Elections : une chance pour l'alternative ?

Jeudi 29 juin 2006 4 29 06 2006 10:34
 

Les dimanches de 2007, n’allez pas voter !

Le système politique de la Vème république est dans une impasse. Vous qui désirez une transformation de la société, restez chez vous, allez vous balader, voyez vos amis mais n’allez pas voter ! Si vraiment vous voulez donner votre opinion, votez blanc, et ne vous préoccupez surtout pas de voter utile. Voter n'est sûrement pas un devoir, malgré ce qu'on vous a appris.

 Jouer le jeu des institutions ne provoquera aucun changement. Aucun parti présentant un candidat ne désire de transformation de la société, Le Pen vivant de la frustration d’une frange de la population, le PS étant centriste et la pseudo-extrême-gauche étant timide et bureaucratique. Aujourd’hui, en 2007, l’alternative politique institutionnelle est inexistante. Dans l’Histoire, seuls les partis étant restés hors du jeu électoral conservateur sont restés révolutionnaires.

 En allant voter, vous vous sentirez défoulé, vous croirez avoir pesé sur l’avenir politique de la France mais ce n’est que mensonge. La démocratie bourgeoise ne permet ni au peuple ni aux hommes politiques de sortir de son cadre réactionnaire. C’est une mascarade destinée à museler les désirs et la colère du peuple.

 Seul un changement institutionnel radical permettra une alternance véritable. Voter ne met pas à mort le système ! Aucune alternative n’est possible par les urnes. Refusez de jouer le jeu des élections présidentielles ! 

Nous appelons au vote blanc ou à l'abstention et au refus d'accepter les résultats électoraux comme légitimes.

 

 

 

 

 

 Ni Sarko, ni Ségolène, encore moins Le Pen, révolution prolétarienne !

Par le collectif N.R.V
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Mercredi 1 novembre 2006 3 01 11 2006 13:44
LA BANDE ANNONCE DU FILM DE VOS VIES EN 2007
 

Nicolas S.
envoyé par Clodak
Par le collectif N.R.V
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Mercredi 22 novembre 2006 3 22 11 2006 09:23

Allez y ca vaut le coup !

http://onsfoudkilao.neufblog.com/reggaetime/files/the_sarko_skanking.mp3

Je pense que vous reconnaitrez...

Par le collectif N.R.V
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Jeudi 14 décembre 2006 4 14 12 2006 14:56

Réunion du Collectif Anti-Liberal à Seyssuel, le 11 Décembre.

Les membres du collectifs étaient une vingtaine, de differents horizons, des membres d'ATTAC, des anciens PS, des militants du PC, qui sont apparement à l'origine de l'initiative, et d'autres encore. C'est appréciable de voir que des gens de sensibilités diverses puissent ainsi coopérer, malgré les tensions internes, principalement à l'encontre du Parti Communiste.

Bref, la soirée s'est axée principalement sur le choix du candidat, entre Marie Georges Buffet, Yves Salesse et Clementine Autain. Alors que l'on reproche à Buffet de vouloir accaparer les votes pour le PC, on lui accorde un certain préstige au sein des militants, bien que l'on considère que l'image "Communiste" constitue un handicap.(Ce que, en tant que marxiste, j'attribue à la propagande occidentaliste que nous subissons chaque jours)

Pour Autain, c'est son âge qui joue à la foi en sa faveur et comme handicap, elle est très sympathique mais semble inexperimentée. Il lui à été reproché ses propos sur Fidel Castro, disant qu'il avait fait des choses "bien" et des choses "mal". La personne en question considérait que l'on ne pouvait accorder le moindre bienfait à cet homme. Chose que je réfute, sachant que sans lui, Cuba serait de nouveau le club de prostitution organisé des USA.

Pour Salesse, il s'avère que l'on accorde de grandes qualités, mais qu'il lui fut reproché son âge. Apperement, il est le moins critiqué des trois.

Par rapport à l'image des candidats, il fut mentionné le fait que les médias ne perderaient pas une seule fois l'occasion de couler le mouvement, sachant très bien quels interets ils protégent. Il s'averent que leur stratégie de division, en tentant de jouer sur les differentes sensibilités et en faisant des invitations ciblées de "présidentiables" du collectif, peut mener à une désunion, qui serait défavorable au collectif.

Par rapport au second tour, il s'avère que les choix sont là aussi differents. Cependant, la grande majorité des militants considèrent qu'il n'est pas dans leur interêt d'avoir à subir une Segolene ou un petit Nicolas. C'est pourquoi il semble que la politique officielle soit l'abstention dans ce cas de figure.

  Au final, j'avoue avoir été favorablement surpris par la démocratie interne et le programme du collectif. J'ose esperer que quelque soit les résultats de la présidentielle, il continuera d'exister et de militer unitairement.

Par SovietSiG
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Samedi 23 décembre 2006 6 23 12 2006 17:22

Il y a quelques mois, Act-Up-Paris a lancé une polémique lorsque plusieurs de ses militants ont placardé des affiches "éléctorales" sur lesquelles on pouvait voir la photo de Nicolas Sarkozy et lire la mention "Votez Le Pen". On comprend l'ironie et l'idée était bonne. Mais cela n'a pas été du goût des concernés et de leurs partis (l'UMP et le FN), et les menaces d'actions en justice pour "contrefaçon" ont fusé.

Voici le communiqué de presse originel disponible sur http://www.actupparis.org/ :

<< Communiqué de presse d’Act Up-Paris & du 9ème Collectif de Sans-Papiers — Ce week-end, les militantEs d’Act Up-Paris et du 9ème collectif des Sans-Papiers ont commencé à coller en région parisienne une affiche présentant une photo de Nicolas Sarkozy avec pour seul slogan « Votez Le Pen ».

Cette affiche est disponible sur notre site (voir ci-dessous) pour être imprimée, publiée, diffusée et relayée par tous ceux et toutes celles qui partagent nos constats et nos craintes : la guerre menée aux étrangèrEs et la dérive du Ministre de l’Intérieur vers un discours et une politique d’extrême droite toujours plus affirmée. Alors que cette fin d’année est le théâtre d’une accélération de cette politique raciste, et que nous nous attendons au pire pour le projet de loi sur l’immigration actuellement en préparation, nous nous devons de réagir et de faire réagir.

Pour nous sans-papiers et étrangers malades du sida, l’urgence est de combattre la politique de Sarkozy qui, par des dispositions réglementaires, voire des pratiques illégales, met nos vies en dangers : organisation de véritables rafles, augmentation des expulsions y compris de malades étrangèrEs, démantèlement de l’Aide Médicale de l’État [AME] (seul dispositif d’accès aux soins des sans-papièrEs), et remise en cause du séjour de plein droit notamment pour raisons médicales. Il y a quelques jours nous organisions un die-in devant le ministère de l'intérieur pour dénoncer ces pratiques et rendre visibles les morts qu’elles engendrent. Aujourd’hui nous continuons notre action par cette affiche et nous ne cesserons de nous mobiliser avant d’obtenir satisfaction à nos exigences.

Cet homme, avec le parti qu’il dirige et entraîne vers le pire, est dangereux. >>

Et voici le paragraphe suivant :

<< Suite à des menaces de poursuites judiciaires pour « contrefaçon » d’une photographie de Sarkozy pourtant largement disponible sur internet nous avons été contraints de retirer de notre site internet le visuel de notre affiche. >>

Voici une image prise sur le vif lors d'un reportage télévisé d'une de ces affiches :

 

Voila la photo originelle, que vous pouvez enregistrez et modifiez pour reproduire celle d'Act-Up qui est désormais introuvable sur le net :

 

 

 

 

 

Et voici pour finir une affiche similaire produite par RéSo Antisarko (http://antisarko.re-so.net/) :

 

 

 

Par Enver Hoxha
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Samedi 23 décembre 2006 6 23 12 2006 19:49

Voter ou l’art d’appartenire à l’état

Participer à la machine étatiste et ses subordonés,c’est accepter sa domination !

Donnons-nous la peine d’y regarder de plus prés. Voter, c’est voter pour qui ? Selon les élections, des listes plus ou moins exotiques font mine de s’affronter. En général, nous assistons à une compétition entre partis dits de droite (du FN au centre) et partis dits de gauche (du PS à la LCR et LO). Les candidats se présentent pour quoi ? Pour aménager le capitalisme. Certains vous le promettent dur, d’autres vous l’édulcorent et vous le refilent en douceur. C’est ce qu’il est convenu d’appeler la "social-démocratie", le plus sûr allié du capitalisme. Plus le capitalisme sera supportable pour ses victimes, plus il est sûr de durer. Quoi qu’il en soit, donc, voter, c’est voter pour le capitalisme. Or, voter pour le capitalisme, c’est voter pour l’exploitation du travail par le capital, c’est voter pour l’inégalitarisme exponentiel érigé en système de gouvernement, c’est voter pour l’épuisement des ressources humaines et écologiques, c’est voter pour l’asservissement des trois quarts de la population mondiale, c’est voter pour les guerres qui déchirent le monde sous couvert de nationalisme et/ou de religion, c’est voter pour la pollution, qui détruit la planète dans la mesure où elle est un des effets de l’exploitation industrielle forcenée liée à la logique de productivité, c’est voter pour la confiscation à des fins commerciales par des multinationales d’un bien aussi élémentaire que l’eau. Par cela même, loin d’être ce geste présenté comme le symbole de la responsabilité, voter c’est se montrer irresponsable vis-à-vis des générations futures. Car aucun des partis en lice ne combat véritablement le capitalisme, ils n’aspirent qu’à obtenir un strapontin au chaud pour l’hiver. Ils comptent sur votre crédulité pour l’obtenir. Voter, c’est collaborer, c’est se tendre complice des malfaiteurs capitalistes.

Un peu de sociologie

Elu, c’est un poste à profil. N’importe qui ne peut remplir ces fonctions, malgré ce qui est colporté par l’imagerie républicaine (élu du peuple, pour le peuple, par le peuple...). Pour être élu, il faut savoir se comporter comme un élu, c’est-à-dire comme un bourgeois. Pour se comporter comme un bourgeois, il faut en savoir la langue et les manières (imaginez-vous un député avec un fort accent alsacien, en uniforme des banlieues ou parlant beur dans le texte ?). Le fait est donc acquis, il n’est peut-être pas immuable, mais pour l’instant, et depuis longtemps, il l’est.

Admettons qu’un non-bourgeois passe la rampe et que, malgré les divers filtres (médiatiques, religieux, sociologiques, raciaux...), il parvienne à se faire élire. Observons ce qui se passerait dès que le candidat est transformé en élu par le scrutin, il accède au prestige de la fonction. La république a, en cela, succédé dignement à la monarchie. Elle en a adopté les ors et les palais avec un naturel qui voile à peine l’impatience qu’avait la bourgeoisie à déloger la noblesse et à se vautrer dans son lit. Si on ignore les quelques mandats sans intérêt financier, comme maire de petite commune, le mandat électoral est une fonction qui assure au minimum à l’élu les revenus d’un cadre ou d’une profession libérale, et, pour les parvenus, l’accès aux revenus royaux des patrons de grande industrie. C’est-à-dire que l’élu est objectivement intégré à la classe dominante, il fait désormais partie des possédants. Il va tout naturellement partager les préoccupations et les intérêts du groupe sociologique auquel il appartient et défendre bec et ongles les avantages si durement acquis. Il serait suicidaire pour lui de mordre la main qui le nourrit.

Revenons à notre prolo imaginaire qui, par on ne sait quel miracle, serait parvenu au siège d’élu. Si, dans les premiers temps, il tentait de poursuivre son idéal, combien de temps tiendrait-il devant un nouveau mode de vie, des relations, des contacts quotidiens qui ont perdu tout lien avec les victimes du capitalisme et qui s’acharnent à les neutraliser ? Combien de temps tiendrait-il devant les multiples occasions de croquer au gâteau de la corruption, des multiples occasions d’empocher des sommes colossales sans que cela se sache ? Qui résisterait. L’élu est donc inéluctablement un bourgeois qui vit comme un bourgeois, qui pense comme un bourgeois et prend des décisions de bourgeois. Il sert le capitalisme, il accable ses victimes. Voter, c’est collaborer.

La nature du candidat

Imaginons que notre prolo du début soit une personnalité incorruptible comme on en rencontre peu, qu’il ait un idéal en béton (quel qu’il soit, d’ailleurs, cela ne change pas le sens de la démonstration), qu’il résiste à toutes les tentations et qu’il poursuive son petit bonhomme de chemin d’élu. Cette hypothèse frise le délire, mais c’est un cas d’école. Faisons un effort.

Donc, on sollicite votre voix. Vous devez transférer votre idéal, votre désir d’agir sur la société, votre droit à exprimer votre point de vue à tout moment, d’infléchir le cours des choses quand elles se présentent, bref, votre liberté d’être pensant sur le nom d’un candidat. Ce geste a un effet stérilisateur sur votre vie politique : durant le temps que dure le mandat, vous pouvez cesser de penser, cesser de désirer, cesser d’avoir un point de vue ; vous n’avez plus le droit d’infléchir le cours des choses, vous n’existez plus : l’élu pense et agit à votre place. Voter, c’est se déresponsabiliser.

Volontairement, voter, c’est abdiquer, voter, c’est accepter l’ablation de la pensée. Voter, c’est se donner l’illusion que l’on possède une parcelle de pouvoir le temps d’un scrutin. Le reste du temps, le système dit représentatif se substitue à vous, vous pouvez vous rendormir. Et encore, cette hypothèse est la plus optimiste, car si l’on croise cet effet avec tous les risques de dérapage que l’on a évoqués depuis le début de cet exposé, on doit pouvoir arriver à une conclusion encore plus noire ! Tiens !... Noire ?


Extrait du journal “Le Combat Syndicaliste de Midi-Pyrénées“ n° 67 de la CNT-AIT www.cnt-ait.info / contact@cnt-ait.info

Source : http://www.entremonde.net/

Note : je rappelle que chacun est libre de ne pas voter, de voter blanc, nul ou pour un candidat. Mais je rappelle aussi que notre Collectif NRV a appellé au vote blanc et à l'absention. Car nous ne croyons pas à la formation d'une coalition antilibérale à partir du moment ou elle est bourgeoise et antiradicale, donc aucun candidat ne mérite notre soutien, mais nous pensons que le vote est tout de même nécessaire pour faire entendre notre opposition à tous les candidats et partis : donc nous appellons au vote blanc... Ce présent article n'est publié que pour présenter un point de vue parmi d'autres, en l'occurence sur la nécessité que trouvent certains de boycotter toute forme d'élection, car ce point de vue se retrouve chez certains des militants du collectif NRV. De ce fait, le collectif NRV appelle aussi à l'absention. Bonne lutte à tous !

Par Enver Hoxha
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Mercredi 27 décembre 2006 3 27 12 2006 12:35

Député des cantons de Condrieu, Mornant, Givors et Saint-Symphorien d'Ozon, Georges Fenech est un magistrat né en Tunisie. Il est allé à Ponsard puis à Lyon III où il a fait du droit.

Ce n'est pas un classique député-maire à la Remiller, c'est pire ! C'est le représentant du pendant réactionnaire de la magistrature.

Son travail parlementaire est terrifiant. Il travaille beaucoup sur la réforme de la Justice. Bon, c'est un fait, il n'y a pas de justice dans ce pays, mais il prône quant à  lui la "Tolérance 0", il a même écrit un livre nommé comme ça. Il propose (extrait) :

Georges FENECH, Député (UMP) du Rhône, ancien magistrat dénonce la mainmise d?une idéologie permissive depuis une vingtaine d?années sur le Tribunal pour enfants de Bobigny. (...) Georges FENECH appelle à une refonte, de fond en comble, de l?ordonnance de 1945 et propose la suppression des tribunaux pour enfants, au profit des juridictions correctionnelles de droit commun pour les mineurs multirécidivistes

D'autre part, il propose une loi anti-émeute, qui, NOUS CONCERNE TOUS, émeutiers et manifestants lambdas.

 "Georges FENECH, député du Rhône, ancien magistrat a adressé à Nicolas SARKOZY, Ministre d?Etat, Ministre de l?Intérieur et de l?aménagement du territoire une proposition de loi anti émeute dont il est l?auteur depuis le 9 décembre 2005 et co signée par 52 parlementaires. Face à l?agression inqualifiable, préméditée et en bande organisée perpétrée à Marseille, face au vide juridique sur le phénomène de bandes qui fait que 60 casseurs armés et prêts à en découdre sont libérés quelques instants après leur interpellation, la justice doit pouvoir disposer de moyens législatifs adaptés aux nouvelles formes de guérilla urbaine."

Il a aussi écrit ;

Un juge en colère : En finir avec le juge d'instruction ( 2005 - ed. Le Félin )

Ce cri de colère d'un juge est né du procès d'Outreau, de son cortège de vies ruinées, d'innocents couverts d'opprobre, de ces années de prison pour rien, de ces familles brisées, de ces enfants arrachés à l'affection de leurs parents.
Ces injustices se reproduiront tant que survivra le juge d'instruction, figure emblématique du système inquisitoire reposant, depuis la Révolution, sur les épaules d'un homme isolé dans le secret de son cabinet et livré à son libre arbitre.

 Tolérances Zéro ( 2001 - ed. Grasset )

Tolérance zéro ! Dans l'opinion, la formule fait mouche. Elle évoque la fermeté sans exclure l'humanité car le mot tolérance persiste, même si le mot zéro l'atténue. Le slogan est aujourd'hui galvaudé. Plusieurs ministres du gouvernement Jospin se le sont approprié : Martine Aubry en parlant de la pédophilie, Claude Allègre en s'attaquant aux violences scolaires...

Comme si on pouvait appliquer la même formule à la répréssion de la pédophilie et des vols d'autoradios...

L'insécurité ( 2002 - ed. Des Syrtes )

" Crimes, violences urbaines, racket, agressions physiques, viols, injures, crachats, incivilités, écoles du crime, trafics de drogues, zones de non-droit, cités interdites, ghettos, racisme. L'année 2001 aura vu descendre dans la rue, tour à tour, les juges, les policiers et - épisode inédit - les militaires de la gendarmerie ! Démonstration spectaculaire de tous les acteurs de la lutte contre l'insécurité, excédés de ne plus pouvoir remplir leurs missions et confrontés à une crise d'identité sans précédent. " Le juge Fenech donne le ton. Sans manichéisme ni concession, s'en tenant aux chiffres et aux faits, il souligne l'ampleur et la gravité d'une insécurité qui s'installe et se systématise. Pour inverser la tendance, les élus de demain devront adopter une politique réaliste et courageuse : punir les coupables et réaffirmer l'autorité de l'État.


N'importe quoi ! L'insécurité, c'est celle que nous inflige la bourgeoisie et le capitalisme en nous VOLANT TOUS LES JOURS les moyens dont nous avons besoin pour subsister.


VIREZ MOI CE REACTIONNAIRE, CE SARKOZYSTE EN 2007 DE VOTRE CIRCONSCRIPTION !
 

 

Par Lekllh
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Samedi 30 décembre 2006 6 30 12 2006 11:24

Certes, les modalités d’expression en démocratie bourgeoise (le suffrage universel à bulletin secret, le mandat non impératif) ne correspondent en rien à la panacée démocratique. Puisqu’elles ont été créées par des hommes, autant prendre une métaphore masculine. Fourer son bulletin dans une urne tous les cinq ans, c’est l’équivalant politique de baiser dans des chiottes crades avec une totale inconnue après une longue abstinence, à 4 heures du matin, bourré. Pas plus. Tu te décharges, et tu te tires. Et en plus tu te réveilles le lendemain matin avec une méga gueule de bois et la meuf t'as volé ton larfeuille pendant que tu la tringlais. Ce mode d’expression politique ne laisse aux citoyens ni responsabilité ni droits.

La démocratie directe, qui doit être un de nos buts, offre aux individus la possibilité d’entretenir des relations beaucoup plus enrichissantes au politique. C’est comme avoir un(e) petit(e) ami(e) (ou plusieurs). On ne peut pas se contenter d’aller tirer un coup de temps en temps : il faut souvent se rendre dans les espaces de décision, il faut parler, construire. Etre malhonnête est dangereux. On peut être déçu, c'est fatiguant, mais en contrepartie, les individus sont investis d’un pouvoir réel, permanent. Il doit il y avoir un cadre à la démocratie directe, mais ce cadre doit être décidé par les individus qui y participent. Certes, il y a dans les régimes d'assemblées directe des difficultés à résoudre (poids des orateurs, démagogie....)

Mais au moins, on ne serait pas floués par cette prostituée de république, qui en échange de rapports brefs et superficiels avec les citoyens, nous confisque constamment le pouvoir.

Toutefois, les individus, aujourd’hui, se contentent (et ils s’imaginent vivre pleinement leur pouvoir politique) de donner leur avis politique en mettant un bulletin dans l’urne. Une partie des abstentionnistes ne vote pas pour des raisons politiques et ils ont raison de ne pas vouloir se faire niquer. Tous pareils, c’est quasi-vrai. Si une partie de ces abstentionniste préfère d’autres modes d’action politique, beaucoup sont en retrait du politique. C'est eux d'ailleurs les abstentionnistes qui sont notre base la plus avancée, mais il faut les gagner à l'action politique.

Pour la plupart des individus, le bulletin de vote est la seule mobilisation politique. C'est ce qu'il faut contrer, c'est clair. Mais on doit aussi s'en servir. D’abord, le discours dominant médiatique et scolaire veut que l’élection soit déterminante. Ensuite, les électeurs les plus « éduqués politiquement » mais pas idéologisés (finalement, ce sont les plus moutons) essaient soigneusement de construire leurs choix politiques. Beaucoup se décident sur un coup de tête, en fonction des médias, en fonction de la gueule du candidat, souvent dans l’urne.

 

Ce n’est pas parce que certains (dont nous) préfèrent des modes d’action politiques plus directes que nous devons ne pas entrer dans les débats électoraux.

 En premier lieu, l’élection présidentielle, qui est censée être le moment phare de la vie politique française, est aussi le pire moment d’arnaque politique. Aucune chance pour les candidats de gauche progressiste, à un tel niveau. Au niveau national, la frilosité politique, l'absence d'une figure phare, et les gueguerres entre partis brisent toutes leurs chances. Les disparités entre les traitements médiatiques (le plus important), entre les moyens financiers des campagnes et le mode de scrutin (deux candidats au deuxième tour) rendent les choses très difficiles. Et puis, les candidats à la présidentielle sont toujours au sommet d’appareils de partis et donc très loin de nous.... Ce n'est pas l'élection présidentielle qui est la plus porteuse pour nous ni pour la gauche progressiste.... Si ce n'est qu'elles ne fait qu'ajouter à la frustration des électeurs de classe populaire !

Cependant, l’élection présidentielle n’est qu’une élection parmi d’autres. Les législatives (situées comme par hasard après les présidentielles), offrent des opportunités plus importantes à la gauche progressiste. Parce qu’il suffit de faire plus de 12,5% pour être au deuxième tour. Si on additionne les résultats des candidats de gauche progressiste (très large) sur la circonscription de Vienne, en 2002, ce chiffre est dépassé. La gauche progressiste est composée d'une partie du PCF, de LO, de la LCR voire d'un morceau des Verts mais le PS n'en fait certainement pas partie ! La médiatisation de la campagne est moins importante. Ce qu’on peut dire ou faire a une portée plus puissante. Quant aux municipales, la portée d’une activité militante même individuelle sur la campagne peut avoir de puissants effets (si on oublie les relations de clientèle et des pesanteurs de la vie municipale). Surtout, les gens qui pourraient être élus à la législative ou dans les élections municipales, régionales, cantonales, voire européennes, sont beaucoup plus proches physiquement de nous et nous pouvons avoir beaucoup plus de poids sur eux. On doit soutenir la gauche progressiste locale. Si ce sont des candidats que nous connaissons (ou que nous pourrions facilement rencontrer) physiquement et que nous les apprécions pour leurs opinions réellement de gauche.  Surtout qu'on est pas à Lyon !

 

Non, nous ne croyons pas que les élections amèneront les changements que nous désirons. Ce qu'il faut déjà donner aux classes populaires, c'est l'espoir d'un changement. L'espoir vient de la mise en oeuvre d'une action politique, et voter est une action politique comme une autre (certes pas la plus intéressante). Puisque les élections sont le principal moment de mobilisation pour la plupart des citoyens, des bourgeois aux classes populaires, nous devons nous mobiliser nous aussi. Nous devons démontrer la faiblesse dans laquelle nous laisse le système politique et le rejeter et soutenir des candidats locaux, à condition que nous puissions les appeler nos camarades.

Qu'importe que nous choissions personnellement ou pas d'aller voter : ce qui compte, c'est que nous nous battions au moment des scrutins comme nous allons manifester. Manifester non plus n'a jamais boulversé l'ordre des choses (cela dit ça forme plus à l'action politique que de voter). C'est pas parce que nous voulons tout que nous ne devons pas combattre le pire. Toutes les occasions de mobiliser et de faire réfléchir sont bonnes à prendre, même si elles ne nous permettront pas d'assurer notre succès immédiat et celui des classes populaires. Sans démagogie, sans sacrifier à nos buts, nous pouvons agir sur le terrain électoral.

Par Lek
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Jeudi 4 janvier 2007 4 04 01 2007 13:17

 A Vienne, le 8 janvier, à la Maison des Syndicats, à 20h00.

 

Par le collectif N.R.V
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Jeudi 11 janvier 2007 4 11 01 2007 11:46

EFFRAYANT !

Un degré a été franchit avec l’incendie du bus à Marseille, un degré de trop. (...) La réforme de l’ordonnance de 1945 concernant la délinquance des mineurs doit être revue et adaptée. On ne peut laisser des crimes impunis, y compris quand leurs auteurs n’ont pas encore atteint le seuil de la majorité.  (...) (ces crimes: il y a eu une femme brûlée dans toute la France. Ce sont des délits dans quasiment tous les cas). Non, il n’y a pas d’explications possibles à ce type d’acte, aucune excuse ne peut être acceptée. Il serait utile de rappeler à ces jeunes qu'ils ne sont pas les seuls. (à cramer des caisses ? ouais : c'est beaucoup plus répandu que dans les seules cités) Il y a plus 2 millions de personnes sans emploi en France et certaines en dessous du seuil de pauvreté. Est-ce une raison pour tout casser ? (....) Dans certaines régions de France, le chômage et la misère se vit dans la dignité. (...) (Ha bon ? Il  y en a qui acceptent leur sort, tant pis pour eux). On peut toujours disserter sur la nature de l'emploi (bas de l'échelle, métier difficile...), quoique la rémunération puisse être parfois assez intéressante ; mais la formation en continu existe dans toutes les professions, et la progression professionnelle n’est pas réservée à une minorité. Pourquoi certains y arrivent et pas d'autres ? (...) (pourquoi est ce que certains ont envie de se contenter des miettes et d'autres non ?) Oui, comme chacun le sait, travailler, c’est faire des efforts. Au lieu de brûler des voitures et de réclamer à l'Etat monts et merveilles, le jeune de la cité qui a envie de s'en sortir ne le peut que par lui même : en inversant les clichés et les stéréotypes ! (parce que c'est lui qui les crée ? Non, ce sont les représentations des dominants. De plus, Remiller confond cramer un bus et faire une émeute)
Dernièrement, lors d’une interview télévisée, un jeune d’une cité affirmait haut et fort après une nuit d’échauffourées avec la police: « ... de toute façon on n'a pas de travail, le travail c'est pas pour nous... ils ont raison de brûler les voitures... ». Comment ne pas réagir à de tels propos ! A tous ces jeunes, les Français ont envie de dire : « sortez vous les mains des poches et bougez vous un peu pour donner le meilleur de vous-même et aller chercher un travail. » (
non, les Français veulent du boulot et bien payé et un logement, comme ces jeunes).
(...) Je ne vois pas pourquoi un jeune (de banlieue ou non), devrait bénéficier de tous les droits de la République sans se conformer aussi aux devoirs de cette dernière. Il faut vraiment que la justice insiste sérieusement sur la responsabilité pénale des parents pour les mineurs. (donc d'un côté se sont des adultes et de l'autre c'est la faute des parents ?) (...)
Pour s’en sortir, un jeune doit déjà en avoir la volonté, il doit ensuite s’en donner les moyens, épaulé par une multitude de structures sociales déjà existantes. (hein ?) Car ce n’est qu’en prenant ses propres responsabilités que l’on peut s’en sortir et enfin se réaliser pleinement. (...)C’est beaucoup trop facile de faire de l’angélisme archi démagogique qui trouverait des circonstances atténuantes à de tels actes de barbarie. (de barbarie ? Brûler des voitures ?)

Il y a deux cents ans, celui qui présida aux destinées de la France et qui en connaissait bien les forces et les faiblesses écrivait ceci « Les Français ne sont pas changés par 10 ans de révolution, ils sont ce qu'étaient les gaulois, fiers et légers mais ils n'ont qu'un sentiment, le plus beau : l'honneur. " (Citer Napoléon sur une question de nationalisme ? C'est tout de même très réactionnaire, d'autant plus qu'il se base sur la France prérévolutionnaire !) L’honneur d’être Français, d’appartenir à une nation qui possède comme le disait Foch, l’arme absolue à toutes les victoires dès que son âme s’enflamme. (et maintenant, l'impérialisme bourgeois de la première guerre mondiale où les français crevaient comme des chiens dans les tranchées pour la bourgeoisie qui n'hésitait pas à les fusiller au moindre signe de rébellion). La liberté hier, le sport aujourd’hui, nous « combattons » et nous vibrons toujours avec la même ardeur dès que l’honneur national est en jeu. (...) (Charmant de comparer l'impérialisme napoléonien au football !)

(...) Le 21 avril 2002, les Français ont montré qu’ils ne voulaient plus de politique en demi teinte. (...) Ca veut dire qu'il écoute la voix des électeurs d'extrême droite ?

(...) N’en déplaise à Monsieur Bayrou, la France ne se gouverne plus au centre et les prochains scrutins démontreront comme en 2001 que les Français désirent résolument mettre la barre à tribord. Et la droite en place dans tout cela ? Elle semble fort éloignée de ses bonnes intentions du début. On constate à chaque fois que la fougue et le dynamisme des premiers temps, sont très vite rattrapés par un quotidien lénifiant. (ça ira comme ça!)
La droite n’a pas su remettre en cause les choix les plus dogmatiques de la gauche qui l’a précédée, par peur de certaines forces syndicales, para-syndicales et médiatico-culturelles pourtant très minoritaires et absolument pas représentatives de l’ensemble de la population, mais bruyantes, influentes, voire violentes. (on est majoritaires et t'inquiète qu'on vous laissera pas faire) (...) Pire, la simple évocation du mot « libéralisme » vous attire aujourd’hui les foudres des factions citées supra comme si vouloir donner de la liberté était devenu le dernier des tabous dans une France où règne en maître « l’Etat providence. »
Manque de courage ou de clairvoyance de la part des leaders de la droite républicaine, il ne faut pas s’étonner ensuite que les électeurs déçus par tant de tiédeur, finissent par tomber dans l’escarcelle des extrêmes. (...) Je ne crois pas que ce soit parce qu'ils veulent plus de libéralisme que certains français votent FN : au contraîre, ils ont presque des opinions économiques qu'on pourrait qualifier de gauche mais réservées aux "français de souche", contrairement au FN qui lui est pour l'ultralibéralisme. En matière économique, la droite française ne se démarque plus de la gauche, car elle demeure fortement interventionniste. La seule différence avec la gauche est constituée de timides inflexions dans la répartition des bénéficiaires des largesses de l’état. Les clients changent, la méthode reste. Qu'est ce qu'il veut dire par là ? Que la gauche donnerait des sous aux classes populaires et la droite aux classes moyennes ? Est-ce q'une gauche droitiste ne fait pas assez de dégâts comme ça ? Comment reprocher ensuite aux Français leur désintéressement voire leur dégoût croissant pour la politique ? Certainement pas en institutant des mesures ultra-libérales comme le CPE (Sarko est pour le contrat unique, ce qui est pire). Il est urgent de prendre enfin la mesure du problème si nous ne voulons pas revoir les votes de déception et de contestation se reporter soit dans une abstention jamais féconde, soit vers des extrêmes dont les scores risquent de surprendre désagréablement tous les défenseurs des libertés individuelles. Seule solution à court terme : la rupture. C’est précisément le choix stratégique du président de l’UMP, Nicolas Sarkozy. (Ca y est le mot est lancé. Sarkozy est la seule personne qui soit capable d'être assez populiste pour que les français votent pour ce qui les emmerde depuis trop longtemps et va les baiser les 5 années suivantes en cas de victoires : l'ultralibéralisme à l'américaine!!!)

Par le collectif N.R.V
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Photos de la mobilisation contre le CPE à Vienne.

Le CURV, le collectif antilibéral viennois.

 

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