Infos diverses

Samedi 13 mai 2006

VIENNE, Isère (AP) -- Le tribunal correctionnel de Vienne (Isère) a condamné vendredi après-midi à 18 mois de prison, dont 12 mois ferme, un gardien de la paix du commissariat de la ville interpellé mercredi pour avoir volé, au total, près d'un kilo de résine de cannabis dans les scellés du commissariat.
Le tribunal devant lequel comparaissait le prévenu, poursuivi pour "vol aggravé commis par une personne dépositaire de l'autorité pendant l'exercice de ses fonctions" et "usage, détention et transport de stupéfiants, a délivré un mandat d'arrêt à l'audience.
Dans son réquisitoire le procureur de la République a qualifié les faits de "gravissismes" et estimé que "l'uniforme de la police avait été sali".
Le fonctionnaire, suspendu de ses fonctions depuis son interpellation a reconnu les faits et invoqué des problèmes personnels pour justifier ses vols destinés à sa propre consommation.
La justice lui reprochait d'avoir à une dizaine de reprises, entre novembre 2005 et avril 2006 dérobé de petites quantités de résine de cannabis placées sous scellés. Ses collègues qui s'en étaient aperçus l'ont confondu en mettant en place une surveillance vidéo qui a permis d'identifier le voleur. AP

Par le collectif N.R.V
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Mercredi 19 juillet 2006

La première journée de revendication organisée internationalement par la classe ouvrière date donc du 1er mai 1890. Grèves et manifestations revêtent une ampleur impressionnante dans les démocraties industrialisées, tandis que l’événement passe pratiquement inaperçu dans les pays pauvres, les colonies et les dictatures.

Les anarchistes français boudent tout d’abord l’idée de manifester à date fixe pour réclamer des droits. Pour eux la grève ne doit pas être revendicative, mais donner le signal de la révolution « la guerre des poings fermés, fermés sur le manche d’un couteau où la crosse d’un pistolet ». Ils se rallient malgré tout à la manifestation mais s’organisent pour donner à ce 1er mai 1890 un caractère insurrectionnel. Bien informée par ses indicateurs, la police les devance et coffre préventivement les militants à travers tout le pays, sauf à Vienne où Louise Michel, le compagnon Thennevin, Pierre Martin et Joseph Tortelier appellent les ouvriers et les ouvrières à la révolte.

Brandissant des drapeaux rouges et noirs, la foule des pauvres investit la rue et prend d’assaut les fabriques des « affameurs ».  Le cortège arborant drapeaux rouges et drapeaux noirs et chantant "la Carmagnole" ne tarde pas à se heurter aux "forces de l'ordre". Des barricades sont érigées, l'usine d'un patron du textile est pillée, mais les meneurs sont arrêtés. La grève dure cinq longs jours au terme desquels la petite ville, soumise à un véritable état de siège, doit plier devant le légalisme républicain.

 

Par le collectif N.R.V
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Dimanche 6 août 2006

Vienne n'est pas une ville très riche avec 17 579 euros de revenus par ménage et par ans. Néanmoins, la répartition de la population,  comme dans toutes les villes, n'est pas socialement homogène. Par exemple, les habitants d'Oullins ou de Vénissieux sont en général moins riches que les lyonnais. A plus petite échelle, les richesses, à Vienne, sont réparties selon une certaine organisation sur le territoire.

Les couches populaires habitent aux extrémités de l'agglomération, tandis que le centre ville - hormis les rues les plus basses, est bourgeois, commerçant. Le commissariat se trouve aux artères du centre ville. Les pentes au dessus du centre ville sont également bourgeoises, alors que le plateau est populaire.

Cela s'explique par la longue Histoire politique et économique locale, que nous ne maîtrisons pas suffisamment pour nous étendre sur le sujet. Cependant, il est évident que la vallée de la Gère est traditionnellement ouvrière, de même que Estressin et Pont-Eveque. Le centre de la ville ne s'est guère déplacé depuis l'époque romaine, l'organisation étant très tributaire de la géographie particulière.

Les différences sociales se retrouvent bien évidemment dans les caractéristiques sociales des élèves des collèges et lycées. Le collège de Pont Eveque est en ZEP. Robin et Saint-Charles sont réservés à une élite sociale, surtout le second établissement. Il est intéressant de constater qu'ils jouissent d'une position davantage centrale que les lycées publics. En ce qui concerne Saint Romain en Gal et Galilée, la différence est flagrante entre les deux lycées. Les élèves choisissant une filière générale sont issus de milieux ayant beaucoup plus de capitaux. Que Saint Rom et le Tech soient aussi éloignés l'un de l'autre n'est pas innocent. La ségrégation sociale est évidente.

Malissol est très éloignée du centre ville, de même que le quartier de l'Isle. Seuls le bus relie la ville. La destruction des batiments de Cuvière, qui ont été transformés en parking, crée un obstacle de plus à la mixité sociale. En effet, la suppression de cette zone tampon isole un peu plus du reste de la ville les classes populaires derrière la Gère.

La population viennoise est cloisonnée. C'est le fruit de l'économie et d'une politique d'aménagement du territoire bourgeoise. Au XiXème siècle, par exemple, ont été percées dans les villes de grandes artères qui ont repoussées les classes populaires de plus en plus hors des villes.

Toutefois, la mixité sociale n'est pas un concept très intéressant. Vouloir mélanger des populations socialement différentes n'est pas un objectif en soit. Parce que mixité suppose des inégalités.

Par le collectif N.R.V
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Dimanche 29 octobre 2006

L'association Halem relayant l'appel de SOS Diemoz, se mobilise pour soutenir les habitants à l'année d'un camping de l'isère.

 Le 27 septembre 2006, 42 familles résidant à l’année sur le terrain de camping de Diémoz (Isère) ont reçu un courrier d’huissier leur donnant congé au 31 Octobre.

Une soixantaine d’adultes et une dizaine d’ enfants dont 8 scolarisés , des Français moyens dont la plupart travaillent et sont à jour de leur loyer. Certains y habitent depuis 15 ans.

Cette situation est illégale car en dépit du grand nombre de personnes concernées, la législation française ne reconnaît pas la résidence éphémère ou mobile en tant que logement .

De ce fait, les habitants de mobil-home, caravanes, yourtes, tipis, etc…deviennent des citoyens de 2ème zone et sont notamment exclus du bénéfice des lois protégeant les occupants de logements en dur.

L’Association de Défense des Résidents du Camping des Bruyères à Diémoz 38790, soutenue par l’Association de Défense pour le Droit au Logement et à la Consommation et par Halèm, l’association des Habitants de Logements Ephémères ou Mobiles demande la reconnaissance des résidences éphémères et mobiles en tant que logements avec tous les droits et les devoirs qui en découlent.

Nous appelons aussi tous les résidents de logements éphémères ou mobiles ayant des problèmes ou subissant des injustices du fait de leur logement à nous rejoindre au sein d’un mouvement national fort afin d’obtenir l’égalité de droits avec nos concitoyens.

Un rassemblement est prévu mardi à la mairie de Diemoz à 6h30 du matin, et l'un à 11 heures.

Signer la pétition

Par le collectif N.R.V
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Mercredi 22 novembre 2006

VIENNE (AP) -- Le procureur de la République du tribunal correctionnel de Vienne (Isère) Franck Rastoul a requis mardi quatre à six mois de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende à l'encontre d'une ancienne gérante de l'agence immobilière Mil'Im de Vienne soupçonnée de discrimination raciale et de fichage ethnique entre 2000 et 2002.
Le jugement a été mis en délibéré au 9 janvier 2007.
Déjà condamnée pour publicité mensongère et outrage, Martine Blondelet, 52 ans, est accusée d'avoir établi un codage en fonction des origines ethniques des demandeurs de logements. Selon sept employés sur huit interrogés durant l'instruction, "le numéro 1 correspondait aux clients de type européen, le numéro 3 aux clients de type étranger".
C'est une ancienne employée de Mil'Im, Allyson Dumlu, qui avait dénoncé les pratiques en contactant SOS Racisme en 2001.
L'association avait ensuite procédé à des testings dans différentes agences Mil'Im de France telles que Vienne, Lyon, Saint-Nazaire, Caen, Rennes, Metz, Strasbourg, Mulhouse et Amiens et avait, à partir de 2003, porté plainte avec constitution de partie civile à l'encontre de certains gérants d'agences.
La procédure de l'agence de Vienne est la première à avoir abouti.
"La discrimination au logement est une réalité sociale. Cette affaire s'inscrit dans le cadre national. Mme Blondelet a été un rouage avec une responsabilité significative", a insisté le procureur de la République lors de son réquisitoire. AP

Par le collectif N.R.V
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Vendredi 24 novembre 2006

Ce soir, vendredi 24, à 20h, à Vienne, au Café des Orfèvres, place du pilori, café citoyen sur le thème «De quoi avons-nous peur?»?

Par le collectif N.R.V
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Samedi 25 novembre 2006

"En 2002, nous avons été nombreux à voter contre le fascisme mais une forme de dictature républicaine se développe pourtant depuis 4 ans.Nous sommes tous aller manifester pour soutenir les différentes luttes sociales et professionnelles (santé, éducation, régime d’intermittent, retraites, service public, droit du travail…) sans obtenir de réels résultats. « Ce n’est pas la rue qui gouverne » déclare Raffarin en 2003… Ses successeurs adoptent la même position. La situation leur donne raison puisque depuis 10 ans le vote et l’engagement citoyen sont en recul constant malgré le malaise et la violence sociale.
Face à ce constat d’immobilité, la proposition de l’équipe de Zarma est d’organiser durant l’automne 2006 une série de rassemblements « manifestifs » en Rhône Alpes dans le but d’appeler la population à s’inscrire sur les listes électorales en vue des élections présidentielles d’avril 2007.
L’AVIS DE KO ELECTORAL,
volontairement sans étiquette politique, propose aux citoyens de se réapproprier le débat démocratique."

Les artistes :

Le Syndrôme de l'Ardèche (musique traditionnelle), Music Men Trekkers (rock), Hal Collomb (chansons populaires), Soltary (métal), Fred Radix (chanson française), Les Gourmets (hip-hop), Red Bong (hip-hop), DJ Liguane et DJ Dusk, Fanfaronne the rock, Olivier Ponsot, Festicircus, scène slam

Les intervenants :

Ni putes ni soumises, CAC 38, Attac, Akuete, Confédération paysanne, Trop, c'est trop, saur, intervenants santé, énergie, …

 

“Liberté, égalité, va voter !”

ZARMA

Avis de Ko Electoral
le 25 Novembre 2006

Péage de Roussillon
Salle Dufeu à partir de 19h00

Par le collectif N.R.V
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Samedi 2 décembre 2006

A Lyon, ce printemps. Dommage que ce soit filmé du côté des CRS.

Par le collectif N.R.V
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Dimanche 10 décembre 2006

De Thierry Kovacs....

Vers une blogosphère politique viennoise... polémique ?

Par le collectif N.R.V
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Jeudi 28 décembre 2006

Saint-Clair du Rhône et les Roches ont beaucoup d’aspects en commun, mais intéressons nous plutôt à ce minuscule village que sont les Roches (le deuxième plus petit de France).

Si on s’abstient de sa taille ridicule, héritée de son passé marinier, les Roches de Condrieu ont des quasi-caractéristiques de ville de banlieue. Sa densité d’habitants au kilomètre² atteint 1763 habitants (sur 1,03km en même temps), ce qui, pour un bled sensé être rural, est quand même foutrement élevé. D’autre part, avec 13733 euros de revenus par ménage et par ans, les Rochelois sont à 2000 euros en deçà de la moyenne française.

Néanmoins, les Roches ont une écologie urbaine très particulière.

A mi-chemin entre Vienne et Le Péage de Roussillon, les Roches ont certes un histoire ouvrière, mais c’est bien du passé depuis la fermeture de Chardon. Les Rochelois sont donc amenés à travailler en dehors des Roches. Fort heureusement, il existe dans la commune une grosse gare très bien desservie car utilisée par tous les habitants du bassin et des coteaux du Pilat. Aux Roches, le seul avenir possible est de prendre le train (ou de rouler). Les Roches sont un village-dortoir. Situées à ½ de Lyon, les Roches tendent à devenir sa proche banlieue (et Pélussin, par exemple, son cercle périurbain). En dehors de Lyon, de moins en moins de salut.  

Au sein des trois villages qui forment une conurbation urbaine, Saint Clair, Condrieu et Les Roches, d’à peu près 10 000 habitants, ce dernier village occupe une place centrale. Cette position, loin d’avantager les Roches, les place à la fois en retrait de Saint-Clair et de Condrieu, d’autant plus que le centre ville est plus reculé. C’est seulement au cours des dernières décennies que les Roches ont perdu peu à peu leurs commerces. Restent une boulangerie, quatre bars, trois coiffeurs, une pizzzeria près de la route principale (qui marche bien, elle), un bureau de tabac, une boucherie, une caisse d’épargne jamais ouverte et un petit casino (où les commerçants ne restent jamais longtemps). Le village est encadré d’une part par la route qui va de Condrieu au Péage, de l’autre par la Route de Gerbey et enfin par les collines qui mènent à Saint-Prim sans oublier Rhône-Poulenc (ou ce que c'est devenu...). En plus de l’importante communauté portugaise, les Roches s’ouvrent peu à peu aux autres immigrés.

Ce qui rapporte le plus, c’est peut-être le tamien. Car, si les Roches sont fermées à l’économie formelle, leur position leur confère un rôle assez important dans l’économie parallèle ultra-locale car tout le monde va à un moment donné traîner aux Roches. Il y a une sacré culture d'ouverture, mais elle tend à se réduire de plus en plus....

La mairie des Roches est dirigée par Mr Belmonte, qui s’occupait avant sa retraite des étrangers de Vienne au commissariat…. On ne dira rien pour ne pas risquer un procès ! Sinon, il y a toujours les vieilles familles de ***** notables locaux, pour contrôler le village et construire des trucs abérrants et très chers. En tout cas, les Roches a toujours été gèré autoritairement, sans écouter les habitants (le projet d'agrandissement du port au sujet duquel les plaisanciers n'ont même pas été prévenus au départ ou le projet de faire des Roches le village du livre et de l'estampe, comme si les Roches avaient besoin de ça). Et de façon ultra-dépensière. Franchement, on en vient presque à préferer la pingrerie de Vienne à la façon dont a pu être gèrée ce bled !

En bas du village, le long du Rhône, il y a un port qui donne un petit côté balnéaire à ce patelin. Les habitants du port sont souvent plus riches que les habitants du villages et forment une communauté particulière et dans certains cas relativement agressive à l’encontre de la jeunesse Rocheloise qui ne manque pas de vouloir aller traîner dans ces agréables lieux.

Ce qui fait la particularité des Roches, c’est la centralité des couches populaires. Le centre-ville se paupérise de plus en plus. Les vieilles maisons du centre-ville sont réaménagées en studios. Les lotissements et les immeubles populaires sont situés aux abords de la route principale (entre Condrieu-Saint-Clair). Un lotissement a été construit près du Rhône très récemment, et il change un peu la donne car il est aussi très populaire, mais dans l’ensemble, plus on s’éloigne du centre-ville, plus les habitants sont riches. C’est ce qui fait des Roches un village à l’américaine : on laisse le peuple au centre, et les bourgeois (si tant est qu’il y aie des bourgeois aux Roches) sont à l’extérieur. 

Par Lek
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Photos de la mobilisation contre le CPE à Vienne.

Le CURV, le collectif antilibéral viennois.

 

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