Dimanche 10 août 2008

Alors qu'il y a encore quelques semaines l'ensemble de la droite viennoise serrait les rangs autour de Karl Harion, le directeur de l'accueil de nuit, criant à la diffamation, aujourd'hui, Remiller a bien laché son assistant parlementaire !

La Tribune de Vienne, organe de propagande de la droite viennoise, elle même, évoque le sujet. Même si ce journal préfère pudiquement parler de "mauvaise gestion", douce euphémisation....

Le 24 Juillet, le CA de l'accueil de nuit s'est réuni et le bureau a démissionné. Une assemblée générale extraordinaire a immédiatement élu un nouveau bureau. Le 29, Remiller a envoyé une lettre de licenciement quant à son emploi d'assistant parlementaire. Puis il a saisi le procureur et prévenu le sous préfet de "certaines anomalies" dans la gestion de l'accueil de nuit, en sa qualité de président du CCAS de Vienne.


Nous ne nous délectons guère de cette information. Les victimes principales de cette déplorable affaire sont les sdf de vienne, qui ont été spoliés de fonds leur revenant. Nous sommes néanmoins satisfaits que Karl Harion aie été limogé, que des poursuites judiciaires soient en cours et éspérons que le nouveau CA de l'accueil de nuit saura faire avancer le CHRS, dont le dossier piétinait jusque là.

Par le collectif N.R.V - Publié dans : droit au logement - Communauté : Les révoltés
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Dimanche 23 septembre 2007

Rappellons que REMILLER A EVOQUE AVEC BOUTIN LE SORT DES SANS DOMICILE, avec quatre autres maires.

Puisque le ministère du logement fait ses quartiers à Lyon, le ministère de la CRISE du logement s’y installe aussi, avec la ferme intention de faire entendre les revendications des sans logis, des mal-logés et de la foule de précaires, jeunes, étudiants, handicapés, migrants, chômeurs, qui sont frappés par la crise du logement, dans les différentes régions.

Pré-programme pour le lundi 24 septembre :

- Conférence de presse à 9h, à la sortie du métro place Bellecour ;

- Rassemblement à 18h, place des Terreaux ;

- Dès 19h : "Nuit des Sans", avec échanges, rencontres, débat concernant les campagnes d’actions à mener (apporter tente, duvet, casse croûte, instrument , ....)

Communiqué commun du 20 septembre 2007 :

Nous exigeons concrètement 100 000 logements tout de suite, et un million très vite ! pour les précaires du logement : sans logis, mal-logés en danger, étudiants, jeunes, hébergés, chômeurs, habitants d’hôtels ou de foyers, expulsés, sans abris, habitants de bidonvilles.

C’est possible en combinant :
- l’application de la loi de réquisition (2 millions de logements vacants selon l’INSEE),
- la justice dans les attributions de logements sociaux (400 000 HLM sont attribués chaque année, et des milliers de logements sociaux sont vacants en attendant d’être détruits !),
- la production massive de (vrais) logements sociaux respectueux de l’environnement, soit 200 000 par an, et la mise en place de formes alternatives d’habitat (coopératives, auto et éco constructions,... )
- la location de logements dans le privé, plutôt que de financer des chambres d’hôtels miteuses ou des foyers sans lendemain : à Londres, 60 000 ménages en difficulté sont logés dans des logements privés loués au prix du marché par les pouvoirs publics, en attendant un logement social).

Nous exigeons également :
- l’arrêt immédiat des expulsions de logement, de plus en plus dures et nombreuses, suite aux consignes du ministère de l’Intérieur et aux gages donnés aux bailleurs par le gouvernement,
- l’abandon des projets de vente des HLM , de leur démolition et de la dérégulation des loyers,
- la baisse des loyers et la utte contre la spéculation immobilière et foncière,
- une nouvelle loi pour un VRAI droit au logement opposable.

100 000 logements tout de suite, et un million très vite !

DAL  ; Macaq  ; Jeudi noir  ; CDSL  ; No-vox .

Pour la mise en place du programme de cette journée, toute proposition est bienvenue. N’hésitez pas à nous contacter afin que cette journée soit constructive.

- DAL, tél : 01 42 78 22 00 & 01 40 27 92 98 - fax : 01 42 78 22 11 - dal(at)globenet.org

- Autres contacts : 06 16 12 55 27 - 06 09 59 19 74 - 06 13 40 19 44

Par le collectif N.R.V - Publié dans : droit au logement - Communauté : Communauté de l'opposition
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Mardi 18 septembre 2007

Comme le rappellent Erwann Binet et Sylvain Laignel, "Le député-maire de Vienne a annoncé dans la presse sa présence aux côté de la ministre de la Ville pour évoquer la situation des SDF. Il avait adressé un courrier à cette dernière dans lequel il souhaitait que soit trouvée « une solution médiane entre tranquillité publique et respect de la personne humaine ». En effet, Remiller a rencontré Christine Boutin avec les maires de 4 autres villes confrontées à ce que la Tribune de Vienne appelle "le problème de l'errance".

La "Tribune de Vienne" consacre cette semaine et la semaine prochaine deux articles sur "l'errance à Vienne". Le sujet de l'article, n'est pas les SDF, non, c'est bien le "problème de l'errance". Le SDF n'est pas un être humain, les charmants roms de Vienne ne sont pas des êtres humains, non, ce ne sont que des problèmes. A la rigueur, les "bons pauvres", ceux qui n'ouvrent pas trop leur gueule, ne font pas trop de bruit, sont tolérés par la population "compatissante". Par contre, certains parents d'élève trouvent inadmissible qu'ils traînent vers une école et s'en plaignent au maire. Remiller évoque des problèmes psychiatriques, des abus de boissons. La folie, l'alcoolisme, toute la misère étalée au grand jour, c'est tellement repoussant ! Les SDF, même les "bons",  ternissent "l'image qu'une ville touristique veut donner d'elle-même". C'est là l'équation du problème : SDF + bienveillance = + de SDF, donc - de touristes. Salauds de pauvres !

L'article est construit autour de propos de Remiller et n'a aucune distance critique vis à vis de ceux-ci. Si le Dauphiné Libéré avait étonnemment permis aux SDF de Vienne de s'exprimer dans ses colonnes, il semble bien qu'aucun journaliste de la Tribune ne soit allé intervewer nos camarades sans logement. Le traitement par la mairie de cette population n'est pas interrogé, la Tribune se contente de le dire "discret mais efficace" et de lècher le cul du CCAS et des autres institutions charitables viennoises. Alors que les sans logis viennois s'étaient mobilisés pour obtenir l'ouverture de l'accueil le week-end.   Les SDF eux-mêmes classent Vienne "dans la moyenne".



Selon la Tribune de Vienne, la mairie ferait tout ce qui est nécessaire pour que les SDF disparaissent. Non seulement l'arrêt anti-alcool n'a pas été efficace, mais Remiller lui même avoue sans honte avoir fait enlever les bancs publics, certes, dit-il "au détriment des personnes âgées". Comme s'il en avait quelque chose à foutre... ou que les autres n'avaient pas le droit de prendre le soleil sur un banc (allez hop on va au boulot les feignasses!). Et c'est un problème technique qui fait qu'"on ne peut tout de même pas ôter tous les bancs de la ville". 

Parce que malgré tous les efforts, les SDF continuent de fréquenter la ville, s'étonnent la "Tribune de Vienne" et Remiller.
La "Tribune de Vienne", paraphrasant Remiller, ose même reprocher leur générosité aux Viennois. "Dans la tête de l'élu... comment éspèrer générer moins de SDF dans sa ville, si ses habitants se montrent prétendument aussi généreux avec eux?". Remiller demanderait-t-il aux viennois de ne plus faire l'aumône ? Quel cynisme ! On se croirait dans South park !

SDF, prenez garde ! Remiller est en quête "d'une solution pérenne". Et il est parti chercher de l'aide chez l'Etat, chez Christine Boutin. S'attaquer au causes de la pauvreté n'intérèsse pas Remiller. Tout ce qu'il veut, c'est que ce problème soit repoussé hors de sa vue et hors de celle des touristes.


Attendons de voir la suite puisqu'elle sera consacrée aux Roms... On ne peut que s'attendre à un étalage d'idées nauséabondes similaires...

Par le collectif N.R.V - Publié dans : droit au logement
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Mardi 29 mai 2007

L'association Mains Libres propose aux SDF de garder leurs affaires dans des casiers sécurisés et gratuitement.
Comme l'expliquait un sdf, les bagages rendent esclave ; ils ancrent l'homme dans la rue. Grâce à ce service, les sdf peuvent plus facilement se présenter à un entretien d'embauche ou à un rdv quelqu'il soit. C'est la liberté retrouvée pour eux. Ils n'ont plus à se soucier de savoir s'ils vont bien retrouver les affaires qu'ils avaient planquées, ils n'ont plus non plus à se les trainer dans toute la ville. Allez visiter leur site si vous voulez plus d'infos :

 http://mapage.noos.fr/bblot/mainslibres1/index.html


Ca serait bien de voir se développer ce type de projet à l'échelle nationale, vraiment.

http://chat-noir.over-blog.com

Par Chat noir - Publié dans : droit au logement
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Dimanche 11 mars 2007

Nous devions être 200 manifestants à partir de la place Bellecour pour nous rendre à la Préfecture. Il faisait beau, ce samedi matin, alors que les expulsions locatives vont reprendre le 15. Nous n'étions pas forcément beaucoup de jeunes, d'ailleurs, à avoir eu le courage de nous lever. On a bien gueulé (malgré quelques couacs dans les slogans), la longueur du trajet était ni trop longue ni trop courte (enfin, c'est toujours trop court). Ceux qui ont fait le déplacement en nombre, c'est la police : le dispositif déployé était assez disproportionné.

Le ministère de la crise du logement lyonnais passait en procès vendredi. Le délibéré sera rendu la semaine prochaine. Les habitants se sont mieux défendus que l'opac, mais ne sont pas trop optimistes.

Par le collectif N.R.V - Publié dans : droit au logement
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Jeudi 1 mars 2007

Les moyens et les solutions existent pour rendre e droit au logement effectif pour tous :

- Gel immédiat et plafonnement des loyers !

- Réquisition des logements vacants, et des errains nécessaires à la construction !

- Construction de logements sociaux à la hauteur des besoins !

- La rénovation des cités populaires doit se faire selon la volonté des habitants : la vente du parc

HLM, les démolitions de tours doivent donc être stoppées.

- Un véritable service public du logement doit se mettre sur pied pour financer le logement social, en contrôler la gestion et l'attribution, sur le modèle de la Sécurité Sociale.

- Des moyens en quantité doivent être alloués aux structures d'accueil. Le CHRS de Bourg, menacé, doit pouvoir continuer son activité.

- Un vrai logement à loyer abordable pour les étudiants et les jeunes travailleurs !

- Retrait de l'amendement anti- réquisition!

- INTERDICTION DES EXPULSIONS LOCATIVES !

MANIFESTATION SAMEDI 10 MARS PLACE BELLECOUR

DEPART 10 HEURES GARE DE VIENNE

Par le collectif N.R.V - Publié dans : droit au logement
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Lundi 26 février 2007

D’après le mensuel pro-mairie « Vienne Aujourd’hui », sur proposition du maire Jacques Remiller et après vote du conseil municipal (pas de trace dans les comptes rendus disponibles sur Internet) un lieu de la ville de Vienne sera bientôt honoré du nom de l’Abbé Pierre.

Nous avons là un parfait exemple de l’hypocrisie de la classe politique à l’égard d’un homme qui s’est toujours opposé à elle sur la question de la pauvreté. Comme on l’a vu alors de l’enterrement de l’Abbé Pierre, beaucoup d’hommes (et de femmes) politiques se sont empressés de venir pleurer l’homme (question d’image) alors que ce dernier n’a jamais cessé de critiquer leurs politiques antipopulaires. 

 

On n’honore pas la mémoire d’un homme en donnant son nom à un lieu, mais en continuant son combat. Il y a encore des SDF à Vienne, leur condition va-t-elle changer une fois qu’un lieu sera renommé au nom de l’Abbé Pierre ? Certainement pas ! Ce nom serait donné à une résidence, rue Vimaine, anciennement un couvent (tiens) en cours de rénovation. Elle aura vocation à accueillir « dans l’urgence » des familles et des individus… Qui vivent en ce moment dans la résidence du Soleil, gérée par le CCAS. Ils vont en être délogés par la mairie, car celle-ci va y transférer le foyer de jeunes travailleurs. La résidence des jeunes travailleurs de Cancane a été cédée à ADVIVO et devrait être détruite alors que c'est loin d'être nécessaire. Ce n’est en aucun cas une structure supplémentaire qui va être créée, c'est une structure de remplacement. On peut supposer qu’il ne s’agit que d’une manœuvre politique. Ce n’est qu’un cache misère et pourtant on imagine bien Mr Remiller venir l’inaugurer en grande pompe en s’auto congratulant de la générosité de la mairie. La mairie par sa démagogie cherche à faire rejaillir un peu de la popularité et de l’influence d’Emmaüs (qui ne connaît pas le centre à Estressin ?).

Les habitants, dont certains viennent juste de retrouver un logement, voient arriver avec horreur la fermeture de la résidence du Soleil. Drôle de façon de mener une politique envers une population qu'en la maintenant dans l'inquiétude ! La mairie peut-elle leur assurer qu’ils seront tous relogés ? Qu’il n’y aura pas de rupture dans l’accueil ? Combien de places seront disponibles ? Quels bénéfices les résidents en retireront-ils ? Nous invitons la mairie à communiquer ces informations aux résidents et nous éspèrons qu'elle les rassureront.

 

D’autre part, la mairie donne à ce lieu le faux nom de l’Abbé Pierre : son véritable nom est Henri Grouès. Si c’était à l’homme qu’il s’agissait de rendre hommage, et pas à son image, elle ne l’appellerait pas résidence de l’Abbé Pierre. En parlant de ça, la mairie n’en a-t-elle pas assez d’honorer les cléricaux. Nous faisons bien sûr allusion au parvis Jean Paul II. Si la position de la mairie était réellement laïque, elle cesserait ce type de bienveillance à l’égard des religieux (catholiques bien sûr). Même si elle le nommait Henri Grouès, la mairie aurait tort de le faire : ce lieu ne mérite en aucun cas ce nom, alors qu’il n’est pas destiné à ceux qui souffrent de la politique néolibérale qu’elle soutient mais à améliorer son image. Une vraie politique envers les SDF viserait à multiplier les structures d’accueil et le logement social, et non pas à décaler la misère de quelques rues.

Par le collectif N.R.V - Publié dans : droit au logement
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Mercredi 14 février 2007

Le "contrat de ville" qui avait été signé en 2000 entre l'Etat et Mermaz a pris fin cette année. Il s'intéressait aux quartiers, était classiquement socialiste, plein de bonne volonté, mais autant dire qu'il a échoué (faut dire qu'il y a eu des changements politiques majeurs depuis 2000). Aujourd'hui, la situation des quartiers viennois et des classes populaires dans leur ensemble s'est aggravé.

La mairie a donc signé un nouveau contrat avec l'Etat et les collectivités locales. L'action sera menée sur trois terrains : Malissol, le Plan des Aures à Pont Eveque et la vallée de la Gère. Et Estressin, d'ailleurs ? Oublié ?

La mairie compte voir de nouvelles activités économiques être crées :

Dans le domaine du développement économique, de nouveaux projets peuvent voir le jour avec de vraies chances de réussite : la création d’une zones d’activités artisanales au Plan des Aures et 5 500 m² nouveaux de bureaux sur l’ensemble des quartiers.

La mairie considère peut être que des bureaux dans leurs quartiers vont apporter des emplois aux habitants, mais dans la réalité, on peut en douter. Par contre, une zone d'activité artisanale, pourquoi pas, sauf si c'est à la place de logements démolis. Mais probablement que c'est le cas car 76 logements vont être transformés en locaux d'activité.

D'autre part, la mairie estime la Vallée de la Gère, ainsi :

Au coeur de l’agglomération, le projet sur la Vallée de la Gère permet d’envisager ce quartier comme un patrimoine à valoriser. (...) installation d'un "pôle muséographique."

Peut-être en effet la Vallée de la Gère est un symbole du passé ouvrier viennois, mais ce qu'il y a derrière la peinture neuve qu'ils étaleront sur les murs le long de la Gère, ce sont des taudis. Les conditions de vie dans ces immeubles sont catastrophiques. La politique urbaine de la mairie doit s'intérèsser avant tout à la vie des habitants, et non pas à au patrimoine. Quant à l'installation d'un pôle muséographique, c'est vraiment pas la priorité.

Bref, passons aux choses sérieuses.

Des immeubles populaires vont être détruits ! Qui devra être relogé ? Au plan des aures, démolition de 60 logements sociaux, à Malissol "de nouvelles démolitions". Ceci est intolérable ! D'autant plus que le projet prétexte que si 134 logements sociaux vont être démolis, 134 vont être reconstruits, et 130 logements sociaux ou privés vont être créés. Ce dont il faut bien se rendre compte, c'est que ce sont avant tout des maisons individuelles, maisons de ville, petits immeubles (12 maison à 100 000 euros) qui seront construites.

La population qui peut y accéder n'est pas la même que celle les barres de béton du plan des aures, qui va rester sur le carreau ! Les classes populaires seront repoussées plus loin, vivrons dans des conditions de vie pire encore. Le projet est censé à la fois :

"changer en profondeur leur image et d’œuvrer pour une amélioration significative de la vie de leurs habitants."

L'image est primordiale ici : il s'agit de changer d'habitants pour ne plus avoir la même image.

Par LEK - Publié dans : droit au logement
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Mardi 13 février 2007

Nous nous félicitons du succès de la manifestation unitaire pour le droit au logement ce mardi 6 février. Entre 500 et 1000 personnes ont défilé en direction de la préfecture pour exiger que soient satisfaites les revendications les plus urgentes des locataires, des sans-logis, des salariés en matière d’accès au logement. Un jalon a été posé pour que se mette sur pied un grand front social, syndical, associatif et politique pour enrayer la hausse des loyers, imposer l’interdiction des expulsions locatives, la réquisition des logements vacants, l’arrêt des démolitions et de la vente du parc HLM notamment dans l’agglomération de Lyon, et la construction de logements sociaux dans le cadre d’un grand service public du logement.

Une vraie solution, digne, doit être proposée à tous les habitants des bidonvilles, et notamment à ceux de celui de Villeurbanne. Il en va de même pour tous ceux qui sont mobilisés sur le camp des Don Quichotte.

Accéder à un logement digne, c’est aussi accéder à l’énergie, à l’eau, au chauffage. Nous lutterons tant qu’une seule famille, une seule personne, sera privée de ces droits fondamentaux. Les travailleurs des services publics, les travailleurs sociaux, sont solidaires de notre mobilisation car ils sont confrontés tous les jours à la détresse sociale. Les plus mal-logés, c’est aussi les travailleurs immigrés, et parmi eux ceux qui sont sans droits, privés de papiers : contrairement à la préférence nationale promue à mots couverts par Sarkozy, nous exigeons un même droit au logement pour tous, français ou immigrés.

Les larmes de crocodiles versées sur la dépouille de l’Abbé Pierre par Chirac, Villepin, Sarkozy et leur majorité parlementaire sont particulièrement indécentes, alors qu’ils intégrent dans leur loi sur le droit au logement opposable un amendement aux contours flous qui tend à permettre aux préfets de s’affranchir de toute procédure judiciaire, pour expulser en 24 heures les squats. Cet amendement doit être retiré immédiatement.

Sans attendre le nécessaire changement d’orientation des politiques de logements, la population s’organise pour faire face aux expulsions locatives, aux démolitions d’immeubles, à la vacance immobilière. Sur tout le territoire, dans tous les quartiers, dans toutes les régions, un grand audit populaire du logement doit avoir lieu pour répertorier les logements vides des grands propriétaires fonciers et en exiger la réquisition. L’unité de toutes les forces progressistes doit permettre de susciter des liens de solidarité à même d’interdire aux autorités d’expulser de leurs logements les familles et les personnes, d’interdire aussi les coupures d’eau et d’électricité. Elle doit permettre aussi d’étendre le mouvement d’occupation directe des logements vacants, car l’urgence n’attend pas.

Les habitants du ministère de la crise du logement, au 100 Cours du Docteur Long (Lyon 3ème), ne doivent en aucun cas être expulsés. Ils rendront l’immeuble à son propriétaire lorsque les pouvoirs publics auront fournis à tous les habitants une solution de relogement décente. Pour cela, la loi permet à l’Etat de réquisitionner des logements vacants sur le parc spéculatif privé. Les Hospices Civils de Lyon, ou encore le clergé, disposent également de nombreux bâtiments inusités, qui peuvent être mis à contribution.

En attendant, cet immeuble occupé devient le centre de notre mouvement. La solidarité rencontrée sur le quartier et dans la population doit se concrétiser par la signature massive de la pétition de soutien aux habitants, par une collecte de fonds via la caisse de solidarité pour financer les travaux nécessaires, par des réunions publiques régulières pour permettre à tous de s’impliquer.

Les travailleurs, avec ou sans emploi, et leurs organisations associatives et syndicales, de la base au sommet, ont toutes leur place dans notre mouvement : la flambée des loyers pose la question des bas revenus, et du blocage général des salaires. Logement, salaires, service public : il faut un grand mouvement d’ensemble, tous en même temps, pour obtenir satisfaction sur nos revendications et mettre un vrai coup d’arrêt à la dégradation de nos conditions de vie.

Tous et toutes, soutenons concrètement les familles et le ministère de la crise du logement et tenons nous prêts à de nouvelles actions de manifestation. La prochaine réunion du comité de mobilisation aura lieu jeudi 15 février, à 18h30 au 100 Cours du Docteur Long (arrêt Charles Richard du 38).

Par le collectif N.R.V - Publié dans : droit au logement
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Mardi 6 février 2007

 

Par le collectif N.R.V - Publié dans : droit au logement
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Agenda

Photos de la mobilisation contre le CPE à Vienne.

Le CURV, le collectif antilibéral viennois.

 

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