Travailleurs !

Samedi 28 octobre 2006 6 28 10 2006 13:19

La visite de Chirac en Chine coïncide avec la vente - préparée depuis un moment - de la filière Silicones de Rhodia à une entreprise chinoise. Si cette entreprise a connu des difficultés, cette filière rapportait de l'argent. Les articles des médias boursiers parlent du fait que la baisse des dépenses en cotisations sociales permetterait à Rhodia de redresser ses actions.

Mais, dans la région, c'est plus de 700 salariés, à Saint-Fons, Roussillon et aux Roches de Condrieu qui sont concernés. La direction affirme que les chinois comptent développer les activités de ces usines. Néanmoins, on ne peut que s'inquièter pour nos camarades employés sur ces sites, déjà démantelés entre de nombreuses entreprises.

Par le collectif N.R.V
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Lundi 6 novembre 2006 1 06 11 2006 12:14
Les fédérations SUD, CGT, FO, CFDT et CFTC de La Poste appellent les postières et les postiers à une journée nationale de grève et de manifestations le mardi 14 novembre.

La directive européenne présentée cette semaine par la Commission de Bruxelles fait peser de graves menaces sur le devenir du service public postal et sur l’avenir de son personnel. En effet, les études sur lesquelles s’est basée la Commission pour proposer l’ouverture totale du marché dès le 1er janvier 2009 annonce la couleur. Cette libéralisation aura des conséquences directes pour les usagers et le personnel : fin de la péréquation tarifaire, augmentation des tarifs aux particuliers, milliers de suppressions d’emplois, une égalisation par le bas des statuts et le développement du travail intérimaire et du temps partiel... !
De plus, au-delà de l’ouverture à la concurrence, c’est au statut public de La Poste que s’attaque la commission européenne au travers des nombreuses procédures (livret A, garantie de l’Etat, retraites...).
La Poste française, dont le président s’est déclaré « pas opposé à la libéralisation totale du marché », lance d’ores et déjà les réorganisations d’envergure dans ce but.
Fermetures des centres de tri et de bureaux de poste, des dizaines de milliers de suppressions d’emplois programmés d’ici 2010 dans l’ensemble des secteurs de l’entreprise publique, politique salariale indigente : c’est cela La Poste aujourd’hui !
Depuis plusieurs semaines, les grèves se multiplient dans un certain nombre de départements (Bouches-du-Rhône, Loire-Atlantique, Morbihan, Hauts-de-Seine...), en particulier dans les services de distribution du courrier, services dans lesquels une réorganisation prévoit la suppression de 30 000 postes de facteurs sur 100 000 et une évolution très négative sur les conditions d’exercice de ce métier. Il s’agit d’obtenir le retrait de Cap Qualité Courrier et Facteur d’avenir, les deux principales réorganisations dans le secteur du courrier.
Pour Sud-PTT, la grève et les manifestations du 14 novembre doivent être l’occasion de dire non à la libéralisation et la privatisation, dire non aux restructurations, qui entraînent des milliers de suppressions d’emplois et dégradent le service public dans tous les secteurs (services financiers, bureaux de poste, colis...). Ce sera aussi l’occasion de réclamer un véritable développement du service public postal, ce qui signifie notamment un personnel suffisant et correctement payé.
Cette journée de grève ne doit pas rester sans lendemain, elle doit s’inscrire dans un processus de mobilisation permettant de créer un rapport de forces suffisant pour être entendu !
 
 
Par le collectif N.R.V
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Lundi 20 novembre 2006 1 20 11 2006 16:17

Après 20 ans d’existence, le syndicat CNT PTT 69 ainsi que l’ensemble des syndicats de notre confédération se trouvent interdits à La Poste. L’Union Départementale du Rhône, soutenue par l’Union Régionale Rhône-Alpes, appelle à manifester samedi 25 novembre 2006 à 15h, place Antonin Poncet devant la poste centrale de Lyon.
Interdiction de la CNT-PTT à la Poste de Lyon
Cette interdiction est la conséquence d’un accord conclu, le 27 janvier 2006, entre la direction de La Poste et les syndicats dit représentatifs mais néanmoins minoritaires (CFDT, FO, CFTC, UNSA et CGC). L’ironie est que cet accord a été signé pour "faciliter et développer le dialogue social" (en bâillonnant toute contestation ?).

Depuis la poste n’a pas hésité à sanctionner d’une mise à pied de 15 jours un camarade parisien qui avait distribué un tract CNT dans son établissement. D’autres militant-es sont menacé-e-s. Derrière la CNT c’est le syndicalisme de lutte qui est visé, celui qui s’oppose au restructuration et donc à la privatisation. N’en doutons pas ceci n’est qu’une étape vers le bâillonnement de toute contestation dans tous les secteurs de la société. Bientôt les autres services publics seront touchés et ne parlons même pas du secteur privé ! Ne subsisteront que les syndicats d’accompagnement qui ne s’opposeront pas aux attaques contre les travailleurs et les travailleuses. Mais nous ne comptons pas nous laisser faire.

C’est pourquoi c’est l’ensemble des syndicats CNT de l’Union Départementale du Rhône soutenu par l’Union Régional Rhône-Alpes, qui appelle à manifester samedi 25 novembre 2006 à 15h, place Antonin Poncet devant la poste centrale de Lyon-69002.

La CNT PTT a besoin du soutien de toutes personnes syndiquées, non-syndiquées pour retrouver la liberté d’expression




Lettre ouverte aux militants syndicalistes
Dans le cadre de sa campagne pour défendre la liberté syndicale, l’UD CNT du Rhône a décidé de s’adresser, dans une lettre ouverte, aux militants des organisations syndicales : CGT, CFDT, UNSA, SUD, FO, CFTC, CGC, FSU.

Lyon, le 17 novembre 2006

L’Union départementale 69 de la CNT organise une manifestation le samedi 25 novembre à 15h (départ place Antonin Poncet face à la poste centrale) pour défendre les droits syndicaux à la Poste. En effet, suite à un accord signé par toutes les organisations syndicales le 28 janvier 2006 (sauf Sud et la CGT qui se sont abstenus, mais ne se sont pas opposés), la CNT-PTT se voit privée de tous ses droits syndicaux à la Poste. Les droits élémentaires que nous avions depuis 20 ans : distribution de tracts, panneaux syndicaux et local, nous sont maintenant retirés. La poste n’a d’ailleurs pas hésité à sanctionner d’une mise à pied de 15 jours un camarade parisien pour avoir distribué un tract CNT sur son établissement. Nous vous rappelons que notre syndicat a participé durant les 2 dernières décennies à toutes les luttes qui ont lieu, et que très régulièrement celles-ci ont d’ailleurs été menées en intersyndicale. Nous ne doutons pas que les militants syndicaux ne peuvent cautionner de tels faits. Malgré les divergences que nous pouvons avoir, il nous semble que la défense des droits syndicaux de la CNT-PTT est une défense des conquêtes sociales de tous les travailleurs et de leur liberté d’expression.

Un 4 pages sur l’accord social ainsi que des cartes postales-pétition sont disponible à notre local ou sur demande. Nous espérons donc vous voir dans la rue à nos côtés le 25 novembre et dans les luttes à venir, que ce soit à la Poste pour lutter contre les restructurations et les projets tels que « facteur d’avenir » ou dans d’autres secteurs.

L’Union Départementale CNT 69.

Et d'ailleurs...

Grèves à La Poste : IL FAUT PASSER MAINTENANT À LA VITESSE SUPERIEURE ! !

Près d’un collègue sur trois en grève le 14 novembre, _3000 manifestants à Paris !.. _IL FAUT PASSER MAINTENANT À LA VITESSE SUPERIEURE ! !

Les dirigeants de La Poste nous ont enterrés un peu trop vite. Dans un contexte de démoralisation générale des postiers, la journée de grève de mardi 14 novembre a été très suivie dans tous les services, les distris, les CTC et CPC et les guichets. Ce qui montre bien le ras-le-bol général de l’ensemble des collègues et notre potentiel de révolte énorme. Oui, la grève générale est aujourd’hui encore possible, même à La Poste !... Au sujet de la combativité des collègues qui ont fait grève ou pas, la journée du 14 novembre n’apparaissait pas hyper motivante, même pour la section locale de SUD qui y appelait pourtant... Ce sont les organisations syndicales qui doivent faire des propositions d’action et offrir des perspectives de lutte aux collègues, au-delà d’une journée de grève. Les collègues seront naturellement très combatifs si les syndicats réussissent à créer les conditions d’une lutte réelle, démocratique, en s’appuyant sur des Assemblées Générales du personnel et en en portant les revendications. _SUD va s’efforcer de créer une coordination des CPC parisiens d’autant plus que déjà deux centres, Villette et Bercy, ont de gros problèmes de sous effectifs. Les collègues de Villette CPC portent de leur côté également des revendications d’ordre salariale, comme le grade de base minimal pour tous en II-1 ! SUD fera tout pour favoriser les rencontres inter-centres et les liens directs entre collègues.

Pour revenir à la journée du 14 sur le CPC, en plus des habituels califs recrutés pour pallier aux découverts et de l’encadrement du centre qui s’est mis à bosser à la table d’ouverture, six commerciaux du 2ème étage ont bossé eux aussi à la collecte et au - 1. C’est parfaitement dégueulasse, c’est à chacun à se décider si il choisit ou non de faire grève, en aucun cas la boîte ne doit se permettre de péter notre grève de cette façon. Si le boulot de manuts et trieurs a été fait par des cadres commerciaux et ceux du CPC en III-3 ou en classe IV, alors il faut qu’on soit payés en conséquence, tous en classe IV au minimum ! Sinon nous ne tolèrerons plus la présence de cadres supérieurs à la manutention, au tri ou en tournée, ni d’aucun califs les jours de grève !

IL VA FALLOIR SE BATTRE ET POUR DE BON ! LA BOÎTE NE RIGOLE PAS, NOUS NON PLUS ! ! !

salaire minimal de base 1500 euros nets
500 euros nets d’augmentation immédiate pour tous.

 

Par le collectif N.R.V
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Mardi 21 novembre 2006 2 21 11 2006 13:23

Y en a pour qui c'est tous les jours, en même temps.

Par le collectif N.R.V
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Samedi 2 décembre 2006 6 02 12 2006 08:13

A 14h30, place de la République.

Quelle(s) priorité(s) ?

La question est vaste, les réponses multiples tant elles dépendent de différents paramètres.

D’abord d’où l’on se pose la question, de notre situation, de nos expériences, de notre degré de conscience, de nos croyances ou de la philosophie qui peut nous porter, de ce que l’on sait ou croyons être nos besoins, y compris vitaux.

Est-il possible de classifier les urgences ? Pour certains l’inacceptable c’est que des femmes et des hommes se retrouvent à la rue (plus de 800 000 femmes et hommes sont ou ont été sans domicile fixe), pour d’autres c’est que des jeunes se retrouvent sans perspectives, pour d’autres encore c’est que des vieux soient dans la misère.

D’aucuns penseront que le scandale des scandales c’est que des millions de salariés gagnant le SMIC et moins que le SMIC se retrouvent dans la pauvreté, pour d’autres l’intolérable c’est l’expulsion des sans papiers.

Nous ne sommes pas en capacité de hiérarchiser la douleur, la souffrance, l’angoisse et le désespoir et c’est tant mieux, mais nous pensons qu’il y a un point de départ, un détonateur à toutes ces vies en miettes piétinées par le MEDEF et les actionnaires, il s’agit de leur féroce volonté de faire baisser le prix du travail.

Pour y parvenir, tous les coups, y compris les plus bas, sont permis : casser l’école, sacrifier la planète, faire croître les questions de l’insécurité sociale pour ne dénoncer que l’insécurité qui leur permet de justifier la société du tout répressif.

La terrible réalité c’est que le chômage ne baisse pas, ce qui baisse c’est le nombre de chômeurs comptabilisés, le nombre de femmes et d’hommes mal logés ou sans domicile fixe se comptent par millions, la pauvreté, même pour celles et ceux qui ont un emploi, devient endémique.

Et ne croyons surtout pas que nous ne sommes pas concernés, que nous n’en sommes pas là, que nous sommes différents, c’est ce que se sont dit des millions de chômeurs et de pauvres qui ne pouvaient pas penser que cela leur arriverait, mais il s’agit d’une logique qui en épargnera peu si nous ne sommes pas en mesure d’inverser la tendance, de mettre un coup de pied dans le cul de la réalité économique et d’enfin déculpabiliser les victimes.

Pour la quatrième année, les organisations de chômeurs manifestent le samedi 2 décembre contre le chômage et la précarité, c’est l’occasion de prouver que l’on refuse la fatalité et d’affirmer qu’il est temps, plus que temps même, de chercher et de trouver ensemble des solutions pour chacune et pour chacun.

Nous en avons marre du débat « de l’œuf et de la poule » pour savoir s’il s’agit d’agir sur les causes ou les effets, il faut évidemment s’attaquer aux causes, mais quelle meilleure façon que de partir des effets, du vécu, du réel ? Nos vies c’est aujourd’hui que nous les vivons !

APEIS Coordination Nationale

8, rue de Verdun

94800 Villejuif

Site : www.apeis.org

Email : apeis@freesurf.fr

Par le collectif N.R.V
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Mardi 5 décembre 2006 2 05 12 2006 10:52

Le protocole d’avril 2006 est pire que celui de 2003 et comme d’habitude les syndicats comme la CFDT vont signer cet accord avec le patronat. Les collectifs des intermittens ainsi que les syndicat SUD et CGT appellent à une journée nationale de mobilisation ce mercredi 6 décembre.

C’est la lutte menée ensemble, coordinations et syndicats, depuis 1234 jours qui a freiné les effets les plus dévastateurs du protocole du 26 juin 2003.

Dans un contexte général d’exclusion de toute indemnisation chômage d’une part toujours plus grande de la population dans la perspective d’une logique de droits strictement assurantielle, la politique de dégraissage du « secteur culturel » continue. Cette politique repose sur une subordination de plus en plus grande des artistes et techniciens aux industries culturelles et aux institutions, elle exclut toute réflexion concertée sur la réalité et la diversité de nos pratiques et de leurs financements. CE QUI NOUS ATTEND : LE PROTOCOLE DU 18 AVRIL 2006

La CFDT annonce qu’elle signera le protocole du 18 avril 2006. La CFTC aussi. La CFG-CGC se prononcera lors de son congrès des 6, 7 et 8 décembre.

Le protocole du 18 avril 2006 confirme et aggrave celui du 26 juin 2003. Cf « Nous avons lu le protocole du 18 avril » disponible sur www.cip-idf.org. Il est assorti de mesures de traçabilité et de contrôle. Il accroît la pression sur les salaires et les conditions de travail. Les nouvelles règles d’ouverture des droits continuent à privilégier ceux qui travaillent tout le temps.

CE QU’ON ENTERRE : L’AFT (ALLOCATION FONDS TRANSITOIRE) ADIEU LES 507 HEURES EN 12 MOIS ! Le protocole du 18 avril signe la fin de l’AFT acquise par la lutte. L’AFT a permis de rattraper 34 000 personnes depuis 2005... 34 000 intermittents basculeront dans la précarité absolue !

CE QU’ON NOUS PROMET : RECONVERSION OU RMI. Pour ceux qui ne réunissent pas 507h en 10 mois ou 10 mois 1/2, le gouvernement annonce la création d’un « Fonds de professionnalisation » qui est une allocation de fin de droits (de type ASS) d’une durée de 2 à 6 mois suivant l’ancienneté dans le régime de l’intermittence (à partir de 5 ans sans interruption), et qui n’est en aucun cas une possibilité de réouverture de droits. La gestion de ce fonds sera confiée à une caisse à part, et l’accès à ce fonds est assorti d’exigences de reconversion. Ou bien simple fonds transitoire vers le RMI.

REGROUPONS-NOUS CONCERTONS-NOUS AGISSONS ENSEMBLE EXIGEONS D’ETRE ENTENDUS LE PROTOCOLE UNEDIC DU 18 AVRIL 2006, C’EST :

- La suppression de l’AFT.

- Une nouvelle règle du décalage dans le calcul du nombre de jours non indemnisés : pour l’annexe 8, techniciens, 8 heures travaillées = 1,4 jour non indemnisé. Pour l’annexe 10, artistes, 10 heures travaillées = 1,3 jour non indemnisé. Exemple : un artiste travaille dans un mois 2 jours à 12 heures soit 24h... 24 heures divisé par 10 = 2,4... 2,4 x 1,3 jours = 3.12 jours non indemnisés pour 2 jours de travail effectué.

- Pour la (ré) ouverture des droits : Le système des 507h en 10 mois (techniciens) et 10 1/2 mois (artistes) est maintenu pour une durée d’indemnisation de 243 jours. La réalité, on la connaît : celui ou celle qui n’arrive pas à faire assez d’heures dans les 8 premiers mois est exclu. En cas d’épuisement des 243 jours de droits sur une période de plus de 10 mois ou 10 1/2 mois, du fait d’un décalage mensuel important, (droits épuisés sur 11, 12, 13, etc..mois), le nombre d’heures serait à chaque fois augmenté :
- sur 11 mois : il faudrait trouver 557h pour les techniciens et 531h pour les artistes
- sur 12 mois : il faudrait trouver 607h pour les techniciens et 579h pour les artistes... C’est un marché de dupes ! Les gens qui mettent plus de 11, 12 ou 13 mois à épuiser leurs droits font en réalité bien plus d’heures que ce qui est demandé là ! Quelqu’un qui met 12 mois à épuiser ses 243 jours d’indemnités du fait du décalage aura effectué environ 680h /techniciens ou 900h /artistes ! Et un faux espoir ! Pour celui qui épuise ses droits en 10 mois ou 10 1/2 mois (ou moins) : plus de rattrapage possible dans les conditions qu’offraient l’AFT et s’il pense qu’il peut éventuellement être réintégré après avoir été exclu, en revenant au bout du 11ème mois avec un total d’heures de 557 pour les techniciens ou 531 pour les artistes, ou 607 sur 12 etc... IL SE TROMPE ! Car c’est uniquement à partir de son dernier contrat que sera recherché un total de 507h sur ses derniers 10 ou 10 1/2 mois d’activité ! EN CONCLUSION : A QUELQUES DETAILS PRES, C’EST L’APPLICATION BRUTALE DU PROTOCLE DE JUIN 2003 !

- L’ Allocation Journalière (AJ) calculée en fonction du Nombre d’Heures Travaillées (NHT) et du Salaire total sur la période de Référence de 10, 11 ou 12 mois définie ci-dessus. Au-delà de 12000 euros de salaire ou de 600 heures travaillées, il y a une revalorisation, supposée inciter à déclarer les heures travaillées, mais tellement minime qu’elle sera inopérante. L’AJ globalement baisse de 5%, elle oscille de + ou - 3% à + ou - 24% selon les cas.

- Une volonté de renforcer les contrôles et la chasse au « travail dissimulé » (art.11 un des plus longs), avec signalements à la Préfecture en cas de non déclaration.

- Un numéro d’objet attribué à toute nouvelle activité (production, spectacle...) préalablement à son démarrage. « Ce numéro sera porté par l’employeur sur les contrats de travail ou les bulletins de paie des artistes et techniciens concernés par cette activité » (sic), les dépenses en salaire devront toutes être justifiées par un spectacle ou une production précise... Le cauchemar des administrateurs commence.

- La confirmation de l’accès à l’indemnisation pour les hauts revenus.

Pour Lyon rendez vous à 13h30 précises Place Guichard pour une action et à 17h au bar "de l’autre coté du pont" pour une conférence de presse.

Le site de la coordination des intermittents et précaires d’Ile de France : http://www.cip-idf.org/

Pour s’inscrire à la mailing liste des intermittentslyonnais en lutte : intermittence@free.fr

Par le collectif N.R.V
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Mercredi 3 janvier 2007 3 03 01 2007 11:21

La grève a démarré dans les centres de tri de La Poste depuis 10 semaines pour les premiers. C’est parti des centres d’Ile de France (surtout banlieue), autour de la revendication de revalorisation à 3 euros de l’indemnité d’heure de nuit. Le mode d’action est choisi de façon à durer. Chaque nuit le personnel non fonctionnaire (« contractuel ») fait une heure de grève (retenue = 1 heure), chaque nuit du vendredi au samedi l’ensemble du personnel de nuit (donc fonctionnaires aussi) fait la nuit entière de grève.
Ce que réclament nos camarades qui travaillent de nuit dans les centres de tri de La Poste, c’est ce que demandent toutes celles et tous ceux qui travaillent en horaires décalés : il faut reconnaître que le travail de nuit … nuit à la santé.
Une véritable reconnaissance, la prise en compte de la pénibilité passent par : La diminution du temps de travail, des compensations en temps. Une revalorisation des indemnités de nuit.
Localement, le mouvement a été soutenu dès le début par de nombreuses intersyndicales.
Nationalement, la fédération SUD PTT soutient la grève, participe à sa coordination, popularise l’action et les revendications des grévistes.
Albi, Issy-les-Moulineaux, Créteil, Brest, St-Brieuc, Toulouse-Ville, Lille, Annecy, Clermont Ferrand, Paris- Louvre, Gonesse, Paris 14, Paris 15, Orly, Bordeaux, Lons-le-Saunier, Bobigny, Montpellier, Angers, Nantes, Nancy, Lyon St Priest, Lyon-Ville, Orléans, Valence, Chalons-en-Champagne, Trappes, Rennes, La Rochelle, Avignon, Vannes, Hte Garonne CTC… la liste des centres de tri en grève s’allonge.
Avec les unions interprofessionnelles Solidaires, nous appelons les cheminot-e-s et tous les travailleurs/ses du rail (restauration, nettoyage, etc.) à aller rencontrer les grévistes des centres de tri.
Depuis des années, La Poste installe ses centres de tri dans des zones éloignées, ferment ceux qui étaient dans les gares, … la solidarité ouvrière, l’action syndicale interprofessionnelle font peur aux patrons !
La meilleure solidarité avec nos camarades de La Poste, c’est de débattre nous aussi des conditions de travail en horaires décalés, de la reconnaissance en terme de temps de travail et rémunération, de nous préparer à agir ensemble !

Des patrons interchangeables...

On sait que l’actuelle présidente de la SNCF, Idrac, vient de la RATP où elle remplaça Bailly, parti à La Poste… et les exemples sont multiples.
Ils prônent la concurrence entre salarié-e-s, mais eux/elles, travaillent en étroite concertation, notamment lorsqu’il s’agit de lutter contre celles et ceux qui résistent, s’organisent, font grève.
Ainsi, face à cette grève qui perturbe le trafic postal depuis deux mois, la direction de La Poste a tout d’abord nié l’existence même d’un mouvement… avant d’oser dire il y a quelques jours qu’il « est temps d’y mettre un terme » !Dans un premier temps la direction de La Poste a communiqué sur les « avantages » qu’avaient les postiers/ères des centres de tri par rapport aux salarié-e-s d’autres entreprises publiques travaillant en horaires décalés.

Exemple concret de l’utilité d’un syndicalisme interprofessionnel, les organisations de l’union Solidaires ont fait le point sur la situation dans leur secteur, la fédération SUD PTT est revenue vers les patrons de La Poste, a proposé d’ouvrir immédiatement des négociations en prenant en compte tous les éléments de comparaison sur le travail de nuit des autres secteurs et professions.

Curieusement, alors qu’au début du conflit, la direction mettait en avant les nombreux “avantages” dont bénéficieraient les personnels de nuit pour justifier son intransigeance, aujourd’hui elle rejette cette proposition.

la situation des centres de tri en grève au 2 janvier 2007 sur le site : http://www.sudposte75.fr/

Par le collectif N.R.V
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Mercredi 10 janvier 2007 3 10 01 2007 10:39

Ils publient un journal disponible ici qui s'intitule le réveil du bâtiment et dont voici l'édito.

Qu’on se le dise !

Des conditions de travail lamentables, des métiers très dangereux (1 mort tous les deux jours), des cadences de travail infernales, des salaires minables... Bienvenue dans le Bâtiment, un des secteurs les plus rentables et les plus profitables pour les patrons.

On crève et ils s’engraissent ! Mais nous sommes près d’ 1,4 millions de travailleurs et nos patrons, combien sont-ils : que dalle ! Si nous retrouvions le chemin de l’unité et de la bataille syndicale on aurait tout à y gagner.

C’est ce que nous faisons à la Fédération du Bâtiment de la CNT, modestement, lentement mais sûrement. Notre Fédé se réveille et relance son journal « Le Réveil du Bâtiment », lisez-le, diffusez-le. Et surtout rejoignez-nous pour qu’ensemble on construise un syndicalisme regroupant tous les travailleurs du Bâtiment, des Travaux Publics, de l’Equipement, du Bois, de l’Ameublement et des matériaux de Construction ; un syndicalisme de combat, un syndicalisme Révolutionnaire.

Face aux patrons tous unis

Qu’on se le dise !

Par le collectif N.R.V
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Samedi 13 janvier 2007 6 13 01 2007 11:11

REGARDEZ CE QUE LES GERANTS D'ENTREPRISE RECOIVENT DANS LEURS BOITES MAILS.... C'est vraiment du foutage de gueule et de la propagande ! Et sur le principe, envoyer des médecins espionner ses employés, c'est médiocre.
1. Il faut se les payer, les vacances en guadeloupe. Qui peut ?
2. Déjà, pour se faire arrêter, il faut pouvoir arriver à avoir un rendez vous chez le médecin. Ce qui n'est pas évident car souvent, on nous propose des rdv une fois que nos 40 de fièvres sont passés.
3. Ensuite, les médecins ne sont pas si sympas. Faut vraiment être à l'agonie pour être arrêté. On peut pas y aller parce qu'on a nos règles, alors qu'on peut d'ailleurs être très malades à ce moment là.
4. Les règles régissant la vie des individus en arrêts maladies sont strictes au niveau des sorties. Mais pour un arrêt de plusieurs mois, il est normal de les transgresser et de sortir. Surtout si on s'est cassé le bras.

Non, quelqu'un qui se met en arrêt maladie est criminel !

Si vous n'arrivez pas à lire ce message, cliquez sur le lien ci dessous :
http://www.contre-visite-medicale.com/mailing/_1.html

  Sébastien 27 ans, informaticien
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Par le collectif N.R.V
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Jeudi 18 janvier 2007 4 18 01 2007 12:27
Le monde du travail, la vie à l'usine

Le monde du travail a beaucoup changé en une trentaine d'années ; on peut dire qu'auparavant, il y avait deux camps ; celui du patronnat et celui du prolétariat. Cela permettait aux ouvriers comme aux patrons d'être très solidaires avec les leurs ; par exemple, lors des grèves des mineurs au Royaume Unis, ceux qui franchissaient les piquets de grèves pour reprendre le travail étaient considérés à juste titre comme des traîtres, des "jaunes" et subissaient parfois de  violentes représailles de la part des grèvistes.
Le fait qu'il y ait deux camps mettait tout le monde sur un pied d'égalité. Les ouvriers étaient tous dans le même bateau, car ils faisaient tous le même travail et personne n'était au dessus de l'autre, sauf le patron.
Le patronnat a du se rendre compte que ce système dont l'union, la solidarité et l'égalité en découlaient pouvait être dangereux pour lui alors il décida de privilégier certains ouvriers, de leur accorder des responsabilités minables pour trois francs de mieux afin de fabirquer les nouveaux traîtres. Ainsi, une nouvelle hiérarchie s'est mise en place. Il n'y avait plus les ouvriers d'un côté et les patrons de l'autre mais les ouvriers, les chefs d'équipe, les chefs du personnel, les chefs des chefs et ainsi de suite.
Désormais, les mécontentements exprimés par le prolétariat passent d'abord par les chefs d'équipe, ensuite par les chefs du personnel, etc etc au lieu de s'attaquer directement au responsable.
Concretement, en donnant de nouvelles responsabilités à certains et en maintenant la pression sur ces chefaillons (perte du poste, blâme, mauvaise note aux évaluations de compétence, etc)  l'égalité est anéantie.
La colère est détournée et brisée par ces intermédiaires. On assiste alors à des scènes de délation, à une course où le gagnant est celui qui sera le mieux vu, qui aura un meilleur rendement. De ce fait, beaucoup acceptent des tâches ingrates, tout cela pour monter dans cette nouvelle hiérarchie en oubliant finalement qu'ils sont comme les autres, des ouvriers, et tout cela pour une augmentation aussi minime qu'elle soit ou un poste plus haut placé.

Les embauchés et les intérimaires

Une autre catégorie en plein boum est apparue : les intérimaires disponibles et jetables à souhait. Une fois de plus, sans parler des avantages considérables pour le patronnat, les intérimaires ne sont autres qu'un nouvel intermédiaire dans cette hiérarchie déjà bien échaffaudée. Il y a désormais embauchés et intérimaires.
Cette fois ci, la solidarité et l'égalité sont quasiment impossibles ; ils ne sont là que pour une semaine voire un jour, ils n'ont pas le même statut, sont soumis à une grande précarité ("ne fais pas ça car si le patron te voit ... moi je suis embauché ce n'est pas pareil ...") et ne connaissent ni le fonctionnement de l'entreprise ni son travail. Ils sont souvent mal considérés par les employés non contents de décharger sur eux certaines tâches pénibles qu'ils n'aiment pas effectuer.
Une ambiance très malsaine apparaît, les jugements de valeur sont souvent trop rapides.
Dans ces conditions, les contestations et les revendications sont très difficiles car le prolétariat est totalement divisé.

Pour conclure, nous pouvons dire que le patronnat a rondement bien mené la bataille de la division pour écarter les dangers d'une union fusionnelle. Il faut à tout prix rétablir la vérité d'exploitation occultée par cette hiérarchie sans fin.
Tous les travailleurs se doivent respect et solidarité dans tous les cas. Si nous parvenons à faire prendre conscience aux travailleurs que nous devons rester unis quoiqu'il arrive, alors nous seront automatiquement en position de force face aux vrais exploiteurs. N'oublions pas que le peuple uni ne peut être vaincu.

Ne nous trompons plus d'ennemi !!!


La Chatte Noire
Par La Chatte Noire
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Photos de la mobilisation contre le CPE à Vienne.

Le CURV, le collectif antilibéral viennois.

 

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