direct à l'état pour la sauvegarde (ou le retour ) de la santé publique et le travail des associations. Méfiance, méfiance, c'est le maître mot !

Publié dans Environnement

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article