Mercredi 13 juin 2007
ICI
Par le collectif N.R.V - Publié dans : Le Collectif
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires - Recommander
Samedi 26 mai 2007

img292/8900/afficherougeig0.jpg

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Le Collectif
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Dimanche 13 mai 2007

SARKOZY : ATTENTION DANGER !

Ce qui nous attend avec Sarkozy c’est :

- La liquidation du droit de grève

- La liquidation du contrat de travail

- Les cadences infernales du "travailler plus pour gagner moins"

- La casse complète du service public

- La casse des retraites

- La chasse accrue aux étrangers

- Une répression énorme sur les petites gens

Nous savons que ses actions vont porter atteinte aux droits sociaux, aux droits des travailleurs et des plus faibles, à l’éducation… La politique de Sarkozy va s’effectuer au pas de charge, tout comme il a mené sa carrière, pour porter aux nues ce que désire le Medef.

Nous savons que Sarkozy a tous les médias à sa botte ainsi que tous les organes de communication pour faire pression sur le peuple et l’aliéner. Après cinq ans de campagne, une machine de guerre était en marche. Mais ce qu’il annonce n’est qu’affabulation, n’est que mensonge.

Levons-nous pour lui adresser un message fort : nous sommes là et nous serons toujours prêts et prêtes à agir en cas d’atteintes graves à la liberté, à nos droits et à nos acquis.

Nous n’accepterons jamais le karcher dans les banlieues, ni l’eugénisme. Nous savons de quoi il est capable. Nous, nous voulons l’égalité et la fraternité.

Descendons dans le dernier espace d’expression qu’il nous reste, avant de le voir disparaître : la rue !

A Lyon, rendez-vous le mercredi 16 mai à 18h place des Terreaux.

Dès l’annonce des résultats de l’élection, des milliers de personnes sont sorties spontanément dans la rue de toutes les villes du pays. La réponse du pouvoir a été immédiate : grenades de gaz lacrymogènes et flashball. Des centaines d’arrestations arbitraires, des violences policières, des exactions, et des blessés graves. Des condamnations iniques extrêmement lourdes et de la prison pour les précaires. Exigeons l’amnistie de tous les inculpés !

Résistons !

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. » (art. 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme – 1793)


Nous avons également reçu un appel unitaire, signé par différentes organisations de jeunesse, pour le 16 mai 2007. Ces deux communiqués n’ont pas, à notre connaissance, de parenté organisationnelle. Ils ont été regroupé sur le même article pour plus de cohésion.
L’équipe de modération.

Appel unitaire d’organisations de jeunesse

Préparons dès maintenant la riposte à Sarkozy et son projet

Nous, organisations de jeunesse, nous opposons à Nicolas Sarkozy et à son projet. L’expulsion massive de sans-papiers, le projet d’un « ministère de l’immigration et de l’identité nationale » nourrissent le racisme et font passer les immigrés pour responsables de tous les maux. Le projet de mise en place d’un contrat unique de travail sur le modèle du CNE ne ferait que généraliser la précarité. Le renforcement de l’autonomie des universités et la sélection à l’entrée des facs seraient une nouvelle attaque contre l’éducation. L’objectif de Sarkozy est de remettre en cause l’essentiel des droits sociaux et démocratiques acquis depuis des dizaines d’années.

Face à ces attaques programmées contre les salariés et les jeunes, nous appelons les jeunes à s’organiser pour préparer la riposte, qui sera nécessaire. Nous nous battons pour une éducation ouverte à tous, quelle que soit l’origine sociale et quelle que soit la nationalité. Nous nous battons pour que chaque jeune ait un emploi, un droit à l’avenir, un droit à un environnement vivable.Nous nous opposons à la criminalisation des mouvements sociaux et nous demandons l’amnistie des jeunes arrêtés arbitrairement alors qu’ils étaient descendus dans la rue contre Sarkozy et son projet. Des milliers de jeunes ont manifesté dès le dimanche soir et des centaines d’étudiants et de lycéens se sont réunis en Assemblées Générales à Nanterre, Tolbiac, Toulouse…

C’est pourquoi nous exigeons :
- L’arrêt des expulsions et la régularisation de tous les sans-papiers
- Non au Contrat Unique et abrogation du CNE : un CDI pour tous
- Pas touche au droit de grève !
- Non à la sélection et à l’augmentation des frais d’inscription à l’université

Nous appelons à la constitution de Comités de Résistance ouverts à tous, dans toutes les facs, tous les lycées et quartiers, et nous appelons à des Assemblées Générales et à des réunions dans tous ces lieux.

Nous appelons à des manifestations dans toutes les villes de France le Mercredi 16 mai.

Signataires :

Alternative Libertaire (AL)
Confédération Nationale du Travail (CNT) – secteur Supérieur/Recherche RP
Fédération Syndicale Etudiante (FSE)
Jeunesses Communistes Révolutionnaires (JCR)
Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF)
SUD-Etudiants

ILS NOUS DISENT QU'ILS ONT ETE ELUS A 53%... ILS NOUS LE DISENT MAINTENANT, ILS NOUS LE DIRONT A CHAQUE FOIS QUE NOUS VOUDRONT NOUS REVOLTER, QUAND ILS INSTAURERONT LE CONTRAT UNIQUE, QUAND ILS TUERONT NOS FRERES LORS DE BAVURES, QUAND ILS SUPPRIMERONT LES DROITS DES CHOMEURS, QU'ILS VIRERONT TOUS LES SANS PAPIERS...

NE PAS SORTIR DANS LA RUE AUJOURD'HUI, C'EST DELEGITIMER LE MOYEN D'ACTION QUI SERA LE NOTRE POUR LES ANNEES A VENIR.

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Le Collectif
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 11 mai 2007

Une minute, ne parlons pas politique.

Elodie est une viennoise de 21 ans et se bat encore contre une leucémie. Actuellement en rechute -elle est soignée à l'hôpital Edouard Herriot de Lyon en chambre stérile- sa seule chance de survie est une greffe de moëlle osseuse. Comme ses proches ne sont pas compatibles, la famille lance un appel pour que des donneurs se fassent connaître. Il faut pour cela qu'ils se rapprochent de l'Etablissement Française du Sang de Lyon, remplissent un questionnaire et soit ensuite convoqué pour une prise de sang puis, si ils sont compatibles, les médecins feront un prélèvement de moëlle.

Chantal Lagrost - la maman- met des affiches avec la photo de sa fille sur les vitrines de Vienne et de ses environs... le but est de toucher le plus de donneurs potentiels. Le don de moëlle osseuse est indolore et sans risque pour la santé. Contacter l'établissement français du sang à Lyon 04 72 71 17 66 ou 04 72 71 17 32. Le blog c'est http://meloddehh.skyblog.com.

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Le Collectif
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires - Recommander
Mardi 8 mai 2007

Voilà la chronologie établie sur Rebellyon de cette nuit. Posez en comms vos récits.

- LUNDI 7 MAI - 21 h 45 : un millier de personnes parti de la place des Terreaux se dirige vers la place Bellecour...
- LUNDI 7 MAI - 22 h 15 : la manif est bloquée par les CRS à hauteur de la rue de la Barre empêchant la manif de se rendre sur la Guillotière, les lacrymos fusent...
- LUNDI 7 MAI - 23 h 00 : des affrontements sporadiques ont lieu autour de la place des Terreaux et sur les pentes de la Croix Rousse.
- MARDI 8 MAI - 00 h 30 : les affrontements continuent, les flics ont du mal et se reçoivent quantité de bouteilles et autres, toujours autour des Terreaux et sur les Pentes.
- MARDI 8 MAI - 00 h 45 : les gendarmes mobiles contrôlent la rue Romarin après un gazage intense.
- MARDI 8 MAI - 01 h 00 : des affrontements ont lieu sur la montée de la Grande Côte, et les CRS quadrillent les pentes. À cette heure, au moins 10 arrestations ont été constatées.
- MARDI 8 MAI - 01 h 15 : les gendarmes mobiles stationnent à l’angle de la rue Burdeau et de la montée de la Grande Côte avec des policiers en civil, l’ambiance est au « repos des guerriers »... Les manifestants se sont éparpillés.
- MARDI 8 MAI - 01 h 30 : des affrontements ont lieu du côté des Cordeliers, la police fait mouvement sur place.

 

 
LE CONSENSUS DEMOCRATIQUE EST BRISE : IL Y A DEUX FRANCE, ET ELLES SONT INCONCILIABLES.
Par le collectif N.R.V - Publié dans : Le Collectif
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires - Recommander
Lundi 7 mai 2007

.

A 21 h, on cherchait encore le lieu d’un hypothétique rassemblement, annoncé nulle part et qui avait circulé par le bouche à oreille. Place des Terreaux 21 persones, on part vers la place Bellecour sans trop d’espoir. Nous rejoignons en chemin mille ou deux mille personnes qui font le chemin inverse, via la rue de la Ré.

La manif’ est complètement spontanée, à part un ou deux drapeaux rouges, un drapeau noir, elle est sans étiquette. Juste un mégaphone, perdu au milieu de la foule, mais qui sert bien quand même pour repartir, après un moment d’hésitation, de la place des Terreaux envahie. On veut pas rester sur place, ne pas stagner, la présence des flics se rapproche. On file sur les quais de Saône. On croyait la rue barrée, en fait 5 ou 6 flics se hâtent de nous laisser passer. On passe à St Jean. La manif’ est devenue énorme. On remonte les quais de Saône à contre-sens jusqu’au palais de Justice. Un couple de vieux sarkozystes se met à nous gueuler dessus, les pouces vers le bas (à mort ?) bien au chaud depuis leur chouette appart’ des quais. Une bouteille éclate leur fenêtre. L’ambiance se tend quand on arrive au palais de Justice, à la vue de quelques CRS.

Après quelques jets de bouteille, la manif’ se scinde en deux. CertainEs se sont réfugiéEs sur la passerelle et passent de l’autre côté de la Saône, les autres arrivent finalement à continuer. On se rejoint à l’entrée de Bellecour, ça va vite, c’est speed. Les bonnes habitudes du CPE ne se sont pas parties, les foulards et les cagoules sont de sortie. Place Bellecour, on s’ennuie vite.

Un gros détachement de flics nous barre le passage vers la Guille, rue de la Barre, le passage vers la péniche sarkozyste, le Q-Boat, déjà assiégé plus tôt dans la soirée par 500 personnes. On décide d’aller aux Terreaux, mais au moment où on passe près d’eux, à l’angle de Bellecour, ça part en live. Premières lacrymos, premier mc do attaqué, premières charges de flics, on court un peu, la manif se scinde en deux : entre celles et ceux qui ont couru rue de la Ré et les autres restéEs place Bellecour.

On stagne dans les rues alentours, les grosses rues bourgeoises du coin. On entend au loin les déflagrations place Bellecour, où le gros de la manif’ est resté. Là-bas, pendant près de deux heures, jusqu’à 23h30, la manif’ fait face aux flics. Les poubelles sont retournées pour trouver des projectiles, les charges de flics sont contenues par des contre-charges de manifestantEs, jeunes en tout genre uniEs par leur haine de la police. Vers 23h30, un nouveau détachement de CRS arrive, et charge violemment, avec flash balls, lacrymos et grenades assourdissantes.

Une partie du rassemblement part vers St Jean, l’autre se disperse vers Ampère. Peut-être une dizaine d’arrestations place Bellecour, de nombreuses personnes blessées légèrement par des tirs de flash balls (une plus grièvement au visage ?). La manif’ partie vers St Jean est chargée vers St Georges. Pas de nouvelles après.

En revenant vers les Terreaux, on a pu voir que la rue Edouard Herriot et ses magasins de luxe avait essuyé la colère des manifestantEs. Poubelles retournées, qui crament, vitrines fracassées (ah, le nouveau mc do Herriot avec sa nouvelle décoration "OGM"), tags sur les magasins, abribus fracassés. Des incendies se sont déclarés à plusieurs endroits, notamment place des Terreaux

 

Ca, c'est l'article de Rebellyon. Notre récit (vu de la place bellecour) demain, après repos.

 

 
 
 
 

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Le Collectif
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 12 avril 2007
Le député-juriste de droite dure déclenche énormément de réactions, et c'est pas de l'amour ! Voici le blog en question.
Par le collectif N.R.V - Publié dans : Le Collectif
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 6 février 2007

POUR NOS SALAIRES, L’EMPLOI PUBLIC ET LA DEFENSE DES MISSIONS, TOUS DANS L’ACTION ET LA GREVE LE 8 FEVRIER

Les organisations de fonctionnaires (CGT, FO, FSU, UNSA, SOLIDAIRES) exigent l’ouverture immédiate de véritables négociaitions portant sur :

 

  • le maintien du pouvoir d’achat du point en 2006 ;

  • L’augmentation des salaires pour 2007 sur la base minimum de l’inflation prévue, soit 1,8% ;

  • Le rattrapage sur les pertes intervenues depuis 2000 (+ de 6%) ;

  • Une refonte globale de la grille indiciaire.

Elles constatent également une dégradation alarmante des conditions de travail, la multiplication des attaques contre le service public, des réductions massives d’emplois et de recrutements publics et l’aggravation de la précarité.

 

Le ministre de la Fonction Publique vient d’annoncer de façon unilatérale des mesures qui constituent une avancée minimale. Même si elles sont à mettre au crédit des actions unitaires et des luttes dans les différents secteurs, elles laissent entier l’essentiel du contentieux, d’autant plus que le ministre lui-même les présente comme un échange emplois contre salaires.

 

Or les services publics sont essentiels pour la population et l’aménagement du territoire. Leurs agents ont droit, comme tous les salariés, à une juste rémunération de leur travail et aux moyens nécessaires à l’exercice de leurs missions.

 

Combattant les logiques « travailler plus et gagner moins » et « moins de fonctionnaires mais mieux payés », les organisations syndicales appellent l’ensemble des personnels de la Fonction Publique (Etat, territoriaux, hospitaliers) à participer massivement à la journée d’actions du 8 février 2007 en particulier par la grève et les manifestations.

 

  • Pour l’ouverture de véritables négociations sur l’ensemble du contentieux salarial et la refonte de la grille et le niveau des pensions.

  • Pour une politique d’emploi public statutaire qui corresponde aux besoins.

  • Pour la défense des services publics et de la fonction publique.

  • Pour l’amélioration des conditions de travail et de vie de tous les personnels.

En cas d’absence de réponse positive, elles envisageront ensemble, après cette journée, les suites à donner à la mobilisation.

Paris, le 17 janvier 2007

Communiqué intersyndical

 

MANIFESTATION A LYON LE 8 FEVRIER PLACE JEAN MACE A 11 HEURES suivie d'une AG

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Le Collectif
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 3 février 2007

Le LUNDI 5 FEVRIER, à 20h00 à SEYSSUEL

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Le Collectif
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 1 février 2007

Pourquoi à nouveau cette explosion ??

Au centre de cette nouvelle explosion sociale se trouve la volonté du gouvernement (avec l’appui explicite du parti social-démocrate, dans l’opposition, le PASOK) de revoir l’Article 16 de la Constitution grecque. Cet article garantit un enseignement de qualité, gratuit et surtout public [1] pour tous les citoyens grecs. Il déclare sans ambiguïté que seul l’Etat peut fournir ce service et que toute personne privée est interdite explicitement de le faire à sa place ou de manière parallèle.

En se basant sur une série de problèmes dans l’enseignement public (bureaucratie, clientélisme, mauvaise gestion, recherche scientifique limitée, professeurs poussés vers le privé, matériel nécessitant une modernisation, etc.) qui sont vrais et en se cachant derrière les « contraintes mises par l’Union Européenne » et les « éventuelles sanctions qui pèseront lourd sur la famille populaire », le gouvernement propose la flexibilisation du système d’enseignement et la création d’un marché. A savoir, permettre la création des établissements non étatique et sans but lucratif qui sera en concurrence avec les établissements publics.

Toutefois le mouvement étudiant arrive à décrypter ce qui se cache derrière le message gouvernemental. Pour cela, il suffit d’observer ceux qui font le plus pression pour soutenir le gouvernement : la centaine des établissements privés qui existent déjà en Grèce et qui profiteront de la réforme. Pour le moment, les diplômes qu’ils délivrent ne sont pas reconnus par l’Etat grec. Dans certains cas ces établissements font du franchising, à savoir ils apparaissent comme branches des autres universités reconnues. Le plus souvent celles du Royaume-Uni et des Etats-Unis. Dans d’autres cas ils fournissent leurs services sans se soucier de la reconnaissance. Tel est le cas du Athens Institute of Technology sponsorisé par Intracom (telecommunications) et la Kokkalis Foundation (toutes les deux appartenant à Socrates Kokkalis un des plus grands entrepreneurs grecs).

Et la loi-cadre ?

Dans la plupart des plateformes d’occupation ou mobilisation les étudiants condamnent aussi la loi-cadre. En Grèce, personnes n’a oublié le remous de Mai-Juin 2006 provoqué par la proposition de reformer le système éducatif sur base de la loi-cadre [2] ni que le vote au Parlement sur ce point aura lieu au mois de mars. Juste après la décision sur la révision de la Constitution.

Par ailleurs, le gouvernement dans une manœuvre politique très maladroite a menacé publiquement de rapprocher le vote pour les jours qui viennent. Ce qui donne un élément de plus aux étudiants pour remettre cette revendication à l’ordre du jour. La raison de ce mouvement peu délicat est le fait que des soi-disant « anarchistes » protégés par l’asile universitaire se prêtent à des vandalismes et actes criminels (fabrication et jets des cocktails Molotov contre la police, organisation des actions pour brûler des voitures et banques). Etant donné que la loi cadre propose la révision du droit à l’asile universitaire [3] grâce aux « anarchistes » le gouvernement a trouvé une excuse pour presser la discussion. Cependant, le mouvement étudiant ne se laisse pas faire.

Le mouvement gonfle, gonfle, gonfle…

Après trois semaines de luttes les étudiants n’ont pas l’air essoufflés. Cela a commencé avec quelques dizaines des facultés occupées et dans l’espace des trois semaines cela a atteint les 311 facultés occupées. Ceci a plus de mérite si nous songeons que ce ne sont pas des occupations à durée indéterminé mais que chaque semaine, et dans certains cas deux fois par semaine, le combat doit être fait dans les Assemblés générales étudiantes contre la DAP (organisation syndicale liée au parti au gouvernement) qui est une grande force parmi les étudiants.

Chaque semaine des Coordinations de ville et une nationale ont lieu. Malgré leur structure un peu floue et questionnable, faute d’une structure syndicale des étudiants officielle au niveau national, il est évident que la participation a augmenté depuis leur début il y a deux semaines. A la première rencontre nationale il y a eu 200 étudiants de toute la Grèce représentant leur comité d’occupation ; à la deuxième, une semaine plus tard, plus de 2000.

Depuis le début du mouvement tous les mercredis des manifestations sont organisées. La participation reflète la tendance nationale. Le mercredi 24 janvier, troisième journée nationale, le nombre de manifestants au niveau national a atteint 40 000. A Athènes 20 000, à Thessalonique 8 000-10 000 et dans les autres villes 10 000.

Toutefois ces chiffres sont clairement en dessous des capacités du mouvement. Il ne faut pas oublier que dans le mouvement Mai-Juin 2006 plus de 90% de facultés étaient occupés et que les manifestations au niveau national atteignaient 70 000- 80 000 manifestants. « Il est évident que la peur de perte de la session d’examen ou même du semestre et les arguments de la DAP contraignent assez les étudiants à participer au mouvement… », déclare un porte parole de la Coordination des occupations de Thessalonique.

Le front de l’Enseignement pour le Peuple se construit…

Le mouvement contre la révision de l’article 16 n’est pas isolé. Les étudiants trouvent à leurs côtés le syndicat des professeurs universitaires et beaucoup de recteurs des universités qui sont aussi concernés par ces réformes. Le premier depuis la semaine passée a déclaré la grève deux jours sur cinq (pour dans deux semaines rentrer en grève permanente). Du côté des recteurs, certains ont décidé de suspendre les cours et la session d’examen pour que la lutte des étudiants se déroule sans entrave ni souci. D’autres ont simplement montré leur soutient par écrit à la cause des étudiants. C’est le samedi 3 février que tous les recteurs se mettront d’accord sur une position commune.

Les enseignants du primaire et du secondaire eux aussi se mettent aux côtés de la communauté universitaire. Ceux-ci ont été en grève pendant sept semaines l’année passé (sept - novembre 2006). Il déclarent ouvertement leur soutien, ils participent aux manifestations et regrettent profondément que les mouvements n’aient pas coïncidés de sorte à vraiment créer un front de l’Enseignement pour le Peuple [4] . Ils ne perdent pas l’espoir.

Les écoliers via les structures qu’ils ont créé lors de lutte l’année passé déclarent sur leur site (www.mathites.gr) : « La lutte continue. Ne touchez pas à l’article 16. Nous revenons de manière plus dynamique pour les arrêter. Dans chaque quartier, chaque école, chaque classe nous rassemblons des signatures contre la révision de l’article 16, nous informons les écoliers. Nous organisons notre combat ». A chaque rendez-vous ils sont là. Ils savent que cela les concerne. Ils savent que c’est leur lutte aussi.

Selon certaines analyses l’Enseignement est la victime de la crise du système. Un changement est nécessaire. Vers où ? Quel enseignement voulons-nous ? La question se pose aujourd’hui dans le mouvement. Les occupations, les étudiants, les enseignants, les professeurs, les travailleurs, les familles donnent une réponse claire. Un enseignement de qualité, public et gratuit qui répond aux besoins des gens et de la société.

La lutte de longue haleine continue……

article original

Par le collectif N.R.V - Publié dans : Le Collectif
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Agenda

Photos de la mobilisation contre le CPE à Vienne.

Le CURV, le collectif antilibéral viennois.

 

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Recherche

logiciel pour creer un site sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus