Des militants traduits devant le conseil de discipline de Lyon II

Publié le par le collectif N.R.V

Nouvelle attaque contre des
militans de lyon 2 !
L’Université s’en prend Cette fois-ci aux syndicalistes et A Tous Ceux qui dénoncent sa politique :
Trois mois se sont écoulés depuis le scandale qui a éclaté concernant l’arrestation de trois étudiants pour des motifs politiques.
L’université Lyon2 continue sa politique ultra-répressive en direction du militantisme d’opposition.
Cette fois-ci les syndicalistes étudiants sont directement visés par l’administration. La Fédération Syndicale Etudiante, à travers la traduction en conseil de discipline d’un de ses membres, est directement frappée. Mr Samy Dichy (élu au Conseil d’Administration, ancien président de l’USEL-FSE) est en effet accusé de faits insignifiants et d’autres dont il n’est pas l’auteur (ex : diffusions de tracts injurieux,…). Cinq autres militants (n’appartenant pas à la FSE) sont amenés à comparaître dans les mêmes conditions, le mercredi 9 mai 2007 à neuf heures à la salle de conférences (86, rue Pasteur, au 1er étage).
 
 
Quelles sont les causes liées à cette dérive ?
 
Des réformes accélérées et profondes qui affectent aussi bien les milieux professionnel qu’étudiant sont en cours (recodification du code du travail, décrets issus du rapport Hetzel, etc.). La révolte de l’année dernière contre le CPE a montré que les étudiants, associés aux travailleurs et précaires, s’opposaient radicalement à ce projet de société et à la politique anti-sociale menée par le gouvernement. Les universités ont manifestement pris l’initiative d’exclure les éléments contestataires et y compris ceux organisés pour détruire ainsi tout ce qui leur fait obstacle (Exemple : cas de Naïma à l’université Nanterre Paris 10)
 
Nous sommes en période électorale, donc nous pensons qu’en fixant la comparution le 9 mai, l’administration anticipe la survenue dans les prochains jours d’un réel mouvement d’ampleur dans les facs si Nicolas Sarkozy remportait le second tour.
 
Tactiquement, Lyon 2 mise sur le calendrier universitaire et les partiels qui commenceront le 14 mai, en espérant que les étudiants, préparant leur passage en années supérieures, ne se mobiliseront pas.
 
Aussi notre syndicat, entre autres par la voix de Samy Dichy, accuse en effet la présidence, depuis les évènements du mois de février, d’avoir constitué un dossier délateur, prouvant que l’université fiche les militants au moins depuis le début de l’année, ce qu’a formellement confirmé Maître Fréry (avocate de la défense).  A maintes reprises nous avons demandé à l’administration de reconnaître l’existence dudit dossier celle-ci niant en bloc. Nous rappelons qu’effectivement, Maître Fréry a ouvertement déclaré avoir pris connaissance de ce document figurant parmi les pièces produites dans le dossier d’instruction relatif aux trois inculpés de février.
 
Par cette attaque c’est bien la liberté syndicale qui est menacée. Ce qui est recherché, plus exactement, c’est la criminalisation du syndicalisme de lutte faisant front à la politique de l’université et plus largement au démantèlement du service public de l’enseignement supérieur qui implique nécessairement la privatisation des universités (réformes LMD-ECTS, PRES,…)
 
Un front uni anti-répression s’est constitué à l’échelle nationale. Nous, militants de la Fédération Syndicale Etudiante, appelons toutes les organisations défendant les libertés publiques à rallier notre cause.
En ce qui nous concerne, nous condamnons les attaques de Lyon 2 envers la libre protestation politique et donc, la liberté d’expression, la liberté syndicale qui sont toutes de valeur constitutionnelle. Nous revendiquons l’arrêt de toutes poursuites pénales et disciplinaires engagées jusqu’à présent à l’encontre des militants ! Nous sommons la Présidence de prendre immédiatement ses responsabilités et d’en assumer les conséquences politiques. Nous exigeons enfin la destruction définitive du dossier délateur.
 
 
 

La répression à Lyon 2 :

6 étudiant-e-s en conseil de discipline,

menacé-e-s d’exclusion.

« Les agents de sécurité effectueront une enquête au sein de l'université afin de trouver l'auteurde ces faits » (Extrait de la déclaration d'un vigile lors d'une main courante déposée le 10/11/2006, à 11h22, à l'hotel de police de Lyon)

Caméras, grilles, vigiles, flics sur le campus, ça vous parle ? Nul ne peut l'ignorer, le sécuritaire a envahi Lyon 2. Depuis l'arrivée de Claude Journes à la présidence de l'université, la politique répréssive de la fac s'affiche ouvertement : procès pour 3 étudiant-e-s, et maintenant conseil de discipline pour 6 de nos camarades.

Rappelons en effet que, suite au festival « Grille la fac », début Février, 3 étudiants ont été arrêtés sur demande de l’université et doivent comparaître en procès pour dégradations le 8 octobre.

Maintenant, ce sont 6 étudiants, dont les 3 premiers inculpés, qui passent en conseil de discipline. Ce type de sanction contre des étudiants est exceptionnel. La conséquence possible ? Exculsion de l’Université. Pourquoi ces six-là ? Outre les trois premiers, pour qui ce conseil de discipline constitue une seconde aggression de la part de Lyon 2 (une répétition kafkaïenne du procès ?), les trois autres, dont un syndicaliste, ont été désignés arbitrairement, car facilement identifiables. La tactique de l'administration de l'Université est de cibler, individualiser pour nous affaiblir, faire des exemples pour immiscer la peur. Ils ne se seraient jamais permis cela lorsque nous nous retrouvions deux fois par semaine en nombre à Bron pour les repas collectifs ! Il est donc nécessaire de se mobiliser pour ce conseil de disipline afin de freiner cette logique. C'est dans toute la France, à Nanterre, à Rennes (mais aussi ailleurs en Europe comme en Grêce), et pas seulement dans les facs, qu'on assiste à une criminalisation systématique des résistances.

Pour changer, l'accusation repose sur un dossier entièrement constitué par la fac : extraits de PV du dossier judiciaire, « mains courantes internes » des vigiles retraçant heure par heure les activités politiques sur la fac, photos prises par les vigiles, allégations fumeuses ou fausses...

Rien d'étonnant quand on sait qu'à chaque « trouble à l'ordre de l'université », un dévoué représentant de la fac s'est précipité au comissariat le plus proche (au moins 2 dépôts de plainte, et 3 mains courantes). Peut-on concilier libéralisme et autoritarisme ? Entre professionalisation de la fac et repression à outrance, Lyon 2 montre que ça devient la règle.

Face à cette situation, nous appelons profs, personnels et étudiants à prendre parti puisque Journes mène délibérément sa « guerre aux gauchistes ».

Le conseil de discipline contre les 6 étudiants aura lieu le mercredi 9 mai, toute la matinée, sur les quais.Nous appellons donc à un :

Rassemblement le 9 mai dès 8h sur les quais

(Quai Claude Bernard).

Croissants et café seront au rendez-vous...

Publié dans Education

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Sarah 02/05/2007 22:55

Ce serait pas mal d'essayer au moins de ne pas faire de fautes dans les titres... On écrit MilitanTs et pas militans...