Des analyses historiques et un retour sur la réalité du communsime, face à la propagande de la
bourgeoisie.
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Des analyses historiques et un retour sur la réalité du communsime, face à la propagande de la
bourgeoisie.
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L'association VIVRE appelle ses adhérents et sympathisants à participer à la réunion publique vendredi 9 novembre à 18 h à la salle des fêtes de Sablons (38)
(près de l'église) sur le thème : Cancers à Sablons, rumeurs ou réalités ?
Elle est organisée par l’association Sauvons Notre Futur, suite aux articles de presse parus dans "Lyon Capitale".
Sauvons Notre Futur et Vivre sont engagés dans les mêmes luttes et les mêmes dossiers:
- Le suivi de l'incinérateur (Trédi/Seché) de Salaise.
- La demande de création d’une commission de surveillance de GDE (broyeur fort polluant et peu contrôlé).
- Le Suivi Environnemental Global de la zone du Pays Roussillonnais (obtenu du Ministère de l’Environnement).
- Le Plan de Prévention des Risques Technologiques de la même zone.
Il est possible que cette réunion ait un impact important sur ces dossiers, en raison de la présence de responsables industriels, politiques, élus, journalistes et
observateurs,
notamment sur l’orientation du Suivi Environnemental Global et notre demande d’une Commission Locale d’Information et de Surveillance (CLIS) pour l'entreprise GDE.
En ce qui concerne les cancers, Mme Blanchard, vice-présidente de la Région Rhône-Alpes, a demandé au Ministère de l’Environnement une étude d’imprégnation de la
population de Sablons.
Pour nous, il est impératif que cette étude soit intégrée au Suivi Environnemental Global (SEG) de la zone et qu’elle concerne, non seulement Sablons, mais tout un
territoire sur 4 départements (Nord- Drôme, Nord-Ardèche, Nord-Isère et une partie de la Loire), dans un rayon d’environ 10 km autour de Roussillon.
Nous comptons sur votre présence pour soutenir cette démarche afin que cette réunion pèse favorablement sur l'évolution des dossiers en cours.
La difficulté de communiquer sur 4 départements nous a incité à créer un site Internet, pour l’instant il est en construction, mais vous pouvez vous connecter et poser dès
maintenant des questions sur le forum. Fin novembre, nous espérons que notre site sera totalement opérationnel.
http://www.vivreicienvironnement.com


d'être dans un Black Bloc ;
les peines retenues contre les auteurs de vandalisme ou autre sont souvent très lourdes et peuvent nuire au futur professionnel, psychologique et physique de la personne. Des personnes y laissent
la vie, (comme Carlo Giuliani, mort à 21 ans d'une balle dans la tête, tirée par les carabinieros lors du G8 de Gènes en 2001).




Un des thèmes privilégiés du discours politique contemporain est la révulsion provoquée par ces grandes horreurs du 20ème siècle que sont le fascisme et le stalinisme, mises en pratique d'idéologies totalitaires. En marge du quarantième anniversaire de l'indépendance du Congo, je voudrais faire quelques remarques sur ce qui me semble être un grand absent dans ce débat, et que, pour cette raison, j'appellerai X.
X est un système d'oppression politique qui s'est étendu à presque toute la planète, durant ici des siècles, là des décennies, et faisant, au total, plus de victimes que le stalinisme et le fascisme mis ensemble. X a déporté des populations entières, annihilé des cultures, utilisé l'esclavage, les camps et le travail forcé. X s'est justifié au moyen d'une idéologie fanatique, le racisme, qui a une grande parenté avec le nazisme ; mais cette parenté, contrairement à celle entre nazisme et stalinisme, est rarement soulignée. X a utilisé, là où il dominait, un obscurantisme imposé par des moyens totalitaires. Les séquelles de X affectent la vie de bien plus de gens que les séquelles du stalinisme ou du fascisme. Il est impossible de comprendre le monde contemporain, qu'il s'agisse de la dette du Tiers Monde, de la politique du FMI, des migrations, du racisme, des problèmes écologiques, ou les événements du Congo, du Zimbabwe, du Liban, ou même des Balkans, sans remonter à X. Des millions de gens dans le monde meurent chaque année, victimes des conséquences de X.
Pourtant, parler de X n'est pas simple ; l'histoire de X, telle que je l'ai apprise à l'école, était purement et simplement négationniste. Aujourd'hui encore, de nombreux livres sont écrits pour justifier d'une façon ou d'une autre X. Personne ne demande de mettre des entraves spécifiques à la liberté d'expression pour les interdire (moi non plus d'ailleurs). Depuis quelques décennies, on peut parler un peu plus objectivement de X, mais il faut faire attention à ne pas exagérer, à ne pas dire n'importe quoi. Il faut éviter de tomber dans l'auto culpabilisation ou de verser les sanglots de l'homme blanc. Il ne faut surtout pas oublier de souligner que X coexistait avec une certaine démocratie, certes limitée aux bénéficiaires de X, mais quand même. Surtout, il ne faut jamais utiliser X pour justifier les crimes de Pol Pot ou des différentes dictatures qui ont succédé à l'effondrement partiel de X. Par contre, il est tout à fait normal d'utiliser, en les invoquant de façon rituelle et hors de tout contexte, les crimes de Staline ou de Pol Pot pour faire taire les dissidents en Occident, qu'il s'agisse de justifier la guerre du Vietnam, celle du Golfe ou l'attaque de l'Otan contre la Yougoslavie.
Les crimes de Staline, dont, contrairement à ceux de X, j'ai entendu parler depuis ma jeunesse, sont constamment révélés ou redécouverts. Par contre, lorsqu'on parle de X, on entend souvent dire que c'est une vielle histoire, que tout le monde connaît. Il est très mal venu de souligner l'idéalisme des militants communistes, les réalisations économiques de l'URSS à l'époque de Staline ou le rôle essentiel de celles-ci dans la défaite du nazisme. Par contre, on peut difficilement parler de X sans rappeler que, quand même, il y avait des aspects positifs et que les motivations des bénéficiaires de X étaient "complexes".
Beaucoup de grands penseurs en Occident ont soutenu X sans nuances et sans jamais se renier ; ils étaient bien plus que de simples compagnons de route de X. Aucun grief ne leur en est fait, contrairement à ceux qui ont soutenu dans leur jeunesse Staline ou Mao et qui n'en finissent jamais de devoir démontrer, par une fidélité sans faille aux objectifs politiques et militaires de l'Occident, la sincérité de leur repentir. Il est de bon ton de se demander comment quelqu'un comme Sartre a pu écrire ce qu'il a écrit sur le communisme ; mais il serait malvenu de se demander comment quelqu'un comme Hegel a pu écrire ce qu'il a écrit sur les Noirs et les Indiens ; que voulez-vous, c'était l'esprit de l'époque. L'Eglise catholique, la famille royale ainsi que la plupart des partis politiques belges ont entretenu une longue complicité avec X, qu'il n'ont jamais publiquement reniée ; mais, contrairement aux partis suspectés de stalinisme, cela ne leur fait aucun tort. Si un groupe de gens se réunissent sous un portrait de Staline en Russie, cela provoque chez nous l'indignation. Mais la statue équestre d'un des plus grands criminels de l'histoire en plein centre de Bruxelles ne dérange personne ; en effet, ses crimes sont liés à X.
La plupart des grands monuments de Bruxelles ont été construits grâce au pillage rendu possible par X. En allant au terminus du tram 44, on découvre un musée consacré à une apologie à peine déguisée de X. Nos richesses, notre système politique et nos institutions trouvent toutes leurs racines dans l'histoire de X. Mais, alors que l'histoire du stalinisme doit, dit-on, nous amener à rejeter toute utopie, les horreurs de X ne suffisent pas à les discréditer. Au contraire, nous en sommes si fiers que nous avons l'outrecuidance de donner notre mode de vie en exemple au monde entier, en particulier aux victimes de X (comme s'ils pouvaient, eux, reproduire l'histoire de X). Paradoxe ultime : le continent qui a faire naître et qui a profité au maximum de X doit, selon un discours faisant pratiquement l'unanimité de la gauche à la droite, absolument s'unifier sur le plan militaire pour pouvoir mieux intervenir en faveur des droits de l'homme, surtout dans les pays qui ont été victimes de X.
Évidemment, X est le colonialisme et l'impérialisme occidental (pour utiliser un mot quasi tabou). Mon but ici n'est pas de défendre le stalinisme ou le fascisme mais de souligner l'inanité d'une bonne partie du discours politique contemporain qui, en se focalisant sur les crimes de ce qu'on fait passer pour l'Autre de nos sociétés, permet d'occulter de façon quasi-permanente la source principale des conflits qui déchirent le monde actuel. En effet, il y a bien quelque chose de commun à des événements apparemment aussi divers que la guerre du Vietnam, le coup d'État de Pinochet, l'assassinat de Lumumba, les embargos contre Cuba et l'Irak, ou ce qu'on appelle la globalisation : il s'agit de la continuation de X par d'autres moyens. Tant que les Occidentaux n'accepteront pas d'envisager lucidement leur propre passé et n'essayeront pas de redresser les torts qui leur ont fait tant de bien, les discours anti-totalitaires que tant d'intellectuels adorent tenir ne seront en rien moralement supérieurs à ceux sur la charité chrétienne que tenaient les patrons au siècle passé.
Jean Bricmont (anarchiste belge)
« Le monde dérive depuis 1991 »… cette affreuse conclusion en ferait bondir plus d’un (comme quoi ce ne serait que propagande soviétique) cependant elle a pour faculté de résumer au mieux notre situation actuelle qui est le résultat d’une sorte de « projet mondial » que la guerre froide à permis de mettre en place. Ce projet avait pour but de constituer une sorte de noyau attractif, un englobant dont le monde serait par la suite dépendant et par la même occasion prisonnier je veux parler bien sûr (vous vous en doutez) du Libéralisme économique étendu à l’échelle mondiale…
Si l’on faisait le genèse de cette idée on devrait remonter au 17eme siècle mais là n’est pas mon but…Retournons plutôt notre regard sur les « miracles » (comprenez l’ironie) que cette façon d’établir une société a apporté en France: Tout d’abord éclairons le fait qu’elle repose sur une essence « la capitalisation et l’individualisme qu’on peut résumer en profit »
Pourquoi pas sur « la revalorisation du travail » ? Me direz-vous chère jeunesse « populaire » (mdr) hé bien en guise de réponse je vous conseillerais d’étudier un peu mieux votre ennemi (histoire d’avoir des arguments qui tiennent la route) et de vous plonger dans ce livre passionnant qu’est Le Capital de Marx ou il explique -et d’ailleurs c’est un constat toujours d’actualité -que la plus-value n’est l’œuvre non pas de la productivité en elle-même mais de sa source c'est-à-dire le surtravail de celui qui travaille de ses mains, de l’ouvrier en des temps parfois record (jusqu’à épuisement même jusqu’en 1968 en France)…cela vaut autant pour les multinationales que pour les entreprises moyennes locales .N’avez-vous jamais travaillé à l’usine ? Hé bien ce serait le moment au moins pour constater les faits…car voila les conséquences qu’a donné ce concept libéral du travail : le salaire à la pièce par exemple ! Il y a de ça pas si longtemps les ouvriers étaient payés à la pièce c'est-à-dire qu’ils n’étaient payés seulement si les pièces produites étaient en bon état, et, si le nombre de pièces produites était insuffisant, l'ouvrier est congédié…ainsi le patron assurait la qualité et la productivité de ses produits. Cependant dans les petites entreprises dans les années 1950-1960 où la rémunération à la tache était très basse cela a donné lieu à des scènes tragiques telles des personnes restant une quinzaine d’heures à travailler en quantités titanesques pour subvenir aux seuls besoins de leur famille…et cela se produisit en masse et pourquoi ? par profit de capitalisation au détriment de l’être humain et de sa vie de familiale et de sa santé…Ce fut un des éléments de révolte sociale de mai 1968 en France (qu’un certain candidat à l’investiture s’approprie sans aucune vergogne alors qu’il aurait sûrement fait parti des opposants à ce mouvement populaire et représentatif antagoniste à son idéologie libérale…)
Mais ce genre d’exemple n’est bien heureusement en apparence plus d’actualité me direz vous c’est vrai c’était il y a de ça une quarantaine d’année …en apparence !! Hé oui maintenant le salaire est rémunéré au temps de travail (on est payé à l’heure on a donc plus cette pression de produire en quantité en on ne peut plus s’éterniser au travail) mais ceci dit on a quand même trouvé le moyen pour que la situation soit toujours profitable pour l’employeur, c’est pourquoi le salaire que l’on peut espérer pour la plupart des emplois c’est le smic brut et encore dans certaines entreprises certains ne le touche même pas malgré des années d’ancienneté…cela entraîne vous vous en doutez le fait que des personnes soient obligées d’effectuer un nombre d’heures supplémentaires, toujours pour la même raison, subvenir aux besoins familiaux…
De plus derrière ce Masque de « revalorisation du travail » on veut faire entrer le contrat du CPE !! Ici on assiste à un « foutage de gueule intensif passé sous article dictatoriale » (l’article 49-3) d’ailleurs le mouvement anti-CPE est l’un des derniers acte « raisonnés » de la part de la population… Cependant elle a la mémoire courte… d’abord parce que le candidat libéral à la présidence à annoncé par un l’intermédiaire d’un certain ministre (ça commence pas C ça finit par é et il y a 4 lettres) qu’il essayerait de refaire passer cette loi ouvertement à la télévision à l’encontre donc de l’avis de la population en prétextant une certaine nécessité de souplesse dans les contrats d’embauche et sur les salaires pour relancer l’emploi et la croissance (d’ailleurs s’il s’était prononcé contre c’est juste par opportunisme politique …il ne faut pas dégrader son image auprès du peuple…) Ainsi voilà les justifications des libéralistes pour imposer ce contrat comme une nécessité dans l’esprit populaire enfin la n’est pas le débat, le but étant de montrer comme quoi cette « revalorisation du travail » n’était q’une sorte de d’illusion à des fins plus que méprisable socialement et que le candidat libéral au poste suprême n’est pas ce qu’il prétend être « un représentant du peuple » il n’est là que pour accroître le profit des entreprises en leur baissant les charges sociales en mettant en relief la fuite des entrepreneurs dans les paradis fiscaux (tiens comme par hasard ce problème intervient dans la campagne soudainement ?! Non évidemment mais au lieu d’imposer une taxe pour de tels actes la solution préférable serait plutôt de diminuer les charges sur les entreprises en France) mais aussi il a pour projet de supprimer l’ISF qui n’est payé que par les grandes fortunes comprenant donc les grands chefs d’entreprises !
On remarque donc que ces discours sont purement intéressés…on désire les voix du peuple…un peuple qui seul permettra d’arriver a ce poste tant convoité...et puis on observe que ces libéraux méprisent la société elle même (qui est je le rappelle l’essence de l’être humain) mais qui en plus en se servant du capital des taxes sur l’entreprise (en additionnant celles du peuple bien évidemment) leur a offert des structures sociales dont ils ont tirés profit (qu’est ce que l’ENA après tout ? Ne viennent-ils pas tous de là ? N’ont-ils jamais eu droit a la sécurité sociale ? et j’en passe…)
Quel est leur projet ? « On en a vu assez ces dernières années ! » me direz vous…en effet pour faire le bilan au moins en France on nous à diminué le remboursement des médicaments par la sécurité sociale, on privatise les entreprises du secteur public, on entraîne des licenciements de masses en délocalisant (et après on croit pouvoir régler la question du chômage alors qu’on le crée! Paradoxal non ?)
Bref l’exemple français sur le libéralisme est effrayant !
Mais en fait une question me vient a l’esprit comment ces êtres peuvent ils avoir une valeur aux yeux de la population ? Hé bien la réponse est simple, c’est grâce aux médias… En effet ils vouent un culte de la personnalité pour ce genre de personnes, par exemple on voit le candidat à l’investiture sur énormément de couvertures de magazines, la plupart des chaînes télévisés les soutiennent ainsi que certains journaux… Quel est donc ce pouvoir médiatique ? Hé bien il est très simple…on aime être informé, avoir accès a l’information c’est pour cela que tous les soirs on se retrouve devant notre poste de télévision … Cependant les médias et le pouvoir ne font maintenant qu’un, c’est pourquoi ils traite de l’information subjectivement il vont faire appel a leur génie pour arriver à leur fin: créer une certaine ambiance pour manipuler la population. Il est vrai que tous les jours on a un matraquage médiatique sur le candidat libéral en faisant croire bien sûr qu’il sera gagnant au second tour à 64% (ce qui fait rire certains…) contre un candidat créé de toute pièce par ces mêmes journaux pour ensuite être descendu avant la campagne… Ce qui joue aussi en sa faveur c’est que le peuple à besoin pour comprendre le monde de valeurs morales manichéennes c’est pourquoi ces « journalistes » ont créés une représentation des banlieues et de l’insécurité pour qu’elle se reproduise dans le réel (ceux qui ont fait de la philosophie dans leur vie peuvent se reporter a l’art modélisant la nature et non l’inverse) les médias reprennent se principe et s’implantent dans la tête des gens…en quelque sorte ils créent le réel dans l’Opinion Publique (c’est elle qu’il faut manipuler d’ailleurs c’est ce qu’il s’est passé en 2002 avec la campagne sur l’insécurité )
Ainsi ces « journalistes » faisant des reportages et des éloges du candidat (d’ailleurs j’ai lu un article chez les jeunesses « populaires » qui ressemblait étrangement a un éloge stalinien sur son « débat ») et des débats truqués tout en écartant le nuisible : un exemple très récent est celui d’alcatel-lucent.1800 emplois vont être supprimés en France pour délocaliser la recherche et le développement dans les pays de l’Est mais on en parle 1fois pendant 2min à peine au journal télévisé…et le lendemain plus rien ne s’est passé on en parle même plus comme si l’évènement était fictif on préfère parler de la fabrication de sabot en Alsace ou je ne sais ou…
Voila comment le peuple peut avoir de la sympathie pour de tels hommes : il est manipulé dans ses propres choix sans s’informer en prenant comme vérité la parole du « journaliste » le laissant croire qu’il réfléchit et que l’information est objective.
Après cette longue parenthèse sur la France et se situation on peut alors se demander quelle est la source de ce projet libéral étendue au monde ? Ce qui est sûr c’est que la guerre froide a été d’une grande aide à son développement…à l’Ouest on est protégé contre le danger communiste disait-on et ceci est d’ailleurs resté dans les moeurs. On a donc gardé notre modèle capitaliste et on en est devenu dépendant, enfermé… on est devenu prisonnier d’une société de consommation qui exploite au mieux les richesses mondiales qui englobe et qui s’étend au détriment des hommes car il privilégie l’argent a l’homme... (N’y a-t-il pas un problème de valeur ?) Le problème c’est que des puissances économiques comme les USA ou l’Europe sont devenus des pôles attractifs convoités dans le monde entier qui c’est converti au modèle capitaliste libéral… La source c’est l’argent !
Mais bien sûr dans le libéral, le social on ne connaît pas (sous prétexte qu’on fera des assistés!) Heureusement qu’il y eût parfois quelques mouvements subversifs. Serait-ce, par exemple en France (pour que l’on se situe concrètement) une politique libérale qui aurait donné les acquis sociaux du Front Populaire ??? De telles paroles seraient dignes des comédies de Molière…et il serait bon de ne pas ce faire d’illusions sur les intentions des libéralistes. Le seul intérêt c’est la croissance de l’entreprise et non pas le peuple et ses besoins !…
C’est pourquoi il faut échapper à de telles choses…il faut s’exprimer et réfléchir aux problèmes que pourraient posées de telles idéologies et les répercussions sociales…et même en retenant le peuple dans l’illusion, un jour il se réveillera et fera entendre sa voix souveraine et redonnera de la valeur a l’individu !
« On ne peut changer les choses avec les mêmes moyens que nos adversaires » : cette phrase est souvent employée pour dire que si le gouvernement est violent, en étant nous-mêmes violents, on devient comme lui. Il est tellement facile de mélanger les concepts et les choses. Mais allons plus loin : en aucun cas notre violence serait celle du gouvernement. Nous ne voulons pas organiser une force policière pour contrôler les gens. On se démarque de nos adversaire dès cela. Nos moyens sont différents : nous ne prônons pas l’utilisation de la force pour réprimer la contestation. Nous ne sommes pas payé-e-s pour faire cela. Les flics agissent violemment parce qu’ils en ont reçu l’ordre. Si on leur demandait de pelleter de la neige à la place, ils le feraient. Nous agissons par nécessité, pas eux ; que ce soit pour notre survie, pour se défendre ou pour faire changer une situation que nous considérons intolérable. Personne n’oblige quelqu’un à devenir flic ; nous sommes pauvres par obligation, pas par choix. La violence devient alors non pas un choix, mais une nécessité tactique.
« On ne répond pas à la violence par la violence » : sentence clef du mouvement pacifiste qui tend à démontrer (en conséquence de la première affirmation) que la violence ne fait qu’engendrer d’autres violences. À cela, on n’a qu’à répondre : oui, et puis ? Il n’y a aucun problème à vouloir qu’une violence de la part des autorités engendre une réponse violente de notre part. Et puis, la violence, on la subit quand même, alors elle est présente, nous ne décidons pas unilatéralement d’utiliser la violence de n’importe quelle manière et sans raison. Nous sommes capables de justifier son emploi ; que ce soit en cas d’autodéfense ou parce que c’est la seule façon de faire changer les choses.
« Il faut être conséquent : nous désirons une société non-violente, alors nous employons des moyens non-violents » : oui, nous sommes conséquent-e-s, c’est un fait, mais qui a dit que nous désirions une société non-violente ? Oui, nous désirons la fin des guerres, la fin de la violence organisée par l’État. Mais nous désirons surtout une société où les gens vont être capables de répliquer à la violence, et de s’organiser en fonction de la violence des autres, pour la minimiser, pour jouir du plus de liberté possible. Cette affirmation, de la part des pacifistes, dénote une coupure radicale entre la théorie et la réalité. Même si nous croyons que dans une société idéale, personne ne devrait employer la violence contre quelqu’un d’autre, cela ne veut pas dire que cette visée de l’esprit peut s’appliquer ici et maintenant. Il ne faut pas oublier que ce sont les intérêts de grands capitalistes qui justifient leur emploi de la violence pour arriver à leur fin. Tant que ces conditions vont exister, il sera impossible d’enrayer la violence, de leur part comme de la nôtre.
« Laissons à l’État le soin d’agir violemment » : cette affirmation de la part des non-violents est terrifiante. Cela veut dire que nous acceptons illico de ne pas nous battre à armes égales. Sous quels prétextes ? Simplement que nous voulons une société non-violente ? La société capitaliste tire une grande partie de sa force dans le monopole de la violence et en ce sens, c’est bien plus jouer son jeu d’accepter ce monopole que de le dénoncer en agissant. Ne faisons rien de ce que l’État veut, plutôt que de ne rien faire comme eux. Personne ne peut prétendre que toutes les fonctions de l’État sont négatives et à rejeter. Nous prétendons plutôt que l’État ne devrait pas exister parce qu’il a le monopole de discours, de représentativité, d’action sur ces fonctions et qu’il agit selon ses propres intérêts et non dans les intérêts des gens concernés. Nous voulons que chaque personne, chaque groupe d’affinité, chaque collectivité puisse décider du bien qui lui est propre, et cela inclut aussi l’usage de la violence. Une collectivité qui décide de s’organiser violemment contre une agression extérieure est légitime. Une collectivité qui décide d’en agresser violemment une autre ne l’est pas, et cela finit là. Il n’est pas besoin d’être bien renseigné-e pour voir la différence entre les deux types de violence.
« Toute violence est mauvaise, parce qu’elle est violente » : souvent, les non-violents regroupent sous une seule bannière toute sorte de phénomènes qu’ils qualifient ainsi de violence. Le problème, c’est que souvent, tout ce qui va à l’encontre de leur position politique est considéré comme violent. C’est un moyen que ces gens utilisent pour agir d’une manière beaucoup moins radicale qu’ils ne veulent le laisser croire. Le CANEVAS (organisation altermondialiste qui s’est manifestée lors du congrès de l’OMC à Seattle en 1999, où les affrontements violents entre police et Black Blocs furent nombreux) en est un bon exemple. Il est théoriquement contre l’État, le capitalisme, etc. Mais dès que vient le temps d’apporter une critique plus globale de l’État et du capitalisme, critique qui implique qu’on agisse contre ces phénomènes, on se retrouve au banc des accusé-e-s parce que nos tactiques sont considérées comme violentes. Si on regarde un peu plus loin, on se rend bien compte que les revendications de ces groupes restent tout à fait réformistes sans grande envergure. Ainsi, la destruction de la propriété privée devient violente. Le fait de crier des noms aux flics que l’on déteste est violent. Le slogan « la police au service des riches et des fascistes » est même considéré comme violent par le CANEVAS ! Pourtant, ces gestes n’entrent pas dans leur définition plus générale de la violence. On catalogue après coup les actes qui sont mal vus de la part des leaders du mouvement. En fait, toute action ou parole subversive, ou qui peut entraîner un débordement ou une perte de contrôle de l’action par les organisateurs, est stigmatisées du sceau de la violence, même si ça n’a rien à voir. C’est à se demander si une femme qui assomme ou tue ses violeurs pour ne pas être violée est considérée comme violente. D’ailleurs, dans ces cas, on voit bien toute la contradiction d’un tel système de pensée. Il ne faut pas nier la source initiale de violence, celle qui déclenche notre propre violence, car c’est toute la différence. Les personnes qui déclenchent la violence sont d’accord pour l’employer et donc la trouvent d’avance justifiée et justifiable. En répliquant violemment, nous nous battons avec des gens qui acceptent l’usage des ces moyens. Nous sommes forcé-e-s de les employer, alors que ceux-ci ne le sont pas. Ils sont les seuls coupables de notre propre violence.
« Être non-violent est l’action la plus radicale qui soit » : cette idée court souvent, pour dire que cela demande plus de courage et de radicalité de s’asseoir devant une ligne de flics et de se faire arrêter et même tabasser que de s’en aller devant une forte pression. Il est assumé ainsi qu’il est plus utile de tenter par tous les moyens de résister pacifiquement, et donc que l’efficacité de l’action est plus grande en restant assis, que de reculer devant l’anti-émeute. Mais revenons sur terre. Si notre objectif est d’empêcher une conférence, de bloquer la rue, etc., ce n’est pas une fois dans le panier à salade que nous sommes efficaces. L’efficacité d’une action dépend de notre capacité à tenir le plus longtemps possible. En reculant en temps voulu, en revenant à la charge, en détruisant les lieux physiques, nous gagnons en force, nous faisons perdurer une situation au-delà du temps permis par les autorités. Nous ne donnons pas le pouvoir aux forces de l’ordre de décider du moment où l’action doit prendre fin, nous agissons selon notre propre agenda, nous gardons notre liberté d’action. Une personne est rarement plus utile en prison que libre.
« Résister pacifiquement crée un "empowerment" incroyable » : on emploie souvent cette phrase pour dire que l’action pacifique permet aux gens de reprendre confiance en eux et qu’elle apporte une prise de conscience de la possibilité de résister. En fait, la résistance, qu’elle soit violente ou non, crée cet "empowerment". Cependant, se faire arrêter démontre très bien qui possède le gros bout du bâton, tandis qu’être capable de défier impunément les canons de l’ordre établi encourage à recommencer. Une personne sous mandat ou qui fait face à des procédures légales voit son autonomie d’action restreinte par rapport à d’autres qui peuvent jouir de leur pleine liberté. Voilà pourquoi il est ridicule d’accepter de se faire arrêter. La première phase de l’intériorisation de la répression passe par le consentement que l’on donne aux forces répressives d’agir à leur guise sur notre personne.
« L’action non-violente attire la sympathie contrairement à l’action violente qui est tout de suite dénoncée » : il est vrai que dans la plupart des cas, l’action non-violente ne sera pas autant stigmatisée que l’action violente. Mais derrière cette dénonciation/acceptation, il y a tout un système médiatique et légal qui agit selon ses intérêts. Si l’action pacifique est mieux présentée dans les médias, c’est parce qu’elle dérange moins. Il ne faut pas oublier que les médias appartiennent à des grands capitalistes qui n’ont pas envie que l’on s’en prenne à eux. Une action violente est par définition incontrôlée (par un groupe restreint, on s’entend). Donc ces gens vont vouloir que les manifestations restent sous le contrôle de personnes qui ne désirent pas s’attaquer à leurs intérêts. On l’a bien vu, dès que les intérêts privés sont ciblés (exemple : Conseil du Patronat) la répression et la couverture médiatique change du tout au tout même pour une action non-violente. Il s’agit donc de ne pas laisser aux journaux bourgeois le soin de déterminer pour nous ce qui est bien et ce qui ne l’est pas. On l’a vu à Seattle, les manifs violentes ont aussi entraîné la sympathie de bien des gens partout dans le monde, parce que ce qui se passait touchait la planète entière et que les intérêts de classe se manifestaient. Les médias ont censuré, dénoncé, etc., mais la population (du moins une partie) a gardé sa sympathie envers le mouvement.
« La répression dans le cas d’une action non-violente ne peut que nous être favorable. Dans le cas où les autorités ne réagissent pas, nous atteignons notre objectif, et dans le cas où les autorité réagissent, nous entraînons sur nous la sympathie populaire qui fera grossir le mouvement » : cette affirmation est loin de s’être réalisée par le passé. D’abord, il faut se questionner sur les objectifs. Bloquer pendant une journée un édifice gouvernemental (exemple : complexe G) ou tenter de bloquer une conférence quelconque (opération SalAmi) ne représente pas une énorme victoire. Ce sont des actions sans lendemain. Obtenir vraiment quelque chose nécessite un travail plus long. Évidemment, si notre seul objectif est de bloquer tel ou tel endroit pendant une journée, la victoire peut être possible. Mais il semble que les revendications de ces actions étaient plus importantes... Et si les autorités réagissent et répriment l’action, un mouvement de sympathie jaillira-t-il de la population outrée ? Non, ce n’est jamais arrivé. Les arrestations à l’opération SalAmi n’ont jamais abouti sur rien. Cette idée n’est qu’une vue de l’esprit sans lien avec la réalité. Il ne faut pas oublier que pour attirer la sympathie, il faut que les gens soient au courant des dessous de l’action, et ce ne sont pas les médias qui vont le faire. Alors, ce doit être les gens qui participent à ces actions, par le biais de journaux, de comités de mob, etc. qui en promulguent le pourquoi du comment.
« Enfin, l’argument suprême : "Gandhi et Luther King" ont réussi à changer les choses sans violence » : voilà, voilà, on ressort les fantômes du passé pour justifier notre action présente, dans un tour de force de démagogie. Mais en fait, qu’est-ce qui a vraiment changé ? Gandhi a libéré l’Inde ? D’abord, ce n’est pas Gandhi seul qui a fait libérer l’Inde. Des mouvements pacifistes comme celui-là, il en existait depuis un siècle en Inde ; pourquoi celui de Gandhi aurait-il libéré l’Inde ? La population, d’ailleurs, était loin d’être unilatéralement non-violente (ex. : Poulandavie – je ne suis pas certain de l’orthographe). L’Angleterre était d’ailleurs en train de perdre une à une ses colonies (dont la Chine qui était loin de le faire d’une manière non-violente), et le coût du système colonial était de plus en plus élevé pour la couronne qui ne jouissait plus des avantages du mercantilisme dans une société capitaliste industrielle. D’ailleurs, les grand bourgeois Anglais ne se sont jamais retirés de l’Inde. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils étaient toujours les bienvenus. Et puis en se retirant de l’Inde, l’Angleterre a laissé un cadeau empoisonné : la partition du Pakistan, aujourd’hui dictature religieuse. C’est donc ça la victoire de Gandhi ? Victoire arrachée alors que le système colonial se démantelait ? Et Martin Luther King là-dedans ? Il aurait été, à lui seul, l’acteur de l’émancipation des noirs américains, et ce d’une manière non-violente. Mais faut-il rappeler que le bon pasteur collaborait avec l’État qui l’oppressait, et qu’il a gentiment accepté la répression violente des émeutes noires à Chicago ? À cette époque, des groupes tels que le Black Panthers Party étaient en train de déstabiliser le système capitaliste et de recueillir un énorme support dans la jeunesse de la classe moyenne blanche, qui elle aussi se révoltait. Le danger d’une insurrection était bien réel, et Luther King a plutôt servi à canaliser les plus modérés, et surtout les plus conservateurs, pour empêcher une vrai libération du peuple noir et des autres peuples. De toute façon, le résultat est toujours mitigé, plus de 30 ans après. Les noirs sont toujours un des peuples les plus opprimés en Amérique, et la pseudo-action de Luther King n’a que contribué à empêcher une libération plus totale.
Ce texte a été rédigé dans le cadre de la lutte contre l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) après son Congrès à Seattle en 1999.
Aux Etats-Unis, les minorités ont longtemps été exclues du système politique. C’est le mouvement pour les droits civiques qui réclama l’intégration des noirs à la société, scolairement, socialement et politiquement. Si les minorités ont obtenu le droit de voter, si des maires de grandes villes sont noirs, s’il y a des noirs dans le gouvernement conservateur, les chiffres nous indiquent que la représentation des minorités ethniques n’est pas encore assurée.
Une grande majorité des américains se reconnaissent une sensibilité politique. Ne pas se prononcer ne veut d’ailleurs pas dire ne pas en avoir une, mais on remarque que le chiffre augmente dans les minorités sous-représentées électoralement. Il est assez difficile de savoir ce que recouvre la sensibilité « indépendant », de même que le choix « autres ». Pour un français, habitué à un axe gauche-droite, à une multitude de partis, d’idéologies précises, ce questionnaire est assez déroutant. On peut reprocher aux deux derniers tableaux de ne prendre en compte que les élections présidentielles qui privent les électeurs de sensibilités indépendante ou autre de leur expression politique. Mais, dans les minorités surtout, le système bipartique n’est absolument pas rejeté. Le parti démocrate et le parti républicain recouvrent pour les américains de véritables sensibilités politiques.
Généralement, les minorités ethniques se reconnaissent dans le parti démocrate. Ce parti, qui a toujours défendu les minorités, était d’abord antiabolitionniste. Mais, au XXème siècle, au nom des mêmes valeurs, il a défendu les noirs, ce qui explique l’attachement des minorités ethniques à ce parti. Les noirs rejettent complètement le parti républicain. Seuls 5% d’entre eux se rattache à cette sensibilité politique.
Le groupe des latinos n’est pas homogène : les mexicains, à 49 % démocrates, sont les plus représentatifs des sensibilités politiques des latinos. Les plus pro-démocrates sont les portoricains et les dominicains (66% d’entre eux se revendiquent démocrates).
Au contraire, les cubains exilés, anticastristes, appartenant à la bourgeoisie, sont en majorité pour les républicains. Les cubains sont même moins démocrates que les blancs, qui se reconnaissent tout de même en majorité dans les républicains, à quasi égalité avec la sensibilité « indépendante ». Les sensibilités politiques des groupes les plus républicains sont aussi les plus éclatées.
Toutefois, si tous les américains ou presque se reconnaissent une sensibilité politique, le taux d’inscription sur les listes électorales est réduit et notamment chez les minorités ethniques. Quant au taux de participation, il est, pour des élections présidentielles, extrêmement bas.
En 2000, à la fois chez les inscrits et chez les votants, on est passés de 10 points de pourcentage de différence entre blancs et noirs à seulement 3. Mais c’est surtout à cause de la régression du vote chez les blancs, qui baisse de trois points de pourcentage. Le taux d’inscription des noirs, grâce au mouvement pour les droits civiques, puis aux campagnes menées par les associations, est en augmentation, mais cela se fait lentement : il atteint 63,6% en 2000.
Mais la situation d’exclusion des minorités hispaniques est flagrante. A peine 1/3 d’entre eux sont inscrits, et le taux de votants est toujours inférieur à 30%. Le plus inquiétant est la régression du taux d’inscription et de participation des minorités hispaniques. Car il existe également depuis longtemps des associations pour lutter contre les discriminations à l’encontre de la communauté.
Il y a toujours à peu près une différence de 10% entre les inscrits et les votants, ce qui n’est pas énorme. En effet, le plus dur, aux Etats-Unis, est d’être inscrit sur les listes électorales. C’est l’état fédéral qui a imposé aux états du sud le vote des noirs et des minorités ethniques. Les Etats conservateurs se servent de leur compétence dans l’organisation des scrutins pour exclure les minorités du processus électoral et faciliter la persistance de la domination sociale des blancs riches. Les mesures visant à exclure les noirs, les hispaniques et les pauvres au général du vote, au cours du XXème siècle, se sont déguisées. Les procédures sont extrêmement complexes, les circonscriptions habilement découpées, des électeurs noirs oubliés. Mais les mesures vont encore jusqu’à l’intimidation physique. La faible qualité de l’enseignement publique est aussi une manière d’exclure les pauvres du système politique.
La conséquence électorale, au niveau des Etats comme des E.U, est la suivante : les électeurs démocrates sont sous-représentés. Cela permet de favoriser la perpétuation du système. Et à travers les électeurs démocrates et les taux de non-votants car non-inscrits, ce sont les pauvres qui sont exclus du système politique. Parmi le faible nombre de votants hispaniques, on peut supposer que les cubains, plus organisés politiquement, sont surreprésentés et que les mexicains sont sous-représentés.
Finalement, aux Etats-Unis, les victoires électorales se font en convainquant les groupes sociaux de s’inscrire sur les listes électorales et d’aller voter. Les élections présidentielles de 1980 n’ont pas beaucoup mobilisé les noirs. Le scrutin de 1992, qui a mise Clinton au pouvoir, est celui qui a le plus mobilisé les noirs, mais aussi les blancs. Celui de 1996 est celui qui a le moins mobilisé dans toutes les parts de l’électorat hormis les noirs. Les élections de 2000, malgré une mobilisation électorale importante chez les noirs, n’ont pas vu de beaucoup progresser les taux d’inscription, voire même leur réduction chez les hispaniques et les blancs. Cette élection a été controversée quant aux pratiques des Etats républicains vis-à-vis du vote des minorités.
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S’intéresser à la représentation des minorités dans le système politiques aux E.U montre que l’action sur les institutions du suffrage universel peut permettre aux groupes sociaux dominants d’exercer un rapport de force sur les minorités. Les techniques et les conditionnalités d’application du suffrage universel (découpage des circonscriptions, technologies de vote, procédures d’inscriptions et compte des bulletins) sont un domaine qui est crucial pour l’établissement de la démocratie occidentale. La société civile, qui n’a pas la maîtrise de ces paramètres, ne peut que compenser par des actions défensives ces atteintes à l’universalité du suffrage.
La grande difficulté à saisir la complexité du processus d’ethnogénèse vient de biais historiographiques. En premier lieu, l’ethnocentrisme des historiens est le principal problème méthodologique. On peut établir des parallèles entre histoires officielles romaines, chrétiennes et celles des historiens contemporains. Toutes trois définissent leur peuple par rapport à un autre, « les barbares ». Les historiens projètent des modèles préétablis à des peuples n’ayant pas la même vision de l’Histoire, n’ayant pas les mêmes caractéristiques. Ainsi, l’Histoire des Zoulous a été écrite par rapport aux « invasions barbares », en rapport à un « vieux fond » de modèle d’ethnogénèse se rapportant à l’Ancien Testament et à l’Exode. De plus, ils minimisent l'impact de leur culture sur celles qu'ils étudient.
On peut reprocher aux historiens leur naïveté. La critique historique des sources n’a pas toujours été faite comme il faut, et les historiens encore aujourd’hui cherchent à interpréter historiquement des légendes, par exemple bibliques ou des rumeurs. Ainsi, les mots serbes et croates renvoyaient à des groupes sociaux plutôt qu’à des groupes ethniques. On oublie fréquemment l’impact de la production scientifique sur les visions de l’Histoire. Ainsi, c’est parce que Bryant a écrit l’Histoire des Zoulous que ceux-ci sont devenus un peuple unifié. De même, les classifications romaines sur les barbares ont été performatives. Un autre biais méthodologique – qui n’est pas très différent - consiste à surinterpréter. Tirer des hypothèses d'unité ethnique de quelques mots d’historiens concernant des techniques militaires, des coutumes, est courant et faire une histoire linéaire est une inclinaison des historiens. Enfin, l'autre gros problème des historiens est leur tendance à figer les sentiments d'appartenance ethnique. Ainsi, faire l'Histoire de la Serbie ne veut rien dire : il y a eu des discontinuités fortes dans le sentiment d'identité. De même pour l'Histoire de France. Pour Geary, il est impensable de faire l'Histoire d'un peuple. C'est la négation même de l'Histoire, qui est un mouvement perpétuel, et la cause du nationalisme.
Les historiens sont incapables de conceptualiser des histoires différentes de celle qui est la leur. Pourtant, les possibilités sont nombreuses. D'une part, attacher forcément un peuple à un territoire particulier est une erreur. Si, au cours du moyen-âge, les ethnies se sont territorialisées, les romains, par exemple, se restreignant aux habitants de Rome, comme au cours du XIXème, la civitas se passait de territoire. Certains peuples, de mêmes, étaient en mouvement permanent, des armées. D'autre part, souvent le sentiment d'identité ethnique concorde avec une unité politique, mais pas toujours. Ainsi, il y avait plusieurs Royaumes Francs et les slaves n'étaient pas unifiés politiquement. De même, le sentiment d'unité ethnique n'est pas forcément vecteur de stabilité politique : des Empires polyethniques ont pu durer, comme l'Empire Perse, extrêmement longtemps. A l'inverse, les sentiments d'identité ségrégatifs socialement – comme la dichotomie barbares / romains ont pu causer des troubles politiques. Enfin, le sentiment d'identité ethnique peut très bien ne pas exister : d'autres identités sociales existent, comme la famille, le clan, la religion, la position sociale, qui sont parfois plus déterminants.
Peut-être peut-on dépasser Geary et lui apporter des restrictions. Certes, Geary maîtrise largement le sujet. Il essaie d'être rigoureux dans sa méthode et tire des enseignements de la sociologie et de l'ethnologie. Néanmoins, on peut lui reprocher de ne pas faire souvent pas autre chose que de donner ses propres hypothèses sur les faits historiques, par exemple concernant les mariages. De plus, sa critique du sociologisme qui immobiliserait en caractérisant néglige certaines théories de la dynamique des groupes. C'est bien des objets sociaux qu'il étudie, même si pour lui, ils ne sont qu'éphémères. C'est d'ailleurs la grande différence entre lui et Norbert Elias : celui-ci étudiait une continuité dans les mentalités. C'est d'ailleurs un apport majeur de ce livre que de considérer les ruptures plutôt que les continuités.
D'autre part, puisque l’Histoire et sentiment appartenance ethnique sont liés, c’est en quelque sorte l’Histoire officielle qui devient la réalité, par exemple pour les zoulous. Les liens entre Histoire et identité culturelle sont inextricables. Les représentations culturelles ne sont pas réductibles à la science historique.
Ce n'est pas vraiment aux politistes, aux historiens et aux sociologues qu'il s'adresse, mais aux citoyens européens.
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