La lutte des classes n'a pas de frontières

Mercredi 26 juillet 2006 3 26 07 2006 12:37
Rassemblement samedi 29 juillet 2006 à 11 h, place de la comédie (M° Hôtel de ville).

Halte à l’agression israêlienne contre le Liban et la Palestine

  • L’État d’Israël ne se défend pas, il mène une guerre d’agression : il détient, hors de tout droit, quelques 9 000 prisonniers palestiniens, dont près de 300 femmes et enfants ; il a saisi le prétexte de la capture de ses soldats pour engager une offensive militaire. Celle-ci a pris des proportions sans commune mesure avec les actions du Hezbollah.

Nous réaffirmons notre opposition à toute action armée visant des civils, qu’ils soient palestiniens, libanais ou israëliens.

Après 13 jours de guerre au Liban et un mois à Gaza, les principales victimes sont les populations civiles :

    • 700 tués dont 30 % d’enfants ;
    • plus de 500 000 réfugiés (20 % de la population du Liban !) fuient leurs villages et quartiers sous les bombes ;
    • les infrastuctures vitales du pays sont détruites.
      *****
  • Pour le droit légitime des peuples de la région à vivre en paix et dans la justice, il faut faire respecter l’ensemble des résolutions adoptées à l’ONU, à commencer par la résolution n° 242 qui exige le retrait des forces d’occupation israêliennes des territoires palestiniens occupés depuis 1967 et qu’Israël n’a jamais respectée !

Tant qu’Israël restera un État au service de la politique d’agression et de domination des États-Unis, la guerre continuera. Tant qu’Israël refusera de devenir un État s’intégrant dans la réalité proche-orientale, assurant les mêmes droits à tous ses habitants, nouant des relations d’égal à égal avec ses voisins et constructives avec les peuples qui l’entourent, il ne pourra y avoir de paix.

Solidarité avec les peuples palestiniens et libanais

  • La ville de Lyon "humaniste et solidaire", dirigée par une majorité de "gauche" se doit à travers son maire et ses élus de prendre position et se mobiliser aux côtés de la société civile pour une solidarité concrète.
  • Exigeons :
    • l’arrêt immédiat des bombardements,
    • le retrait des troupes d’occupation israëlienne,
    • la libération de tous les prisonniers palestiniens et libanais,
    • des sanctions contre l’État d’Israël et le respect du droit international,
    • le non-alignement de la France et de l’Union européenne sur la politique américaine.

Collectif Liban/Palestine -urgence solidarité 69,
Lyon, le 24 juillet 2006

Par le collectif N.R.V
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Vendredi 11 août 2006 5 11 08 2006 12:24

Prochaine réunion du collectif Liban-Palestine, lundi 14 août à 18h ( ?), au siège du PCF, 1 cours Albert Thomas, 69003 Lyon (M° D - Sans souci)
Appel du Collectif LIBAN / Palestine - Urgence Solidarité 69 [1]
En solidarité avec le peuple libanais et le peuple palestinien,



Rassemblement chaque jeudi du mois d’août 2006
à 18 heures, place des Terreaux, Lyon 1er
pour exiger :



l’arrêt immédiat des bombardements, le retrait des troupes d’occupation israéliennes, la libération de tous les prisonniers palestiniens et libanais, des sanctions contre l’État d’Israël et le respect du droit international. des initiatives de la France et de l’Union Européenne indépendantes de la politique américaine. Selon les circonstances, ce rassemblement pourra être suivi d’une marche jusqu’à la place Bellecour ou la préfecture.

Par le collectif N.R.V
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Jeudi 7 septembre 2006 4 07 09 2006 15:29

Suite aux événements actuels au Moyen orient, et après quelques discussions, nous vous proposons de nous rencontrer afin de discuter de l’organisation d’une large manifestation régionale prévue durant la seconde quinzaine de septembre.

Le texte ci-dessous est le texte d’appel pour la réunion de préparation du 22 août, le texte d’appel à la manifestation sera discuté et décidé ensemble.

À Gaza, l’armée israélienne poursuit la destruction systématique de la société palestinienne. Loin d’être une ouverture vers la paix comme certains l’ont clamé à l’époque, le retrait de Gaza a transformé celle-ci en une grande prison à la merci de l’armée israélienne comme nous l’ont appris ces dernières semaines. Au Liban, sous prétexte de représailles contre le Hezbollah, l’armée israélienne entreprend une destruction systématique des infrastructures du pays, n’hésitant pas à bombarder des civils comme l’a montré le massacre de Cana.

Plus globalement, et après les bombardements et l’occupation de l’Irak et de l’Afghanistan, cette nouvelle agression israélienne contre le Liban s’inscrit dans le plan global de l’impérialisme américain de domination totale de cette région du monde. Dans ces guerres sans fin, les vies des populations civiles ne sont pas seulement de peu de valeur, mais aussi considérées comme une cible légitime, coupable de soutenir activement ou passivement un « terrorisme » qui serait inscrit dans la culture même des populations agressées. Ainsi, dans cette logique de construction d’une « guerre de civilisations », nous avons été témoins d’une évolution graduelle du discours dominant : nous sommes passés des « groupes » terroristes, aux « Etats » terroristes puis aux « peuples » terroristes.

C’est dans ce contexte international écœurant que l’État d’Israël espère se « débarrasser » de la légitime résistance palestinienne et libanaise, et avoir, ainsi, les coudées franches pour faire du Liban un Etat–satellite, s’approprier toute la Palestine, en accélérant la colonisation de la Cisjordanie et faire main basse sur les ressources en eau de la région.

Tout cela sous la passivité ou la complicité de la "communauté internationale" : d’une part, les États-Unis renforcent leur soutien militaire à Israël, d’autre part, l’Union européenne suspend son aide à l’Autorité Palestinienne sous prétexte de la victoire électorale du Hamas, apportant ainsi son appui à la politique israélienne, et montre son incapacité à s’opposer à la destruction du Liban. La France, en particulier, si elle demande un cessez-le-feu, renvoie dos à dos Hezbollah et Israël et oublie de parler de la Palestine.

Quant à l’ONU, sa piteuse réaction après le bombardement par l’armée israélienne d’un poste de la FINUL, n’est qu’un signe de plus de son incapacité à amener l’État d’Israël à respecter les règles du droit international et en particulier les résolutions de l’ONU.

Pourtant, malgré d’énormes moyens de destruction, l’armée israélienne se heurte à la résistance de toutes les composantes palestiniennes et libanaises. Plus que jamais nous devons leur exprimer notre solidarité et dénoncer la politique terroriste d’Israël, des USA et la complicité et l’hypocrisie des gouvernements qui laissent faire. Du gouvernement de notre pays, de l’UE nous exigeons une condamnation claire et sans équivoque de l’agression israélienne et qu’il prenne des sanctions vis à vis de cet Etat.

Faire reculer les criminels, c’est possible, s’il y a une pression populaire suffisante sur notre gouvernement, nos élus, et s’il y a – et c’est là, le principal – un travail d’explication et de mobilisation dans nos entreprises, nos quartiers… autour d’exigences concrètes et rassembleuses.

Non à la guerre permanente !
Pour le respect du droit international !
Solidarité avec la résistance libanaise et palestinienne !

 

Signataires pour cet appel : Ahmed Abdelouadoud ; Boualem Azzahoum ; Chems-eddine Boughlita ; Mounir Bouabdallaoui ; Roland Calba ; Jean-Luc Cipière ; Roger Dubien ; Georges Gumpel ; Yamin Makri ; Philippe Robin ; Salah Touama.

Par le collectif N.R.V
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Mercredi 11 octobre 2006 3 11 10 2006 01:21

CONFERENCE ORGANISEE PAR ATTAC VIENNE.PR

 

LA MONDIALISATION , DE QUOI S'AGIT-IL ?   

 

LE LUNDI 16 OCTOBRE A 20 H.

 

SALLE DES FETES DE VIENNE

 

AVEC Raoul Marc JENNAR

 

  Docteur Sciences politiques Animateur de l'URFIG   ( Unité de Recherche de Formation  et d'Information sur la Globalisation ) Chercheur fondation COPERNIC

 

 De quoi parle-t-on lorsqu'on parle de  Mondialisation ?  

 

Comment se manifeste-t-elle ?  

 

Pourquoi un mouvement altermondialiste ? 

 

Comment réagir ?

 

La mondialisation liberale  fait l'objet d'une grande défiance en France, chacun prenant conscience qu'elle est la cause  des grands problèmes économiques et sociaux  de notre époque . La résistance se fait de plus en plus vive et gagnera d'autant plus en intensité que nous en comprendrons mieux le contenu.  

 

C'est le sens de cette conférence dont nous espérons qu'elle attirera un public nombreux. 

Par le collectif N.R.V
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Vendredi 13 octobre 2006 5 13 10 2006 11:27

En clôture de l’ensemble d’événements organisés du 22 septembre au 14 octobre 2006 autour du thème "Paradis fiscal, enfer mondial" par les associations Attac-Rhône et Survie-Rhône , celles-ci nous invitent à une manifestive contre les paradis fiscaux et judiciaires...

Au son d’une batucada déchaînée, notre cheminement pédestre de « banques en banques » va nous mener de l’opéra jusqu’aux Cordeliers.

À chaque arrêt, les saynètes de théâtre de rue de la compagnie l’heure du Thé vont nous permettre d’interpeller les gens sur les paradis fiscaux, la criminalité financière et les moyens de lutte.

L’aspect festif sera aussi assuré par la présence de la batucada Bandana .

Une grosse activité de tractage est prévue et un supplément de petites mains ne sera pas de refus.

Par le collectif N.R.V
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Jeudi 19 octobre 2006 4 19 10 2006 13:43

Ce texte pose deux problèmes intéressants. Au delà du thème de la mondialisation, c'est le caractère "civil" de la lutte sociale et le militantisme qu'il remet en cause.

 

 

 A en croire certains, nous serions à la veille de quelque chose d'important, d'hénaurme, d'extraordinaire, une lueur d'espoir dans un monde d'obscurité : une révolution ! Depuis quelques temps, en effet, les sommets internationaux ou régionaux des gestionnaires du capital-monde donnent lieu, rituellement, à de grandes manifestations où chacun exulte sa colère contre ce qui est appelé la mondialisation (globalisation en anglais) ; ce qui témoignerait, selon les uns, d'une reprise des luttes radicales après une ou deux décennies d'assoupissement de la lutte de classe (les "révolutionnaires", les "radicaux") et, selon d'autres, d'un grand "réveil citoyen" rassemblant tous les peuples du monde (les "réformistes", les "sociauxdémocrates"). Or, ce mouvement anti-mondialisation n'étant ni l'un ni l'autre, il s'agit plutôt d'en percevoir les pièges et les limites afin de tenter d'apporter un début de réponse à la seule question qui importe réellement : ce mouvement s'inscrit-il dans un processus révolutionnaire, un mouvement de classe ?  

Le réformisme radicalo-mouvementiste : encore, toujours, jusqu'à quand ? 

Malgré la focalisation des politiciens et des media sur les groupes de la mouvance autonome et anarchiste, la "tendance lourde" (pour parler comme les journalistes et les professeurs) du mouvement anti-mondialisation est constituée par une multitude d'organisations réformistes et post-staliniennes, toutes à la recherche d'un second souffle après le fiasco historique de leur idéal proclamé : le capitalisme  bureaucratique d'Etat. A Gênes, il suffisait de voir défiler l'interminable cortège de partis, de syndicats, de groupuscules gauchistes et la masse pratico-inerte de leurs petits soldats pour s'en convaincre. Après le "mouvement social" (grèves de 95 ; sanspapiers ; chômeurs), voilà le nouveau créneau de ces carriéristes et autres experts de la contestation intégrée : l'antimondialisme. Pour la France, cette tendance est représentée pour l'essentiel par Attac, qui a réussi en peu de temps à fédérer autour de son programme citoyenniste toutes les composantes politiques de la gauche et de l'extrême-gauche du capital, depuis les socialistes au gouvernement de la gauche plurielle et leurs satellites associatifs du "mouvement social" jusqu'aux partis et groupes de jeunesse trotskistes, et obtenant la sympathie de certaines organisations autoproclamées radicales, notamment dans la mouvance antifasciste et parmi l'anarchisme officiel… Soyons sûrs qu'Attac, laboratoire de la néo-social-démocratie ayant habilement intégré les concepts et les  revendications des révoltes éthiques de mai 68 et ses suites (municipalisme, démocratie directe, autogestion, autonomie, etc.) dans un discours démocratique, droit-de-lhommiste et progressiste bien policé, jouera demain le même rôle politique que son illustre ancêtre, sa grand-mère social démocrate : l'écrasement, au nom même des travailleurs voire de la "révolution", de tout mouvement autonome de la classe exploitée (salariés précaires ou stables, RMIstes, chômeurs, en "liberté" ou en taule, avec ou sans papiers…). A côté de cette tendance dominante (dans tous les sens du terme), on retrouvait dans les rues de Gênes une minorité agissante composée d'anarchistes et d'autonomes (auxquels vinrent se joindre, pendant les affrontements, des éléments de base d'autres organisations, par exemple du syndicalisme autonome (COBAS, etc.) ou des tute bianche, refusant la logique de négociation et d'intégration et ayant opté pour l'utilisation directe de la violence, soit contre la "zone rouge" (mais une minorité, du fait que cette zone constituait une forteresse imprenable dans l'état du rapport de force existant, mais aussi et surtout avec l'idée que le capital ne se limite pas à 8 maîtres de cérémonie officiant dans leur temple converti en forteresse, mais que, structurant la totalité des rapports sociaux, il étend sa mainmise sur tout le territoire), soit contre toutes les structures du capital et du pouvoir politique à la périphérie de cette zone. Cependant, bien que les "positions" avancées par ces groupes se démarquent clairement du radical-réformisme des organisateurs officiels du sommet (lutte contre le capitalisme global, et non seulement contre la "mondialisation" ; auto-organisation et autonomie de la lutte…) on peut se demander – et la question est posée sans prétendre y apporter une réponse claire et définitive – dans quelle mesure les actions de type insurrectionnel menées par ces groupes ne servaient pas objectivement à renforcer la légitimité de la tendance réformiste dominante, qui, dans sa stratégie de négociation et de dialogue, voulait précisément apparaître comme le seul interlocuteur légitime du G8, le raisonnement de ces crapules étant le suivant : soit vous (le G8) acceptez de nous reconnaître comme interlocuteurs représentatifs, de prendre en compte nos revendications et de nous faire participer aux négociations (démarche du contrôle citoyen, du "mouvement social européen"…), soit vous vous exposez au risque de plus en plus menaçant d'un débordement par une horde de casseurs surexcités et antidémocratiques… Pour autant, ce questionnement ne signifie pas que toute stratégie violente et, disons, d'action directe et autonome, soit condamnée à l'échec en raison d'un risque inéluctable de récupération par les organisations social-démocrates ; il s'agit uniquement de prendre acte de cette réalité et de réfléchir à de nouvelles formes de stratégies violentes… 

 

Violence/non-violence : faux débat, vraie mystification…  

La violence et la légitimité (ou l'illégitimité) d'y recourir a été au centre des débats. Elle constituait en même temps le coeur de l'orchestration médiatique des affrontements. Un exemple entre mille : les chaînes de télévision diffusaient en continu et quasiment en direct des images d'affrontements et utilisaient d'habiles séquences de montage (par exemple des plans insistants et passant quasiment en boucles sur quelques barres de fer ou quelques bâtons pour faire croire à l'existence de caches d'armes ultra-secrètes) pour amplifier au maximum la violence des manifestants et, a contrario, minimiser la violence des flics et des militaires sur-armés, le tout afin de justifier idéologiquement la répression d'Etat et de la faire accepter par la population en entretenant en permanence un climat de psychose généralisée. Et les politiciens, de gauche ou de droite, n'avaient que ce mot à la bouche s'égosillant sur les casseurs ! Les voyous ! Les anarchistes ! Dans le même ordre d'idées, mais avec quelques précautions supplémentaires, les officiels du contre-sommet (le G.S.F. : Genoa Social Forum) ne se privèrent pas d'utiliser ces mêmes arguments contre la violence qualifiée d'aveugle pour isoler les franges radicales agissant lors des affrontements qui venaient perturber les démonstrations pacifiques aux airs de parade militaire et se poser ainsi comme les interlocuteurs légitimes à l'occasion des procédures institutionnelles de la démocratie bourgeoise représentative. 

Dans un cas comme dans l'autre, on est au coeur de la même illusion, sciemment entretenue ou naïvement reproduite : présenter la violence comme un choix, une option, un enjeu stratégique et comme une ligne de clivage entre bons et mauvais manifestants, entre casseurs et militants, ou, d'un autre point de vue, entre révolutionnaires et réformistes… Or, la réalité des événements des vendredi 20 et samedi 21 à Gênes a démontré pratiquement la stupidité de cette argumentation : un grand nombre de participants, appartenant à des organisations ayant condamné explicitement la violence ou ayant appelé à une violence purement symbolique et spectaculaire, en firent usage dès les premières charges de carabiniers; et le niveau de violence des combats de rue ne fit qu'augmenter à mesure que s'intensifiait une répression qui visait indistinctement les "pacifistes", "les insurrectionnels" et les "hésitants". Cette réalité démontre, s'il en était encore besoin, que le recours à la violence n'est jamais, sauf peut-être dans les têtes des militants, le résultat d'une volonté consciente, planifiée et rationnellement mise en pratique, ou, en d'autres termes , un choix politico-militaire ou même éthique, mais le produit d'une situation d'affrontement (de classe) bien déterminée qui mobilise tout un chacun, quelles que soient ses représentations idéologiques ou ses "convictions éthiques". En d'autres termes, la violence ne se choisit pas mais s'impose comme une nécessité pratique inhérente à un stade déterminé de la lutte de classe, dans la seule mesure où la domination d'Etat et l'exploitation capitaliste ne reposent que sur la violence, réelle ou symbolique. Ou, si l'on veut, la violence n'est pas une question théorique, mais une question pratique. 

 

Militantisme contre lutte de classe  

Le mouvement anti-mondialisation, y compris dans ses franges les plus radicales, reste enfermé jusqu'à présent dans une logique de militantisme politique et se situe dans une extériorité absolue à la lutte réelle de la classe ouvrière, entendue comme la lutte menée par les producteurs selon des modes d'organisation et par des moyens d'action qu'ils définissent eux-mêmes, souverainement, dans le but de s'emparer de l'appareil productif et de le faire fonctionner collectivement en vue, non de l'accumulation de plus-value, mais de la satisfaction de besoins sociaux. Ce constat amène à s'interroger sur les perspectives et les potentialités de ce mouvement dans une finalité rupturiste, révolutionnaire et ses capacités à s'arracher à la logique militante-activiste. On peut  envisager, me semble-t -il, deux directions possibles au mouvement anti-mondialisation : 

- soit le mouvement reste tel qu'il est et l'affrontement se situera alors sur le terrain purement politicien du conflit de représentativité et de légitimité, terrain sur lequel se plaçaient volontiers, au moment du sommet, les dirigeants politiques, par exemple un président américain déclarant que le mouvement de Gênes n'était pas représentatif de la population. Il ne sera alors pas autre chose qu'un mouvement d'accompagnement et d'intégration dans le cadre des transformations actuelles du capitalisme et de ses représentations politiques : déclin des Etats-nations, émergence de modes de régulation politique de dimensions régionales… 

- soit le mouvement trouve une base de classe en réalisant une jonction avec la lutte menée par les travailleurs sur les lieux de production, par les exploités sur les lieux de leur exploitation : prendre pour cibles les moyens de production plutôt que la marchandise (en ce sens, des actes comme le bris de vitrines, l'incendie de voitures et de banques ou les blessures infligées à la flicaille, s'ils peuvent être jouissifs et grisants, paraissent être d'une efficacité subversive relativement limitée) ; s'attaquer au capital en tant que système productif et rapport social plutôt qu'à l'hégémonie de quelques multinationales diabolisées et au capital spéculatif; détruire le mode de production capitaliste plutôt que de quémander une meilleure répartition de la richesse mondiale. En ce sens, ne pourrait-on pas imaginer, au cours de ces sommets, des occupations d'usines, la participation à des grèves locales de travailleurs et une liaison organisée entre ces multiples mouvements de lutte.

L'orientation du mouvement vers une base de classe grâce à la lutte autonome des prolétaires (et, par conséquent, l'anéantissement du militantisme) ne résultera en aucun cas de la seule politique volontariste menée par quelques organisations dites révolutionnaires et de leur propagande (on peut même affirmer que, comme par le passé, celle-ci ne jouera qu'un rôle infime) mais de l'évolution du capitalisme, de ses conditions objectives, et, en riposte à l'intensification de l'exploitation de la force de travail et à l'appauvrissement de pans entiers du prolétariat expulsés de la sphère productive, du degré de conscience de classe atteint par la classe ouvrière.

 P.R.O.L., 25 septembre 2001  

 

Texte envoyé par elincontrolado@yahoo.fr sur la liste de discussion du Cercle Social (http://groups.yahoo.com/group/cerclesocial). 

Par le collectif N.R.V
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Mardi 14 novembre 2006 2 14 11 2006 12:28

Par le collectif N.R.V
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Samedi 18 novembre 2006 6 18 11 2006 08:48



Suite à la répression sauvage de la grève des enseignants de l’état de Oaxaca par le gouvernement de l’état, le mouvement s’est radicalisé et s’est étendu à l’ensemble de la population. Une assemblée populaire des Peuples d’Oaxaca (APPO) s’est mis en place considérant alors que le gouvernement institutionnel d’Oaxaca n’existe plus. Depuis la repression ne cesse d’augmenter contre les habitants. Pourtant l’APPO, solide sur sa base, continue d’avancer et de réfléchir à d’autres manières de faire de la politique avec tous et pour tous. Il est urgent de crée une solidarité internationale en soutien à la commune Rebelle D’oaxaca afin de faire stoper la repression.

MOBILISONS NOUS POUR OAXACA COMMUNE REBELLE

Au début, un mouvement enseignant

Voilà bientôt 6 mois que le mouvement commence, le 22 mai 2006, par un piquet de grève des enseignants de l’état de Oaxaca, au sud du Mexique, qui réclament une augmentation de leur salaire sur un ajustement au coût de la vie. La tentative du gouvernement de l’état de museler cette mobilisation en utilisant la répression sauvage, le 14 juin dernier, radicalise les enseignants qui, dès lors, exigent la destitution du gouverneur Ulises Ruiz Ortiz.

Extention de la luttes fasse à la répression du gouverneur Création de l’assemblée populaire

Cette nouvelle revendication trouve rapidement un écho dans une large partie de la société oaxaquena qui s’y rallie. Deux manifestations ont lieu, à la suite de cet affrontement, regroupant plusieurs centaines de milliers d’habitants. Près de 360 organisations civiles, indiennes, politiques, syndicales, groupes de lutte formels et informels mettent en place l’Assemblée Populaire des Peuples d’Oaxaca (APPO), considérant alors que le gouvernement institutionnel d’Oaxaca n’existe plus. Il s’agit d’une assemblée ouverte à laquelle tous les habitants peuvent participer. Le peuple peut révoquer à tout instant celui ou celle qu’il a élu et qui n’accomplit pas sa tâche pour le bien commun. Dès le mois de juillet une bataille commence dans laquelle le gouvernement local et fédéral essaie par tous les moyens de détruire l’APPO, en utilisant les médias pour diaboliser la rébellion, la police municipale, fédérale, les militaires, les paramilitaires, des tueurs à gage pour tuer des femmes et des enfants, blesser des centaines d’habitants, incarcérer de manière arbitraire de prétendus leaders, torturer, kidnapper, gazer, arroser d’acide, occuper la ville et la transformer en caserne. Pourtant l’APPO, solide sur sa base, continue d’avancer et de réfléchir à d’autres manières de faire de la politique avec tous et pour tous.

Toujours plus de repression !

Alors que l’APPO contrôle une grande partie de la ville, le 27 octobre, des paramilitaires au service du gouvernement local ont tiré sur des barricades faisant 4 morts. Cela a été le prétexte rêvé du gouvernement fédéral pour envoyer la PFP (police militarisée) à Oaxaca. Elle est entrée dans la ville le 29 et a occupé le zócalo (la place centrale). Les membres de l’APPO se sont alors retranchés sur la place Santo Domingo, près de l’université. Le 2 novembre au matin, la PFP a tenté de les déloger et de s’attaquer à Radio Universidad, l’une des voix du mouvement, mais elle a été repoussée et a dû battre en retraite.

Solidarité internationale

Pour que cette Commune ne finisse pas dans un bain de sang, il est de notre devoir de nous mobiliser et de faire pression sur le gouvernement mexicain, ainsi que d’exprimer notre solidarité envers la lutte des peuples d’Oaxaca. Personne ne peut rester silencieux et immobile pendant que tout un peuple, majoritairement indigène est assassiné, réprimé et enfermé. C’est pourquoi, en réponse à l’appel à la mobilisation nationale et internationale lancé par l’APPO et d’autres mouvements sociaux d’Oaxaca pour le 20 novembre,



L’Union Départementale de la CNT 69 appelle à manifester : LE LUNDI 20 NOVEMBRE 18h PLACE DE LA COMÉDIE (métro Hotel de ville) (journée de grève nationale au Mexique pour le soutien aux peuples d’Oaxaca)

suivie d’une PROJECTION DU FILM « ROMPER EL CERCO » sur la répression du mouvement social précédent au Mexique, à Atenco, suivi d’un Débat 19h30 au CUL 44, rue Burdeau

Nous appuyons la demande du peuple d’Oaxaca quant à la sortie d’Ulises Ruiz du gouvernement d’Oaxaca.

Nous exigeons le retrait immédiat des forces fédérales qui occupent le territoire d’Oaxaca.

Nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus. Nous exigeons, enfin, que justice soit faite sur tous les assassinats qui ont eu lieu.

Vous pouvez protester auprès du mexique, de l’ambassade du Mexique à Paris et du consulat à Lyon (lettre type et adresses sur Rebelyon ou nous là demander)

Par le collectif N.R.V
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Dimanche 26 novembre 2006 7 26 11 2006 01:52

Les forces fascistes du gouvernement italien de Berlusconi reculent devant les masses insurrectionnelles des alter-mondialistes lors du sommet du G8 à Gênes en 2001.
Par Enver Hoxha
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Dimanche 26 novembre 2006 7 26 11 2006 02:04

Le G8 de 2001 à Gênes en Italie a donné l'occasion aux alter-mondialistes et à tous
les révolutionnaires de faire entendre leur voix, qu'elle s'exprime par le feu ou le sang...
Par Enver Hoxha
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Photos de la mobilisation contre le CPE à Vienne.

Le CURV, le collectif antilibéral viennois.

 

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