Jugement de syndicalistes étudiants le 29 Mai

Publié le par le collectif N.R.V

Communiqué sur l’arrestation policière d’étudiants

Le 6 décembre à la faculté de Lyon 2 quais

 

Dans le contexte de la loi LRU sur l’autonomie des universités, les étudiants de Lyon 2 quais décident le 4 décembre, unanimement et démocratiquement, de prolonger le blocage de leur faculté sur le site des quais effectif depuis plusieurs semaines déjà.

Suite à cette décision votée en Assemblée Générale, les étudiants viennent tenir le blocage ce jeudi 6 décembre au matin. Les modalités de celui-ci était qu’il soit pacifique et symbolique (donc partiel, seule une entrée était bloquée). La Présidence de l’université face à cela requiert l’intervention des forces de l’ordre afin de les déloger. Cette intervention est plus que musclée, les étudiants se faisant molester et matraquer par les CRS. Il en résulte plusieurs blessés (dont certains finiront à l’hôpital), et l’arrestation arbitraire de deux jeunes étudiants syndicalistes sous le prétexte de « violence volontaire aggravée sur représentant de l’ordre public».

Ces derniers sont immédiatement mis en garde à vue et transférés au commissariat  du 7e. Prises d’empreintes, d’ADN, fichage, fouille au corps, interrogatoires, pressions, la présomption d’innocence ne semble pas être en œuvre partout !

Un médecin ainsi qu’un avocat est demandé par les étudiants arrêtés, médecin qui constate les hématomes des étudiants qui sont portés comme preuve de leur « sauvagerie et violence ». Les parents n’ont  pas été contactés malgré leur demande.

Dans l’après-midi un transfert s’effectue au commissariat de marlius berliet dans lequel ils subiront plusieurs interrogatoires et pressions (« libération » en cas d’aveux écrits et signés, menaces d’alourdissement de peine…).

Les interrogatoires néanmoins prennent vite une tournure politique au détriment d’une réelle recherche de vérité (questions portant sur les appartenances politiques, les syndicats, les opinions sur divers sujets, l’investissement politique de chacun…)

Le lendemain matin, après 24h de garde à vue, les étudiants sont « relâchés ». Ils signent un papier attestant leur fin de garde à vue, mais sont néanmoins menottés et transférés dans d’autres cellules sous le Palais de justice dans lesquels ils passeront environ 7 heures, sans aucune indication sur leur droit ou leur statut pendant ces 7 heures d’emprisonnement « préventif ». Ils passent enfin en comparution immédiate dans l’après-midi, au cours de laquelle l’avocat demande un report du procès afin de collecter des informations. Il obtient gain de cause. Après deux autres passages au tribunal dans lesquels le procès est reporté, les deux étudiants seront définitivement jugés le 29 mai à 14h au Palais de justice.

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SovietSiG 27/05/2008 19:09

En fait l'histoire de prévenir les parents, c'est une question deprocédure, si elle n'est pas respectée, c'est considéré comme vice de procédure, et donc devrait, dans un état de droit, mener à l'annulation de la procédure.Ensuite, c'est comme l'argument des election présidentielles, utilisé par les pseudo-légalistes, les élections étudiantes, peu importe quel pourcentage ou quel taux de participation, ont donné la majorité à la FSE. Après, bah... fallait voter!Virer la FSE, tout de suite les arguments anti-démocratiques. C'est amusant comme des légalistes sont prêt à condamner le système électoral bourgeois quand il ne leur donne pas satisfaction. La meilleure manière de le voir est de citer Lénine" "Nous" disons donc à la bourgeoisie: Vous, exploiteurs et hypocrites, vous parlez de démocratie alors qu'à chaque pas vous dressez des milliers d'obstacles pour êmpecher les classes opprimées de participer à la vie politique. Nous vous prenons au mot, et afin de préparer les masses à la révolution, pour vous renverser, vous autres exploiteurs, nous demandons, dans l'intêret de ces masses,que votre démocratie bourgeoise soit élargie. "C'est plus ou moins, toute proportion gardée, ce qui c'est passé avec la victoire de la FSE, qui n'est pas une révolution en soi, ou lors des manifestations et des blocages, quand tout étudiant, du fait de l'interruption de ses cours, peut et devrait se renseigner ou s'exprimer. Mais soudain, le système démocratique n'est plus bon pour les bourgeois et les réactionnaires!     "Et si vous, exploiteurs, tentez de résister à notre révolution prolétarienne, nous vous reprimerons impitoyablement, nous vous enleverons vos droits politiques; bien plus nous vous refuserons le pain, car dans notre république proletarienne, les exploiteurs n'auront pas de droits, ils seront privés d'eau et de feu, car nous sommes des socialistes pour de bon." (Le Rénégat Kautsky et la Révolution Prolétarienne)Vous voila avertis.

MR 26/05/2008 17:04

Mais laissez moi rire, déjà votre première phrase est mensongère. Unanime, tu sais ce que ce mot signifie? Alors qu'il y ait eu une majorité peut être mais l'unanimité surement pas, il y avait des voix contres. C'est quoi cet article, Pour se plaindre encore une fois? Mais bande de gamins, vous n'avez rien d'autre à foutre? allez bosser pour voir, travaillez vos partiels aussi ça serait cool.Ensuite, on n'a pas prévénu vos parents quand vous étiez au comissariat... mes pauvres enfants, décidement la mauvaise foi n'a pas de limite, vos parents vous arrangent bien quand vous en avez envie, mais sinon c'est vraiment du foutage de gueule.Vous espérez nous faire pleurer. Mais vivement qu'on vire la FSE du siège de Lyon2.

le collectif N.R.V 26/05/2008 21:29



Les camarades qui  se bougent le cul pour appeler à la solidarité naturelle que nous devons à tout militant syndical réprimé (à plus forte raison quand il n'ont PAS commis UNE
SEULE ERREUR) préfèreraient sans doute réviser !


D'autre part, il me semble que les assemblées générales dégageaient toujours des majorités claires en faveur du blocage de l'université, même lorsqu'elles pouvaient se dérouler dans des
conditions normales (c'est à dire quand Journès ne nous forçait pas à l'exil en fermant amdinistrativement la fac, ou là, les votes étaient unanimes).

Quant à virer la FSE de Lyon 2, si tu essaies physiquement, je te souhaite bon courage, on verra qui met un coup de pied au cul de qui, quant à militer, on a vu ce que ça a donné aux dernières
élections : là encore, une majorité clairement FSE.