Jeudi 3 avril 2008


ARTICLE TIRE DU DAUPHINE LIBERE

"S
ept agents de la police ferroviaire, douze contrôleurs, cinq employés de la SNCF. Hier matin en gare de Vienne, de gros moyens ont été déployés pour une opération de contrôle d'envergure. Entre 6h 30 et 8h 30, c'est-à-dire à l'heure de pointe, toutes les personnes franchissant les portes devaient présenter leur titre de transport pour monter dans le train.
À défaut de billets valides, les voyageurs n'avaient d'autre choix que de se présenter aux guichets de vente ou d'utiliser l'un des deux automates mis à disposition dans le hall. Cet afflux de clients supplémentaires (révélant qu'en temps normal, la fraude n'est pas négligeable), conjugué aux nombreux abonnements à renouveler en ce premier jour du mois, a vite entraîné de grosses perturbations : les files d'attente s'allongeaient, au point que la grogne n'a pas tardé à se faire entendre. Des utilisateurs réguliers du TER entre Vienne et Lyon sont ainsi arrivés très en retard à leur travail, certains devant patienter plus d'une demi-heure avant d'obtenir un "sésame" pour monter dans une rame, la vente à bord des wagons n'étant du coup, pas tolérée pendant cette opération. (...) Tandis qu'un bibliothécaire arrivé en gare à 8 heures dans l'espoir "d'embarquer" à 8h 13 n'a pu partir qu'avec le train de 9h 01. « Je vais prendre mon poste avec une heure de retard » s'indignait-il.
Du côté de la SNCF, on explique que des opérations de ce genre sont menées tout au long de l'année pour dissuader les tricheurs qui empruntent régulièrement les lignes. « Les usagers qui ne veulent pas risquer d'être retardés par ces contrôles à l'embarquement, doivent prendre l'habitude d'acheter leurs billets à l'avance. Les abonnements peuvent être renouvelés dès le 20 de chaque mois » rappelle un représentant de la direction, qui reconnaît que les reproches ont fusé.
"

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Transports - Communauté : Les révoltés
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Jeudi 28 février 2008

Vous ne pouvez pas ne pas connaître les VFD, ces bus jaunes et blancs à bande bleue, sur lesquels il y a marqué transisère, et qui sillonnent en effet le département.
Un préavis de grève a été déposé par les organisations syndicales CGT-VFD et UGICT-CGT qui appellent l'ensemble du personnel à cesser le travail à compter du samedi 1er mars pour une durée indéterminée. Cette grève porte sur une partie des modalités de l'accord 35h. Les syndicats réclament en plus une augmentation de 1 à 2 % des salaires et un statut unique dans la SEM-VFD.

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Transports - Communauté : Les révoltés
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Mardi 19 février 2008

Les cheminots de la région de Chambéry étaient en grève hier. A l'appel de la CGT, ils demandaient des compensations à la direction à la suite de la mise en place du cadencement qui a demandé à tous un sacré effort, comme ont pu le constater par eux mêmes les voyageurs (qui eux mêmes ont du serrer les dents à cause de cette même direction).

Le 19 Février
"La CGT Cheminot de Lyon a déposé un préavis de grève de 24 heures pour aujourd'hui. Le syndicat appelle à un rassemblement ce matin devant le centre de recrutement de la SNCF à la gare de Perrache pour demander des embauches, évoquer les questions de pénibilité. « Et on demande une revalorisation des salaires de 6 % », indique Gilles Bompard, délégué CGT. ce mouvement devrait avoir un impact « très faible » sur le trafic ferroviaire." 

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Transports - Communauté : Résistance 2007
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Jeudi 21 juin 2007

Le laboratoire évoque la possibilité d'une action menée légitime alors que le gouvernement s'attaque au droit de grève, par Sud Rail sur l'artère de communication principale qu'est la ligne lyon-valence et le traitement qui en est fait par les médias.

"la propagande du Dauphiné qui prépare la population à critiquer les travailleurs de la SNCF

Celui-ci, jeudi 21 juin, consacre un article sur une grève hypothétique des contrôleurs de la SNCF. Le Dauphiné libéré journal du Medef continue sa propagande  contre la classe ouvrière. Mercredi 20 juin ce journal consacre 5 colonnes pour un suicide ( commissariat de Lyon).  Un cadre de 56 ans se jette dans le vide au commissariat de Lyon. Le journaliste noircit la victime du harcèlement, en donnant une version du délit  erronée, il s'agissait qu'une personne  qui était soupçonnée de se servir des bons d'essence de son entreprise à titre personnel. Dans ce cas là, le dauphiné  publie un article qui noircit un travailleur.
grève des contrôleurs entre Lyon et Valence.

en gras avec un article sur l'appel à la grève  des contrôleurs entre Lyon et Valence, alors que le message suivant circule sur internet.

Depuis plusieurs semaines les conflits locaux se multiplient à la SNCF. Ils ont comme point commun le refus des remises en cause des conditions de travail des cheminots, de la diminution des effectifs, des restructurations, notamment au Fret où l’arrivée de la concurrence pousse au dumping social. La fédération SUD Rail appelle les cheminots à participer nombreux aux divers rassemblements qui auront lieu en région et lors du Conseil d’Administration. En fonction de la situation, des préavis pourront être déposés pour favoriser la mobilisation. Lors de la réunion du Conseil d’Administration de la SNCF, la journée du 27 juin doit être l’occasion de coordonner et amplifier ces luttes locales.

Ces journées de lutte sont l’occasion de mener une grande campagne d’information pour préparer une mobilisation de grande ampleur contre les coups durs que les salariés ne manqueront pas de subir.

SUD-Rail exige l’arrêt des réorganisations et externalisations. Alors que le nouveau ministre des transports nous parle de développement durable, la SNCF annonce de nouvelles fermetures de triages (il ne devrait en rester que 3) et l’abandon des trafics les moins rentables. Pour SUD-Rail, il devient urgent de changer de politique des transports, il faut rompre avec le modèle concurrentiel.

Ces mobilisations sont le signe que, malgré les menaces de remise en cause du droit de grève et du régime de retraite, les cheminots n’entendent pas se laisser faire. Dans le contexte politique que nous connaissons, c’est un premier avertissement pour la direction de la SNCF et le nouveau gouvernement. Ils devront en tenir compte."

D'autre part, les médias inculquent la peur aux usagers des transports en commun pour pouvoir justifier l'accentuation des contrôles d'indentité parfois généralisés, parfois à la gueule, avec certaines fois des fouilles au corps, dont sont victimes les passagers. En témoigne ce communiqué de presse :

"La ligne de bus 101 relie Lyon Perrache à Vienne. Or les incidents sur cette ligne se multiplient ces derniers temps. Agressions, incivilités, chauffeurs et passagers sont fréquemment victimes de tels actes. Dernier en date samedi
16/06 vers 18h30 où un bus a été partiellement endommagé suite à une tentative d'incendie. En fin d'année dernière un acte similaire avait détruit entièrement un bus qui avait eureusement pu être évacué sans faire de blessé. Dans les semaines à venir des contrôles vont être renforcés sur cette ligne.
"

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Transports
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Vendredi 6 octobre 2006

Une petite question, comme ça... Est ce que vous trouvez normal que dans les transports en commun, lorsque vous vous faites contrôler sans billet, des gens qui ne sont même pas flics :
- vous demandent d'arrêter votre trajet et de sortir.
- vous demandent vos papiers.
- vous empêchent de vous enfuir en vous bloquant, pourquoi pas à l'aide d'un gros baraqué, de 15 CRS ou de la police ferroviaire.

Quelle différence entre les méthodes des agents de transports en commun et du racket ? Ils utilisent les mêmes techniques, c'est la même chose, simplement, comme c'est du racket institutionnalisé, il est moins violent car a moins de mal à se faire accepter. Les gens se disent : j'ai tort de vouloir voyager gratuitement, alors bien sûr, quand les agents de transports en commun m'arrêtent, je me sens culpabilisé et j'obéis sagement.

D'autre part, comme la plupart des gens qui rackettent pour 35 euros, les contrôleurs s'attaquent au plus faibles des faibles.

SNCF, TCL, appartiennent à un service public. Il fonctionne sur le principe qu’on doit donner de l’argent pour se déplacer. On peut se demander par quelles stratégies et pourquoi le transport public nous impose-t-il de payer pour circuler. Les entreprises de transport en commun par leur paternalisme et leur caractère moralisateur nous poussent à accepter qu’elles accaparent un bien indivisible : le droit de circuler. Leur injustice extrême nous fait haïr ce que nous devrions nous approprier.

 Les entreprises de transport en commun ont une attitude paternaliste envers les voyageurs.   Elles encadrent leur comportement. En premier lieu, elles veillent à ce que les passagers se tiennent bien : il est interdit de poser ses pieds sur les sièges pourris, par exemple. Ensuite, les oublis sont sanctionnés de même que les retards : ne pas composter son billet rapporte 10 euros d’amende et prendre son billet dans le train coûte plus cher qu’au guichet. T’as intérêt à voyager avec tes papiers, parce que le contrôleur peut te les demander. Et puis, faut pas se prendre pour ce qu’on est pas : t’as un billet deuxième classe, interdiction de se caler dans un fauteuil de première (ce qui est encore un facteur de ségrégation sociale). Enfin, bien sûr, voyager gratuit, pas question ! 

 

Il y a une dimension moralisatrice dans ces règlements. Ce n’est pas bien d’arriver à la bourre à la gare, il faut bien se tenir dans un lieu public… Et surtout, tu dois payer pour ce que tu utilises. Ce n’est pas bien de frauder, c’est les autres qui payent pour toi. Tous ces discours veillent à responsabiliser les voyageurs. La SNCF, les TCL, la RATP vous éduquent – merci bien ! Cette politique est probablement en rapport avec leur qualité de « services publics ». En tant qu’institution para-étatique, elles ont pour rôle d’inculquer le civisme à leurs usagers.

D’autre part, ces entreprises du service participent à notre exploitation. Les fautes des clients sont sanctionnées. Par une amende mais aussi par la prison en cas de multirécidivisme. Les techniques par lesquelles les agents interpellent les fraudeurs sont violentes dans le cas des transports urbains, surtout. Lorsqu’on règle son amende, on est encadré par des gros baraqués. Pas moyen d’y échapper. Ce sont des techniques de racket légal auxquelles nous sommes habitués et qui nous paraissent naturelles et légitimes.

 

Et aucune excuse n’est valable : il est naturel de se demander si le service public de transport aime vraiment ses usagers, et s’il n’est pas un peu paranoïaque à son sujet. En réalité, il est bien obligé d’exercer une répression. Tout le monde ressent une certaine irritation quant à payer son ticket de métro ? C’est parce que nous savons très bien au fond de nous que nous payons pour quelque chose qui nous appartient de toute façon. C’est un droit naturel que celui de pouvoir se déplacer car c’est une des clefs de l’épanouissement social. Or, le droit de circuler, si jamais les déplacements sont payants, et d’ailleurs pas qu’un peu, est sérieusement limité par les richesses personnelles. C’est un peu la même distinction qu’entre un suffrage censitaire et un suffrage universel (encore que ce dernier ne soit guère garant de démocratie).

 Les sanctions infligées par la SNCF, la RATP et autres sont dirigées contre le peuple. Quiconque ne peut pas payer est un criminel, à traîner en justice. Prenons l’exemple d’un mec de 24 ans qui ne touche même plus ou pas le chômage, donc rien du tout. Il n’a pas le permis et pour se déplacer, il dépend de la SNCF ou d’un réseau de bus. Pour trouver du taf, ou même pour avoir l’occasion de bouger, il faudrait qu’il accumule les amendes. Un jour, il va se retrouver avec un sacré procès au cul et peut-être avec la prison à la clef, de toute façon dans une situation pire. Le transport public le maintient dans une incapacité de pouvoir se déplacer. Rester dans son bled de merde, ça empêche de prendre la mesure des inégalités, et ça supprime pas mal de chances de s’en sortir. Le développement de la vente sur internet, la carte bleue obligatoire, tout cela désavantage aussi le peuple.  

Enfin, on peut même se demander si ces entreprises ne cherchent pas à se faire haïr.  Surtout à la SNCF, ça ne va pas en s’arrangeant. Les usagers deviennent de plus en plus des clients, et ça se retrouve dans les discours de certains employés. Des mesures iniques sont prises à l’encontre des voyageurs, dans les remboursements, par exemple. Faire réduire son amende en arguant d’une situation sociale précaire ou même la faire annuler pour des raisons légitimes devient de plus en plus difficile. La SNCF a de plus en plus un discours sécuritaire, il y a un max de flics dans les gares et plus un seul mendiant. Dans les trains, les contrôleurs sont accompagnés de flics. Dur de négocier ! Et tu risques un contrôle d’identité et de te retrouver au poste encore plus facilement. 

 Peut-être est ce une stratégie pour d’une part préparer à la fin du monopole public, et d’autre part virer les employés de la SNCF. En se faisant haïr en tant que service public (les trains en retard, les vexations, les dotations inégalitaires par région…), la SNCF nous prépare à son éclatement, à sa privatisation et à la concurrence. D’autre part, les employés sont vus comme les responsables de la politique de la tête de la SNCF et les voyageurs, méprisant ceux qui sont vus comme des feignants, des incapables, n’ont pas de pitié devant la réduction du nombre d’employés.

Au fond le service public n'en a rien à foutre de tes besoins. Tout ce qui compte, c'est que tu casques et que tu ne remettes pas en cause ce principe là. Mais le comble du vicieux, c'est de te convaincre qu'il faut que tu payes pour te déplacer pour aller te faire exploiter au boulot.

Par LEKLON - Publié dans : Transports
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Mercredi 27 septembre 2006

Tu connais sans doute autour de toi ou tu fais partie des gens qui n’ont jamais pris l’avion ou le TGV, qui vont en vacances en Ardèche (quand Vienne est à 20 bornes de l’Ardèche), n’ont jamais vu la capitale. Qui, s’ils sont scolarisés, font leurs études prêt de chez eux et quand ils travaillent, ne s’imaginent pas aller chercher du boulot à Lyon pourtant située à 20 minutes de train. Ou à une demi-heure s'ils habitent près de Saint-Clair les Roches. Bordel, c'est la banlieue de Lyon ! Ils ont passé toute leur enfance dans le coin, et leur jeunesse à y traîner et n’en partiront pas, malgré que certains répètent inlassablement « faut que je me barre de là, de ce bled de merde ». 

A l’inverse, tu connais sans doute aussi  des gens qui vont souvent passer des week-ends à Paris, genre, qui prennent l’avion pour aller en vacances à l’autre bout du monde. Qui font leurs études à Lyon où à l’autre bout de la France ou du monde et qui ne reviendront jamais là où ils ont grandi. Bien sûr, plus t'appartiens au premier groupe, moins t'en connais du deuxième. T'étais en primaire avec eux, quoi.

Qu’est ce qui fait que les premiers soient incapables de même se déplacer pour trouver un travail, pour quitter leur quartier ou leur village ? La flemme ? La peur ? Une forme xénophobie ? Sont-ils idiots ?

Il faut savoir que le capital de mobilité est un capital comme un autre. Il est constitué des kilomètres que tu as pu avaler, qui viennent enrichir ta représentation du monde. Plus tu accumules de déplacements, plus le « loin » s’éloigne en se banalisant.

Or, plus on s’élève dans les classes sociales, plus les capacités à se déplacer sont grandes.

Ce n’est pas seulement parce que se déplacer coûte cher (plus de dix euros pour l’aller-retour Vienne-Lyon, quant au prix de l’essence…).  C’est beaucoup plus spécifique. La mobilité nécessite une socialisation qui est faite dans le cadre de la famille et des amis. Cette socialisation est donc totalement soumise à la condition sociale.

Formulons deux hypothèses.

Dans une famille, les parents travaillent tous les deux à Lyon. L'un d'entre eux effectue souvent des voyages à l'étranger. L'été, tu pars en vacances à l'autre bout du monde depuis tout gosse. Tes parents ont des amis partout en France et tu as une vision spatiale assez juste de la capitale. Les parents de tes potes t'emmènent souvent faire du shopping à la Part-Dieu. Tu vas au lycée à Lyon puis tu continues tes études ou à Lyon ou à Paris. Ta copine part à Rennes, par exemple à l'IEP. Faudra faire les allers-retours en avion.

 Ton père, travaille dans une usine près de chez lui. Tes grands parents habitent à 50 bornes. Ta mère est caissière au supermarché du coin ou femme au foyer. Tes potes traînent en bas de chez toi et comme vous n’avez pas un rond, vous rouillez toujours sur ces mêmes putains de bancs de merde. Quelle forme de socialisation te permettra d’apprendre à te déplacer ?

 

Certes, ta socialisation évolue avec le temps. Tu apprends sur le tas, une fois qu’à dix-huit ans, si tu as de la chance et que tu n’es pas au chomage, tu as le permis. D'accord, tu traînes en bas de chez toi devant ces putains de bancs en bagnole, mais tu vas aussi en vacances à la mer, tu vas en boite en ville. Il est très possible qu’aller à Lyon se banalise, mais une fois que tu as l’habitude d’y aller, tu te rendras compte que ce n’est qu'une ville de province. Et que pour des gens, Paris n’est ni loin ni inaccessible. Toi qui va en vacances au Grau-du-Roi, sache que certains hésitent entre la Thaïlande et les Seychelles. Toi qui te demande si tu auras le courage et assez d’argent pour aller faire tes études à Lille, rappelle toi que c’est à 3h30 de TGV et que certains se barrent en Allemagne ou aux Etats-Unis.

 

Pour remédier aux disparités face au capital de mobilité, certes, il faut en finir avec la domination de la bourgeoisie.

Mais créer une égalité, ce n'est pas seulement une question d'argent. Je ne vois pas pourquoi ce serait au peuple - plus pauvre que les purs citadins - habitant hors des grandes métropoles de se déplacer.

Il est nécessaire d'exporter hors des grandes villes les infrastructures sociales et fournir un tissu beaucoup plus régulier. Par exemple, l'éducation. A Vienne, ville de 30 000 habitants, il n'y a pas d'études supérieures hormis quelques BTS, un tout petit IUT et Robin-Supérieur, qui est privée. Lyon prive Vienne du savoir. Pour les jeunes issus des classes populaires étant - déjà - parvenus à obtenir un baccalauréat, c'est un énorme problème. Quant aux CFA, là où les classes populaires sont scolarisées par excellence, Galilée n'offre que peu de formations. Pour les garçons particulièrement, il faut aller... A Bourgoin Jallieu ou à Annonay ! Franchement, faire 80 km pour avoir un foutu CAP de mécanicien-auto qui ne sert à rien...

Finalement, le problème est double. D'une part, la possession d'un capital de mobilité est, comme tous les capitaux, relatif aux conditions sociales de l'existence. D'autre part, l'handicap de mobilité se double en plus d'un handicap de distance créé par la centralisation des infrastructures sociales dans les villes bourgeoises.

 

Quant aux entreprises de transport du secteur public... Houlà, y a de quoi dire... C'est...  à suivre tellement il y a à leur reprocher.

Par LEK - Publié dans : Transports
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Mercredi 7 juin 2006

Ca y est c'est fait. Toutes les stations du metro lyonnais sont desormais controlées. A chaque fois que je remontais a lyon je me trouvais de plus en plus face a des portes automatiques devant les entrées de metro, mais la apparament tous les arrets en sont pourvu. Heureusement ya toujours moyen de frauder meme si c'est un peu plus dur... De plus dans certaines stations les portes restent pas longtemps en services et sont vite mise hors service par la population locale :)

Malgré tout, les controles sont de plus en plus frequents, et la police nationale s'y est meme associé. La derniere fois on s'est fait arreté pour controle d'indentité fouille et interrogatoire sans aucune raison, (surement car on est jeune et avec l'air louche), ils nous ont demandés si on avait des armes a feu sur nous, des drogues etc... avant de nous fouiller a une station de metro. Tous les jeunes basanés, l'air un peu babacool ou qui n'entrait pas dans leur idée du jeune conventionel se faisait arreter, et apparament ca continue, et c'est comme ca tous les jours (selon d'autres temoignages).... ok ca fait prendre l'air a nos gardiens de l'ordre mais bon....

Ne prenez plus le metro, c'est cher, ya des risques de se faire interpeler sans raison et en cas de fraude t'es dans une merde noire.

Marre de raquer !! Dans les transports en commun, on est égaux que devant leur gratuiteté !!

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Transports
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Le CURV, le collectif antilibéral viennois.

 

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