Dimanche 15 mars 2009
(les sources étant La Tribune de Vienne et le Dauphiné Libéré, on ne peux garantir de la véracité des faits rapportés)

Lundi 9 mars 2009 à 18h30, au Tribunal Correctionnel de Vienne :

Quatre jeunes de 19 à 27 ans ont été arrêtés dans la nuit de samedi 7 et dimanche 8 mars lors d'incidents qui ont eu lieu devant la salle polyvalente du quartier de Malissol, après que le vigile ait refusé l'accès de la salle (ou se déroulait un loto organsié par des étudiants de l'IUT) à des jeunes.

La présidente rapelle les faits :

"Le samedi soir se tient un loto organisé à la salle polyvalente de Malissol. Des vigiles refusent l'accès à des jeunes dont un aurait une arme. Le ton mont, deux vitres sont cassées. Un mouvement de panique se déclenche à l'intérieur de la salle. Le vigile appelle le commissariat. Une voiture de trois policiers est envoyée sur place. Les jeunes interpellés incitent à la rebellion. Les propos sont véhéments. La police jette une bombe lacrymogène sans obtenir la dispersion souhaitée. Face à trente ou quarante jeunes, les deux équipes envoyées en rofort se réfugient dans les allées. Des coups sont échangés entre les jeunes interpellés et la police. Des policiers se sont portés partie civile, avec des arrêts de travail supérieurs à huit jours et l'un d'eux pour menace envers sa famille...".

Deux policiers sont blessés. Une voiture est brûlée. Le lendemain, une poubelle brûle à Malissol.

Nacer est disculpé des accusations de dégradations mais pas de celles de violences sur policier. Son frère Abdelkrim est quant à lui disculpé des accusations de violence avec arme (seul le vigile en témoignait) requalifiée en violence légère.

Le verdict tombe :

- Nacer Makhloufi : un an ferme sous mandat de dépôt.
- Abdelkrim Makhloufi (frère du précédent) : huit mois ferme sous mandat de dépôt.
- Olivier Poyatos : dix mois dont quatre ferme sous mandat de dépôt.
- Mourad Slimane : dix mois dont quatre ferme sous mandat de dépôt.

Après le procès, les familles et les amis présents crient à l'injustice. A l'extérieur du tribunal, le rétroviseur d'une voiture de police est cassé, et la voiture du responsable de la société qui employait les vigiles a été dégradée.

Dans la nuit de lundi, à Malissol, des poubelles et des containers ont été renversés, neuf voitures ont été dégradées et deux ont été brûlées. Un homme de 28 ans est arrêté et placé en garde à vue.

Dans la semaine, de nouvelles voitures sont brûlées, ainsi que de containers poubelles, et des vitres ont été brisées.

Samedi soir, l'école maternelle de Malissol à brûlé.



Pendant ce temps, après la meurtre d'un jeune par un policier le 8 mars aux Mureaux, 23 flics ont été blessés après un guet-apens tendu par une centaine de jeunes de la cité : pierres, cocktails Molotov et tirs de chevrotine... Un mineur de 14 ans a été arrêté...
Par le collectif N.R.V - Publié dans : Politiques sécurtaristes - Communauté : Les révoltés
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Jeudi 6 novembre 2008

L’équipe légale pour le contre-sommet de Vichy appelle à ce quune solidarité en parole et en acte sexprime en vue déventuels procès et à ce que soit mis en place des mobilisations publiques face à la répression.


Le 3 novembre, plus de 2000 manifestant-e-s se sont retrouvées dans les rues de Vichy pour protester contre les politiques de répression des migrants. Il est rapidement apparu qu


Plus tard dans la nuit, des policiers sont venus au camping attribué aux manifestant-e-s. La quinzaine de personnes qui y dormaient en ont été expulsées par surprise à coup de pied dans la tête à travers les tentes, puis suivies dans les rues de la ville. Mardi matin plusieurs groupes de personnes ont été arrêtés, simplement parce qu

une bonne partie dentre eux souhaitaient ne pas se cantonner à un simple défilé et voulaient tenter de bloquer les rues et de perturber le sommet. Divers moyens ont été utilisés pour essayer datteindre la zone rouge et de dépasser les barrages policiers : cordes attachées aux grilles et tirées, projectiles, barricades. La réaction des policiers mobilisés massivement (plus dun millier de CRS, gardes-mobiles, polices montée, Brigade-anti-criminalité) a été immédiate. Ils ont inondé les rues de gaz lacrymogène et ont refoulé petit à petit les manifestant-e-s jusquau meeting officiel à lEspace Chambon dans Cusset. Cest là que des barricades ont été remises en place face aux tirs de Flashballs de la police.

elles se rendaient à la gare ou marchaient dans les rues.

En tout et pour tout, une quarantaine d
interpellations ont été effectuées à notre connaissance par les forces de police. Certaines sont arrivées lors de course-poursuites et de nombreuses autres à loccasion de fouilles sur des manifestant-e-s, lorsque ceux-ci détenaient par exemple des masques en carton pour se protéger des gaz lacrymogènes. Plus dune vingtaine de personnes ont été relâchées assez rapidement après des contrôles didentité renforcés. Une quinzaine dautres ont vu leurs gardes-à-vue prolongées de 24 heures. Le parquet n’a pas décidé s’ils passeront en comparution immédiate, si leur procès sera reporté ou s’ils seront mis en examen ultérieurement. Nous ne connaissons pas encore les conditions darrestation exactes de toutes les personnes arrêtées. Les éventuels chefs dinculpation nont pas encore été rendus publics. Pourtant, les témoignages concordent pour dire quune dizaine des personnes encore retenues ont été prises au hasard par la BAC. Les policiers en civil courraient en effet après une partie du cortège se rendant à lEspace Chambon et ont arrêté ceux qui étaient le plus à la traîne, en les gazant et matraquant au sol. Pourtant, même en labsence de faits avérés répréhensibles par la justice du côté des manifestant-e-s, il est tout à fait possible que le parquet cherche à les inculper lourdement.

L
équipe légale pour le contre-sommet de Vichy sest constituée pour soutenir les manifestant-e-s face à la répression policière et organiser une solidarité collective vis à vis de tou-te-s les inculpé-e-s. Elle a aussi pour objectif de donner une autre version des faits que la vision policière qui filtre à travers la presse et sétalera dans les tribunaux.

Nous rappelons à ce titre que des tactiques de blocage et de perturbation sont reprises massivement depuis plus de dix ans internationalement à l
occasion des grands sommets (G8, Banque mondiale, FMI, sommets européens…). Elles ont été très présentes ces dernières années en France lors de manifestations détudiant-e-s, de lycéen-ne-s, de salariés et de soutiens aux sans-papiers. Rappelons aussi quen ces temps sarkozistes, la répression de la contestation sociale est de plus en plus dure aussi bien dans la rue que dans les tribunaux.

Si il est vrai que les tactiques de perturbation du sommet ont fait hier débat au sein des manifestant-e-s, il était clair aussi qu
une large partie dentre eux sont restés aux côtés de ceux qui voulaient pénétrer dans la zone rouge et quils comprenaient très bien leurs objectifs. Dans les rues couvertes de fumées, on retrouvait aussi bien des groupes non-encartés, que des syndicalistes et militant-e-s de diverses organisations, participant au blocage ou observant a minima avec une certaine bienveillance et ne pas laisser cours à la répression policière.

Alors que la solidarité est plus que jamais de mise, on regrette que certains des porte-paroles des collectifs qui appelaient par ailleurs avec tous les mots les plus indignés à s
insurger contre «le sommet de la honte», semblent prêts à condamner les centaines de personnes venus dans la dynamique de perturber concrètement ce sommet, et qui ont pour beaucoup participé activement à la mobilisation. En tentant de les faire passer pour de «mystérieux casseurs» sortis de nulle part, isolés et irréfléchis, ils rejoignent et cautionnent le discours policier.

En cherchant à dénier un sens à des actions politiques par ailleurs amplement argumentées dans certains des appels à la mobilisation, les voies officielles relayées par les médias tentent d
invisibiliser et de neutraliser les démarches qui sortent du cadre acceptable pour Hortefeux et consorts. Elles se portent ainsi garantes dun processus de criminalisation des mouvements sociaux et participent directement à la légitimation déventuelles condamnations.

L
équipe légale pour le contre-sommet de Vichy appelle à ce quune solidarité en parole et en acte sexprime en vue déventuels procès et à ce que soit mises en place des mobilisations publiques face à la répression.

Nous continuerons à recueillir des témoignages sur la manifestation et les arrestations et à assurer un relais dans les temps à venir. Un soutien financier est à prévoir en cas de procès.

Les comparutions immédiates auront lieu demain (mercredi) à 14 heures au tribunal de Cusset (rue Gambetta). Il est important qu’un maximum de personnes puisse s’y rendre pour les soutenir dès demain matin.


L’équipe légale recherche en urgence des garanties de représentations (certificats d’études, de travail et de domicile, promesses d’embauches etc.) de la part des proches des personnes inculpées. Les garanties doivent être faxées le plus rapidement possible à Me Borie : 04 73 36 37 65.
Contact tél. pour plus d’informations : 06 43 78 77 98
Contact mail

Pour envoyer des témoignages écrits et des soutiens financiers :
Caisse de solidarité c/o La Lutine
91 rue Montesquieu - 69007 Lyon

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Politiques sécurtaristes - Communauté : A QUAND LA REVOLUTION ?
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Vendredi 27 juin 2008

J'en connais un, par ces fortes chaleurs, qui reste à l'ombre.
Il s'agit de Daniel C..., plaquiste de son état, et demeurant ordinairement à Portes-lès-Valence.
Il a été condamné, le 9 juin de cette année, à un an de prison ferme.
Il venait juste d'accomplir, trois semaines auparavant, une première peine de quatre mois.
C'est un récidiviste, surveillé par la police, traqué par la Justice.
Car ce n'est pas en vain qu'on paye des impôts : c'est pour qu'on nous protège.

Daniel C..., 53 ans, deux enfants, grande gueule, est divorcé depuis quelques années.

Il n'a pas trop de sous (il bosse pour un patron), et donc pas de voiture.

Pour se rendre au boulot, il utilise non pas une mobylette mais une vieille 125.
(C'est bien d'ailleurs ce qu'on lui reproche).


Le plâtre et le ciment, matières poudreuses, possèdent cet avantage : elles améliorent le goût de la bière lorsqu'on revient du boulot.
C'est pourquoi, maintenant qu'il vit seul, Daniel passe tous les jours au bistrot avant de rentrer chez lui.
Il sortait justement d'un tel établissement lorsque le 13 juillet 2007 les gendarmes l'arrêtèrent au premier feu rouge.

Et s'indignèrent qu'on puisse, de façon préméditée, faire étape dans un rade lorsqu'on conduit un véhicule.

Toutefois, comme Daniel tenait debout, que ses papiers étaient en règle, et que sa 125 inspirait la pitié plutôt que la terreur, ils le laissèrent repartir sans le verbaliser.
Mais non sans lui avoir précisé qu'il ne bénéficierait pas deux fois d'une telle mansuétude.


Le 26 août 2007 les gendarmes, au même endroit, retombèrent sur Daniel ressortant du bistrot.
Excédés par tant d'indiscipline,
(et constatant par ailleurs un taux d'alcoolémie supérieur à 0,50g),

ils l'expédièrent en correctionnelle (avec un rapport circonstancié).


Au tribunal, la procureur requit un châtiment exemplaire (compte tenu des circonstances).

Un an de prison ferme (je sais, ça fait beaucoup, mais qui ne tente rien n'a rien).

Le juge, conciliant, trancha pour quatre mois, avec un aménagement de peine.

C'est ainsi que Daniel se retrouva, un peu surpris tout de même, à passer ses week-ends en zonzon.

(Et la semaine à chercher des bus pour se rendre sur les chantiers.)


Il finissait de payer sa dette envers la société (les quatre mois se terminaient le 17 mai 2008), quand arriva le 12 mai, lundi de Pentecôte.
Daniel était à la maison.
Il ne bossait pas ce jour-là.
(De toutes façons, il n'y avait pas de bus).
La prison avait oublié qu'il s'agissait d'un jour férié.
Il savourait son bonheur, lorsque le téléphone sonna.

Son fils le plus jeune, coincé en panne du côté de Loriol, l'appelait à l'aide.
(Car là-bas non plus il n'y avait pas de bus).

Ce n'est pas tous les jours qu'un père séparé peut montrer à son fils toute son affection.

Daniel enfourcha la 125 qu'on lui avait interdit de toucher et partit au secours de sa progéniture.
Trop précipitamment sans doute, puisqu'à un rond-point il mangea la bordure.
Clavicule cassée et cheville en fracture ouverte, il saignait et avait du mal à bouger.
On appela donc les pompiers.

Qui vinrent en compagnie des gendarmes.

Et le 9 juin de cette année, Daniel se retrouva devant le juge, cette fois-ci pour conduite sans permis.

L'infraction ayant été commise alors qu'il purgeait une première peine, on lui colla directement un an de prison ferme.
Sans régime de semi-liberté puisqu'en raison de ses blessures il ne peut pas exercer son métier.

Je m'aperçois qu'en vous donnant les détails de cette affaire, j'ai perdu de vue son ensemble.

Je vous la refais donc en accéléré :

Daniel C..., ouvrier plaquiste, convaincu d'être monté sur un deux-roues après avoir ingurgité une ou deux paires de demis, se tape seize mois (quatre, et douze de rallonge) de prison à Valence.

Voilà.
Et maintenant, une question se pose : de quoi protège-t-on la société en envoyant Daniel en taule?

On ne peut pas dire qu'il mettait en danger la vie d'autrui.
C'est plutôt le contraire qui se passe lorsqu'un cyclomoteur rencontre une bagnole.
(Ainsi qu'on a pu le voir à Villiers-le-Bel lorsque la moto des deux jeunes a croisé la route d'une voiture de police).

On ne peut pas dire non plus qu'il mettait en péril sa propre existence.

Le seul accident survenu dans cette histoire eut lieu sur la route de Loriol, alors qu'il était à jeun, un lundi de Pentecôte.
Les autres fois, aucune faute de conduite n'est signalée : il a été interpellé à l'arrêt.

Ce n'est pas la dangerosité de ses états d'ivresse qui a conduit Daniel en taule.
Mais sa mauvaise volonté à obtempérer.
Elle a fait mauvais effet, en gendarmerie comme en justice.


La Loi, c'est bien normal, déteste qu'on se moque d'elle.

Et principalement lorsqu'on est un misérable en 125 pourrie.

Par contre, s'il s'agit d'un joli scooter (comme par exemple celui de Jean Sarkozy, qui permet de pratiquer sans peine le délit de fuite), le cas est différent.

Juges et policiers redeviennent des êtres humains.
Ils se montrent compréhensifs.
Et tentent de se rendre agréables.

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Politiques sécurtaristes - Communauté : A QUAND LA REVOLUTION ?
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Lundi 26 mai 2008

Communiqué sur l’arrestation policière d’étudiants

Le 6 décembre à la faculté de Lyon 2 quais

 

Dans le contexte de la loi LRU sur l’autonomie des universités, les étudiants de Lyon 2 quais décident le 4 décembre, unanimement et démocratiquement, de prolonger le blocage de leur faculté sur le site des quais effectif depuis plusieurs semaines déjà.

Suite à cette décision votée en Assemblée Générale, les étudiants viennent tenir le blocage ce jeudi 6 décembre au matin. Les modalités de celui-ci était qu’il soit pacifique et symbolique (donc partiel, seule une entrée était bloquée). La Présidence de l’université face à cela requiert l’intervention des forces de l’ordre afin de les déloger. Cette intervention est plus que musclée, les étudiants se faisant molester et matraquer par les CRS. Il en résulte plusieurs blessés (dont certains finiront à l’hôpital), et l’arrestation arbitraire de deux jeunes étudiants syndicalistes sous le prétexte de « violence volontaire aggravée sur représentant de l’ordre public».

Ces derniers sont immédiatement mis en garde à vue et transférés au commissariat  du 7e. Prises d’empreintes, d’ADN, fichage, fouille au corps, interrogatoires, pressions, la présomption d’innocence ne semble pas être en œuvre partout !

Un médecin ainsi qu’un avocat est demandé par les étudiants arrêtés, médecin qui constate les hématomes des étudiants qui sont portés comme preuve de leur « sauvagerie et violence ». Les parents n’ont  pas été contactés malgré leur demande.

Dans l’après-midi un transfert s’effectue au commissariat de marlius berliet dans lequel ils subiront plusieurs interrogatoires et pressions (« libération » en cas d’aveux écrits et signés, menaces d’alourdissement de peine…).

Les interrogatoires néanmoins prennent vite une tournure politique au détriment d’une réelle recherche de vérité (questions portant sur les appartenances politiques, les syndicats, les opinions sur divers sujets, l’investissement politique de chacun…)

Le lendemain matin, après 24h de garde à vue, les étudiants sont « relâchés ». Ils signent un papier attestant leur fin de garde à vue, mais sont néanmoins menottés et transférés dans d’autres cellules sous le Palais de justice dans lesquels ils passeront environ 7 heures, sans aucune indication sur leur droit ou leur statut pendant ces 7 heures d’emprisonnement « préventif ». Ils passent enfin en comparution immédiate dans l’après-midi, au cours de laquelle l’avocat demande un report du procès afin de collecter des informations. Il obtient gain de cause. Après deux autres passages au tribunal dans lesquels le procès est reporté, les deux étudiants seront définitivement jugés le 29 mai à 14h au Palais de justice.

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Politiques sécurtaristes - Communauté : Résistance 2007
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Jeudi 15 mai 2008

Venu soit disant parler dans une ville de province du pouvoir d’achat, Sarkozy a rencontré des patron-ne-s et les bureaucrates politiques locaux, toutes et tous acquis-es à sa politique en faveur de la bourgeoisie. A Vienne, ville bourgeoise, le patronat, les commerçant-e-s, artisans, exercent une influence détestable sur la ville.

   En revanche, ont été refoulés hors du champ des caméras, voire parqués au commissariat, syndicalistes (CGT, FSE) et militants d’organisations politiques. Les militants de notre organisation, marxiste léniniste, (JCML), du syndicat de lutte de classe et de masse FSE, de partis de gauche (LCR) ont été embastillés le temps de la visite, une élue PCF s’est vue refoulée elle aussi, de même que le chef de l’UL de la CGT et le président de l’USEL-FSE Lyon. D’innocentes pancartes, demandant juste aux présidents s’il n’est pas que le président de ceux qui ont une carte gold, ont valu à celui qui la portait d’aller faire un tour au commissariat.

  La police a mené une opération concertée visant à empêcher des organisations et individus hostiles à la politique de Sarkozy, de manifester leur mécontentement, d’utiliser leurs droits démocratiques élémentaires (manifestation, tractage, pétition … ). Une quinzaine de personnes auront été arrêtées et huit subiront un rappel à la loi. Les militant-e-s de notre organisation marxiste-léniniste, (JCML-Rhône) n’ont pas échappé à ce traitement (arrestations, confiscation de notre matériel d’information, de nos tracts).

  La bourgeoisie est obligée, pour que son porte étendard se paie juste un petit bain de foule, dans une ville réactionnaire, devant les caméras, de baisser le masque démocratique qu’elle entretient. Elle dévoile alors sa fragilité. Les seules limites à la répression qui s’est abattue sur les militant-e-s viennois-es – d’ailleurs pacifiques - sont la taille des cellules du commissariat de Vienne et la présence multiple de caméras. Hors de question de crier le moindre slogan collectivement, de sortir la moindre affiche, le moindre numéro de l’Humanité, le moindre tract. Préventivement, tout ce qui pouvait être assimilé à de " l’antisarkozysme " (du look au dossier de RG) était passible de contrôle d’identité au commissariat.

  Le mardi 13 Mai fut enrichissant car il a prouvé une nouvelle fois les théories marxistes-léninistes dans les faits. La bourgeoisie – la délégation parisienne bourgeoise, les politiques bourgeois, les entrepreneurs bourgeois - utilise la force, la dictature pour maintenir sa domination de classe. Certes, à Vienne, cette force n’était pas la plus brutale que l’on ait vu, car la brutalité n’est nécessaire à la classe bourgeoise et à son Etat que lorsqu’une opposition de classe est menaçante. Elle a exercée une contrainte physique sur celles et ceux qui peuvent lui poser problème: militants d’organisations communistes, de classe, de lutte. Même les organisations réformistes comme le PCF ou la LCR qui ne représentent pas de danger réel pour la bourgeoisie ont été refoulées.

  Tirons une leçon de cette journée : la façade démocratique qu’utilise la bourgeoisie est essentiellement du vent : elle est et sera à tout moment capable, comme elle l’a montré maintes fois, de piétiner sa propre légalité et d’écraser les masses par la force si elle se sent trop violemment contestée.

  Mais la contestation grandira car les offensives contre nous font empirer chaque jour la situation !

  - Salaires insultants, cadeaux fiscaux aux bourgeois, criminalisation des chômeurs, retraites incertaines, franchises médicales.

- Suppression des postes de profs, suppression du BEP, privatisation et sélection à l'entrée des universités.

- Expulsions massives et aveugles d'immigrés, hommes, femmes, enfants.

-  Politique étrangère impérialiste au Tchad ou en Afghanistan, mini traité européen

- Répression des mouvements sociaux, destruction du droit de grève, etc.

  Sarkozy est un serviteur de la classe bourgeoise (classe de celles et ceux qui détiennent les moyens de production et s’enrichissent sur le dos des travailleurs-euses). Toute sa politique n’a qu’un seul but : satisfaire les exigences des patron-ne-s. Tous les acquis sociaux sont soldés car ils freinent la course aux profits des exploiteurs, dans un contexte de crise économique et de rivalités inter-impérialistes exacerbées. C’est la raison principale de toutes les réformes qui nous tombent dessus.

  Contrairement aux opportunistes nous ne ferons pas plus confiance à la gauche qui est dévouée aux même intérêts. Si Sarkozy devenait trop impopulaire alors la bourgeoisie le virerait du siège où elle l’a placé et mettrait à la place un-e de ses représentant-e-s de " gauche " qui ferait peu ou prou la même politique.

Nous appelons celles et ceux qui ont manifesté (ou tenté de le faire) à Vienne à ne pas en rester simplement au rejet de Sarkozy mais à rejeter aussi le système qui fabrique de tels personnages (le capitalisme).

Nous appelons les manifestant-e-s à s’engager pour une société dans laquelle la bourgeoisie et ses représentant-e-s comme Sarkozy ne nous domineront plus, pour le socialisme.

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Politiques sécurtaristes - Communauté : Les révoltés
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Mardi 13 mai 2008

 



CI DESSUS, LA VERSION OFFICIELLE !


Au pays des amis du Dalaï Lama, quelle liberté ? 

Le grand défenseur des droits de l’homme et du Tibet, Jacques Remiller, révèle jusqu’où son attachement à la liberté peut aller. Lorsque Nicolas Sarkozy vient lui rendre visite, il décide de tout repeindre en bleu.

Et par là même de traquer tout ce qui est rouge.  

En effet, le Président Français Sarkozy était venu à Vienne ce Mardi 13 Mai :  

Nicolas Sarkozy se rendra à Vienne, pour visiter l’usine Yoplait (située dans le quartier d’Estressin) pourrait être l’un des sites retenus à Vienne. Selon le Dauphiné : " Le chef de l’État, en plus de ses visites sur le terrain, serait ainsi amené à rencontrer des chefs d’entreprises locales issus du commerce et de l’artisanat. (...) (....) On sait toutefois qu’outre Christine Lagarde, trois autres ministres, dont Luc Chatel (secrétaire d’État à l’Industrie et à la Consommation, porte-parole du gouvernement) et Hervé Novelli (secrétaire d’État au Commerce, à l’Artisanat, aux Petites et Moyennes Entreprises, au Tourisme et aux Services), devraient être présents. À Vienne, l’ancien maire de Neuilly retrouvera Jacques Remiller. Le député-maire de Vienne avait été l’un des premiers parlementaires UDF à rallier les rangs de l’UMP, en 2002. (...)."  

Thierry Kovacs, l’adjoint au maire, a invité les sympathisants à venir acclamer Sarkozy à la salle des fêtes, place Miremont, à 11 heures.

 

Il est intéressant de noter que seuls les sympathisants son invités à l’acclamer, désormais, il n’est plus que le représentant de ses sympathisants, non plus d’un pays.  

Cela nous amène donc à la superbe chasse aux sorcières orchestrée par les pouvoirs locaux. Ainsi, plusieurs arrestations sont faites, sur désignation des agents des Renseignement Généraux tout d’abord, puis directement toute personne qui ne prendrait pas part à la grande liesse « populaire » entourant le président. Ainsi, plusieurs membres d’organisations politiques ou syndicales sont arrêtés, en plus de simples personnes dont le teint ne s’accordait probablement pas avec le décor souhaité par les organisateurs. Des membres des organisations suivantes, FSE (Fédération Syndicale étudiantes), JCML (Jeunesses communistes Marxistes Léninistes), et LCR ont été embastillés pour la durée du séjour du président « des français ». Pour ceux qui échappent aux rafles, ils sont refoulés hors des lieux de passage du noble sire, pour éviter qu’il ne perturbe sa visite de Vienne.  

La ville était repeinte en bleu (déjà qu’elle l’est en temps normal). Un premier cordon fouillait, refoulait, ou non, intimidait, en clair, puis un deuxième se tenait dans les ruelles attenantes à la place ou Sarkozy a débarqué, et enfin, des barrières derrières et des barrages de police isolaient le trajet direct de Sarkozy : pour passer derrière, on devait avoir une INVITATION, un certificat d’appartenance à la bonne société locale. (Une des personnes arrêtées)  

 J’ai passé deux heures et demie en garde à vue parce que je portais deux affichettes format A4 avec les phrases suivantes : l’ordre mon cul, la liberté m’habite / certains l’ont choisit d’autres le subissent. (Une autre arrêtée)  

Au bout d’un moment, on pouvait compter 200 à 300 personnes s’opposant à la venue du Président. L’ambiance était tendue, des militants CGT s’étaient déjà faits refouler par les CRS - l’un d’eux se serait même fait arrêté. Les RG n’étaient pas discrets (ils prenaient leur photos avec leur portables high-tech), la BAC (plus d’une vingtaine) non plus - mais on va dire qu’ils sont pas là pour être discrets. Des tireurs sur le toit de la salle des fêtes. (Un passant)  

 A propos de ces arrestations, les policiers n’ont pas été capables de fournir le moindre motif les justifiant. Même une organisation aussi puissante que la CGT s’est faite repoussée de la place Miremont dont Jean-Michel Rabut, un des dirigeants locaux. Les élus PCF, pourtant tout aussi légitimes que le Député-Maire de Vienne, Jacques Remiller, furent écartés. Ainsi, alors que le puissant homme serait les mains de ses soutiens, la Brigade Anti Criminelle menaçait des lycéens, les insultant en leur intimant de ne pas bouger, une lycéenne à ainsi été insultée, « Ta gueule petite conne » et entraînée à l’écart des notables et autres bourgeois. D’autres actes de violence ont été commis par les pro-gouvernement et les CRS à l’encontre d’individus qui ne correspondaient pas aux genre de personnalités souhaités dans le sillage d’un président « démocratiquement » élu. Le président lui même, essuyant un refus lors de la poignée de mains, à attrapé le lycéen par les épaules et l’a menacé. L’action à été filmée, nous mettrons à disposition dès que possible cette vidéo.  

Beaucoup de monde était systématiquement fouillé. Une personne se fait embarquer au commico parce qu’elle avait sur elle des tracts appelant au contre-rassemblement, ainsi que des affiches et des autocollants LCR. Peu après, deux autres personnes se font embarquer, après fouille, l’une pour avoir des tracts et des affiches, soit-disant insultantes ("Sarokzy, chien de la bourgeoisie"), l’autre pour rien ! Leurs camarades sont également fouillés. Une personne est directement menacée par la BAC ("Toi, t’as intérêt à partir maintenant" ou quelque chose du genre). Menaces de plainte pour "incitation à l’émeute" envers ceux qui protestent trop bruyamment contre les interpellations. D’autres sont littéralement extirpés hors du rassemblement, sans être ni fouillés ni interpellés. Certaines personnes sont interpellées au motif qu’ils ont scotchés sur eux-mêmes des affiches anti-Sarko. Une personne est violemment plaquée au sol, puis embarquée. Les keufs ont tout fait pour que les interpellations ne soient pas publiques, cela aurait augmenté la tension vis-à-vis du rassemblement d’opposition.

En tout, un peu plus d’une dizaine d’interpellations, dans la limite du possible en secret. Aucun motif réel. A chaque demande de motif, des "on a pas à se justifier", à chaque remarque comme quoi transporter des tracts et des affiches n’est pas illégal, des "on connaît la loi, c’est nous qui la faisons respecter", mais quelle loi ? : "On a pas à se justifier !"...

(un passant)  

 

Triste épilogue, alors que la plupart des arrêtés ont été libérés, certains auront droit à un « rappel à la loi ». Nous lançons donc un appel aux juristes pour qu’ils veuillent bien nous expliquer quelle loi à été violée.  

...Selon l’ordre public, je n’ai pas le droit d’exprimer mon opinion personnelle en la présence du président de la République Française, je suis accusée de troubles à l’ordre public, je n’ai pas eu de récépissé de mon arrestation et je n’ai pas obtenu de double de ma déposition au commissariat. (Idem) 

 

Nous, jeunes militants, ne sommes pas étonnés de l’attitude des forces de l’ordre et des élus pro-gouvernementaux vis-à-vis des populations locales. Malgré une façade pseudo-humaniste qu’ils s’obstinent à conserver en participant de manière hypocrite à des manifestation de soutiens aux droits de l’Homme, ils sont toujours prêts à violer la légalité et les droits pour protéger leur pouvoir, prêts à menacer, à saisir des tracts, à tuer la démocratie qu’ils prétendent représenter. Ils ont encore une fois montré ce que sont les limites de la démocratie bourgeoise. Nous n’avons rien à attendre de ces individus dont la seule motivation est de maintenir un pouvoir basé sur l’exploitation et le vol. Il est inquiétant de voir que la menace de ces quelques individus autorise un tel déploiement de forces et une telle violence. Quelque jour après l’anniversaire de l’écrasement du fascisme, on ne peut que constater que ses effluves nauséabondes sont encore dans l’air, et nous rappellent peut-être même plus un autre 8 mai, en Algérie…

  de jeunes militants viennois (dont de la JCMl, LCR, FSE)

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Ce Mardi 8 mai, Nicolas Sarkozy est venu visité l'usine Yoplait à Vienne (Isère), puis il s’est rendu à la salle des fêtes de Vienne, pour  participer à une table ronde sur "la modernisation de l'économie française". Une mobilisation été organisé à l'appel de différent syndicats et parti politiques de gauche afin de dénoncer la politique mené par ce gouvernement. Ils furent rejoint par des lycéen-ne-s et des étudiant-e-s en lutte contre la reforme Darcos. Ils etaient environ 150 à 200, selon un journaliste présent. Un premier cordon de CRS fouillait, refoulait, ou non, intimidait, puis un deuxième se tenait dans les ruelles attenantes à la place ou Sarkozy a débarqué, et enfin, des barrières derrières et des barrages de police isolaient le trajet direct de Sarkozy : pour passer derrière, on devait avoir une Invitation, un certificat d'appartenance à la bonne société locale. La CGT n’a même pas pu approcher le lieu de rassemblement.

L
ors de la mobilisation,
des militant-e-s  politiques ( LCR, Pcf, Jcml), syndicaux (FSE) ont vu leurs journaux et leurs tracts saisis. Un de nos camarade s'est vu embarqué par la bac, alors qu'ils se rendait a la manifestation, dans une ruelle pour un soit disant « contrôle d'identité » . Tout de suite on lui a confisqué les tracts du jour, ses Rouges et les autocollants. Mais ce n'est pas le seul cas, puisqu'au cette opération sera appliqué à d'autre personnes, allant jusqu'au menotage. Les personnes protestant contre les arrestation ont été fouillés, et mis à l'écart. Avec d'autres militant-e-s et manifestant-e-s, ils finiront à l'hôtel de police ou ils seront auditionné environ deux heures. La bac étant incapable de fournir le moindre motif d'interpellation ! Cependant, 8 personnes devront subir un rappel à la loi, selon la police. Combien ont été emmenées au poste ? Combien fouillés, rudoyés, refoulés hors de l'espace visuel de Sarkozy  ?

Depuis quand, lors de la venu d'un président les manifestations sont interdite et les manifestant-e-s arrêtés. On parle de démocratie mais là ou Sarkozy passe la démocratie trépasse. Le droit le plus élémentaire, celle de pouvoir s'exprimer, est aujourd'hui bafoué. Ne le laissons pas faire ! Résistance !

LA LCR

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Certains disent que cela ressemble à une dictature, je pense moi que ça ne fait pas qu’y ressembler, Le président a été hué malgré une mise en œuvre par les forces de l'ordre pour que cela n'arrive pas, tout ceci organisé de façon très méthodique, très organisée, rien n'a été laissé au hasard, ciblage des responsables d'organisations syndicales, de partis d’opposition, mise à l'écart, interdiction par les forces de l'ordre de se rendre Place Miremont, tous ceux qui ne sont pas venus pour l’applaudir sont refoulés à l'arrière. Il est impératif de ne voir devant, que des gens venus applaudir, c’est mieux pour les images qui passeront au JT.
Je suis arrivé sur la place Miremont à 9h45, dès lors, les agents des renseignements généraux de Vienne, ainsi que le sous préfet sont venus immédiatement nous rencontrer, en nous indiquant qu'ils n'accepteraient aucune manifestation, qu'il ne nous permettraient pas de rester au premier rang, que dès que nous serions un petit groupe il nous feraient dégager. Effectivement 10h15 alors que nous étions une dizaine de militants CGT sans drapeau ni signe distinctif, alors que nous discutions tranquillement, les forces de l'ordre sont venues nous voir et nous ont demandé de les suivre gentiment, sans faire de problème, pour un soit disant contrôle d'identité, bien que les renseignements généraux nous connaissent très bien, face à notre demande de faire ce contrôle d'identité sur place, les forces de l'ordre ont proféré des menaces, "soit vous nous suivez gentiment soit ça va mal se passer »
Une seule réelle volonté, nous mettre à l’écart.
Nous avons donc fini par accepter de les suivre à l'écart, ou après une fouille, ils nous ont signifié l’interdiction de retourner place Miremont, ils ont ensuite fait placer une rangée de CRS devant nous.
Face à notre demande d'explication, la seule réponse a été « on ne fait qu'appliquer les ordres ce n’est pas la peine de parler avec nous ».


Jean Michel Rabut

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Nous avons su recevoir notre mini président comme il se doit c'est à dire sous les huées. Le président est arrivé vers 12h place Miremont attendu par une foule hostile. Nous avons pu voir un Remiller rouge comme jamais, et un Kovacs le nez plongé dans ses chaussettes. Il a tenté un tour de la plce mais voyant la foule hurlant "Sarko dehors" et sifflant, il est vite rentré dans la salle, où là, il a été applaudi (par le MEDEF et la CGPME locale).
Nous remercions donc tous ceux qui ont fait le déplacement afin de lui montrer que Vienne (et beaucoup d'autres villes) ne veulent plus de cette politique.
Je voudrais juste rajouté un mot sur l'attitude des forces de l'ordre. Nous avons eu un mal de chien à accéder à la place, certains camarades n'ont pas pu entrer sur le cours Romestang, d'autres ont eu leurs tracts confisqués voir déchirés, pour ce qui est de moi, il a fallut une grande négociation avec le chef des CRS afin que je puisse entrer, avec 2flics qui m'ont collé tout le long.
Est-ce ça la démocratie? Un pays où on ne peut pas afficher ses opinions sous prétexte que le président vient? Pour nous il est clair que non. Nous avons également vu quelques arrestations plutôt "musclées" mais à l'heure actuelle, toutes les personnes interpellées sont libres.
Le motif de ses arrestations est "délit de faciès".

William Jacquet, du PCF, qui défilait il n'y a pas si longtemps avec Jacques Remiller lors d'une manifestation pro-tibétaine.
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De manière systématique, toute personne ressemblant de près ou de loin à un membre d’une organisation politique ou syndicale, était écarté. Lorsque mes collègues de la section de Roussillon du PCF sont arrivé, ils n’ont pu accéder à la place même la première adjointe de Roussillon. Quel pays ne respecte même pas ses élus parce qu’ils n’ont pas la belle couleur bleu de l’UMP? J’ai moi même eu un mal de chien a entrer sur la place (environ trois quart d’heure de négociations avec un lieutenant des CRS). C’est ça la démocratie? pas sur… Rien qu’à voir les blog de droite, qui se félicitent de l’acueil amical des viennois pour le président. La désinformation est l’arme des dictateurs…
Un ou une membre du très sympathique PCF de ROussillon

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A l’heure actuelle (11h15) voici l’état de la situation à Vienne :

    Les lycéens du lycée St Romain en Gal sont sortis à quelques centaines en manifestation contre la venue de Sarko, l’autre lycée (technologique) à lui été bloqué par la police sur ordre du préfet, les lycéens ne peuvent donc pas en sortir pour manifester.

La présence policière est énorme, une amie sur place parle d’une présence équivalente à celle de Minatec à Grenoble, voir supérieure, pour une ville de 30 000 habitants..

Les manifestants, lycéens et autres, sont pour l’instant bloqué place miremont face à une police agressive.

Les fouilles de toutes les personnes pouvant être des manifestants sont systématiques. Les personnes ayant des tracts contre la venue de Sarko sur eux sont arrêtés à l’issue de la fouille. Pour l’instant DEUX ARRESTATIONS constaté de visu dans ce cas de figure.

Mise à jour à 14 h avec les infos de personnes présentes : arrestations et présence raccourcie de sa trépidante éminence. Des personnes systématiquement fouillées, certaines arrêtés pour avoir mis une affiche... sur leur ventre, des snipers sur les toits,... en France la liberté de rassemblement et d’expression s’arrête là où Sarkozy fait un déplacement.

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Lu sur Indymédia Paris - Ile-de-France :

 

Nicolas Sarkozy à Vienne (Isère)

Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy était de passage à Vienne (Isère), afin de soit-disant "visiter" les usines Yoplait (qui, selon les rumeurs, l’attendaient avec des bons yaourts pourris à lui jetter - qui sait s’ils l’ont fait ?). Mais c’est surtout un de ses plus grands lèche-cul, Jacques Remiller (dit Chuppa Chups, Gros Rouge, Sens Interdit, etc, en référence à sa tête ronde, moustachue, dépourvue de cheveux sur le dessus, et au teint rouge vif - surtout lorsqu’il s’énerve - et à la boisson - dont il abuse conséquemment), député-maire de Vienne s’il en est, qui lui a forcé la main pour qu’il se rende dans sa belle commune dont il est si fier (un Président en ville, ça fait joli sur le palmarès du maire).

Bon, Sarko est venu, mais pas tout seul. Il avait avec lui une myriade de ministres et d’élus de toute sorte, mais surtout plus d’un millier de policier (dont la majorité de CRS) - soit un flic pour dix habitants - pour sécuriser la zone. En effet, plus d’une heure avant l’arrivée du nabot, tout le centre-ville était quadrillé par les forces de police, plus des CRS à chaque intersection de rues (ça fait beaucoup).

Le président devait apparemment faire un petit discours à la salle des fêtes, place Miremont, car c’était l’endroit le plus protégé. La zone était divisée en deux parties par des barrières, avec d’un côté, les opposants à Sarko(na)zy, et de l’autre (du côté de l’entrée de la salle des fêtes), ses sympathisants, et surtout, les invités au discours (dont des membres du PS et du MoDem !).

Au bout d’un moment, on pouvait compter 200 à 300 personnes s’opposant à la venue du Président. L’ambiance était tendue, des militants CGT s’étaient déjà faits refouler par les CRS - l’un d’eux se serait même fait arrêté. Les RG n’étaient pas discrets (ils prenaient leur photos avec leur portables high-tech), la BAC (plus d’une vingtaine) non plus - mais on va dire qu’ils sont pas là pour être discrets. Des tireurs sur le toit de la salle des fêtes.

Beaucoup de monde était systematiquement fouillé. Une personne se fait embarquer au commico parce qu’elle avait sur elle des tracts appellant au contre-rassemblement, ainsi que des affiches et des autocollants LCR. Peu après, deux autres personnes se font embarquer, après fouille, l’une pour avoir des tracts et des affiches, soit-disant insultantes ("Sarokzy, chien de la bourgeoisie"), l’autre pour rien ! Leurs camarades sont également fouillés. Une personne est directement menacée par la BAC ("Toi, t’as intérêt à partir maintenant" ou quelque chose du genre). Menaces de plainte pour "incitation à l’émeute" envers ceux qui protestent trop bruyamment contre les interpellations. D’autres sont littéralement extirpés hors du rassemblement, sans être ni fouillés ni interpellés. Certaines personnes sont interpellées au motif qu’ils ont scotchés sur eux-mêmes des affiches anti-Sarko. Une personne est violemment plaquée au sol, puis embarquée. Les keufs ont tout fait pour que les interpellations ne soient pas publiques, cela aurait augmenté la tension vis-à-vis du rassemblement d’opposition.

En tout, un peu plus d’une dizaine d’interpellations, dans la limite du possible en secret. Aucun motif réel. A chaque demande de motif, des "on a pas à se justifier", à chaque remarque comme quoi transporter des tracts et des affiches n’est pas illégal, des "on connaît la loi, c’est nous qui la faisons respecter", mais quelle loi ? : "On a pas à se justifier !"...

Sarko arrive : huées. Il garde le sourire.

Lorsqu’il ressort, de même. Il va pour serrer les mains des gens qui sont au-delà des barrières, toujours avec son sourire. Huées, insultes, fucks, toujours son sourire... Puis : coup de speed, ils l’embarquent dans sa voiture et démarrent en trombe. Fini.

Des gens restent pour continuer d’huer et d’insulter les partisans de Sarko qui sortent petit à petit. Prise à partie de l’ex-candidate MoDem à la mairie et à la députation, à propos des interpellations. Puis dispersion.

Pour voir le résultat de la matinée dans les médias, voir France 3 national ou régional (Rhône-Alpes), ou d’autres médias, mais je sais pas lesquels étaient présents.

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La ville était repeinte en bleu (déjà qu’elle l’est en temps normal). Un premier cordon fouillait, refoulait, ou non, intimidait, en clair, puis un deuxième se tenait dans les ruelles attenantes à la place ou Sarkozy a débarqué, et enfin, des barrières derrières et des barrages de police isolaient le trajet direct de Sarkozy : pour passer derrière, on devait avoir une INVITATION, un certificat d’appartenance à la bonne société locale.

Nous avons été arrêtés à deux, alors que nous étions tranquillement devant la salle des fêtes. La bac est venue nous voir et nous a emmené dans un coin, a confisqué mon couteau de pique nique, fouillé mon sac, pris mes tracts et affiches. Nos camarades qui protestaient contre notre arrestation ont été fouillés, et mis à l’écart. J’avais pas mes papiers mais mon camarade était en règle et n’avait rien sur lui, pas un bout de tract.

C’est parce que nous étions désignés comme à isoler que nous avons été arrêtés. La bac était incapable de fournir le moindre motif d’interpellation ! La nationale de Vienne semblait plutôt encombrée de tous ces trouble fêtes potentiels, dont certains étaient en possession d’images séditieuses, d’autres un look qui faisait tache dans le décor bourgeois et rance de Vienne.

Le contrôle a été rapide, l’interrogatoire plutôt marrant étant donné l’absence de faits à reprocher et on a même pu s’approcher de Sarko et gueuler un coup.

Cependant, 8 personnes devront subir un rappel à la loi, selon la police. Combien ont été emmenées au poste ? Combien fouillés, rudoyés, refoulés hors de l’espace visuel des membres de la bourgeoisie locale ? La CGT a pas même pu approcher le lieu de rassemblement, et les personnes interpellées étaient membres pour certaines d’orgas (FSE, LCR).

(une personne interpellée)

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bonjour,

je sors de garde à vue, je n’ai pas manifesté, j’ai simplement usé de mon droit de citoyenne française : la liberté d’expression.

J’ai passé deux heures et demie en garde à vue parce que je portais deux affichettes format A4 avec les phrases suivantes : l’ordre mon cul, la liberté m’habite / certains l’ont choisit d’autres le subissent.

Je n’ai pas haussé le ton, je n’ai pas engendré une quelconque révolte, manifestation ou rébellion, je n’ai interpellé aucun passant, je n’ai parlé à personne.

Je ne suis pas connue des services de police, je n’appartiens à aucun parti politique, je ne suis pas syndiquée mais...

...Selon l’ordre public, je n’ai pas le droit d’exprimer mon opinion personnelle en la présence du président de la République Française, je suis accusée de troubles à l’ordre public, je n’ai pas eu de récépissé de mon arrestation et je n’ai pas obtenu de double de ma déposition au commissariat.

Marina de Vienne

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"Je peux dire “J’y étais!”, je peux en effet témoigner du passage du prince “qu’on sort-qui sort?- un peu trop souvent alors qu’il ferait bien de bosser à son bureau, quitte à lui poser des touches en or sur son clavier afin de retenir son attention!
Il régnait un calme, une sérinité en cette place de Vienne, ne manquait que le chant du coq : Ah, la belle France que voilà, baguette sous le bras, enfants empoussettés, aucun sans-papier (faudrait tout de même vérifier qu’il n’y ait pas de douve à la Bâtie!), aucun syndicaliste, aucun retraité crève-la-dalle (au fait on les a bien recomptés nos anciens à leur arrivée à la nouvelle maison de retraite de Malissol, ceux de Gauche je veux dire?),aucun prof… Bref, Vienne avait gagné le label SARKOLAND!
Il faut reconnaître qu’il est plus facile d’entrer sur un stade de foot une banderole anti-chti que de tenir plus de 1 minute avec un dossard “Sarko je ne l’ai pas choisi mais je le subis” place Miremont. En effet lorsqu’une jeune femme accompagnée de 2 amis a scotché ce format A4 sur son ventre 4 agents de la force publique l’ont rejointent lui expliquant que ce n’était pas fair-play; Elle explique à son tour qu’elle n’est pas une dangereuse récidiviste et qu’il s’agissait simplement de l’usage de son droit d’expression sans enlever sa pancarte, alors les agents gardiens de la paix de Sarko ont demandé à ces personnes de bien vouloir les suivre…

A 18h, mon ami et moi prenons un verre sur une terrasse très fréquentable et nous voyons cette jeune femme, elle nous raconte l’invisible : 3 heures de garde à vue, comme compagnons de fourgon des syndicalistes CGT, des partisans de la ligue trotskyste et des porteurs de percings trop proches des barrières donc pas jolis sur la photo.On est où là : à Vienne ou à Pékin… à Moscou peut-être…?

Nous avons finalement accepté que des patrons de presse soient renvoyés à leur foyer car pas gentils, personnellement le JDD et PARIS-MATCH je n’avais pas l’intention de m’abonner mais notons que c’est remarquable! Mme ALBANEL énonce ce que devrait être l’AFP…
et maintenant le citoyen ne peut exprimer une opinion dans le seul but de laisser à voir sur TF1 un peuple tout assujetti au prince!
L’opposition doit être très vigilante : ces pratiques prédictatoriales, visent à museler l’opposition en lui interdisant toute communication externe (envers le peuple mais ne facilite pas non plus le rapprochement des organisations opposantes).
Vivre à Sarkoland c’est ignorer la colère, les souffrances, procédé mental infantile “je ne vois pas, donc je ne sais pas…et puis je dirais que je ne savais pas, na!)
L’opposition a alors une fonction sociale, une responsabilité sociale : organiser collectivement ces revendications pour ne pas pousser les individus à adopter des comportements dangereux pour autrui et lui-même seuls mécanismes de défense à leur portée et les laisser régresser à des actes qu’une humanité réprouve.Ca commence peut-être comme Mai 68 mais cela finira bien plus mal et personne n’en sera grandi.
Nous avons perdu les municipales, c’était il y a 2 mois, le deuil est fait, très bien il y a d’autres victoires à gagner, il faut se montrer, être avec les gens et ne pas leur laisser croire qu’ils nous ont interessé qu’à des fins électorales.Leur dire que l’alternative existe… et leur dire ce qu’est l’alternative!
Allez, au boulot!"
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Ménage policier avant la visite de Nicolas Sarkozy

POLITIQUE - La scène se déroule dans le centre-ville de Vienne (Isère), mardi en fin de matinée, une heure et demie avant l'arrivée de Nicolas Sarkozy. Le chef de l'Etat visite une usine à ce moment-là, et il est attendu ensuite dans la salle des fêtes de Vienne, pour  participer à une table ronde sur "la modernisation de l'économie française". Des militants veulent manifester aux abords. Certains du PS, d'autres du PCF, d'autres encore de la la LCR. Ils sont environ 150 à 200, selon un journaliste présent. Mais il y a également énormément de policiers en civil, sur la place et dans toutes les rues avoisinantes. Normal pour une visite présidentielle. Sauf que le journaliste présent constate que les policiers sont en train de contrôler et fouiller les militants, et surtout de saisir tous leurs tracts, leurs autocollants, et même leurs journaux. Celui-ci a Rouge dans son sac ? Saisi. Celui-là l'Huma à la main ? Saisi également. Quelques jeunes gens de la LCR refusent de remettre leurs tracts, ils sont alors menottés et embarqués. Sous l'objectif d'un photographe...

Photos : JPK

Carnetlcr

Fouille du sac d'un militant

Pile_tracts_5

Une pile de tracts saisis


Menottage_2
Menottage d'une militante qui a refusé de donner ses tracts


Arrestation_3 Arrestation de la même militante

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Sarko A Vienne
envoyé par exode38

Sarkozy a Vienne
envoyé par fatch038

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Attention commentaire d'un sarkozyste, un certain yo38 sur http://www.lepost.fr/article/2008/05/13/1192667_nicolas-sarkozy-hue-a-vienne-en-isere.html

" c'est drole quand meme, car j'étais moi meme sur place et ces personne qui s'ifflaits Mr sarkozy, étaient non seulement une minoritée et bien sur cette minoritée venait des quartiés d'estressin, malissol... De plus je tien a précisé que ces quartiers sont les quartiers les plus connus de "Viene" pour la plus grande délinquance et vente de drogue de "vienne" et ses alentours.

Sans oublier que le reste des personne qui était sur place( 98% ), demandais des photos, autographes, et poignées de mains. Enfin pour finir je voudrais dire que les plus hypocrite ne sont pas forcément ceux qu'on croit.

Sur ceux je dirais, que si nous arretiont d'emmerdé ( car c'est bien ce mot la ) le président, et de demandé des justification a tous va, il aurait plus de temps pour comprendre nos demande et pour y remédié.

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Sarkozy a vienne
envoyé par Sinavok

Regardez bien cette dernière vidéo : un jeune camarade s'y fait interpeller pour port ostensible de pétition.
Par le collectif N.R.V - Publié dans : Politiques sécurtaristes - Communauté : Les révoltés
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Vendredi 29 février 2008

 Le Canard Enchaîné tacle le député des cantons de Givors, Condrieu, Mornant et St Symphorien d'Orzon, à propos du texte sur la rétention de sûreté adopté le 6 février au Parlement, où le député UMP du Rhône avait évoqué une loi allemande comparable, paraphée en 1933 par Adolf Hitler.

 Dans son édition du mercredi 20 février, le Canard Enchaîné égratigne Georges Fenech, député UMP de Givors et rapporteur de la commission des lois, à propos du texte sur la "rétention de sûreté" adopté le 6 février au Parlement, et qui sera examiné le 21 février par le Conseil Constitutionnel.
Pour justifier ce texte, l'ancien magistrat avait expliqué que plusieurs pays démocratiques disposaient de lois similaires. En citant notamment le "dispositif allemand". "La mesure de détention sûreté a été introduite dans le Code pénal allemand en 1933, sous la République de Weimar" avait souligné Fenech. Des propos condamnés par la PS Elisabeth Guigou. "Cette philosophie positiviste a conduit aux pires débordements en Allemagne" avait répliqué l'ancienne garde des Sceaux. Alors que Rachida Dati, l'actuelle ministre de la Justice, s'était dite "profondément choquée".
 Le Canard Enchaîné apporte une précision que n'avait pas mentionnée Georges Fenech : cette loi allemande avait été signée par le chancelier du Reich de l'époque : Adolf Hitler.
 A noter que Georges Fenech est l'ancien président de l'APM, un syndicat de magistrat classé à droite, qui s'était fait remarquer en 1998 en publiant le texte antisémite du magistrat Alain Terrail vis-à-vis du magistrat Albert Lévy.
Par le collectif N.R.V - Publié dans : Politiques sécurtaristes - Communauté : Les révoltés
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Jeudi 21 février 2008

Pour que le Dauphiné daigne en parler, c'est que ça craint.

"Le
centre de détention est au taquet et la maison d'arrêt au bord de l'explosion avec un record jamais atteint de 348 détenus pour seulement 192 places. Cela devient ingérable, à tout moment l'inévitable peut survenir ! »
Depuis lundi, l'Ufap, union fédérale autonome pénitentiaire, par la voix de son représentant Alain Chevallier, tire la sonnette d'alarme.

340 détenus en maison d'arrêt, c'est le seuil régulièrement atteint par la maison d'arrêt de Saint-Quentin-Fallavier chaque mois de juillet. (...) « Depuis l'ouverture du site, jamais nous n'avons atteint une telle surpopulation. Nous sommes d'autant plus inquiets qu'avec l'arrivée des beaux jours, les forces de l'ordre vont comme chaque année constater une recrudescence de l'activité délictuelle... »

 

"Nous avons dû installer 50 matelas à même le sol, pour des cellules occupées par trois détenus"

 

Et à la prison de Saint-Quentin-Fallavier, chacun se souvient de l'épisode de juillet 2005 : une surpopulation de 340 détenus en pleine canicule. Depuis, avec l'absence de grâce présidentielle, la multiplication des comparutions immédiates ainsi que la mise en application de la peine plancher, les effectifs n'ont cessé de gonfler. (...)

Pour faire face à cette situation inédite, la direction arrange le quotidien avec des matelas posés à même le sol, une cinquantaine actuellement. « Nous avons des juges qui incarcèrent et on ne peut refuser un seul détenu. Nous avons dû installer 42 à 45 matelas pour des cellules à trois détenus. Faute de place supplémentaire, le problème est insoluble », reconnaît Jean-Claude Bosi, directeur du site de Saint-Quentin-Fallavier. « Cette situation nous inquiète et nous sommes conscients que notre personnel subit au quotidien des pressions. Les syndicats travaillent avec nous car il en va de l'intérêt général du site ».
Afin de pallier cette surpopulation, l'administration régionale compte sur l'ouverture prochaine du centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse, celui de Roanne et l'ouverture de la maison d'arrêt de Corbas. Corbas qui devrait cependant afficher dès son ouverture -pas avant décembre 2008- une surpopulation de 150 %. C'est dire qu'à Saint-Quentin-Fallavier, les surveillants déplorent une situation qui ne peut que se dégrader.

REPÈRES
PRISON
Composé d'un centre de détention et d'une maison d'arrêt, le centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier dispose de 394 places. Avec la mise en service de la nouvelle prison de Corbas (programmée en décembre 2008), le site de Saint-Quentin-Fallavier devrait être transformé en un vaste centre de détention de 440 places.
CENTRE DE DÉTENTION
Du côté du centre de détention (abritant les condamnés purgeant une peine), on dénombre 202 places. Il s'agit d'un numerus clausus. Aussi, chaque nouveau détenu condamné est placé du côté de la maison d'arrêt, faute de place en centre de détention.
MAISON D'ARRÊT
Disposant de 192 places et devant abriter en temps ordinaire les seuls prévenus dans le cadre de la détention provisoire, la maison d'arrêt affichait hier matin 348 détenus alors que seuls 140 sont des prévenus

Dans le dauphiné
Par le collectif N.R.V - Publié dans : Politiques sécurtaristes - Communauté : Résistance 2007
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Jeudi 7 février 2008

En soutien à la famille et aux proches du jeune de 16 ans mort au sein de la prison pour mineurs de Meyzieu, en soutien aux détenus, devant l’échec total des prisons pour mineurs, venons manifester à Meyzieu ce samedi 9 février 2008 : rendez-vous à 15h30 devant la mairie.

Le vendredi 25 janvier, à la nouvelle prison pour mineurs, appelée pudiquement EPM (Etablissement Pénitentiaires pour Mineurs) à Meyzieu, dans la banlieue de Lyon, un jeune détenu met le feu à sa cellule, en transformant son tee-shirt en torche pour le jeter dans la cour. Malgré ce sérieux appel au secours et malgré les avertissements d’éducateurs extérieurs indiquant clairement que la place de ce jeune n’était pas en prison, la juge des enfants a décidé récemment de prolonger encore son emprisonnement. Huit jours plus tard, il est retrouvé mort, pendu au système d’aération de sa cellule.

L’administration pénitentiaire, redoutant une nouvelle explosion au sein de la prison, décide alors de camoufler cette mort pendant tout le week-end. L’info finit pourtant par sortir le lundi 4 février et provoquer dès mardi quelques remous politico-médiatiques.

Les EPM, qui avaient été médiatisés bruyamment comme des prisons "humaines", "éducatives", "conviviales" se sont révélés depuis leur ouverture un désastre aussi glauque que prévisible : intervention brutale de milices de super-matons cagoulés (ERIS) pour mater les jeunes détenus, pédagogie du remplissage frénétique pour occuper et observer les jeunes en permanence sans leur laisser d’espaces de repli, déprime et protestations des personnels contractuels et matons ayant conservé un recul critique ou tout simplement flippés par la situation, obstination des bureaucrates d’une structure ultra-hiérarchisée malgré la tension qui grimpe...

Face à ce désastre, les jeunes détenus se révoltent par des mutineries, (destruction d’une partie des locaux de Meyzieu quelques jours après l’arrivée des détenus), hurlements entendus par le voisinage, rebellions quotidiennes et évasions (comme récemment à la prison pour mineurs de Marseille) ou beaucoup plus tristement ici par des voies de fuite individuelles et suicidaires. Mais après s’être tant vanté de ses solutions miracles à la délinquance des jeunes, l’État s’efforce maintenant de camoufler les cadavres...

Nous appelons à un rassemblement contre ces structures d’enfermement pour mineurs

le samedi 9 février

Rendez-vous à 15h30 devant la mairie de Meyzieu pour aller jusqu’à la prison pour mineurs dans le quartier du Mathiolan

- pour apporter un soutien à la famille et aux proches de ce jeune mort le 2 février au sein de la prison pour mineurs de Meyzieu ;

- pour apporter un soutien aux détenus et à leurs familles ;

- parce que nous pensons qu’il est crucial de visibiliser ce qui se passe réellement dans ces prisons.

Nous appelons à des rassemblements similaires devant les EPM déjà ouverts ou encore en construction en France. Nous espérons rassembler dans ce sens tout ceux qui s’insurgent contre les politiques sécuritaires actuelles, la répression policière et l’enfer des prisons françaises. Rappelons à ce titre que le type de décès survenu à Meyzieu, suicides maquillés ou non, sont relativement fréquents en France dans les prisons classiques.

Le rassemblement de samedi est aussi un appel à se montrer solidaire avec tout-es celles et ceux qui pourraient connaitre les geôles de l’État pour leur engagement anti-carcéral.

Quelle opposition à l’enfermement des mineurs ?

Depuis l’annonce en 2005 de la construction de ces EPM, une opposition aux formes multiples s’est structurée en France : constitution de collectifs unitaires d’éducateurs et militants syndicaux, occupations des arbres du chantier de l’EPM d’Orvault, neutralisation de machines pour retarder l’avancée des travaux, manifestations... Récemment, un des principaux syndicats d’éducateurs, la FSU, a relancé un appel à l’insoumission et au refus de travailler dans les EPM afin d’espérer bloquer le fonctionnement de ces structures. Des professeurs de l’enseignement public ont aussi refusé d’y intervenir.

Des prisons pour mineurs... aux politiques sécuritaires

En 2004, Le gouvernement avait annoncé la construction de 7 "établissements pénitentiaires pour mineurs" de 13 à 18 ans. Ils étaient censé offrir 420 nouvelles places d’incarcération s’ajoutant aux 850 existantes dans les quartiers pour mineur.es des prisons. Quatre d’entre eux sont déjà ouverts à Nantes, Marseille, Lyon et Toulouse, les autres sont encore en construction. Dans le même sens, le nombre de centres éducatifs fermés (CEF) et de centres éducatifs renforcés (CER) est en train de s’accroître.

Ce renouveau des structures d’enfermement des mineur.es s’inscrit dans un renforcement sécuritaire généralisé : création de nouveaux délits et abaissement de la responsabilité pénale pour les mineurs, peines plancher et rétention de sûreté, généralisation du fichage ADN et de la vidéosurveillance, du contrôle biométrique dans les écoles, harcèlement constant de la BAC dans les quartiers populaires et rafles d’étranger.es dans les villes... Tout cela se mettant en oeuvre avec une pression industrielle énorme puisque bon nombre d’entreprises misent aujourd’hui leur essor économique sur l’écoulement de produits high-tech de contrôle social.

En plein boom depuis septembre 2001, omniprésente à la télé et au centre de tous les enjeux politiques, la propagande sécuritaire déchaîne la peur des autres et cherche à soumettre à la domination économique et sociale en divisant la population. Il s’agit maintenant pour l’État de désigner des délinquant.es dès le plus jeune âge et de les punir. L’objectif est de mater les classes défavorisées dans une société où l’absence de perspective de vie épanouissante et la violence des inégalités nourrit logiques de survie, frustrations rageuses et encore régulièrement quelques sursauts de révolte collective.

Comptant sur un oubli du bilan désastreux des bagnes pour enfants et autres formes d’enfermement du passé, l’État voudrait convaincre du bien fondé et de la modernité des EPM. Nous affirmons pour notre part que l’on ne construira pas un monde plus vivable en enfermant, brisant et torturant des individu.es. La prison instaure la punition en système, elle existe pour préserver l’ordre établi. Elle est un supplice qui, malgré tous les discours de rénovation et de réformes, reste essentiellement dégradant et humiliant.

Face aux prisons, construisons des solidarités et des insoumissions

Provoquons ensemble la fermeture des prisons pour mineurs, CEF, et l’arrêt du programme de construction de ces murs de la mort

Contre toutes les prisons !

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Pour plus d’infos :

panoptique.boum.org  : des textes et infos sur les luttes contre l’enfermement des mineurs ainsi que plus généralement sur le contrôle social (biométrie, fichage ADN, vidéosurveillance...)

tomate.poivron.org  : un site sur les oppressions et discriminations que subissent les enfants

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Politiques sécurtaristes - Communauté : Résistance 2007
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Dimanche 9 décembre 2007
Jamel Boussetta, jeune banlieusard, en avait marre d’être contrôlé par la police dix fois par jour pour rien, marre d’être humilié et insulté, marre d’assister à la brutalité des policiers contre les jeunes des cités… Une idée étonnante a alors germé dans son esprit. Il s’est engagé dans les CRS !

On a connu Gunther Wallraff, ce journaliste allemand qui s’était mis dans la peau d’un Turc pour dénoncer le racisme en RFA. Il a raconté son expérience dans Tête de Turc. On a connu la journaliste Anne Tristan qui avait infiltré le Front national, à Marseille, pour vivre quelques mois au cœur de la machine infernale. Elle a raconté son immersion dans Au Front. On connaît à présent Jamel Boussetta qui est devenu CRS pour enquêter pendant trois ans sur les agissements de la police nationale. Il conte ses mésaventures dans Jamel le CRS. Et ce n’est pas un sketch très marrant.

Jamel aurait pu faire comme certains de ses potes. Mais plutôt que d’insulter ou de caillasser les keufs, de lancer des cocktails Molotov ou de cramer des bagnoles, Jamel a choisi un autre type de révolte : devenir flic. Fallait y penser ! Pour y arriver, Jamel a accepté bien des sacrifices. Tout d’abord, il fallait décrocher le BAC (obtenu avec mention), réussir le concours de la police, perdre 27 kilos en quelques mois et obtenir d’excellentes notes à l’école de police, malgré les brimades de ses chefs.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Jamel n’a pas perdu son temps. Son livre est un vrai pavé. Il n’y a pas de scoops pour les abonnés à l’Observatoire des libertés publiques (où Maurice Rajsfus recense les bavures policières), mais il valide de l’intérieur des informations insupportables : humiliations dans des commissariats, violences contre des étrangers, dopage des élèves policiers, comportements racistes, homophobes et antisémites, passe-droits accordés aux policiers...

Membre de la CRS accusée du racket des chauffeurs de taxis et du viol de prostituées, Jamel explique comment, pour arrondir leurs fins de mois, des flics collent aussi des « outrages et rébellion » à tout va. Traumatisé par ce qu’il a vu, Jamel le CRS pense qu’avant de nettoyer la « racaille » au Karcher, Nicolas Sarkozy ferait bien de faire du ménage dans la police. Car, dit-il, « le travail des bons policiers est sali et anéanti par celui des mauvais, tout cela au détriment de la sécurité des Français. »

L’auteur, placé sur écoute, a reçu des menaces sérieuses si... Son appartement a été visité et on lui a conseillé de se taire sinon... Sinon, on allait lui casser la gueule. Ce qui fut fait, en février dernier (soit quelques jours avant la sortie annoncée de son livre), dans le commissariat de Bagneux (Hauts-de-Seine), où des policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC) l’ont passé à tabac. Rapport ou pas ? Victime d’un traumatisme crânien, d’un traumatisme lombaire et de plusieurs hématomes, Jamel dit avoir été privé d’eau, de toilettes, de soins avant d’être traité de « sale boucaque » par des gardiens de la « Paix ».

Comme l’ont signalé le Canard enchaîné et le Parisien, l’IGS (la police des polices), saisie de l’affaire, a ouvert une enquête. Jamel a porté plainte pour « violence, insultes racistes et non assistance à personne en danger ». Jamel Boussetta, 25 ans, a expliqué les faits à l’AFP. Le 20 février, alors qu’il n’est plus en service, il décide d’intervenir en voyant ses collègues de Bagneux qui « malmènent des jeunes filles lors d’une interpellation dans un bus ». La tension est vite montée. Insultes... Le lendemain, Jamel Boussetta se rendra de nouveau au commissariat « pour prendre des nouvelles des jeunes filles ». Le ton monte à nouveau. Jamel est alors placé en garde-à-vue pour « outrage et rébellion ». Il affirme avoir essuyé durant cette garde-à-vue plusieurs insultes ainsi que des coups, notamment de matraque. Pour preuve, Jamel Boussetta présente un certificat médical témoignant d’un « traumatisme crânien et lombaire suite à une agression ». Version de ses collègues : Jamel s’est cogné tout seul la tête contre les murs...

Après coup, Jamel Boussetta a reçu une lettre de révocation pour « non-respect du devoir de réserve », une autre affaire. Dans un article paru dans le magazine Le Point, en septembre, il avait osé donner un point de vue très critique sur un centre de rétention administratif. Depuis, Jamel dit qu’il vit en permanence dans le stress. On l’imagine facilement.

Jamel Boussetta "Jamel le CRS - Révélations sur la police de Sarkozy", éditions Duboiris (176 pages, 15 euros). Préface d’Érik Blondin (policier syndicaliste). Postface d’Alima Boumediene-Thiery, sénatrice de Paris (Verts).

Article tiré du site http://lemague.net/

Interview de l'intéressé (18 minutes très instructives) :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/jamel+crs+boussetta/video/x23yge_la-police-de-sarkozy_politics

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Politiques sécurtaristes
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