Le débat du premier juin

Publié le par le collectif N.R.V

Un grand nombre de candidats sont venus au débat organisé par le café citoyen vendredi soir. La droite était sous représentée puisqu'il n'y avait que Cédrin et Désprès, le candidat MNR. Henry Désprès possède par ailleurs une énorme agence immobilière, la Régie Immobilière de Vienne. Si du coup y a des fachos dans la salle, pas de trace d'un seul type de l'UMP. En effet, Remiller a préféré la facilité et une interview sur France 3 plutôt que de venir se mesurer aux autres candidats face aux électeurs. Comme d'ab, la droite a peur, même des bons citoyens qui vont se renseigner sur le grand moment politique que sont les législatives.

A gauche, nous avions WIlson, le candidat des Verts, Berthouard, le candidat antilibéral et le maire de Roussillon, Binet, candidat du PS,  Catherine Faivre-D’Arcier, de la LCR, Roger Torgue, pour le MRC.

Le débat était très bien organisé, avec des temps de parole égaux pour chacun... Et pas le droit pour le public ni d'applaudir, ni de huer ! Un public déchainé n'est guère compatible avec une organisation aussi minutieuse, mais les débats où le public est là pour servir de témoin muet à ce qui se passe sur l'estrade, c'est frustrant. Surtout qu'y a un mec du MNR sur celle-ci.

Pareil pour les questions. Tout visait à dédramatiser les conflits. Plutôt que de s'attaquer directement aux différents programmes, le débat tournait autour de la notion de député. Les questions, si elles n'étaient pas stupides, restaient très classiques : cumul des mandats, représentation locale ou nationale, mode de scrutin majoritaire ou proportionnel, candidature témoins...

On a même eu droit à l'ultra battue et rebattue polémique autour de l'indemnité parlementaire. C'est Henry Desprès qui a lancé le débat en nous sortant on ne sait d'où le chiffre de 15000 euros. Lui même ferait mieux de la boucler à ce sujet, c'était sans doute le type le mec assis sur le plus gros tas d'or de toute la salle. Binet a quant à lui avancé le chiffre de 5000 euros, plus les assistants parlementaires, le TGV... Ce qui ne lui paraissait pas énorme. Bref, on nageait en pleine hyporcrisie.

En ce qui concerne le cumul des mandats, Binet a affirmé qu'il était contre et ne cumulerait pas. La candidate LCR a rappelé intelligemment que le député est sensé représenter la nation et non pas un territoire. Berthouard, lui, a expliqué qu'il fallait faciliter les passerelles entre le monde du travail et les mandats. Et qu'une fois celui-ci achevé, il fallait pouvoir facilement reprendre son poste.

On a pas pu rester jusqu'à la fin, donc si quelqu'un a quelque chose à ajouter, qu'il n'hésite pas.

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