Environnement

Vendredi 24 novembre 2006
Par le collectif N.R.V
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Mardi 28 novembre 2006

La question de l'environnement, dans le couloir industriel rhodanien, se pose avec une acuité particulière. D'autant plus quand il s'agit de retraiter les déchets qui ont fait dix morts à Abidjan à côté de chez nous dans un incinérateur - déjà d'ordinaire suspect - de la société Tredi. Pas parce que c'est à coté de chez nous, mais en apprenant la nouvelle, on rit jaune.

D'autant plus que "L’assocation écologique locale Vivre révèle les liens familiaux entre les entreprises françaises de Monsieur Claude DAUPHIN, actuellement en prison à Abidjan pour avoir affrété le bateau qui a déversé les déchets meurtriers à Abidjan, et le PDG de l’unité de broyage de métaux Dauphin en face de TREDI à Salaise/Sanne."

Les associations et les les élus PCF de Salaise ont invité Nelly Olin à se déplacer mardi - donc demain à Salaise.

Voir un reportage sur France 3.

Par le collectif N.R.V
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Mercredi 29 novembre 2006

Communiqué de l’association VIVRE du 25/11/06

Jeudi 23/11, en réunion de CLI (Comission Locale d’Information) de l’incinérateur Tredi /Séché, Le Préfet est venu assurer que celui-ci fonctionne dans les normes et qu”il est donc apte à brûler les déchets toxiques de retour d’Abidjan; mais sans le démontrer…

En effet, dans une véritable CLI, les résultats de mesures de rejets toxiques sont communiqués officiellement. Nous dénonçons ce manque de transparence. On n’a donc toujours pas de preuves scientifiques et officielles du bon fonctionnement de cette installation.

Depuis les résultats de 2004 (inquiétants), aucune mesure ne nous a été communiquée officiellement en réunion de CLI.

Pour les années 2005 et 2006!: Aucune mesure des polluants émis communiquée par les services préfectoraux.

2007!: Brûlage prévu de 7200 tonnes de déchets toxiques d’Abidjan, en plus des quelque 200 000 tonnes habituelles!!

Par le passé, les rejets ont dépassé 475 fois la norme en dioxines (cancérigène restant des décennies dans les sols environnants).

C’est pourquoi, depuis des années, notre association réclame que soient conduite par les pouvoirs publics,

- Une étude de la pollution des sols et des productions alimentaires des communes environnantes.

- Une étude épidémiologique sur la santé de la population.

Mais lors de cette réunion, la DASS a déclaré que les sources de pollution et la population n’étaient pas suffisantes pour justifier ces études.

Nous rappellerons notre demande à Mme Nelly Ollin, ministre de l’Environnement, lors de notre rencontre, ce mardi 28.

Nous invitons les habitants de la région à une réunion publique d’information sur la pollution dans notre secteur, mercredi 6

décembre, à 20 H00, à la salle J. B. Dufeu, au Péage de Roussillon.

 

 

 

 

VIVRE: Vivre Ici, Vallée du Rhône Environnement Association loi 1901 - N° 0263020747

Coussieux 26140 ANNEYRON Tél : 08 75 46 56 61 E-mail : vivreici@wanadoo.

Par le collectif N.R.V
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Dimanche 3 décembre 2006

POLLUTIONS

Risques et rejets toxiques

dans notre région : Incinération, broyage, chimie, nucléaire, tout routier...

Réunion publique d'information

avec la participation de Michèle Rivasi, professeur de biologie

Mercredi 6 décembre, salle J.B DUFEU 20 heures

Péage de ROussillon

 en présence de Mme H. Blanchard, vice-présidente du conseil général et M.G Leras, président du groupe vert au Conseil Régionale.

Par le collectif N.R.V
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Mardi 5 décembre 2006
Les premiers conteneurs venus d'Abidjan arriveront dans deux semaines. Et Salaise-sur-Sanne (Isère) attend ces déchets qui ont tué dix personnes et occasionné plus de 100 000 consultations médicales, cet été, en Côte-d'Ivoire. L'usine d'incinération locale, Trédi, a été retenue pour traiter 7 500 tonnes de terre contaminée, ainsi que le reste des produits déversés sauvagement par le Probo Koala dans plusieurs décharges d'Abidjan en août. Les associations écologistes veulent profiter du coup de projecteur pour alerter sur la pollution de la zone, située au carrefour de l'Isère, du Rhône, de la Drôme et de l'Ardèche.
Odeurs âcres. Salaise a développé depuis près d'un siècle une vraie culture de la pollution. Rhône-Poulenc s'était installé là en 1912, pour fabriquer du gaz moutarde, avant de reconvertir le site dans les fibres textiles. De nombreuses entreprises l'ont rejoint, et la zone est devenue une vaste plateforme chimique, à côté de laquelle Trédi brûle plus de 200 000 tonnes de déchets industriels par an. Le couloir rhodanien, entre les collines de l'Ardèche et de la Drôme, n'est large ici que de cinq ou six kilomètres, sur lesquels cohabitent une autoroute, deux nationales, une voie ferrée et les dizaines d'entreprises polluantes. D'âcres odeurs se mélangent, et des fumées s'accrochent aux vignes environnantes. L'usine a été construite en 1985 et rachetée en 2002 par le groupe Séché, spécialisé dans le déchet industriel. Quatre fours fonctionnent jour et nuit, ne s'arrêtant que deux fois par an, pour Noël et le jour de l'an. Jusqu'à son rachat, elle fonctionnait de façon très rustique, et les collectivités locales fermaient les yeux, Trédi fournissant des emplois et traitant pour trois fois rien les ordures ménagères du coin. Séché a pérennisé cette généreuse coutume.
A Salaise, les déchets ivoiriens seront traités en filière directe : ils ne quitteront pas les fûts et conteneurs dans lesquels ils ont été conditionnés en Côte-d'Ivoire. Les matières solides et semi-pâteuses seront broyées puis incinérées dans leurs contenants. Et les liquides arriveront en isoconteneurs munis de valves, qui seront branchés à des tuyaux menant aux fours. Séché a passé contrat avec l'Etat de Côte-d'Ivoire, sans mise en concurrence. Dans l'urgence, l'une de ses filiales, Séché International, avait été appelée, sur les conseils de la France, pour décontaminer les sites. Des échantillons ont été expédiés en analyse au laboratoire de Salaise, dont la responsable explique : «Nous avons trouvé des choses très classiques pour nous. Des hydrocarbures mêlés d'organo-soufrés, produits que nous avons l'habitude d'éliminer.» Trédi a alors décroché le contrat de traitement. Et Séché Transports, autre filiale, s'est vu confier le convoyage. Fûts et conteneurs parviennent par bateau au Havre (le quatrième chargement est arrivé hier dans le port de Seine-Maritime), où ils seront stockés sur une zone tampon pour être ensuite acheminés progressivement, à raison de deux ou trois conteneurs par jour. A Salaise, personne ne refuse l'arrivée des déchets. Jean-Luc Pérouze, de l'association Vivre ici, résume une position unanime des associations : «Il faut que ces ordures soient traitées en Europe, et l'usine de Salaise n'est sans doute pas la plus mauvaise pour le faire. Nous ne sommes pas du tout sur la ligne "pas dans mon jardin". En revanche, nous voulons profiter de la situation pour réclamer un peu plus de transparence.» 
Compte rendu incomplet. La dernière CLI, commission locale d'information, au cours de laquelle l'entreprise doit présenter les mesures de pollution obligatoires, s'est tenue le 21 juin 2005. Depuis, rien. Les chiffres fournis à cette occasion étaient ceux de 2004, et ils notaient des dépassements en poussières, SO2 et dioxines, ainsi qu'une température trop élevée pour les rejets d'eau dans le Rhône. Le compte rendu de cette CLI, incomplet, n'a été envoyé aux associations que onze mois plus tard. Le préfet a promis que cela ne se produirait plus. Nelly Olin, ministre de l'Ecologie et du Développement durable, en visite la semaine dernière, a promis par ailleurs une CLI l'an prochain.
Pics fréquents. Le groupe Séché affirme qu'il répond à toutes les questions qui lui sont posées, et qu'il organise de fréquentes visites de son usine. «Nous dépensons 4 à 5 millions d'euros par an pour la protection de l'environnement et du personnel», insiste Alexandra Ballore, ingénieure chargée de communication de l'usine. Mais la transparence s'arrête aux questions gênantes. Les associations voudraient par exemple connaître les résultats des nombreuses mesures effectuées en dehors des analyses obligatoires. Le groupe répond qu'il n'y est pas tenu, et que les associations ne sauraient les interpréter. L'association Vivre ici a récupéré quelques chiffres, qui montrent des pics de dépassement fréquents. «Nous faisons régulièrement des essais pour améliorer les process. C'est plutôt rassurant», réplique Alexandra Ballore. Mais Jean-Luc Pérouze ne s'en contente pas : «Essais ou pas, ces pics déversent dans l'atmosphère des quantités de poussières, de dioxines ou de métaux lourds non négligeables. Nous aimerions en connaître l'impact sur notre environnement.» 
Les associations veulent un «organisme extérieur financé par Séché, mais sous maîtrise d'ouvrage indépendante, avec un comité de pilotage scientifique». Jean-Pierre Buard, conseiller municipal sans étiquette de Sablons, village voisin, ajoute : «Il faut un contrôle citoyen sur le fonctionnement de ces installations qui font appel aux grandes peurs.» L'élu réclame une carte de dispersion des polluants, et Jean-Luc Pérouze, pour Vivre ici, demande en plus une étude épidémiologique et une analyse sérieuse des sols : «Nous voulons, conclut-il, tout simplement savoir si nous pouvons manger sans risque les légumes, les lapins ou les oeufs qui sont produits dans la région.» 
 
Par le collectif N.R.V
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Lundi 11 décembre 2006

Compte rendu de réunion d’information sur les pollutions dans la région de Salaize sur Sanne.

 

 

 

A Roussillon, le 6 Décembre.

 

De nombreuses associations étaient présentes, avec chacune ses spécificités, mais elles étaient toutes motivées par deux principaux arguments, c'est-à-dire le souhait de transparence des entreprises de la vallée de la chimie vis-à-vis de leurs rejets atmosphériques et liquides, ainsi que par la volonté d’application des normes de sécurité et de santé décrétés par l’Etat, tant pour les salariés que pour les riverains.

 

Jusqu’à présent je n’étais que peu inquiet de ce qu’il se déroulait et qui se déroule toujours dans cette vallée. Je me sentais rassuré par le fait qu’il y ait des normes. Or il s’avère que les contrôles effectués sont particulièrement inefficaces, ils ne mesurent les rejets que sur une durée très courte. C'est-à-dire ceux-ci ne sont absolument pas représentatifs des émissions réelles de l’usine. De plus ces contrôles sont généralement planifiés et l’entreprise est prévenue de l’arrivée des inspecteurs.

 

Pire encore, si des normes existent maintenant, il fut une époque ou ce n’était pas le cas, ce qui crée une contamination durable des sols par de la dioxine, par exemple, créant un norme anormalement élevé de malformations et de troubles chez les habitants comme dans les milieux naturels. De plus, les rejets dans le Rhône créèrent une véritable catastrophe écologique, par des rejets impressionnants d’eau de javel par exemple, ou encore le non respect des normes de refroidissement de l’eau rejetée, entrainant  un déséquilibre de l’écosystème local. 

Par rapport au milieu de vie dans lequel nous sommes, les associations demandaient et se battent pour obtenir une ligne de ferroutage essentielle pour désengorger les voies de communication routière de la vallée. Or si par exemple de plus en plus de transit se fait par navire, il sont pris en charge, une fois à terre, par des camions, au port Édouard Herriot, en plein centre de Lyon. C’est pour cela qu’il semble évident qu’un nœud ferroviaire, utilisant l’une des lignes « abandonnée » doit prendre en charge ces marchandises. 

Venons en au fait, sur le sujet de ces fameux déchets. Etant envoyé en France par choix de l’Etat, et par lien néocolonial avec la Côte-D’ivoire, il aurait du y avoir un appel d’offre, expliquant ce qu’étaient précisément ces déchets, et le traitement approprié. Or ces zone d’ombres ne sont pas élucidées. De plus, ces déchets devaient transiter par Amsterdam, ce qui n’a pas été fait lorsque les autorités Hollandaises ouvrirent les containers. Il semble que l’odeur pestilentielle les aient dégoutés de les prendre en charge. Toujours est il que ces déchets seront traités dans notre région, avec un calcul des risques imprécis. En effet, Tredi, la société en charge de ces déchets, n’est pas sensé avoir de four, donc ne pas émettre de fumées. Pas de fumée, pas d’analyse. Or elle en émet cependant, et pas des plus agréable à sentir.   

En bref, la présence de Nelly Olin, « ministre »  de l’ « écologie » en France, à déclaré qu’il n’y avait aucun danger, prouvant ainsi les liens unissant les entreprises privées à l’Etat, lesquels s’entraident et se couvrent mutuellement. Quand à l’impérialisme français en Cote D’ivoire, il se mute en impérialisme parisien lorsqu’il s’agit de la Province.

 

Cote D’ivoire poubelle de la France ? Province poubelle de Paris ?

Par SovietSiG
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Mardi 12 décembre 2006

Nelly Olin, Ministre de l'environnement, s'était engagée le 28 novembre dernier auprès des élus locaux et des associations, sur la tenue de quatre réunions de suivi des opérations d'élimination des déchets toxiques du Probo Koala en provenance de la Côte-d'Ivoire sur le site de l'entreprise Tredi à Salaise-sur-Sanne, dans l'Isère (38).

La première de ces quatre réunions, qui s'est tenue le 13 décembre dernier, a permis de présenter un bilan des émissions polluantes de l'installation de traitement des déchets dangereux de Tredi, depuis 2002, et de présenter les derniers résultats des analyses des rejets atmosphériques. Cette première réunion a également permis de revenir sur le déroulement des opérations d'élimination des déchets toxiques du Probo Koala ainsi que sur la composition des dits déchets.

Selon le ministère, les analyses réalisées sur le contenu des soutes du navire Probo Koala ont fait ressortir que les liquides déversés s'apparentaient à un produit pétrolier très proche de l'essence, avec une très forte teneur en hydrogène sulfuré. C'est cette substance, ce gaz toxique, qui a probablement été la cause des nombreuses intoxications et des 10 décès survenus en Côte-d'Ivoire à la fin de l'été. Le ministère de l'environnement rappel que ce liquide a été déversé dans des décharges, et qu'il a pollué les sols. Il s'est ensuite retrouvé dans les 9.500 tonnes de déchets terreux et liquides prélevés sur les zones polluées à Abidjan. Ces 9.500 tonnes de déchets, issues des opérations de dépollution des terrains, sont donc composées de ce produit pétrolier mélangé à de la terre et de l'eau.

Les analyses réalisées, sur ces déchets, dans le cadre de l'instruction de la demande de leur importation, ont permis de confirmer que le produit déversé était un résidu pétrolier comparable à de l'essence (91,5%) ne contenant pas plus d'hydrogène sulfuré. Elles ont également permis de démontrer que l'unité de traitement de la société Tredi, située à Salaise-sur-Sanne, pouvait éliminer ces déchets dans le respect de l'environnement et de la santé de la population, précise la ministère.

(source )

Bon, on est pas allés vérifier tout ça.

Par le collectif N.R.V
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Lundi 18 décembre 2006

Monsieur le Préfet,

Mercredi 13 décembre 2006, au cours de la première réunion du Comité de Suivi des déchets toxiques
en provenance d’Abidjan voulue par Mme N. Ollin, nous avons appris que le four N°2 , qui doit traiter
ces déchets toxiques, ne parvient toujours pas à respecter les limites en émission de dioxines.
Nous n’avons pas eu d’informations sur les autres types de rejets de cet incinérateur.
Les derniers publiés, datant de 2004, étaient inquiétants (annexe 1).

C’est pourquoi nous avons demandé la création d’une Commission Locale d’Information et de Surveillance et la réunion de cette CLIS avant l’arrivée à Salaise de ces déchets toxiques.

A l’ordre du jour de cette première réunion, nous souhaitons voir abordés ces 3 points :
- Réelle transparence du fonctionnement de l’incinérateur
Examen des résultats des mesures réglementaires des années 2005 et 2006,
et, comme convenu lors de la réunion du 13 décembre, des mesures intermédiaires réalisées par l’exploitant, tous éléments chiffrés parvenus suffisamment avant cette réunion aux membres de la Commission afin qu’ils puissent être examinés.
- Confiance assurée dans la durée par la mise en place d’un organisme de contrôle associatif et indépendant.
- Réponses aux attentes des riverains (90 ans de chimie et 30 ans d’incinération ont impacté le territoire) :
Mise en oeuvre par les pouvoirs publics d’une campagne d’analyses des sols environnants et de certaines productions alimentaires locales pour identifier les zones polluées par les dioxines et les métaux lourds et dresser une cartographie de la dispersion de ces polluants, pour aboutir à une étude de l’impact sanitaire de cette dispersion.

Nous attendons de cette réunion de CLIS des garanties sur la capacité de cet incinérateur à fonctionner réglementairement.
C’est pourquoi jusqu’à cette réunion, les associations locales restent opposées à l’arrivée de ces déchets toxiques en provenance d’Abidjan.

Nous vous remercions de l’attention que vous porterez à notre demande et nous vous prions de croire, Monsieur le Préfet, à nos sentiments les plus respectueux.


ANNEXE 1

Analyse VIVRE des rejets 2004 Incinérateur TREDI/SECHE de SALAISE (38),
d’après le compte-rendu de la réunion de la CLI du 23 Juin 2005.

1 ) Rejets atmosphériques :

· Dioxyde de soufre :
-Salaise 1 Sud :
Juillet 2004 : 430 kg de dioxyde de soufre au delà de la limite (1,8 tonnes par mois)
Août : dépassement de 117 kg.
Septembre: 5 tonnes de dioxyde de soufre rejetés dans l’air au lieu de 1,8 tonnes.
- Salaise 3 : En mai 2004, dépassement de la limite réglementaire en dioxyde de soufre de plus de 110 kilogrammes le jour d’un contrôle planifié.

· Poussières d’incinération :
En 2004, rejets de plus de 3,5 tonnes de poussières d’incinération.
L’unité Salaise 2 a été au minimum pendant 4 mois au-delà des limites légales (+62% en août,
+ 112% en septembre, +9% en octobre et +24% en décembre).
Contrôle planifié en octobre 2004 sur Salaise 2 : rejets de +36% au-delà du seuil.

· Acide chlorhydrique :
Octobre 2004 : près de 5 fois la norme avec plus de 380 % de dépassement en concentration.
La limite en concentration d’acide chlorhydrique, dioxyde de soufre et poussières toxiques d’incinération fixée par la loi date pourtant de 1991 : 15 ans après, l’incinérateur de Salaise ne parvient toujours pas à maîtriser ses rejets de gaz acides.

· Dioxines :
La norme de 0,1 ng de dioxines par m3 de fumée est applicable à compter du 1er juillet 2000 aux incinérateurs industriels. Le mois suivant , une valeur de 475 fois cette norme a été mesurée et depuis les dépassements ont été nombreux et importants.
Nous ne savons pas pourquoi ce n’est que fin 2005 que l’incinérateur de déchets industriels Tredi/ Seché de Salaise s’est vu imposer cette norme.
Au premier semestre 2004, l’unité de Salaise 2 dépassait de 37 % la concentration limite en dioxines.

2) Rejets d’eaux industrielles dans le Rhône :

Février 2004 :
-Flux métaux lourds de 2, 5 fois la limite autorisée (107 kg par jour au lieu de 43.2 kg autorisé, soit un dépassement de 147 % de la valeur réglementaire).
-Concentration en plomb de plus de 5,5 fois la limite autorisée (dépassement de 460%),
-Les rejets en chrome hexavalent, atteignent par trois fois la valeur limite en février, mai et juillet 2004.
Mars : Cadmium, dépassement de +100%.

Contrôles inopinés :
Juillet : Arsenic :plus de 5 fois la limite (+420 %),
Octobre : Plomb : +26%, Chrome hexavalent : 10 fois la norme (+900%).


Par le collectif N.R.V
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Mercredi 20 décembre 2006

"A l'occasion de cette visite, Dominique Voynet a rencontré les associations de riverains et la direction de Trédi. La candidate des Verts a l'intention de demander à Nelly Olin, actuelle ministre de l'Environnement, une "évaluation de l'état du site".

"Ce sont des déchets européens, c'est la moindre des choses qu'ils soient traités en Europe". Leur arrivée en Isère doit cependant servir à "attirer l'attention du public" sur la question de la pollution du site de Salaise, où "250.000 tonnes de déchets sont traités chaque année (...) C'est l'occasion de donner des réponses concrètes aux inquiétudes légitimes de la population après quasiment un siècle d'exploitation industrielle".

"Je souhaite que l'on dresse la liste des polluants présents, que l'on évalue la qualité de l'eau, et surtout que l'on mène une étude épidémiologique en commençant par les anciens salariés (...) Au delà du problème de Salaise-sur-Sanne, je veux mettre l'accent sur le problème des déchets. On n'a pas envie de voir les conséquences de notre modèle de développement, mais il existe plus de 300 sites pollués en France"."

Dossier sur France 3

Par le collectif N.R.V
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Dimanche 7 janvier 2007

VIVRE organise une conférence de presse,
à laquelle sont invités tous les élus concernés,
mardi  9 janvier à 17 h 00,
salle de justice de paix en mairie de Roussillon.

Pour la première fois, un contrôle inopiné vient d’être réalisé par les pouvoirs publics  sur les 4 incinérateurs Séché/Tredi de Salaise (Isère):

Il confirme que l’incinérateur Salaise 2, qui doit traiter les déchets toxiques
en provenance d’Abidjan, continue de dépasser la limite maximale de rejets de dioxines que la loi lui a imposé il y a près de 7 ans !

Les associations locales ont déjà affirmé leur opposition à la venue de ces déchets toxiques tant qu'une réunion de la CLIS (Commission Locale d’Information et de Surveillance) n’apporterait pas aux élus locaux et aux associations, la garantie du bon fonctionnement de cet incinérateur.

Nous venons d’apprendre que cette commission risque de ne pas être réunie avant l'arrivée de ces déchets toxiques.

Avec le soutien des autres associations locales de protection  de l’Environnement, nous demandons aux autorités l’arrêt de ce four jusqu'à sa mise en conformité avec la réglementation.

Les déchets - Merci à l'association vivre pour la photo

 


 

(Il est nécessaire en effet de prendre l'initiative médiatique dans cette affaire parce qu'on ne peut pas dire que les médias relaient les infos de façon très impartiale... Ils sont là pour nous rassurer.)

Par le collectif N.R.V
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